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•VOHOHTO 



Wilhelm von Humboldts 
Gesammelte Schriften. 



Wilhelm von Humboldts 
Gesammelte Schriften. 



Herausgegeben von der 

Königlich Preussischen Akademie der 
Wissenschaften. 

Band XL 

Zweite Abteilung: 
Politische Denkschriften II. 



Berlin 

B. Behr's Verlag 

1903. 



Wilhelm von Humboldts 
Politische Denkschriften. 



Herausgegeben von 






Bruno Gebhar 


dt. 




Zweiter Band. 






1810 — 1813. 






Ä 




tT^" 


Berlin 






B. Behr's Verlag 







1903. 



Alle Rechte vorbehalten. 



1 n h a 1 1. 



Als (JcsjUiilcr in Wien ' 

/ A' 1 7/. Aus den Wiener Berichten / 

Will. Note an Metternich VV 

A7A'. Sote an Metternich 41 

XX. Denkschrift für den Kuni:;reß zu Prag 4'j 

XXI— XXIII. ('her KnesebecLs und .[ncillons Denkschriften ... 67 

A'AVT'. Entwurf einer Note an Metternich S4 

XX 1 '. A'X VI. Über die diplomatischen Verhandlungen in Frankfurt a. M. i/j 

XXVII. XXVIII. Über die deutsche Verfassung V5 

AA7A"— A'A'A7. Über die Schweiz i lö 

XXXII— XXXIV. Über die auf dem Wiener Kongreß zur Verhand- 
lung kommenden Angelegenheiten 145 

A'A'A'r. Über den Cieschäftsgang des Kongresses /6j 

XXXVl— XXXIX. Der Streit um Sachsen und Polen 772 

XL. Ein Zeitungsaufsatz über die sächsische Frage ifjj 

XU. Eine Note an Lord Castlereagii igg 

XLII—LX. Die deutsche Verfassungsfragc 201 

LXI. Über freie Schiffahrt auf dem Rhein j^/7 

LA7/. Instruktion für den Herrn General- Lieutnant von Zastrow 

Excellenz j,>2v 

LXIII. Über die mit den deutschen Fürsten über die Führung des 

gegenwärtigen Krieges zu treffende Übereinkunft ^27 



I. Als Gesandter in Wien. 



I.— XVII. Aus den Wiener Berichten. 

.1;» 14. Juni iSio wurde Huinbuldt zum preußischen Gesandten in Wien 
ernannt und traf am 2:2. September an seinem Bestimtnungsort ein. Er weilte, 
einen mehrwöchentlichen Urlaub im Jahre iSij abgerechnet, bis zum 7. Juni 181 j 
dort. Aus den ungemein zahlreichen und umfangreichen Berichten, die er während 
dieser Jahre seinem Hofe abstattete, teilen wir einige Stellen mit, die seine Auf- 
fassung der Politik Preußens und Österreichs in dieser kritischen Zeit, der inneren 
Zustände dieses Landes, der leitenden Persönlichkeiten beleuchten, auch seine An- 
schauungen von der Politik Frankreichs und Rußlands und von den Vorgängen 
in Spanien wiedergeben. 



I. Aus den Wiener Berichten. 

(Dechiffrierte Abschriften im Geh. Staatsarchiv.) 

Gegen ein preufsiscli-französischcs Bündnis. 

No. 7. \'icnne cc 2-^ .hinvicr iNii. 

V. M. a daigne me faire connoitrc par Son tres-gracieux Re- 
script du 12 de ce mois qu'FJle fait connoitre ii rKmpereur Na- 
poleon son desir d'unir la Prusse dtroitement avec la France. 
Je ne sais si une pareille union renfermeroit une veritable alliancc 
Offensive et defensive avec ia P>ance; mais il est certain que dans 
ce cas le Systeme politique actuel de la Prusse seroit certainement 
changd et deviendra tout i\ fait dilVerent de celui dans lequel 
i'dcrivis mon rapport du 2. Janvier*) oü je supposois quc \'. M. 

*,' Dort heißt es: Quelque determination que V. M. prcnne, je trouvcrois 
toujours bien qu'Elle daigndt la communiquer ä la Cour d'ici et se conccrtdt en 

Humboldt, Politische Denkschriften II. > 



2 I. Als Gos;uultfi in Wien. 

n'agissoit quc de conccrt avec les (lours de X'icnne et de Peters- 
bourg. 11 est certain aiissi quc par cette memc raison une teile 
alliance ne laissera qiie de faire une vivc impression tant en Russie 
qu'ici. oü. comme j'ai cu Thonneur de le marquer a V. M., on 
sent parfaitement Timportancc de Texistance et de Tindependance 
de la Prusse et quil peut venir des moments oü il sera dangcreux 
d'avoir pris des engageinents trop positifs. Plein de contiance 
dans rindulgence bienveillante que V. M. a daign^ m'accorder 
loujours, et accoutumd a Lui parier avec franchise j'ose Lui avouer 
que je crois qu'il seroit prt^fc^rablc de tacher d'öviier a contracter 
une alliance avec la France. 

Quelques grands que soyent les malhcurs de la Prasse il lui 
restoit toujours une grande et vdritable consolation, celle d'avoir 
consen-^ son ind(^pendance, de ne pas etre obligee de reconnoitre 
les memes amis et ennemis avec la France et de ne point devoir 
concourrir ä Tex^cution de plans aussi peu analogues aux senti- 
ments de \'. M. qu'aux veritables interets de Sa monarchie. 

II ne me semble pas que les circonstances actuellcs soyent 
dejä assez imperieuses pour abandonner volontairement an aussi 
bei avantage. L'Empereur Napoleon est occup^ en Espagne et le 
sera encore pour quelque temps. La rupture avec la Russie ne 
sauroit etre si prochaine, l'Autriche conserve encore son inde- 
pendance, eile n'a pas contracte d'alliance avec la France. Sa 
conduite actuelle est prudente, timide, meme vacillante; mais le 
Cabinet de Yienne ne perd, pas meme ä present, de vue la neces- 
site de tenir peut-ctre bientöt un autre langage et une autre 
conduite. 

11 m'a toujours paru que la Prusse ne s'etant point etroitement 
unie avec la France, immediatement apres la paix de Tilsit ne 
seroit point dans le cas de le faire apresent, aussi longtemps au 
moins que l'Autriche ne lui en donne point l'exemple et que 
l'independance des deux Cours Imperiales lui montre encore la 
possibilite d'une autre existence politique. J'aurois cru jusque lä 
süffisant d'observer strictement les engagemens pris jusqu'ici et 
de faire soit seule, soit conjointement avec la Cour d'Autriche 



quelque fa^on avec eile pour lui donner l'exemple de l'harmonie parfaite qui doit 
regner entre les seules Cours qui conservetit encore une certaine independancc. 
Une pareille demarche auroit encore l'avaniage de mettre l'Autriche complette- 
ment dans son tort, si eile vouloit, en s'isolant entierement, abandonner la Prusse 
uniquement ä ses propres ressources. 



I. Als Gcsandtr 



des represcntations vivcs ci Iranchcs a Paris, qiic la loyauid de la 
condiiite du Cioiivcrnemcnt Pnissicn raiitoris(jit ;\ metire iine am- 
liance illimit^e dans Celle du (jouvernement francois cnvers lui. 



iL Ibcr Spanien, 

No. I :,. X'iennc ce 17 hevrier i-Sii. 

Je protite du d^part du Sieur de WuUVen, ancien (.'apitaine 
au sen'ice de N'otre Majeste, pour faire pan-enir au Departement 
des art'aires Ktrangeres ci-joint quelques pieces que je n'aurais pas 
volontiers contiees ä la poste et qui sont trop hmgues pour etre 
chilVrees. 

La premiere est un Kxtrait que j'ai lait de plusieurs Numeros 
d'un J(jurnal Kspagno! arrive par la voye de (^onstantinople ici. 
11 rend compte des premicres seances des (Portes rdunis ä Tlle de 
Leon,*) et quoique \'otre Majeste daignera voir qu'il n'y a presque 
pas une seule discussion qui ait conduit ä un rdsultat vraiment 
important, il m'a paru interessant d'indiquer toutes les ddliberations 
de cette Assemblde pour pouvoir se former une idde juste de 
Tesprit qui y regne et de la maniere dont eile traite les alfaires. 
( )n ne peut s'empccher en parcourant cet extrait, et plus encore 
en lisant les proces verbaux eux memes, de faire la reHexion qu'on 
ne saurait s'attendre a des resultats bien grands, et bien salutaires 
pour la cause des Espagnols de la part de ce Corps, ä moins que 
ses deliberations secrettes ne soyent tout aussi sages, importantes 
et calcuMes sur les besoins vraiment urgens du moment, que Celles 
dont on nous donne connaissance, en sont presque le contraire. 
Mais il parait en eilet que les discussions dont le public reste 
temoin, ne sont destinees qu'a nourrir son entousiasme et ä eviter 
qu'on ne croye que les Cones veuillent gouverner TKtat d'une 
maniere secrette et arbitraire. On ny voit figurer qu'un petit 
nombre de Deputds plus zdles que sages, et moins dloquens, 
qu'amateurs de grands mots et de phrases ampoulees; les dis- 
cussions les plus importantes, comme Celles sur l'Amerique, sont 
interrompues et ajourndes comme a dessein, par le President au 
moment meme oü elles allaient eirc ddcidecs et les ddliberati^ns 
secrettes sont assez frequcnics et longues pour permettre de bien 



\ni -j-;. >)L-frtci)iücr hSiu tr.itcn xic nt (.'.;i;r :i(S,imtncit. 



I I. Als Gesandter in Wien. 

preparer toiites les atVaircs et de ne Ics presenter a la decision 
publique de TAssemblt^e quc l(-»rsqu'clles sont venues a leur pleine 
maturite. II ne laut pas oublier non plus que nous n'avons que 
les proccs vcrbaux des premieres Seances, oü Tenvie de se montrer, 
et retVervcscencc d(.^mocratique devaient doublement chercher un 
libre essor. II est singulier d'observer le m(^lange d'esprit de de- 
mocratie et d'attachement a Tancienne Dynastie des Bourbons, 
qu'on rencontre dans ces feuilles. Tandisqu'on ne cesse de parier 
de souverainet^ du peuple, d'^galit^ parfaite et des droits de 
Thomme, on trouve, en s'adressant au Cardinal de Bourbon dans 
.Je sang qui circule dans ses veines'' un gage de son attachement 
a la cause publique. Le propos d'un des D^put^s, oü il declare 
simplement. que sans la conservation de TAm^rique, l'Espagne 
est perdue, a un double interet dans un moment, oü, si la nou- 
velle du Mexique se contirme, toutes les colonies se sont detach^es 
de la Mcre-Patrie; ce qui, historiquement parlant, est sans contre- 
dit l'evenement le plus marquant de nos temps, et le seul que 
des les premieres scenes a Bayonne on pouvait predire avec cer- 
titude. — L'apparition du Duc d'Orleans*) et la reception que 
TAssemblde lui a faite, ne sont pas moins curieuses. .Fai traduit 
literalement Tun et Tautre passage, et il m'a paru bon d'ajouter 
encore une copie exacte du texte Espagnol de la discussion entiere 
sur TAmerique, la plus importante et la plus violente de Celles 
dont il est fait mention dans ces feuilles. 

La seconde piece est un appercu des troupes francaises et 
espagnoles qui se trouvaient ä la fin de l'annee derniere en Espagne. 
(>et appercu peut senir ä l'intelligence des nouvelles que donnent 
les papiers publics et je n'ai trouve nulle part une enumeration 
aussi complette des Generaux Espagnols, et des Chefs des Guerillas. 

La troisieme piece enfin est une lettre adressee par le com- 
merce de Gdneve au Ministre de l'Interieur sur la nouvelle route 
qu'on assigne au transport des cotons du Levante. Si le tableau 
qui y est fait de l'etat actuel du commerce en France, est interes- 
sant par lui meme, il Test doublement par la hardiesse avec la- 
quelle il est trace, et par le courage qu'on a eü de le presenter 
au Gouvernement. II est en outre consolant pour la Monarchie 
Autrichienne de voir que cette nouvelle route qui devait detourner 



*y Er war von der Regentschaft aus Palermo berufen, von den Engländern 
aber zurückgewiesen. 



I. Als Gesandter in Wien. 



les Colons de ses frunticres, est enioiirce de diflicultes prcs^ifin- 
surnioniables. 



III. Zur »Charakteristik des 1-" ii r s t e n M e 1 1 e i' n i c h. 

Nu. 1^. \'ienne ce 17 l'evrier iNii. 

Je saisis cncorc cette occasion p(Hir soumettrc ä Yoirc Ma- 
jest^ les observations c]uc j'ai faitcs pendant toiii le temps de mon 
sdjour :\ \'icnnc sur le caractere et les principes politiqiies du 
(]. de Meiternich. La grande intliicnce que ce Ministrc possede 
et poss^dera encore longtemps, selon moi, fait que pour jugcr de 
la condiiite future de la (]our de Vienne il faut ndcessairement 
tächer de se former, autant que cela est possible, une iddc juste 
de son caractere et de sa facon de penser. Je dis: autant que 
possible; car je regardc comme une des choscs les plus difliciles, 
si non impossible, de dechilVrer son veritable caractere, et de 
prddire selon les circonstances, qui ont un grand empire sur lui, 
ce qu'il seroit capable ou incapable de faire. 

Comme le C. de Metternich est connu personnellement j!i Votre 
Majeste et i\ Son Ministere') je n'ai pas besoin de dire que c'est 
un homme extremement froid et r^serve aussitöt qu'il veut l'etre 
avec une facilite apparente et un penchant naturel de causer et de 
raconter, a\\int un empire absolu sur lui meme, ne semblant jamais 
se livrer a aucun sentiment, n'en annoncant jamais, mais etant 
bien sür d'exprimer dans tous les traits de sa physionomie toujours 
la meme impassibilit^. Sa conduite apres cela ne peut etre basee 
que sur des calculs de Tcsprit. 

Un de ses sujets favoris de conversaiion est de declamcr contre 
Texaltation et l'enthousiasme et aussi souvent qu'il raisonne sur 
des cas donn^s, je ne lui ai jamais cntendu discuter que l'int^ret 
avantageux ou ddsavantageux que tel ou autre parti peut olVrir. 
Avec cc caractere, il est devenu le successeur d'un homme**) qui, 
cn se mtiprenant sur ses propres forces et en se chargeant d\me 
cntrcprise bien au dessus d'elles, a cause de grands malheurs a sa 
patrie, qui n'a jamais suivi que l'impulsion de ses seniiments, qui 
s'est iivrd sans reserve a une exaltation que des principes nobles 



*J Von der Zeit seintr GesjnJlsch.i/t hi Berlin iSoj—fJ. 
*) Graf Stadion. 



(-) I. Als (losandtor in Wien. 

et lovaux. lui ont inspiree; qui n'cst guores accoutume a se regier 
siir de simples calculs d'interet particulier et de qui meme ceux 
qui Ic connoissent peu, peiivent dire avec certitude que quelques 
fussent les circonstances et quels que fussent les dangers dont il 
a (5te menacc, il n'auroit jamais fait ce qui fut contraire a sa facon 
de penser et d'agir. 

11 survint que le C Stadion avoit embrasse une cause qui 
louissüit de la laveur du public; et le C. Metternich recut le 
Ministere apres la paix malheureuse. On lui impute d'avoir fait 
le mariage de TEmpereur Napoleon et son long s^jour ä Paris 
d^plut encore plus. Des lors le C. Metternich perdit entierement 
sa popularit^ et il sera bien difficile qu'il la regagne jamais. On 
le suppose entierement ddvou^ ä la France; on le croit capable 
de tout. si son ambition Texige. On lui attribue un amour propre 
d^mesure et on cite en tirant toujours le parallele entre lui et le 
C. Stadion, que celui-ci ne peut etre tax^ d'avoir jamais manque 
a la verite , tandisqu'on fait le reproche du contraire au Cte 
Metternich. 

On les accuse enfin tous les deux, et peut-etre avec raison, 
de trop s'etre adonne et d'un goüt presque frivole a la societe et 
de lui consacrer trop de temps; mais en convenant que le (]. Stadion 
a beaucoup travaille lui meme pendant son Ministere on critise 
le C. Metternich d'avoir le Systeme oppose en se bornant a revoir 
et ä contröler Fouvrage de ses subalternes. 

Je sais que ce jugement du public est infiniment trop severe 
et meme injuste. Je ne crois pas le C. Metternich capable de 
jamais sacrifier les interets de son maitre aux siens propres; et 
en examinant tout son ministere, je ne vois rien qui autorise la 
crainte, qu'il pourroit sans necessite renoncer ä l'independance de 
l'Autriche: si son sejour trop prolonge ä Paris peut etre bläme 
avec raison, il n'a du moins pas de suites fächeuses jusqu'ici. 
Mais on ne peut nier qu'en le voyant souvent, il ne survienne 
quelque fois des circonstances, oü l'on desireroit de pouvoir sauver 
sa veracite et il est tres malheureux aussi qu'il inspire si peu de 
confiance dans la fermete et l'invariabilite de ses principes aux- 
quels on se livreroit volontiers; tandisqu'il eloigne plutöt l'id^e 
que poss^dant le talent de se faire et de s'accomoder ä tout, il 
sait se regier plus aux circonstances qu'aux principes. 

Sans vouloir prononcer sur son caractere, je me fie cependant 
ä ses lumieres. II voit trop bien qu'une alliance avec la France 



I, Als Grsandtcr in Wii-n. 

n'a ete avantagcusc ä aiiciinc I'uissancc il lui Importe de conscrvcr 
rindepcndance actuellc, quckiue prdcairc qu'clle soit, et il sait irop 
picn i\ quel point la (]our et le public rc-piigneroient ä voir une 
Union plus c^troite avec Ic (louv. I^Yan»j'. 

Lc but de son ministerc sera donc, j'ose presque en ctre le 
^rarant, plutot de se consen'cr dans la Situation prc^senic et de la 
consolidcr d'avantage, mais on n'aura pas bcsoin non plus, comme 
ce seroit le cas avec un hommc d'un caractere prononc^ et fermc 
de Teloigner de sa place, pour faire adopter, si les circonstances 
Texigent ou sembloient Texiger, un Systeme tout a lait oppos^. 

\'oila ce qui rendra surtout, si Ton considere quc Turgence 
du cas peut etre considerd pour dillerens points de vue, la con- 
duitc politique de la (Jour de \'ienne, autanl que le (l. Metternich 
sera a la tete des atVaires, toujours vacillante, difficile ä calculer 
d'avance et jamais exempte de doutes et d'inquidtudes. 

11 laudroit i\ la vdrite a la monarchie Autrichienne un homme 
vigoureux, doud de courage et de talents necessaires, entierement 
adonne au sein de sauver sa patrie et reunissant par lä la con- 
llance de la nation et de la (.'cur. Mais cet homme ne semblc 
point exister a present, et le C Metternich ne jouant lui meme que 
le röle d'un temporisateur adroit en politique, me semble prefe- 
rable de beaucoup a tous ceux qui facilement pourroient lui 
succeder, 

Avant montre tout recemment qu'il sait dejouer Tintrigue sans 
mcme qu'il y paroisse beaucoup et aimant, malgre des goüts qui 
le portent a l'inactivite, le pouvoir et sa place, je crois qu'il saura 
se maintenir, quoique un caractere tel que le sien, ne puisse con- 
venir ni a Tlmpdratrice ni ä la plupan des Archiducs et que TEm- 
pereur lui meme, tres laborieux et trop peut-etre, juge avec la plus 
grande sdv^rite tous ceux en qui il remarque un goüt trop pro- 
nonce pour les plaisirs de la societe et les distractions en general. 
\'oilä ce que je dois dire apres la plus müre rcHexion et avec 
la plus grande impartialite sur le C. de Metternich. Je supplie 
\'. M. de croire que je n'ai rien n^glige pour Tobserver et P^tudier 
de pres. Je suis de ses socidtes habituelles qui, ce qui est assez 
singulier, sont aussi Celles du (]. Stadion. J y passe ordinairement 
deux a trois soir^es de la semaine avec lui et ne manque donc 
pas d'occasion de le voir et de lui parier. 

Quant a sa conduite envers moi, je ne puis assez m'en loucr 
et sous ce rapport encore, ce seroit avec des regrets extremes que 



I. Als Gesandtor in Wien. 



ie le verrois quitter sa place. 11 est plein de bontes envers moi 
et quoique je croye ceriain que personne ne puisse se vanter de 
posseder sa contiance illimitee. il m'a prouve en plus d'une occasion 
que ce sentiment ne lui est pas etranger vis a vis de moi. 



W. \'or dem russischen h^eld/ug. 

No. 20. \'iennc ce 2 Mars i8ii. 

]/Auirichc doit redouter le moment de cette rupture oü eile 
sera probablement forcee de se declarer et de prendre un parti ; 
tandisque dans la Situation actuelle on peut rester dans un etat 
ambigu et indecis et se bercer de la douce esp^rance de pouvoir 
pro fiter de cet Intervalle pour se consolider et pour retablir ses 
forces, ou meme de voir arriver en attendant des evenements qui 
dispenseroient de la peine de se tirer soi-meme des embarras 
actuels. 

Le Comte de Metternich doit redouter doublement une pareille 
crise, puisqu'elle pourroit lui devenir plus funeste encore. 11 
aime donc a croire ce qu'il desire et il est bien ä presumer que 
jusqu'au dernier instant, il se defendra contre l'idee que sa Cour 
sera forcee de se decider pour ou contre un des deux partis. 

Ce n'est qu'au moment oü l'Empereur Napoleon retirera la 
plus grande partie de ses trouppes de l'Espagne que ses inqui- 
etudes commenceront vraiment. 

A en juger par les sentimens et les intentions, il est facile de 
pr^voir quel parti l'Empereur et son Ministere voudra prendre 
alors. Mais le pourront - ils ? S'ils ont resiste ä la seduction, 
pourront-ils resister aux menaces? Seront-ils prepares ä opposer 
une volonte ferme et energique aux demandes qu'on pourra leur 
faire? Profitera-t-on de cet inter\^alle de repos qu'on a eu, quel- 
que peu de duree qu'on puisse lui supposer encore? 

Quand on voit la marche lente, irresolue et incertaine de 
toute l'administration interieure; quand on voit que le recrutement 
de l'armee decrete au commencement de l'annee en est encore au 
point oü il etoit alors; que, comme je le sais positivement, le Gl 
Radetzky a fait hier encore les plus vives representations au 
C. Metternich, on ne peut se dispenser de concevoir des doutes 
et des inquietudes ä ce sujet. 

V. M. aura daigne voir par tous mes rapports que j'ai toujours 
repete que les veritables dispositions de l'empereur, de sa famille, 



I. Als (jLsandlcr in Wien. q 

de la ( j^iir et du public, ne sont point favorables ä runicjn appa- 
rcntc a\cc !a France. 

l'\jrtsctziin«T. 

No. 'Ji. X'iennc cc (» Mars iNii. 

Je n'hesiterai point surtoui de dire ccci avec assiirance de 
cenitLidc de la Russie; mais commc ceitc (>)ur et celle de Paris 
ont iin int^ret evident de s'attachcr ä celle d'ici, et d'y sonder le 
terrain; voili\ sur quoi les entretiens des Minisires et les Communi- 
cations des Cabinets peuvent rouler. Si ceci paroit (Strange dans 
un moment aussi critique, cela s'explique pourtant parfaitement par 
la Situation particuliere de l'Autriche. L'Kmpereur n'a rien tant 
a coeur que de consen-er sa tranquillit^ actuclle. Son Ministre 
des atVaires etrangeres ne suit pas seulement son Systeme, mais 
il redoute les crises, il aime a pouvoir se laisser aller sans prendre 
un parti decisif; il se croit un talent particuüer a temporiser, ä 
eviter et a reculer les moments d'explosion. 

Les deux (lours de Paris et de Petersbourg savent et ne 
dissimuleront pas que le (>abinet Autrichien n'entrera jamais sans 
repugnance dans les projets de l'une, et sans craindre dans ceux 
de l'autre. LT^mpereur Napoleon sent probablement qu'avec ces 
dispositions ici il vaudra mieux surprendre que preparer les choses 
ici. La Russie se trouve par les affaires de la Turquie dans une 
teile complication d'interets avec l'Autriche qu'avant de pouvoir 
s'unir plus etroitement, il faut dloigner des obstacles qui peuvent 
donner ombrage, ou meme älterer la bonne harmonie. 

Voilä, Sire, Tidde la plus claire et la plus precise que je puisse 
me form er de la Situation politique de ce moment. 



\'. Die österreichische Staatslci t u ng. 

No. S-. \'ienne ce 13 Avril iSii. 

II n'y a pas de doute qu'il pourroit Tetre et que tout en 
i^eneral iroit bien dans la Monarchie Autrichienne, si les trois 
hommes qui sont i\ la tcte des trois principaux departemens, les 
Comtes de Mettcrnich. de lk*llegarde et de Wallis/) travaillassent 



') Graf Friedrich Heinrich y. liellegarde war Präsident des Hoß<ries;srats, 
Graf Juseph v. Wallis seil 75. Juni iSio Präsident der Hoßammer. 



\Q I. Als GcsancUor in Wien. 

fcrmemcnt unis cnsemblc. animes d\in mcmc ;:ele et concertant 
bien d'avancc toutcs Icurs mesures. Mais Ic C. Wallis est trop 
opiniatrc et ne voit c]ue sa partie isolcmcnt; le C de Bcllcgardc 
est trop courtisan et faiblit devant la moindre objection. L'Empe- 
reur, le Ci' Kutschera*) et memc le C de Metiernich ne se vouent 
pas assez entierement ä la chose publique pour s'dloigner assez 
du courant des atVaires ordinaires et prendre a täche de sauver 
et de conserver vraiment l'Ktat. 



\'I. r ber vSpan i en. 

Xo. 4S. ^'ienne ce () Juin 181 1. 

Rien ne saurait etre plus interessant que la question: si 
TEspagne. libre de cette guerre et pouvant s'occuper paisiblement 
de son Organisation Interieure parviendrait ä un etat de calme et 
de bonheur? ou si l'Empereur Napoleon n'atteindroit pas mieux 
son but, s'il l'abandonnait quelque temps a eile meme? Cette 
question est d'autant plus importante que la duree et la solidite 
des liens qui unissent l'Amerique ä l'Europe, depend en grande 
partie du Gouvernement qui s'etablit en Espagne. A en juger par 
le tableau qu'offrent les pieces**) ci-jointes, il est difficile bien augurer 
de Tetat Interieur de la Peninsule. Depuis les evenemens de 
Bavonne jusqu'au commencement de cette annee il s'est opere 
visiblement un changement extremement memorable, non pas, je 
crois, dans les dispositions de la Nation, mais au moins dans les 
principes qu'on ne craint point de proclamer hautement. Au 
commencement on ne voulait que reconquerir pour ainsi dire le 
roi legitime ; ä present Ferdinand VlI est ä peine plus qu'un nom, 
et on dit publiquement, que quand meme il reviendrait, il ne 
serait que le chef du pouvoir executif qui par son essence et par 
sa nature doit dependre de l'Assemblee des Cortes, seule deposi- 
taire de la Souverainete nationale. On aurait cependant tort de 
rejeter la faute de ce changement entierement sur les machinations 
de quelques novateurs. II est certain, et voilä l'ecueil terrible 
contre lequel la prosperite interieure et meme l'independance de 

"J Johann Freiherr v. Kutschera war seit 1805 Generaladjutant des Kaisers. 
**) Auszüge aus den spanischen Zeitungen Semanario patrioticn und El Con- 
ciso über die Sitzungen der Cortes bis zum 5. Januar 181 1. 



I. Als Gesandter in Wien. 1 j 

rKspagnc ris.|ncnt toiijours d'echoucr iin joiir, qu'il etait iiiipossiblc 
de goiivcrncr n la hmgue une Monarchie au nom d'iin Koi qiii 
non-seulement ne peiii cntretenir auciine commimicalion avec ses 
siijets, mais dont il est mcme presqiie certain qu'il ne reverra 
Jamals sa patrie. La Situation actuelle de I'l--spagnc auraii exige 
une regence composee de peu de personnes, et investie d'un pou- 
voir absolu. Vn vicc-roi eut sans deute valü beaucoup micux 
encore. Mais des qu'ils ne se trouvaient pas plusieurs individus, 
üu un seul, exercant un pareil pouvoir immödiatcment apres le 
depan de Ferdinand \'1I, il etait presqu'impossiblc d'instituer un 
gouvernement semblable. La nation se sentant une l'ois aban- 
donnee a clle-mcmc, eile devait necessairement aussi vouloir agir 
ainsi; et des qu'il \ avait des Assemblees d(^'libdrantes, soitAyun- 
tamientos, ou Juntes, ou Cortes, on s'cxposa dvidemment a 
tous les dangers d'une Organisation rdvolutionnaire. II dtait im- 
possible aussi de separer entierement le Gouvernement provisoire 
durant la guerre, le seul interessant a prescnt du gouvernement 
futur et stable; on ne pouvait pas se defendre de proposer la 
question: quel Roi ou quelle Constitution prendrait la place, si 
Ton rcussissait a s'allranchir du joug etranger? le seul nom de 
Ferdinand VII ne pouvait pas ctre une reponse satisfaisante ä cette 
question, et la nation Espagnole se trouve par consequent plongee 
dans Tetat malheurcux de devoir choisir et se donner elle-mcme 
im Gouvernement. 

(]elui qu'elle a eu depuis le commencement de la guerre et 
qu'elle a encore a present, otfre deux defauts extremement grands. 
cn manquant a la fois et d'unite et de force. 

Au moment oü PFspagne fut abandonnee de son Roi, on 
etablii des Juntes, d'abord dans les dilT^rentes provinces, ensuite 
une .luntc centrale. La Junte centrale fit place aux (Portes, mais 
les .luntes provinciales rcsterent. L'Kspagne tres ditVerente cn cela 
de la France, oü tout depuis des siccles ne se tourne que vcrs 
la capitalc, a toujours prescnte une grande diversitd de droits et 
coutumes, des moeurs et du caractere meme des habitans de dilTd- 
rentes provinces, et cette particularite s'est aussi montree a present. 
Le Cjouvcrncmeni a commence a s'organiser dans les provinces, 
et Torganisation provincialc a resisle au changemcnt du pouvoir 
central. 

Les .luntes provinciales et les (Portes dans la marclie a laquellc 
des leur installation ils ont et^ entraine^s par un parti dominant. 



12 I. Als Gesandter in Wien. 

sont animds evidemment d'iin csprit tres dilVt^rent. Les premieres 
dirigent leiir attention principale sur la guerre, a laquelle elles 
doivcnt leur origine; dies ne d^sirent que de se ddivrer des 
Francais et de ravoir Tancienne Dynastie de leurs Rois; les Cortes 
etendent leurs vues plus loin; ils veulent tout r^former, et creer, 
ou une Monarchie constitutionelle, ou peut-etre meme un Gouverne- 
ment Republicain. Oe la la kitte continuelle dans le sein de 
rAsscmblee mcmc. entre ce parti des reformateurs ou Republi- 
cains et ceux qui, d'accord avec les Juntes provinciales, voudraient 
que les (Portes ne fussent qu'une .lunte centrale plus Idgitimement 
institude et mieux organis^e, c'est a dire, une Assemblee provisoire 
destin^e a procurer ä la regence par une administration sage et 
energique les moyens de reconquerir l'independance nationale. 

Presque toutes les S^ances des Cortes montrent l'activite de 
ces deux partis. Les pretendus Republicains rcdoutent l'influence 
de leurs Adversaires dans l'Assemblee meme; ils ne cessent 
d'insister sur ce qu'il ne doit point 3'^ avoir dans les Cortes ni 
une personne qui dopende du Gouvernement, ni un individu qui 
vive d'un traitement de l'Etat, ni enfin un membre d'aucune 
Corporation. Ils attaquent indirectement meme la composition des 
("ortes. Comme les Ayuntamientos ou Municipalites de cer- 
taines villes avaient le droit d'envo3''er des deputes aux Cortes 
d'autrefois, on leur a laisse cette prerogative ä present ; les Republi- 
cains trouvent qu'on a confondu en cela des choses entierement 
dirterentes; ils disent hautement que les Cortes extraordinaires 
n'ont de commun que le nom avec les Cortes d'autrefois, et 
n'osent seulement pas pleinement prononcer ce qu'ils pensent, 
c'est ä dire que les Cortes actuels sont une veritable A s s e m b 1 e e 
Constituante. Cette meme diversite d'opinions influe egalement 
sur les objets des discussions. Les Republicains ne veulent dis- 
cuter que des projets de reforme, de nouvelles constitutions, de 
lois adaptees ä nos tems et aux lumieres du siecle. Ceux du 
parti contraire nient la necessite d'une nouvelle Constitution, ils 
ne craignent pas de dire qu'ils fremissent au seul mot de r^forme 
et de Constitution; et ils insistent continuellement sur ce que les 
seuls objets dont les Cortes doivent s'occuper, sont la guerre et 
les finances. S'il regne une si grande diversite d'opinions dans 
l'Assemblee meme, le manque d'unite entre eile et la Regence est 
plus visible encore. Les limites de leurs pouvoirs respectifs ne 
sont point fixees, ou plutöt les Cortes ne veulent en admettre 



I. Als Ges-.mdtir in Wien. j o 

aiicuncs. La Kdi^cncc nc doii circ qii'unc (iummission dcstinec 
ä cxecuter leurs volonies. La Rc^cnce de son cöte garde plutot le 
silcncc siir ce point t.|irellc rcconnaisse cette pl^nitudc de pouvoir 
dans rAssembldc, mais si eile dviie par lü avec beaucoup de sagesse 
iine liitte qui ne saiirait etre qiic funestc, il n'est pas douteux 
cependant quo ccs deiix Corps alVaiblisscni par cetie conduite 
miituellc la lorcc qiic leur action rdunie poiirrait ci dcvrait ndccssairc- 
ment avuir. 

11 est evident qiie Teiat actucl des choses ne saurait durer. 
Mais s'il est permis de jiiger sur les donnees que nous avons, 
il est a espe^rer n^mmoins que, si la Monarchie peut jamais ravoir 
son ancienne inddpendance, l'organisation vicieuse du Gouverne- 
meni actucl nc Pcntrainera pas vers sa ruine. Des que les Coites 
actuels paraitraicnt dans ce cas sur un th(^ätre plus etendu, des 
que les circonstanccs ne les reldgueraient plus dans un coin de 
TKspagne, la nation emncchee maintcnant par la guerre de leur 
vouer beaucoup d'attcntion, se rappellcrait que la plupart de leurs 
Membres ne sont point Idgitimement dlus; ils seraient dissous, ou 
subiraient des reformes salutaires; et la Nation Espagnole posscde 
trop d'attachement a ses anciennes institutions, trop de bon sens 
et de calme, pour se laisser entrainer facilement par une elVerves- 
cence democratique qu'elle goüterait d'autant moins que c'est la 
France, sa plus cruclle ennemie, qui lui en aurait donne Texemple. 

Pour le moment actucl il est malheureux certainement pour 
les Flspagnols et leur cause que la Regence ne soit pas appuyde 
par une Assemblee plus sage et plus encrgique; mais il ne parait 
pas de Tautre cöte que la Regence se laisse entraver dans ses 
demarchcs par les (Portes. Les pretendus Democrates Kspagnols 
n'ont pas la marche hardie et entreprenante de ceux en France. 



Fortsetzung. 
\'1I. Osterreichische Zustände. 
11 n'est pas douteux que la Monarchie Autrichiennc se trouve 
reellement et sans la faute des Ministres actuels, depuis la paix de 
\'ienne dans un etat de foiblesse qui ne lui permet gueres de faire 
ue grands elVorts. (]ette foiblesse cependant n'aurait 6i6 que 
momentande, si le Gouvernement avait tache de consolider avec 
sagesse, vigueur et fermetc^ les forces que la Monarchie possedc 
cncore aciuellcmcnt. Mais on peut dire qu'il a presquc fait le 



12 1- Als C'icsaiullcr in Wien. 

sont animes evidcmmcnt d'iin esprit trcs dilVtfrent. Les premieres 
dirigent leiir attention principale sur la guerre, a laquelle elles 
doivcnt Icur origine; elles ne d^sirent que de se ddivrer des 
Francais et de ravoir Tancienne Dynastie de leiirs Rois; les (Portes 
etendent leurs vues plus loin: ils veulent tout reformer, et creer, 
Oll iine Monarchie constitiitionelle, ou peut-etre meme un Gouverne- 
ment Republicain. De la la kitte continuelle dans le sein de 
rAsscmblee mcmc. entre ce parti des reformateurs ou Republi- 
cains et ceux qui, d'accord avec les Juntes provinciales, voudraient 
que les (!ortes ne fussent qu'une .lunte centrale plus l(fgitimement 
Institute et mieux organis^e, c'est a dire, une Assembl^e provisoire 
destin^e a procurer ä la regence par une administration sage et 
energique les moyens de reconquerir l'inddpendance nationale. 

Presque toutes les S^ances des Cortes montrent l'activite de 
ces deux partis. Les pretendus R^publicains redoutent Tinfluence 
de leurs Adversaires dans l'Assemblee meme; ils ne cessent 
d'insister sur ce qu'il ne doit point y avoir dans les Cortes ni 
une personne qui dopende du Gouvernement, ni un individu qui 
vive d'un traitement de l'Etat, ni enfin un membre d'aucune 
Corporation. Ils attaquent indirectement meme la composition des 
Gones. Comme les Ayuntamientos ou Municipalites de cer- 
taines villes avaient le droit d'emwer des deputes aux Cortes 
d'autrefois, on leur a laisse cette prerogative a present; les Republi- 
cains trouvent qu'on a confondu en cela des choses entierement 
differentes; ils disent hautement que les Cortes extraordinaires 
n'ont de commun que le nom avec les Cortes d'autrefois, et 
n'osent seulement pas pleinement prononcer ce qu'ils pensent, 
c'est ä dire que les Cortes actuels sont une veritable A s s e m b 1 e e 
Constituante. Cette meme diversite d'opinions influe egalement 
sur les objets des discussions. Les Republicains ne veulent dis- 
cuter que des projets de reforme, de nouvelles constitutions, de 
lois adaptees ä nos tems et aux lumieres du siecle. Ceux du 
parti contraire nient la necessite d'une nouvelle Constitution, ils 
ne craignent pas de dire qu'ils fremissent au seul mot de r^forme 
et de Constitution; et ils insistent continuellement sur ce que les 
seuls objets dont les Cortes doivent s'occuper, sont la guerre et 
les finances. S'il regne une si grande diversite d'opinions dans 
l'Assemblee meme, le manque d'unite entre eile et la Regence est 
plus visible encore. Les limites de leurs pouvoirs respectifs ne 
sont point fixees, ou plutöt les Cortes ne veulent en admettre 



I. AU Gfsundtir in Wien. 



'3 



aiiciines. La K<fgcncc nc doii circ qirunc (lummission dcstindc 
ä cxecLiter leurs volontcs. La Rdfri^nce de son cöie gardc plutot le 
silcncc sur ce point i.|ifellc rcconnaisse cettc plt^nitudc de pouvoir 
dans TAssemblde, mais si eile ^vile par la avcc beaucoup de sagessc 
iinc lutte Cjui ne saiirail etre c]uc l'unestc, il n'est pas douteux 
cependant quc ccs deiix Corps alVaiblisscnl par cctie conduile 
miuuelle la lorce quc Icur action rciinie poiirrait el dcvraii ndccssaire- 
ment avoir. 

II est (ividenl i.|uc Tctai actucl des choscs ne saurait durer. 
Mais s'il est permis de jiiger sur les donnees que nous avons, 
il est i\ esperer ndanmoins que, si la Monarchie peut jamais ravoir 
son anciennc inddpendancc, l'organisation vicieuse du Gouverne- 
ment actucl nc Tcntrainera pas vcrs sa ruine. Des que les Cortes 
actuels paraitraicnt dans ce cas sur un thc^ätre plus etendu, des 
que les circonstances ne les reldgueraient plus dans un coin de 
ri^spagne, la nation emnechee maintcnant par la guerre de leur 
votier beaucoup d'attention, se rappellcrait que la plupart de leurs 
Membres ne sont point l^gitimement dlus; ils scraient dissous, ou 
subiraient des reformes salutaires; et la Nation Espagnole possede 
trop d'attachement a ses anciennes institutions, trop de bon sens 
et de calme, pour se laisser entrainer facilement par une elTerves- 
cence democratique qu'elle goüterait d'autant moins que c'est la 
France, sa plus cruclle ennemie, qui lui en aurait donne Texemple. 

Pour le moment actucl il est malheureux certainement pour 
les P^spagnols et leur cause que la Regence ne soit pas appuyee 
par une Assemblee plus sage et plus cncrgique; mais il ne parait 
pas de lautre cöte que la Regence se laisse entraver dans ses 
demarchcs par les (Portes. Les prctendus Democrates Kspagnols 
n'ont pas la marche hardie et entreprenante de ceux en France. 



Fortsetzung. 
\'ll. Österreichische Zustände. 
11 n'cst pas douteux que la Monarchie Auirichicnnc sc trouve 
reellcment et sans la faute des Ministres actuels, depuis la paix de 
\'ienne dans un etat de foiblesse qui ne lui permet gucres de faire 
üc grands elVorts. (]ette foiblesse cependant n'auraii <5te que 
momentan^e, si le Gouvernement avait täche de consolider avec 
sagesse, vigueur et fermetd les forces que la .Monarchie possede 
encore actuellcmcnt. Mais i<n pcui dire qu'il a presquc fait le 



1 ( , 1. Als tiosaiulter in Wien. 

ainsi malhcurcuscment qifil cn a agi avec la (^üur de Russie en 
1S07 et iSou, et Ic möme son pourrait bien attendre a present 
Celle de \'icnne, si eile n'est pas vissez ferme et assez sage pour 
Teviter. 11 faiit cependant avouer a Thonneur de l'Empereur 
Francois et de son Ministere et nomm^ment aussi du Comte 
Metternich, qu'ils ont tenu ces derniercs ann^es et tiennent encore 
partout oü Toccasion s'en prdscnte une conduite entierement 
loyale envers les autres puissances, et on peut esperer avec assu- 
rance que la (]our de Vienne ne ddviera point de ces principes 
et n'oubliera point qu'une conduite dirigee par eux rend une 
Puissancc encore respectable lors mcme que ses forces physiques 
sont bien loin de pouvoir en imposer comme par le passe. 



Vlll. Zur politischen Situation Ausgang i<Si(. 

No. 103. Vienne ce 25 Decembre 181 1. 

La Cour d'ici, bien eloignee d'avoir les moindres vues qui 
pourroient inquidter ses voisins, connait tres bien les dangers oü 
eile se trouve et le G. Metternich ne se dissimule point la nullite 
politique dans laquelle la monarchie Autrichienne se trouve dans 
ce moment; et celle plus grande encore ä laquelle eile sera re- 
duite, si une guerre heureuse aggrandissoit FEmpire francois. 
S'il augure mal de l'Europe, il commence par craindre pour le 
sort de Sa propre Cour. Si ce sont en partie les circonstances 
politiques, qui ont empeche que l'Autriche n'a pas pu consolider 
encore ses forces depuis la paix de Vienne, il sait tres bien que la 
faute en est encore d'avantage ä l'administration interieure et au 
manque d'unite dans le Gouvernement et il desespere de voir 
Jamals porte un remede efficace ä ce mal principal, d'oü naissent 
tous les autres. 

Je persiste donc ä croire avec certitude que ce ne sont point 
les intentions et les sentimens de l'Empereur et de Son Ministere, 
mais uniquement la foiblesse de la Monarchie que la Russie doit 
craindre et comme cette meme foiblesse rend aussi l'Autriche 
egalement contraire ä tout parti qui exigeroit des efforts, le Cabinet 
de Petersbourg peut se flatter que l'Empr Napoleon ne pourra 
ni ne voudra employer des forces qui seroient des de- 



I. Als Gesantllcr in Wien. I - 

monstralions mcnacantcs ....") cctic rcpiignancc du (iabinci de 
N'icnne de prendre iin parti aciif ä la giierre. 

Si ccttc giierre c'clate en elVet et si des chanccs heureuses pcjiir 
la Kiissie la laissent indeciscs pendant quclquc tcmps, il laut avoucr 
aiissi t.]iie la Situation de rAutrichc deviendra de jour en jour 
meilleur par U\ meme, et, c'esi de cetie inanierc qu'on pourra 
peut-etre cncore se Halter ici dVirc en etat de tenir un langage 
ddcisif, si, avcc dncrgie et intelligence, on laisoit valoir alors au moins 
les forccs r(5e!les de la Monarchie qui certainemcnt existent encore. 

11 est singulier aussi que la Kussic, malgrc^* Ic grand interet 
qu'clle doit avoir de voir obsenec une stricte ncutralite ä la (]our 
d'ici, ne fasse point de ddmarches pour s'en assurer. II ne me 
semble aucuncment douteux que si la (]our de Petersbourg deman- 
doit une explication sur la conduite de rAutrichc dans le cas de 
la guerre, TEmpcreur Francois ne d^clare sa ferme volenti de 
rester neutre et si on connait Ic caractere personnel de l'I^mpereur, 
une pareille ddclaration paroitra tres-importantc. 11 le seroit dej^ 
d'öter au (^abinet de \'ienne Texcuse dont il se senit certainement, 
cn contractant une alliance avec la France qu'il n'etoit pas de sa 
laute que la Russie ne se füt point ouvene cnvers eile, mais lui 
eilt laisse complettemcnt ignorer ses plans et ses desseins. 



IX. Österreich beim Beginn des russischen Feldzugs. 

Nr. iq. Vicnne ce 4 Mars 18 12. 

Avant toujours rendu fidellement a \'. M. ce que j'ai pu ap- 
prendre des sentimens veritables de S. M. TKnipereur et du C. 
Metternich, je n'ai pas bcsoin de repeter qu'une alliance avec la 
France repugne aux id^es de ce Souverain et qu'on fait absolument 
tort ä Son Ministre, si on ly croit disposd. Üutre que la (]our 
de \'ienne est forcee meme par la Situation actuelle peu favorable 
de Sa Monarchie, a nourrir le vif desir de n'cire detourn^e par rien 
du soin de sa consolidation interieure, eile sent parfaitement que 
sa politique ne peut jamais etre ä aidcr la France i\ s'agrandir 
encore d avantage et qu'ainsi il n y a d'autre salut pour eile, sinon 
dans le rdtablissement d'une espece d'equilibre en luirope. Ni 
TKmpcreur ni son Ministre ne se fönt la moindre Illusion sur les 
avantages qu'on pourroit recueillir par des scnices rendus :\ rb'.mpr 

') Lücke, unentziffert. 

Humboldt, Politische Denkschriften 11- * 



l8 I. Als Gesandter in \\"ien. 

Napoleon, ci nul appas ne scroit asscz puissant pour Ics cntrainer 
dans iin Systeme ^ifils savent toujours etre pernicicux pour eux, 
quand meme il devroit conduire d'abord a quelques acquisitions 
momentant^cs et prdcaires. Le Systeme du (]. Metternich etoit 
evidemment celui de venir successivemcnt et peu a peu au point 
oü TAutriche. la Russie et la Prusse auroient pu tcnir conjointe- 
ment un langage ferme qui püt imposer a la I^Yance, qui, menage 
avec sagesse et dirigd toujours vcrs le maintien de la paix et le 
rtftablissemcnt d\me independance insensible, juste et equitable 
auroit probablement arrete pendant quelque temps les progres de 
TKmp^ Napoleon vers une domination absolue et universelle. Mes 
propres rapports attestent dans plus d'un passage qu'il l'a donne 
assez directement ä entendre a la Russie meme, avec plus de 
franchise et plus de courage qu'une prudence timide n'auroit 
peut-etre permis de le faire, vis a vis du Cabinet de Petersbourg 
et du C. Romanzoff. 

Ces plans du C. de Metternich n'ont pu etre realises. La (]our 
de Russie s'est obstinee ä s'eloigner de l'Autriche, au lieu de se 
rapprocher d'elle. Des differends, qui sembloient petits d'abord, ont 
conduit TEurope ä la veille d'une nouvelle guerre et ont donne 
par la ä l'Empereur ^Napoleon et un motif et un pretexte de mettre 
en mouvement toutes les troupes disponibles de la France et de 
Ses Allies et d'en inonder l'Allemagne ; et le moment terrible de 
cette crise trouve la Monarchie Autrichienne dans un etat de fai- 
blesse et un denuement Interieur de moyens de tout genrc plus 
grand meme qu'il n'etoit immediatement apres la paix de Vienne, 
oü au moins on avait une belle et vaillante armee, desorganisee 
et presque detruite aujourd'hui. 

La suite necessaire de tous ces evenemens est une nullite ab- 
solue de l'Autriche, augmentee par trois causes, egalement puis- 
santes et tristes ä la fois. La premiere est la froideur que la 
Russie montre ä la Cour de Vienne et dont j'ai eu souvent oc- 
casion d'entretenir V. M. L a s e c o n d e est la conduite de la Russie 
dans ses propres relations avec la France. Quelques eussent ete 
ses sentimens pour l'Autriche, si eile avoit bien fait ses propres 
dispositions pour la guerre; si eile avoit inspire par lä une certaine 
confiance ä la Prusse et ä l'Autriche qu'elle sortit victorieusement 
de cette lutte, ou qu'au moins eile ne se bornät pas ä les aban- 
donner entierement et avec elles sa propre influence sur l'Europe, 
et ä la soutenir sur ses propres frontieres; la Cour de Vienne auroit 



I. Als Gesandter in Wien. Iq 

pu tenir un langage plus d^terminc, mömc cncure dans son (^tat 
d'epuiscmcnt actuel. Le C Mctternich m'u dit plus d'une fois et 
m'a detaill^ sur la cane, quc TKnip'' Alexandre auroit du avancer 
d'un c6t6 jusqucs sur V( )der et pousscr de Tautrc une arm(*e sur 
les fronticres de la (lalicie et il m'a donnd clairement a entendre 
Ljue si cette ddmarche auroit mis sa propre (]our dans un tres- 
grand embarras momentane, on auroit du cn ctre tressatisfait 
pour la cause gdndrale. Kien ne pouvait etre certainement plus 
pernicieux a TKurope, que d'inviter pour ainsi dire ri-lmp"" Napoldon 
a traverser avec ses armees toute TAllemagne et toute la monarchie 
Prussienne pour se battre sur les frontieres de la Russie. 

La derniere cause qui acheve Tisolement de TAutriche est 
le parii que la ibrce des circonstances a dict^ a la Prusse. Personne 
ne sent plus Timportance politiquc de la Prusse que la C^our de 
Menne et c'est pour ccia que les malheurs de la Prusse ont fait 
constamment dans ces dernieres annees une Impression si forte et 
si profonde sur rKmpereur et sur ses Ministres. 

Dans cette Situation des choses, etant entierement abandonnee 
a eile meme. se trouvant dans Tetat le plus desorganise de tinances 
qu'on puisse imaginer, voyant tous les pays depuis le Rhin jus- 
qu'au Niemen en proie aux armdes francaises et ä la veille d'etre 
reellement occupes en entier par elles et ne pouvant entretenir 
que les craintes les plus sinistres sur Tissue de la lutte qui s'en- 
gage, la Cour de \'ienne ne peut plus penser ä s'opposer serieu- 
sement aux volontes de la France. Klle peut tout au plus mettre 
des nuances a sa complaisance et ä sa docilite. 11 est vrai qu'on 
peut dire que la France difficilement jugera ä propos d'user de 
v^ritables menaces dans ce moment envers TAutriche, mais moins 
encore de les realiser. La (>our de N'ienne pourroit donc resister 
a ses sommations avec quelque succes. Mais alors eile a deux 
choses egalement funestes a craindre : ou que rEmp»" Napoleon ne 
respecte plus sa neutralite et force avec ses troupes un passagc 
par les Etats Autrichiens ou qu'il lui fasse sentir son ressentiment 
apres le r^tablissement de la paix avec la Russie. La Galicie restera 
toujours une possession tres prdcaire pour rAutriche, aussi long- 
temps que le son de Tancienne Pologne ne sera point tix^ irrdvo- 
cablement; et la (>jur de \'icnne auroit certainement tout a redouter 
de ce cöte la d'un mecontentement de ri'mp"" Napoleon contr'elle. 

Voiia donc pourquoi je crois que si rLmp«" Napoleon fait des 
sommations serieuses a la (>our de \'ienne de s'allier avec lui, on 

2* 



•20 I- Als Gesandtor in Wien. 

tächcra bien ici de hi detourncr de ceite idee et pretcxter divers 
motifs de reliis; mais qiron ne portera jamais la resistance aussi 
loin pour s'exposer a une resistance future de ce Monarque. 

(!ette opinion qui nait naturellement de la Situation meme 
des choses, m'est confirmcfe par les inquidtudes et j'ose le dire, 
par une espece d'abattement moral dans le C. Metternich. Bien 
loin d'assurer comme il le faisoit, il y a un an ou quinze mois 
que sa C.ouv mainticndroit son inddpendance et ne se laisseroit 
dans aucun Systeme etranger a sa v^riiable politique, il indique 
auiourd'hui clairement et meme avec une franchise qui lui fait honneur 
qu'elle depend desormais des circonstances auxquelles eile sera 
obligee de plier. Je sais de science certaine qu'il s'explique de la 
meme maniere envers le Ministre de Russie, de facon que meme 
la Cour de Pdtersbourg ne peut point se faire Illusion la-dessus. 

Malgr^ cela je crois tres-possible , si non probable que la 
(]our de Menne ne soit point entrainee dans la guerre contre la 
Russie, par les deux raisons suivantes: la premiere est qu'on 
n'ira jamais ici, ni par une crainte prematuree, ni par une com- 
plaisance deplacee, au devant des desirs de l'Emp^ Napoleon. Je 
suis convaincu meme qu'on restera ä des demandes pressantes, 
assez calme pour ne pas aller au delä des termes oü des circon- 
stances auxquelles il seroit absolument imprudent de s'opposer, 
entraineront imperieusement. On ne cedera donc qu'au danger 
reel et veritable, mais bien entendu dans le sens que j'ai developpe 
plus haut. La seconde raison, qui certainement doit rassurer 
beaucoup, c'est que le C. Metternich travaille certainement des 
a present a prevenir et ä detourner des sommations qui pourroient 
etre faites, et que, possedant une grande force a temporiser et ä 
menager des rapports delicats et qu'il est plus dans son caractere 
d'emplo3'er une Opposition negative qu'une resistance positive et 
ouverte, on peut se flatter qu'il reussira du moins jusqu'ä un 
certain point, dans la tentative. Or il y a deux circonstances qu'il 
peut faire valoir avec succes. L'une est la faiblesse de la Mo- 
narchie Autrichienne et les embarras oü l'opposition des Etats de 
la Hongrie jette le Gouvernement. 11 peut dire avec verite qu'on 
ne peut faire aucun grand effort ici, et que le plus petit meme 
doit lui coüter extremement eher. 

L'autre circonstance qu'on peut fair valoir ä Paris, s'addresse 
trop directement aux sentimens personnels de l'Empereur pour 
qu'il soit aise de repondre de Pellet qu'elle pourroit produire; 



I. Al.s (iisandtcr in Wien. 21 

mais il est ccrtain quc c'cst un avantagc immense pour ce souve- 
rain, au momcnt ou il s'absentera probablemcnt pour longtcmps de 
Paris et de la France, il y laisse un heriticr de s<jn mme et une 
Imperatrice issuc d'une haute maison. 

J ai vu par un passage des depeches du Pr. de Schwarzen- 
berg,*) que THrnpereur Napoldon sait apprecier cet avantage et 
qu'il en est convenu lui meme envers cet Ambassadeur. II 
pourra donc y tnniver des motifs de reconnoissance pour mdnager 
la puissance i\ qui i! en est redevable. 

Pour juger cepcndant du poids quc l'une et Tautre de ces 
circonstances pourront avoir aupres de la (]our de l^Vance, il 
faudra connoitre surtout les idees de l'Kmpereur Napoldon et 
rimportance qu'il aitache a une Cooperation de l'Autnche — et 
voila ce qui est entierement impossible ici. Je ne me permcttrai 
qu'une obsen'ation i\ cet egard. {.'Emp»" Napoleon n'a jamais 
employe jusqu'ici les forces d'une grande Puissance dans l'in- 
tention de laciliter par la ses propres entreprises. S'il a fait 
cooperer la Russie en i<So(), s'il auroit peut-etre volontiers fait la 
meme chosc avec TAutriche en iSoö, c'etoit plutöt pour brouiller 
entr'elles les grandes puissances qui restoient encore pour les forcer, 
pour les interesser ä sa cause, et pour leur öter meme de leur 
consideration politique par leur complaisance envers lui. Or tous 
ces motifs sont moins puissants dans le moment present, puisque 
malheureusement, sans trop s'arroger, il peut prevoir que si la 
guerrc aciuelle se termine selon ses desirs, il n'y a plus personne 
qui pourra opposer une resistance vive et serieuse a ses volontes. 



X . Zum russischen b' e 1 d z u g. 

No. ()4. \'iennc ce iS Xovembre 1N12. 

La rctraite de rEmpr a Smolcnsk a fait la plus grande Sen- 
sation ici. J'ai eu Thonneur deja de dire a \'. M. que le (.'. 
Metternich s'attendoit a cet evenement; il s'est etonne de ce que 
les Russes n'ayent point oppose plus d'obstacles a cette retraite de 
l'armee francaise. Le C Metternich autant que je puis m'en ap- 
percevoir est persuad^ que l'Kmpr Napoleon se trouve dans une 
Situation critique, mais il croit aussi que son gc^nie et les fautes 



*J Djnuls österreichischer Botschafter in J^aris. 



2 2 I- -^'s Gesandter in Wien. 

et les lenteiirs de ses cnnemis. liii faciliteront les mo3^ens de s'en 
tircr. 11 laut, ce mc semble, poiir ne point porter de faux jugc- 
mcnt. attendre les cVc^ncmcns qui auront Heu a prescnt. II est 
extremcmcnt difiicile de croire que TFlmpr Napoleon ne soit alle 
dans aucun autre but a Moscou, quc dans celui d'y r^pandre 
TetTrov par le coup eclatant et obtcnir une prompte paix. Des 
qu'il vit la resolution du Gouvernement Russe de ne point le 
faire et que Tincendie de Moscou dut lui donner la mesure de sa 
fermcte, il ne pouvoit plus penser ä se maintenir dans une posi- 
tion trop avancec: mais s'il se retire sans une grande perte et sans 
un v^ritable echec, si son armee peut prendre ses quartiers d'hiver 
entre Vilna et Smolensk, cette Campagne au moins l'a mis en 
possession de la presque totalit^ des provinces polonaises de la 
Russie, et la prise momentanee de Moscou priva le Gouvernement 
Russe des ressources que cette Capitale et ses environs lui offroient, 
et la detruisant en partie, causa un mal infini et a fait echouer 
aussi Texpedition Suedoise. 11 est vrai d'un autre cöte que l'elan 
que la retraite de l'armee francoise donne aux troupes Russes et 
au Cabinet de Petersbourg meme et l'impression qu'elle fera sur 
les troupes francoises et meme en France peuvent avoir de suites 
incalculables, mais il faudra voir aussi si cette Impression ne sera 
pas diminuee par quelque nouveau succes de l'Empr Napoleon et 
en ce cas, il ne devra craindre ces suites que si l'ennemi sait tircr 
profit de sa position actuelle. II faudra donc attendre les pro- 
chains rapports. 

No. 96. Vienne ce 25. November 1812. 

. . . Enfin les circonstances ont bien change depuis;*) alors 
probable ment la plupart des Cabinets de l'Europe avec lui croyoient 
que cette guerre se decideroit par quelque coup eclatant et que 
la Russie seroit disposee ä faire la paix promptement qui pour 
lors pouvoit devenir tres pernicieuse ä ceux de ses voisins qui 
auroient neglige de menager la France. A present au contraire 
toute disposition pacitique a disparu en Russie et la guerre a 
pris le plus singulier caractere; tandisque dans les autres guerres, 
les forces d'un pais attaque vigoureusement et avec succes, di- 
minuoient, la Nation Russe deploye premierement toutes les 
siennes; que la guerre s'organise par la guerre et que le vainqueur 
s'affoiblit et se trouve embarasse par ses victoires et ses progres . . . 



*^ Seit der Zeit vor dem Feldzuge. 



I. Als (Jcsandtcr in Wien. 

-.1 

Xo. lo;^ Vienne cc i<( Deccmbrc 1X12. 

II scmblc evident que la I'Vance touche au momcnt de la 
d^cadence de sa grandeur, et qu'il ne laut plus qu'une conduite 
dncrgique et bien combinee des autres Ojurs, pour r^tablir Tancien 
Systeme de l'dquilibre et de Tinddpendance des autres Puissances 
de riüirope; seul propre ;\ assurer la tranquilliie generale et le 
bonheur individuel. La crisc commenca quelque temps avant que 
THrnpr Napol(^un quitta Moscou, mais son retour i\ Paris y a mis 
Ic comble. Si Ton se place un moment dans la Situation des (^a- 
binets cnnemis de la France, ils peuvcnt Clever une double question: 
Faut-il travailler a un andantissement total du Gouvernement 
Francois actuel? — ou faut-il se contentcr de faire une paix qui 
assure pour toujours, ou du moins pour longtemps que la France 
ne puisse point reprendre sa preponderance aciuelle? Si TAngle- 
terre et la Russie ont le premier but, je crois qu'on peut dire 
avec cenitude que TAutriche n y coop^rera point. Ces deux Ca- 
binets pourroient mcme faire par Id, qu'elle se d^clarät plus fone- 
ment contr'eux. S'il est question seulement d'une paix ^quitable, 
la Gour de Vienne fera tous les elVorts qui dependront d'elle pour 
y contribuer: eile ne craindra pas de s'expliquer avec franchise et 
energie vis ä vis de TEmpr Napoleon, eile elevera fortement sa 
voix, pour le reiablissement d'un ordre des choses plus ^quitable, 
et eile pourroit meme en venir ä l'appuyer par des actions, si 
eile n'dtoit pas sufrisamment dcoutee. Mais la grande question sera 
toujours, si eile sera d'accord avec les autres puissances sur les 
conditions propres ji r^medier aux maux, desquels on gemit ä 
present et il y a toujours ä craindre que l'Autriche ne reste en 
deca des demandes qu'il faudra faire ä la France pour assurer 
d'une maniere stable la tranquillite de TEurope. Unie ä la France 
par le mariage de TArchiduchesse et nourrissant toujours une cer- 
taine d^riance contre la Russie par le contact dans lequel eile se 
trouve avec cctte l'uissance du cöte de la Turquie et de la Pologne, 
eile a sous ces deux rappons un interet ditVerent des interets 
generaux, et peut par la eire plus indulgente et plus condescendante 
envers la France. II faut dans le moment present ajouter encore 
a ceci, que sa politique etant extremement circonspecte, eile pourra 
ais^ment vouloir pr^ft^rer une paix facilement conclue a une paix 
qui ofVriroit des avantages plus solides et plus rdels. Beaucoup 
dependra dans la Situation aciuelle des choses de la force entrainantc 



Ol I. Als GosaiuUi-r in Wien. 

des evenemcnts cu\ memcs. Si l'Autrichc sc trouvc dans une po- 
sition particulicre pour ses intt^rets politiques, la Prusse et le Nord de 
rAllemagne peuvent se trouvcr par les chances de la lutte encore 
cngagdes, si le thdätre de la guerrc. comme il n'est malheureuse- 
ment qiie trop a craindrc s'cn rapproche et si la Siiedc fait une 
expedition cn Allcmagnc. Les suitcs de ces deiix evenements 
S("»nt dilnciles a calculer d'avance. 



XI. Nach Ab seh hl SS des Kali scher Bündnisses. 

No. -ii. N'ienne ce 12 Mars 1813. 

,le ne puis m'empecher d'exprimer ä V. M. la joie avec la- 
quelle j'ai vii la maniere noble, sage, juste et vraiment grande dans 
laquelle le Traite d'Alliance est redige. II jette les fondements 
d'un nouveau Systeme politique en Europe et si la providence bdnit 
la cause des Puissances coalisees, qui est certainement la plus juste 
et la plus belle pour laquelle jamais les Souverains ayent pris les 
armes, TEurope sera dedommagee par une longue tranquillite 
basee sur des principes de justice et d'equite des maux cruels, 
auxquels eile a ete si longtemps en proye. 



XII. Die Stimmung in Osterreich. 

No. 27. Viennc ce 27 Mars 1813. 

II est difficile d'exprimer avec quel interet et avec quelle joie 
le public d'ici accueille tout ce qui vient de la Prusse dans ce 
moment. et combien il rend justice ä la sagesse et ä l'energie qui 
caracterisent et s'expriment dans toutes les ordonnances que nous 
venons de voir et ä l'enthousiasme et le patriotisme avec lequel 
la nation entiere seconde les intentions nobles et bienveillantes 
de V. M. Le C. de Metternich en me parlant avec les plus grands 
eloges de la Note au Duc de Bassano*) et de la declaration im- 
primee au peuple, il a trouve egalement belle et neuvc l'idee de 
rinstitution de TOrdre de la Croix de fer. 



*j Die sehr umfangreiche Note, die der preußische Gesandte Krusemark 
Bassano (Maret), dem Minister des Auswärtigen, am 27. März iSiß übergab, ent- 
hielt die preußische Kriegserklärung. Sie ist gedruckt bei Fain Ma unser it 
de 1813, I, 241 ff. 



I. Als (I.s.iiull.T in Wirii. 



23 



XIII. l'bcr die Inst riikiion für i.\cn l''iirstcn 
S c h w a r / c n b c r g. * ) 

Xo. 2S. \'icnne, cc ;^i Mars, 1S13. 

Le foiul principal de ccttc piccc csi, coinine N'oirc Majcsiö 
daigncra !c voir, Tcxposiiicm d\in Systeme dY*quilibrc cn Kuropc 
qii'on pcut nommcr noiiveau, puisqiril exclut tont ce que celui 
qu'on a pröne et combattii tour i\ toiir, a de vaguc et d'arbitrairc. 
Bas^ presqii'en enticr sur les rapports imuables de la Situation 
meme gdographiqiie des Puissances et se restrcignant sagement 
ä Celles d'entre ellcs qui se trouvcnt dans des relations tellement 
rdciproques que Iciir bicn-cire et Icur exisience mcme en S(jnt 
entieremcnt dependantes, il parte en lui meme la garantie d'une 
tranquillite durable des Ic momenl qiril peut eire rdalis^. Kn 
^tablissant comme un fait incontcstable et proiivd par la double 
exp^rience des premieres coaütions contrc la France et de la 
derniere campagne, que la Russie et la France sont parfaitement 
a Tabri d'etre jamais attaqudes avec succes dans leur Interieur, il 
constitue par la meme la ndcessit^ de la force et de l'independance 
des deux Puissances moins grandes et point ^galcment invulne- 
rables qu'on pcut appellcr centrales et des autres plus petites 
intermediaires et forme par la une masse qui pourrait assurer 
cncore le repos g^n^ral quand meme des interets moins intime- 



*J Die Instruktion ist abgedruckt bei Onckcn, Österreich und Preußen im 
Befreiungskriege I, -p^ff- und 4^r)ff. Sie ist vom 28. März iSi^ datiert. Wir 
heben zum Verständnis des Humbuldtschen Berichtes folgendes daraus hervor. 
Es wird darin die jüngste Vergangenheit seit Beginn der Revolutionskriege und 
die gegenwärtige Lage, wie sie durch das Bündnis Preußens mit Rußland — 
„unvermeidliche Folge der Leiden ohne Zahl, deren Beute diese Monarchie seit 
iSoti geworden ist, und des Ganges des Krieges von 181-2" — entstanden ist, die 
Position der vier Mächte, von denen Frankreich und Rußland geschützte Grenzen 
haben. Osterreich und Preußen als zentrale Mächte auf allen Seiten den Angriffen 
ihrer Xachbarn ausgesetzt sind, geschildert; aus dieser Lage entsteht die innigste 
Interessengefueinschaft zwischen diesen beiden. „Ohne Rivalität unter sich, ver- 
knüpft durch die vollkommene Aehnlichkeit ihrer politischen I^ge, kann es natür- 
lichere Beziehungen kaum geben als die, welche seit der rastlosen Vergrösserung 
Frankreichs und seit den Ereignissen des letzten Feldzuges, deren nothwendige 
Folge das Gefühl der Unverwundbarkeit Russlands war, zwischen Oesterreich 
und Preusscn bestehen," und „wenn Oesterreich mitwirkte zur Zerstörung der 
zweiten Mittelmacht, so würde es ohne Frage sein eigenes Todesurtheil unter- 
zeichnen". 



■j(i I. Als Gesandter in Wien. 

mcnt lies a cc point central ieraient naitre des lutlcs particulieres. 
Car c'est ainsi, il me semble, qu'il faut Texpliquer pourquoi le 
(dornte de Mctternich excliit de soii expos^ la Porte et l'Espagne. 
11 en alleguc liii nicme les raisons; mais il me parait aussi dvident 
qiie TAngleterre vu ses rapports vis a vis de la France, et vu ses 
possessions d'outre-mer formera im autre sisteme auquel l'Espagne 
appanient eminemment et encore abstraction faite des crises que 
cctte Monarchie a eprouv^es dans ces dernieres ann^es; tout de 
meme comme la Russie en formerait im troisieme vis a vis des 
Piiissances Asiatiques, si ces Puissanccs sc trouvaient a un degr^ 
de civilisation propre a permettre l'application de principes poli- 
tiques a leurs rapports miituels. Or le seul veritable moyen pour 
reimir ces diff^rens systemes, qiii ne sauraient en aucune maniere 
rester etrangers Tun ä l'autre, fermement ensemble, est de com- 
mencer par les separer, et par borner son action immediate aux 
limites naturelles de sa position individuelle. Car il est naturcl 
qu'aussi en politique chaque demarche prenne la nuance du degre 
d'int^ret que son objet inspire. Cette reflexion m'a paru n^cessaire 
pour determiner le veritable point de vue dans lequel le Cabinet 
de \^ienne place la question de l'Espagne qui sera certainement 
une des premieres que la Cour de Londres voudra faire agiter. 
11 ne la regarde pas comme question proprement Autrichienne et 
appanenante au cercle dans lequel il faut se tenir ä present; mais 
il me semble bien loin d'etre indifferent ä sa Solution, comme 
aussi il n'y a aucun doute, qu'elle ne doive inspirer le plus vif 
interet ä l'Europe entiere. 

Le point fondamental de ce Systeme, ainsi expose, est l'union 
etroite et inalterable de la Prusse et de l'Autriche, union si heu- 
reusement formee par Votre Majeste et l'Empereur Francois, 
cimentee par des preuves de confiance telles que jamais peut-etre 
deux Cours ne s'en sont donnees d'egalement convainquantes, et 
fondee, outre les sentimens personnels des deux Souverains, sur 
les rapports naturels de leurs Etats, et du moins evidemment 
depuis l'epoque de 1809 sur les voeux et l'assentiment mutuel des 
deux nations. Cette union assure une force de defense d'autant 
plus grande ä l'Allemagne que laquelle des deux Puissances, de 
la PYance ou de la Russie, voudrait l'attaquer, il lui serait toujours 
egalement difficile d'envahir en meme temps le Nord et le Midi. 
Je crois en general que dans aucun Systeme politique la Prusse 
ne saurait jamais etre placee aussi avantageusement que dans celui 



I. Als Cjcsundlcr in Wim. 



27 



i|iii est clcvdloppc «Jans Ics Instructions du l'rincc de Schwar/en- 
bcrg. Le pivot de ce sistcme est rAllcmagne; dans l'Allemagne 
mcme la Prusse est mise enticrement a l'egal de l'Autriche, son 
existencc, son independance, le degrd de forces c]ue l'iine et Tautrc 
exigcnt, sont ratiachds immediatement, et comme des conditions 
indispensables, i\ la possibilite de la tranquillitd et du bien-ctrc de 
TKurupe. Former ce Systeme, Tdnoncer d'une maniere claire et 
positive a la I'^rance, le declarer ctre le seul qui puisse assurer une 
paix durable, et uire que l'Autriche mettra tout s(jn poids dans 
la balance pour faire conclure une pareille paix, ainsi que cela est 
fait dans ces Instructions, c'est k\ certainement donner ä la Prusse 
une garantie extremement forte de ses dispositions, et des motifs 
puissans d'assurance pour toutes Ics chances que les (^v^nemens 
pourraient amener. (]ar la (]our de \'iennc nc voudra, ni nc 
pourra jamais se departir de ces principes qui decoulent de ses 
propres interets les plus chers, et comme ces principes sc irouvent 
dans un accord parfait avec ceux de notre Trait^ d'Alliance avec 
la Kussie, eile embrasse par la meme cctte Alliance. De ce cöt^ 
donc i'ose me Hatter que \'otre Majeste daignera etre entierement 
satisfaite des Instructions du Prince de Schwarzenberg. 

Mais si d'un autre cöte on regarde ces Instructions non 
pas comme un exposd des principes politiques de la (]our de 
\'icnne. mais comme devant diriger une demarche positive 
tendante a mettre au clair les relations de la France avec 
TAutrichc, et autoriser cettc derniere Puissance ä acceder a 
la (Koalition dans le cas que l'Kmpereur Napoleon ne voulut 
accepter les bases de la negociation future, je ne nie point 
que j'cusse d^sire que ces instructions fussent plus precises, plus 
ddterminees et plus adaptees ö. ce but en paniculier, et c'est U\ 
sur quoi s'est ponde la discussion dans laquelle nous sommes, le 
(^omte Stackelbcrg*) et moi, entr^s apres la lecture de cette piece. 
Je dois commencer par dire que je ne trouve dans ces instructions 
aucun passage qui put le moins du monde preter a double entente, 
et tel qu'il y en avait peut-ctre dans ma ddpeche du c) de ce mois 
corrigee par le (]omte de Mettcrnich. Tout, au coniraire, y est 
parfaitement net et precis. Mais du reste la depechc que je viens 
de citer prescrivait d'unc maniere plus determint^e la marche que 
le (labinet de X'ieime se propose de tenir. tandisquc ces instructions 

V Der nissisdic Gesandte in Wien. 



•jS 1- '^Is Gesandter iii Wien. 

ne la fönt quc pressentir, comine decoulunt naturellement des 
principes expos^s. si la rapidit(^ d'une premiere lecture, et le ddsir 
si naturcl a notrc Situation actuelle, de trouver toujours des choses 
plus rassurantcs et plus prt^cises encore ne m'a pas fait echapper 
des passages par lesquels pcut-etrc cette Observation serait dementic. 
I/Autriche adopte les principes de notre Alliance, eile declare ä 
la France qu'elle les regarde comme les bases de toute paix stable 
et ^quitable; or ces principes ne peuvent point etre realises sans 
des sacritices tres-grands de la part de la France ; eile exige donc 
ces sacritices, eile sdpare sa cause de la sienne, et change de 
Systeme, si la France s'y refuse. (]ette marche press^e, mais 
naturelle, se trouve bien exprim^e par le sens total de ces In- 
structions: mais j'aurais cru ndcessaire de l'exprimer en entier et 
comme resume detinitif; et je doute, si ces Instructions seules 
donneront ä PEmpereur Napoleon la pleine conviction qu'il faut 
qu'il rende ä l'Allemagne son independance entiere et condescende 
ä une paix generale, ou qu'il se prepare ä se voir declarer la Cour 
de Vienne son ennemie. L'agrandissement necessaire de la 
Monarchie Autrichienne n'y est point articule; quant ä celui de 
la Prussc, le retablisscment de cette Puissance dans son etat ante- 
rieur a Tan 1806 y est en eflet enonce, mais ce passage est plutöt 
historique, d'ailleurs il est seulement question de son independance 
et de sa force en general. En un mot la seule chose que cette 
piece m'ait laisse regretter, c'est qu'elle ne me semble pas propre 
a faire faire ä l'Empereur Napoleon une application du S3''steme de 
la Cour de Vienne au moment actuel assez prompte et assez 
pressante pour le forcer immediatcment ou ä condescendre ä ce 
qui est exige, ou ä mettre FAutriche dans le cas d'agir contre 
lui, et c'est pourtant la decision instantanee de cette alternative dans 
laquelle il me semble, que le salut de TEurope repose ä present. 



XIV. l.'ber den Wittgensteinschen Aufruf.*) 
No. 29. Vienne, ce 4 Avril, 181 3. 

J'ose aussi avouer qu'il me semble difficile de donner son 
assentiment a la proclamation, qui, meme pour le stj^le, manque 



*) Es handelt sich um den 2. Aufntf des russischen Generals Wittgenstein 
an die Sachsen, datiert Behig, den jo. März — der erste staynmt vom 2j. März —, 
der folgendermaßen beginnt: „Ich betrete Euer Land, um Euch mit Krieg zu 
überziehen, oder mit Euch vereint um Eure Freiheit, für die Wiederherstellung 



I. Als Gesandter in Wien. 2() 

de la dignite qiii devrait toiijours se irouvcr dans de parcilles 
pieccs; et il n'y a gucres de doute que, si les proclamaiions quc 
publient les Armdcs a mcsure qifclles avancent, dt)ivent produire 
l'impression qu'on ddsire, et poner le caraciere qui convicnt i\ 
chacune des provinces, i\ qui on les adresse, et parmi lesquelles 
Celles qui ob(^issent encore :\ präsent i\ leurs anciens Souverains 
legitimes, doivent certaincment ctre traitdes d'une maniere bien 
dilldrcnte des autres, il faudra qu'il y regne non seulemcnt une 
grande unil'ormit(5, mais aussi qu'elles soyent calqudes sur les vues 
politiques que les Cüurs Alli(^cs auront sur ces dilVerentes Pro- 
vinces. 



W. Zur pull tischen Lage in Osterreich. 

Nr. -^8. \'ienne, cc i Mai i^^i^. 

11 est triste et malheureux qu'il y en (des tergiversations) ait 
eu deja tant iusqu'a present, mais si Ton considere l'organisation 
de tollte la machine administrative ici, Tdtat des finances et du 
credit public, la peur que tous les grands proprietaires ont d'une 
Invasion ennemie et le caractere de TEmpereur qui craint les 
grandcs convulsions et les crises dangereuses et ne voudroit sortir 
de son dtat de paix et de tranquillite que lorsqu'il se verra abso- 
lument forcd, on comprend quelles difticultds doivent avoir etd oppo- 
sdes ä celui qui est ä la tete des affaires politiques pour par\-enir 
ä prononcer meme le mot de guerre. J'en ai 6i6 tdmoin moi- 
meme pour ce qui a ete relatif aux linances et ä Teloignement du 
(]. de Wallis. Je ne puis m'empecher d'avoir la confiance certaine 
que le (]. Metternich veut cenainement que sa cour contribue 
cfticacement au retablissement d'un repos stable en Europe, qu'il 
voit que cela n'est possible que par la force des armes et comme 
cela conduit les choses au point oü nous les voyons, comme il faut 
avouer qu'il a commencd lui-meme et de son propre mouvement 
les d(iveloppemens les plus marquans de cette marche longue et 
penible, je crois aussi fcrmement qu'il reussira a arriver au but et 
qu'il ne lui faudra plus que peu de temps pour cela. .le nc me 



Eurer geschändeten Ehre zu kämyfen. Wählet! Eure Wahl lijnn Eure Krone 
in Gefahr bringen, kann einst Eure Kinder bei dem Gedanken an ihre Väter 
erröthen wachen; sie hält Deutschlands gezeitigte Befreiung nicht auf:* Die 
sächsischen Vertreter beschwerten sich heivi Wiener H<f über diesen Aufruf. 



OQ I. Als Gesaiuhor in Wien. 

dissimulc pas que si Ton cxaminc tous Ics details de la conduite 
actiielle de la (lour de \'ienne, on y ddcouvre encore des choses 
Oll dilVicilcs i\ expliqucr ou propres a donncr de rombragc, mais 
je croirois negligcr mon devoir en y appuyant trop et en ne pas 
allant droit au biit en demandant simplement quel est l'essentiel 
de la Position de rAutriche et ce qui dans Ic mode d'agir sur le 
(Albinet d'ici est vraiment praticable, et en etat d'amener im resul- 
lat plus favaroble. Je supplie \'. M. de croire que ]e ne cesse de 
iravailler dans ce sens, a presser le denouement que nous attendons 
si ardemment et a agir sur le C. de Metternich en suivant ses 
raisonnemens, la oü il me semble juste et en les combattant forte- 
ment dans le cas contraire. II est inriniment douloureux, je Pavoue, 
qu'aussi la präsente campagne verra probablement de grands evene- 
mens sans que les ellbns gendraux des puissances coalisees soient 
dejä secourus par ceux de l'Autriche, mais ce qui peut etre con- 
solant, c'est que l'Autriche ne laissera point et ne peut point laisser 
se decider cette grande lutte sans son intervention efficace, qu'elle 
prepare pour cela un grand developpement des forces et que ses 
principes politiques ne peuvent pas convenir avec ceux de la France 
et s'accorderont entierement avec ceux de \. M. et de TEmp. 
Alexandre. Si eile est dans rimpossibilite meme physique d'em- 
pecher peut-etre des premiers malheurs qui pourtant ne sont pas 
a prevoir. eile sera lä pour appuyer, soutenir et sauver meme s'il 
le faut. (]ertainement dans tout le cas, qu'avec une Cooperation 
efficace de l'Autriche le grand but qu'on se propose doit immar- 
quablement reussir et en peu de temps et que meme l'attitude ac- 
tuelle de cette Puissance oflre dejä de grands avantages et meme 
une certaine garantie. C'est pourquoi il me semble extremement 
imponant qu'outre le soin de presser la Cour de Vienne dans ce 
moment, on täche constamment de la lier fermement et etroitement 
pour la suite et de s'entendre parfaitement avec eile sur tous les 
points qui pourroient devenir des objets de contestation. Gar quand 
meme, comme j'espere certainement, les succes des armees alliees, 
abregeroient de beaucoup la guerre meme, les arrangemens qui 
s'en suivront apres et qui ne permettront point de passer d'abord 
nos armes, exigeront l'accord le plus parfait entre les Puissances 
coalisees ä present et la Cour de Vienne. 



Als (jcsandter in Wien. 



V 



FortsetzunfT. 

\r. 4:,. X'icnne, cc ih Mai i>>\-\. 

... Je siipplic \'<)trc Majcstc de nc point croirc quc je veuille 
dire par li\ t]ue la retraite de nos armdcs ait change les dispositions 
et les intentions de la (iour d'ici. Je puis dire avec verit^ que 
je n'en vois point de traces jusqu'ici dans mes Communications 
avec le (>)mte de Mctternich. Mais comme le Systeme de rAutriche 
ne peut poiirtant que se rattacher c\ cclui des (>3urs alli(^*es, il est 
naturel, et entierement indispensable quc Tetat dans lequel on croit 
ceux avec qui Ton veut agir conjointement, exercc une infkience 
extreme sur l'assurance avec laquclle on s'avance plus ou moins; 
il Test doublement, lorsqu'il est question d'une (^our dont la con- 
duite ainsi que le prouve la marche entiere de nos n^gociations, a 
toujours dte fort prudente et circonspccte. Toutes les demarches 
de la (.'our de N'ienne ont toujours eü une tendance visible vcrs 
la paix, et quoique les Puissances coalisees ayent cenainement 
nourri ce meme desir, on a du pounant toujours s'appercevoir 
de la nuance qu'elles ^toient persuad^es qu'une guerre vigoureuse 
pouvoit seulc conduire ä ce but, tandisque le Cabinet de \'iennc 
s'est Hatt^, et se Hatte encore que le developpement de ses forces 
puisse suflire pour faire rentrer Napoleon en lui-meme et amener 
des negociations satisfaisantes. A mesure que Tidee des forces 
communes qu'on pourra lui opposer, pourroit diminuer, le desir 
de tout tenter pour pan'cnir ä la paix, sans entrer proprement en 
guerre, devroit naturellement devenir plus pressant; et Ton ne 
sauroit nier que les choses pourroient venir au point, oü ce desir 
atteignät un tel degre que l'Autriche se crüt dans la n^cessite de 
proposer qu'on se contentät de conditions de paix moins etendues 
et moins favorablcs, et se bornät a poser sculement certaincs limites 
i\ la prdponderance de la France. Jusqu'ici, je dois le repdter, je 
n'ai pas de donnecs pour le craindre; mais ce que je viens de 
dire, sort, ce me semble, de la Situation des choses elles-memes, 
et ne devient que plus concluant, lorsqu'on pense, que toutes les 
personnes qui decident de ces grands interets, n'ont pas la meme 
Energie. Tout fait esperer que l'Autriche n'abandonnera point la 
grande entreprise de donner a Tetat politiquc de TFurope une 
forme plus stable, plus jusie et plus heureuse. On obtiendra une 
plus grande ou plus pctite panie de ce but, selon qu'on pourra 



•^2 I. Als Gesandter in Wien. 

disposcr de plus ou de moins de moyens, et qiron aura ce cou- 
rage qui ne ravale point ceux qui existent recllement, et supplee 
mcme jusqu'a un certain point ä ceux qui manquent. Ce qui est 
ä faire dans ce moment intiniment critique, est donc agir de son 
cöt6 avec toutes les forces disponibles en les menageant avec pr^- 
caution et sagesse, et faire que l'Autriche ne meconoisse point 
Celles qui existent dans la Situation physique et morale des Cours 
Alliees. et qu'elle dcploye egalement les siennes. 



Fortsetzung. 
Xr. 50. Vienne, ce 27. Mai 1813. 

J"ai eu ce matin un entretien . . . avec lui (Metternich) . . . 
J'ai fait pour lors tous les eftbns qui dependoient de moi pour 
lui representer la necessite urgente que l'Autriche en vienne enfin 
ä agir d'une maniere energique. Je lui ai montre deux moyens 
de le faire : en insistant sur Facceptation d'un veritable Ultimatum, 
ou en exigeant, surtout si l'armistice n'etoit pas conclu, que les 
armees francoises s'arretassent dans leurs progres ulterieurs, 
jusqu'ä ce que FEmpereur Napoleon se soit declare sur les bases 
de la paLx. II a ecarte cette idee par la grande probabilite qu'il 
v avait que Tarmistice seroit dejä conclu ä l'heure qu'il est. J'ai 
täche de le ramener toujours au veritable point de Mie en lui ex- 
posant que dans le fond et dans la realite des choses, la Situation 
des Allies, y compris l'Autriche est incomparablement meilleure 
que Celle de l'ennemi, dont meme les progres ne pouvoient 
conduire ä rien qui put forcer ä une paix defavorable, devoient 
echouer contre la perseverance des Puissances coalisees , que d'apres 
les preuves donnees dejä jusqu'ici, il seroit vraiment coupable de 
vouloir douter ou de cette perseverance, ou des efforts que fovt 
les Souverains coalises, secondes par le zele et le devouement de 
leurs peuples ou de l'esprit qui anime leurs armees et que plus 
la guerre durera, plus l'Europe entiere aura la conviction intime 
que les Puissances coalisees n'ont d'autre but que la tranquillite 
de l'Europe, tandisque Napoleon ne täche qu'ä satisfaire son am- 
bition. Je lui ai montre que c'est ä ces considerations et non pas 
aux evenemens du moment qu'il faut s'en tenir et qu'on doit 
trouver dans ces premieres, meme la garantie certaine de la reussite 
<ie l'entreprise pounoi que l'Autriche ne veuille pas elle-meme en 



I. AI» GcsandlCT in Wien. 



33 



desesperer. Je l'ai entm prid amicalement de penser ä sa propre 
r^puiation et au jugement qu'on portera un jour de son Ministere. 

Fortsetzung. 
Nr. 34- N'ienne. ce i Juin 1813. 

... Je crois ctre convaincu que le C. Metternich est r^jlu 
et sait que TKnipereur son maitre Test lui-mcme dentrer en guerre 
avec la France, si TEmp'^ Napoleon ne veut point consentir aux 
conditions de paix que IWutriche lui proposera. Je n'ai fait autre 
chose depuis que i'ai remarque que les idees sur les conditions 
etaient devenues plus retrdcies ici, que de tächer de savoir sur 
quelles conditions IWutriche insistera de la maniere que je viens 
d'indiquer. Je crois metre assure que les conditions dont on 
ne se departira point sont: i * la cessation du Duch^ de Varso^ie; 
2<* un agrandissement de la Prusse, proponionn^ ä V6tat d'ind^ 
pendance et de force qu'elle doit avoir pour etre puissance inter- 
mediaire. propre ä maintenir l'^quilibre en Kurope: 3 • un agran- 
dissement de l'Autriche dans les proponions analogues ä celui de 
la Prusse. De ces trois conditions la premiere peut selon moi, 
plutot qu'aucune des autres conduire ä une rupture de TAutriche 
avec la France, puisque c'est la seule qui n'admet pas de modiJi- 
cations. mais qui doit etre accordee ou rejetee en entier; ä 
un cenain agrandissement de TAutriche; ü est probable que 
ne s'y opposant pas. comme d'un autre cöte les pretennons 
ne seront pas enormes ici, je ne puis pas m'imaginer que ce 
point conduira ä de vives contestations. Celui de Taugmen- 
tarion de la Prusse est sous tous les rapports le plus important 
et le plus diflicile ä finir et tout depend de ce qu'on pourra faire 
de ce que rEmp»" d'Autriche ne se contente pas de trop p>eu ä 
cet egard. II ne m'appartient pas de developper des idees parti- 
culieres la-dessus: le mot d'agrandissement est en lui-meme 
vague et peu determine. mais ce qui est beaucoup plus facile 
ä fixer, c'est ce qui est necessaire pour assurer la tranquillite 
d'une Puissance. Or celle de la Prusse depend de la possession 
de Magdebourg, de Tindependance de Hambourg et de la cenitude 
que rKmpr Napoleon ne puisse plus faire passer, comme il Ta 
pu ces dernieres annees, sur la rive droite de l'Klbe. 

Ce sont lä des points dont il ne faudra point, selon moi, 
s'ecarter. meme dans le cas le moins avantageux. Je crois que 

Humboldt, Politische Dealucbxifleo IL 3 



•M I. Als Gosaiultor in Wien. 

le C Metlernich n'esi point eniierement decide s'il faudra demander 
la '\2"" division militaire;*) mais je crois qifon nV insistera que 
lorsqifon cn vcrra quelques facultas dans les dispositions de 
rEmp' Napoleon, ou qu'on scra scconde par les ev^nements. Ce 
qui pourra peut-ctre servir pour faciliter les negociations avec le 
(labinet de N'ienne c'est que je crois etre sür qu'il craint beaucoup 
l'idee que les Puissances coalis^es puissent faire la paix ou con- 
tinucr la guerre sans TAutriche. 

.le regarde comme impossible que la Cour de Vienne puisse 
vouloir se joindre a la France. Les diflicultes principales qui 
s'opposent aux vocux des Puissances coalisees, viennent de la 
personne de TEmpereur lui-meme. Encore hier le C. de Metter- 
nich m'a cit^ que s'il dtoit le Souverain de l'Autriche, il croiroit 
sa Position excellente, mais que comme un Ministre d'Autriche, 
eile etoit pour le moins bien difficile. Le Gl Duka**) qui accom- 
pagne TEmpereur est tres contraire a la guerre; c'est lui qui a 
desorganise l'armee apres la guerre de 1809 pour rendre impossible 
toute nouvelle guerre dont il regarde meme la tentative inutile 
contre l'Empr Napoleon. Mes voeux les plus ardents accompag- 
nent Tissue des negociations entre le C. Metternich et les Ministres 
des Cours Alliees; mais j'avoue que la seule chose que je regarde- 
rois comme heureuse seroit si les negociations avec TEmpr Napo- 
leon echouent de maniere ä entrainer l'Autriche dans la guerre. 
.le ne saurois m'imaginer qu'une paix faite a present puisse etre 
bonne et durable. 



XVI. Die österreichische Staatsleitung. 

Vienne, ce 27 aoüt 18 14. 
Tandis que l'attente du prochain Congres suspend, ä ce qu'il 
parait, toute activite politique de la Cour de Vienne, on s'y occupe 
de projets pour une reforme de l'administration interieure. Rien, 
en effet, ne saurait etre plus necessaire. Depuis une longue serie 
d'annees on manque de Ministres intelligents et zeles pour cette 
partie, et c'est, sans contredit, dans le peu d'activite qui y a regne, 
et dans les fautes enormes qu'on a commises dans la gestion des 



*J Das war die durch die Reunionen (s. 0. S. 14) einverleibte Nordseeküste. 
**J P. Freiherr v. Duka war Feldzeugmeister ; ein Gegner aller Reformen 
in Österreich, sehr einflußreich beim Kaiser, in dessen Umgebung er auch 
während des Befreiungskrieges weilte. 



I. Als Gesandter in Wim. o- 

finances, qu'il laut chcrchcr les causcs de la laiblcsse dans laquclle 
se troiive la Monarchie autrichienne, et qua quelques grands elVons 
et les dernicrs glorieux succes ne peuvcnt cacher ä ceux qui 
examinent avec attention sa vdritable Situation. Si Ton ne pense 
point i\ changer cet dtat, si Ton continue a conticr Tadministration 
a des personnes incapables ou insouciantcs, sa decadcnce ne sera 
guere que retardde tout au plus par les agrandissements que la 
derniere guerre assure a la Monarchie. Le (>)mte de Wallis*) 
avait, Sans doute, commis de grandcs fautes et fait iin lori immense 
ä la Monarchie par son opiniätrct(^, mais il mettait du moins de 
la fermete et de la consdqucncc ä suivrc un Systeme une fois 
adopted*. Depuis lui, le Ministere des Finances a dtd abandonn«^, 
pour ainsi dire, i\ lui-meme. Car le (dornte Ugarte**) ü qui on Ta 
donnd, n'a aucune connaissance de cette partie, n'a jamais ctc un 
Ministre actif et est charge en outre de tout Ic Ministere de 
rint^rieur. ( )n scnt qu'on ne saurait laisser les choses dans un 
pareil ^tat, et le projet qu'on a form^, est de mettre le Comte 
Stadion a la tete de Tadministration int^rieure. Lc (Jomte a, 
comme j'ai eu Thonneur de le marquer ä Votrc Majcste, decline 
toute part aux atVaires eirangeres, il a refuse dgalcment de devenir 
President de la Chambre (Hofkammer) ou Ministre des F'inances; 
mais il s'est montr^ dispos^ ä accepter le Ministere de Tlnt^rieur 
et une suneillance g^n^rale sur les Finances. Si Ton mettait ä 
la tete de ces dernieres le Baron de Wessenberg,***) comme cela 
n'est pas improbablc, on pan-iendrait au meilleur resultat qu'il est 
possible d'obtenir sous les circonstances donnees. II est vrai que 
ce que Tetat de la Monarchie exigerait proprement, serait un 
Ministre qui se chargeät en entier et sans restriction aucune de 
toute Tadministration interieure, qui posseddt les talents necessaires 
pour cela et qui y vouät son activit^ entiere; mais un pareil indi- 
vidu ne se trouve point, et le Baron de Wessenberg que Ton dit 
avoir beaucoup de connaissances administratives, reuni avec le 
Comte de Stadion respecte generalement pour ses lumicrcs et son 



'J S. oben S. i, (j. 

") A. Graf Ugarte, böhmischer und österreichischer überstkanzler, seit iHij 
Staats- und Konferenzminister, leitete seit dieser Zeit interimistisch das I-'inanz- 
depariement, das er 1814 an Stadion abgab. 

"*J Wessenberg war i8o<) österreichischer Gesandter in Berlin, dann in 
München, war zu verschiedenen Missionen gebraucht worden und auf dem Wiener 
Kongreß zweiter österreichischer Bevollmächtigter. 

i* 



.■>(^ I. Als liis.uulUr in \\ icn. 

integrite, pourra touitnirs corriger les abus actucls et parvenir 
peil a pcu a faire \a\o\r les immenses ressources qu'offre cette 
belle Monarchie. Lc Dc^partement qui promet deja a present de 
devenir excellent, est celui de la guerre. Le Prince de Schwarzen- 
berg y deploie une grande activite et im courage et une energie 
qui Uli fönt le plus grand honneur. 11 a soumis a TEmpereur un 
plan d'organisation de sa partie qui n'est pas encore approuv^, 
mais qui le sera probablement d'autant plus sürement que le 
Prince a declar^ que sans cela il ne pourrait point se charger du 
noiivel emploi qu'on lui a confi^. Le point de ce plan qui trouve 
le plus de difficultes, mais qui est aussi celui auquel le Prince 
tient davantage, est que le general Langenau*) soit (]hef de l'Etat- 
Major, le general Radetzky ayant obtenu Tinspection des troupes 
de la Galicie. De mettre a une place aussi eminente et par la- 
quelle on peut exercer une aussi grande influence sur l'armee 
entiere, un etranger et qui est un des plus jeunes generaux de 
Tarm^e, choque les idees et les habitudes de l'Empereur. Le 
general Duka**) craint d'ailleurs que le general Langenau ne veuille 
faire trop de changements dans l'organisation actuelle de l'armee, 
et le caractere aigre et mordant de ce dernier lui a suscite de 
nombreux ennemis qui ne laissent pas que de travailler secretement 
contre lui. Malgre ces difficultes il est ä prevoir que le Prince 
de Schwarzenberg ne cedera pas et que l'Empereur consentira ä 
la nomination du general Langenau. Si cela est, Ton se flatte que 
deux annees suffiront pour reorganiser l'armee et pour effacer 
jusqu'aux dernieres traces les suites funestes qu'avaient eues les 
mesures adoptees apres la guerre de 1809 pour sa reduction. II 
ne faut cependant pas se dissimuler que le Prince de Schwarzen- 
berg aura encore ä lutter contre trois grandes difficultes: 1° contre 
quelques individus que l'Empereur a places dans le Conseil de 
guerre au moment de sa nomination, et qu'il ne reussira pas ä 
en eloigner; 2^ contre la resistance que lui opposera sans deute 
le Departement des Finances et meme celui de l'Interieur; 3** 
enfin contre Tinfluence du general Duka, ennemi jure de toute 
Innovation. Mais la premiere pourra etre ecartee en quelque 
facon par lui, puisqu'il depend de lui de repartir le travail, ainsi 



*J Der Sachse Langenau stand seit i8ij in österreichischen Diensten als 
Generalmajor und erfreute sich großen Vertrauens bei Schwarzenberg und 
Radetzky. 

**; S. o. S. 34. 



!. Als Gesamhcr in Wien. o«^ 

>/ 

c|iril Ic jugc a propos, cntrc Ic (Ihd de rKtat-Major et le conseil 
de guerre. La seconde lombcra d'clle-mcme avec les r^formes 
des Departements Interieurs, sans lesquelles, sans aiiciin doute, 
son Departement, bien loin de pouvoir rdgiilariser et accelerer la 
marche des aiitres, scrait liii - meme bientöt force ;\ se con- 
damner i\ la meme incrtie. La derniere enlin ne saiirait etre 
levde, vu la conliance qiie ri'!mpcreiir accorde au gdndral Duka 
et qu'il meritc meme jusqu'a un certain point, si ce gdn^ral 
n'cxdcute point le projet dont il parle quelqucfois i\ prtisent, de 
prier rKmpercur de lui donncr un cmploi militaire dans unc pro- 
vince dloignec. 

On rdpandit ccs jours derniers dans la ville le bruit de plu- 
sieurs nominations a des postcs diplomatiques. Avant pris des 
informations exactes, je me suis assurd qu'aucune n'est faite jus- 
qu'ici. Mais il peut etre regard^ comme certain que le iVince de 
Kaunitz, autrefois Ministre ä Copenhague et i\ Xaples, sera Am- 
bassadeur a Madrid et que le Comte Kitz*) est destind pour aller 
a Rome. L'Ambassade de Paris est celle qui cause le plus d'em- 
barras, mais on finira probablcmcnt par la conferer au Prince 
Paul Ksterhazy,") et le general \'inccnt*"*) sera, dans ce cas, envoy^ 
a Petersbourg. La place de La Haye pourrait bien etre donnee 
au Baron de Binder, t) qui desirerait de l'avoir. Le Comte de 
Sentit, autrefois Ministre en Saxe, est de retour ici, et il sera 
presquc impossible de ne pas le placer; il le sera peut-etre a Mu- 
nich, puisque le Baron de Wessenberg sortira tres probablement 
de la carriere diplomatique. Je rcgardc comme ccMnain ouc le 
(>omte de Zichy rcstcra ä Berlin. 

Les terres que le IVince de Metternich a recues de TEmpe- 
reur, sont situees pres de Beigrade dans le Banat. Ellcs sont 
tres-consid^rables et rapponeront, lorsqu'elles seront bien admi- 
nistrccs. cnviron looooo Horins. On cn avait otTert 730000 tlorins 



*J E.Graf zu Eltz war von iyij4—iSoo Gesandter am kursächsischeu Hofe, 
itioi—iSoS am spanischen, dann scheint er aus der Diplomatie geschieden zu sein. 
Gesandter in Rom war er nie. (Mitteilung des Wiener Archivs.) 
**) War vorher Gesandter in Dresden, dann im Haag. 
*''J War iili4 bis zur endgültigen Organisation Gcncralgouvcrneur von 
Belgien und Holland. 

f) F. Freiherr Binder von Kriegelstein war ifSio—12 Gesandter in Kopen- 
hagen, dann in Stuttgart, wahrend des Krieges dem Hofe attachiert, iSm ging 
er nach dem Haag. ^^Iitteilun>; des Wiener Archivs.) 



•;^S I- Als C.osandter iii Wien. 

au Princc. s'il avait voulii Ics rendrc. Mais il a naturcllement 
pr^l^re de les garder. 

Je suis a\"ec le plus profond rcspect, 
Sire, 
de 

\'oire Maieste 
le 
tres-humble, tres-obdissant et tres-lidele serviteur et sujet 
Humboldt. 



XVII. Die Jesuiten. 

Vienne, ce 31 aoüt 1814. 

. . . Le Nonce du Pape*) m'a remis la Bulle emanee pour le 
r^tablissement de l'Ordre des Jesuites, que j'ai l'honneur de joindre 
pour le Departement des Affaires etrangeres ä ce tres-humble 
rapport, et il m'a parle ä cette occasion beaucoup sur le desir 
du St. Pere que Votre Majeste daignat retablir egalement cet 
Ordre dans Ses Etats, en s'appuyant de l'exemple de Frederic 
Second, qui l'avait protege meme apres son abolition. Je ne lui 
ai repondu naturellement que vaguement lä-dessus, en lui en 
representant les enormes diflicultes. Je ne crois point qu'il soit 
possible de faire revivre jamais dans son ancien esprit une Insti- 
tution creee dans des temps et sous des circonstances entierement 
differentes de Celles oü nous vivons; je crois donc que les crain- 
tes et les esperances que Ton concoit ä present de son retablisse- 
ment, sont Egalement vaines. Mais je ne vois neanmoins aucun 
motif qui pourrait engager un Gouvernement sage et eclaire ä 
introduire de nouveau cet Ordre chez lui, ä moins qu'il ne soit 
assez malheureux de devoir avouer que les ecoles publiques fussent 
meme moins bonnes chez lui que ne l'etaient les ecoles des 
Jesuites, ce qui certainement n'est pas le cas et ne le sera jamais 
dans les Provinces catholiques des Etats Prussiens. 



^) Im Jahre 1814 befand sich kern Nuntius in Wien, wenigstens nennen die 
Staatshandbücher von i8og—i4 keinen; doch galt als solcher der im Oktober 1801 
zum Nuntius ernannte Anton Gabriel Severolli, archiepiscopus Petrae, praelatus 
domesticus et assistens. (Mitteilung des Wiener Archivs.) 



I. AU (lesandlcr in Wien. oq 



XVIII. Note an Mettcrnich. 

|X. Januar iSi ■^. 

fOrii^iiul im K. ii. A'. JLittx-, IIi>f- und Slii.itsjrc/iiy in Wien.) 

In dem kriti.sc/irn Aui^cnblicli , jIs die preußische Ref^ierung über ihren 
Anschhtß ctn Rußland einen Entscliluß zu fassen peznnnv^en war, sandte sie den 
Oberst von Knesehccii nach HYcm, um Osterreich zu einer mö<;lichst gemein- 
samen Politik zu bestimmen. Am ij. Januar iHij traf Knesebeck in Wien ein 
und arbeitete mit Humboldt zusammen die folgende Note aus, die sich zu einer 
vollständigen Denkschrift über die politische Lage und die Absichten der preußischen 
Staatslenkung erweiterte. Läßt sich auch bei dem Mangel des Konzepts der Anteil 
der beiden Veifasser nicht genau sondern, so geht aus dem ganzen Tenor im 
Vergleich mit den Darlegungen Humboldts in seinen 'Wiener Berichten hervor, 
daß der Hauptinhalt und die Form von ihm stammt. 

a \'icnne ce iS .lanvicr iSi-^. 

Les prcuves de contiance illimitee que les deux (>ours de 
Vienne et de Berlin se sont donnees mutuellement, et Tetroite 
Union qui existe entr'elles et qui seroit dictec imperieuscment par 
les raisons politiques les plus importantcs, si eile n'etoit pas ci- 
mentee d'une maniere bien plus heureuse encore par les sentimens 
rdciproques des deux Souverains, ont engage S. M. le Roi de 
Prusse ä faire une nouvelle d^marche pour s'ouvrir sans resene 
dans les circonstances difliciles du moment actuel envers Sa Ma- 
jestd Imperiale, et se concener avec Elle. S. E. Monsieur le Comte 
de Mettcrnich, Ministre d'Etat et des Affaires etrangeres de Sa 
Majeste Imperiale, n'ignore pas que S. M. le Roi a envo\'d Son 
Colonel et Aide de (]amp General, Monsieur de Knesebeck, avec 
une commission secrete a \'ienne. (]et ofticier a eu Thonneur de 
Lui remettre une lettre du Roi pour S. M. THrnpereur, et apres 
avoir cu quelques cntrcticns prealables avec Son Excellence, il 
s'empresse de s'acquitter, conjointement avec le soussignd I'^.nvoye 
extraordinaire et Ministre Plcnipotentiaire de Sa Majeste Prussienne 
par la presente note des Ordres qui lui ont 6t6 donnes. 

La tournurc que la guerre entre la Russie et la France vient 
de prendre, a du rdveiller non seulement le voeu ardent, mais 
aussi Tespdrance fondec d'une paix qui, loin d'assoupir seulement 
pour le moment une luite dc^sastreuse, puissc asseoir la süretd de 
ri-Airope sur de n<»u\cau\ londemens, en rendant les Puissanccs 



«O ^- -^J* Gcsaiultor in Wien. 

a Icur independancc politiquc. et cn rctablissant un juste equilibre 
et un ordre convenable entr'elles. 1 /Aiitrichc et la Pnisse sont Celles 
qui. interess«5es principalement au rciablissemcnt d'un pareil ordre, 
scmblent aussi Ominemment destinces a le ramener. Leur position 
g^ographique mcmc les appelle a regier les dcstiiK^es de TAllemagne, 
et a donner rimpulsion et la direction a ses forces rdunies; et 
TAllemagne est le seul pays, a qui la Providence paroisse avoir 
assigne le beau röle de devoir maintenir rdquilibre parmi les 
Puissances de TEurope, sans pouvoir Jamals leur donner de trop 
vives alarmcs. Car quel que soit le Systeme politique qu'on adopte, 
on n'en inventera Jamals, oü un pareil equilibre soit vraiment 
assurd. sans qu'il repose sur une independance entiere de TAlle- 
magne, et un accord parfait entre les Princes qui y ont des 
possessions. 

S. M. le Roi de Prusse a vu avec la plus vive satisfaction 
que la Cour de Menne est penetree de ces principes. Elle a ete 
la premicre qui de son propre mouvement a represente dans des 
notes egalement fortes par leur contenu, et par le ton qui y regne, 
a Celle des puissances en guerre de laquelle il faut avec raison 
attendre la plus grande Opposition au retablissement d'un Systeme 
politique plus equitable, qu'il est indispensable de faire la paix, 
et qu'il est necessaire d'en faire une generale, et assise sur des 
bases grandes et larges. C'est meme sur ces pieces surtout que 
la Cour de Berlin fonde son espoir de pouvoir concourir avec 
Sa Majeste Imperiale ä l'execution d'un plan aussi vaste, et aussi 
digne d'etre concu par une grande puissance et par un Ministre 
courageux et eclaire ; ce sont elles qui ont principalement engage 
Sa Majeste Prussienne ä faire les demarches actuelles. 

Le Roi ne s'est point dissimule les dangers auxquels peut 
entrainer Texecution d'un pareil plan. Jamals grand but n'a ete 
atteint sans de grands efforts; et la resolution ferme et inebran- 
lable d'en venir ä une paix durable, peut amener la necessite de 
faire une guerre, dont les chances ne sont gueres exemptes de 
perils. Mais il n'y a certainement point d'autre moyen de remedier 
aux maux qui affligent l'Europe, et le moment est tel qu'il n'y a 
aucune puissance qui ne se repentiroit de l'avoir laisse echapper. 
Sa Majeste Prussienne est donc resolue, si S. M. l'Empereur se- 
conde Ses intentions d'appuyer un pareil plan de toutes Ses forces, 
et ne craindra point dans ce cas de S'exposer Elle-meme et Ses 
Etats aux dangers de la guerre. 



I. Als (icsandtcr in Wien. 



•1' 



La (]uuv de X'icnnc scmblc avoir vii ci:;a!cmcni oiic la Icrmc 
resolution de donner a riüirope iinc paix durable poiirroit coütcr 
de grands ellorts. Klle a ordonnö des armcmens considdrables, 
et vient de Icur donner encore i\ present une nouvelle diendiie. 

Dans ces circonstances ou S, M. le Roi de IVussc voit con- 
courir les voeiix les plus imiines de Son coeur. et Ics raisons 
politiques les plus imperieuses au meme but, c'est-.^-dirc a celui 
de iier Ses iniercts aussi eiroitement que possible i\ ceux de S. M. 
rKmpereur d'Autriche, il a dcrnnd aux soussignds des instructi(jns 
dont la tenue generale est, de declarer que, si Sa Majesie Imperiale 
est rdsolue d'annoncer aux Puissanccs bclligeranies Sa Mediation 
armdc comme une mesure dictde par Ses intdrets, et prdsumdc 
agrdable pour elles, et d'appuyer cette Medialion d'une manicre 
efticace, le Roi de Prasse est pret i\ concourir sur Son invitation 
a une entreprisc aussi belle, et surtout aussi ndccssaire avec toutes 
les forces qui sont a Sa disposition. II est naturel, qu'on n'oscroit 
se borner dans un parcil cas simplement i\ des armemens dans 
rintdrieur de la Monarchie, et que Tattitude des puissanccs m6- 
diatriccs devroit aussi etre rendue imposante par des positions 
militaires prises adroitement. Mais les circonstances amenees par 
la lin de la campagne presente sont Celles, que 80000 hommes 
rassembles sur des points en Allcmagne, 30000 envoyes en Italic, 
et 30000 tenus disponibles pour des mouvemens vers le Nord de 
TAllemagne suftiroient sans doute du cöte de TAutriche pour faire 
une grandc impression. Le Roi est dgalemcnt pret dans ce cas 
ä s'entendre avec la Cour de Vienne sur les bases de la paix, et 
a aussi etendu sur ce point les instructions des soussignes. Le 
but essentiel en seroit de rendre a TAllcmagne son independance 
entierc, de reparer les torts que les evenemens des dernieres annees 
ont causds a plusicurs puissanccs, et d'ctablir par LAutriche et 
la Prusse eiroitement unies ensemblc, et soutenues par les autres 
l^rinces de FAllemagne, une masse de lorces capable de maintenir 
un jusie equilibre entre les puissanccs de l'Ouest et Celles du Nord 
et de Li-st. Sa Majestd en Se prononcant ainsi, nc Se lait point 
Illusion sur la situtation actuelle de Ses Ktats; mais les soussignds 
savent d'apres les entretiens qu'ils ont eu Thonneur d'avoir avec 
S. K. Monsieur le (]omte de Metternich, qu'ils n'ont pas besoin 
de Liii exposer, que la Prusse par sa position gdographique et 
son inHuence sur le Nord de LAllemagne, par les rclations person- 
ncllcs du Roi avec rilmpcreur Alexandre, par Tenergie du (louverne- 



42 



I. Als Gosaiultor in Wien. 



ment, par scs movens miliiaircs. cnC(M-e trcs-reels, puisqu'on s'est 
hatt5 de les r(?organiscr chaque fois que des circonstances malheu- 
reuses leur avoit portt5 atteinte, enlin par Tesprit de ses habitans, 
possede encorc une forcc d'action propre i\ ctre mise dans la balance. 

Les soussignt^s croicnt pouvoir se dispenser d'entrer d'avan- 
tage dans le detail de Icurs instriictions. 11s n'en ont meme expos^ 
la teneur g(5nt^rale piiisque la premicre loi que S. M. le Roi, 
leur Maitre, leur ait prescrite, est celle d'une franchise absolue, 
et puisqu'ils sont pcrsuadds qu'il nV a rien de si avantageux pour 
une nc^gociation entre des Cabinets amis et guid^s par les memes 
principes, que d'exposer mutuellement sa pensde toute entiere. 
(]ar d'ailleurs ils sentent parfaitement que le fond de leurs In- 
structions, et le moment dans lequel se trouve la marche pro- 
gressive que le Cabinet de Menne semble avoir adoptee pour 
arriver au meme but, ne coincident pas tellement qu'ils puissent 
se tiatter ä present d'une reussite parfaite de leur commission. 

La Cour de Vienne a temoigne a la France son desir qu'on 
en vint ä une pacification stable et generale, et lui en a meme 
d^peint la necessite avec les couleurs les plus fortes; la France a 
bien accueilli cette demarche, et s'est montree disposee ä rendre 
le repos ä l'Europe; la Cour de Vienne est autorisee ä faire les 
memes demarches aupres des Puissances coalisees; eile est sortie 
par lä en quelque facon du röle de puissance simplement auxi- 
liaire qu'elle jouoit jusqu'ici. Tl est naturel ä present que les 
autres puissances donnent egalement leur assentiment, qu'une des 
deux parties prononce les bases de la paix, et que l'autre se declare 
sur elles; et ce n'est qu'alors que viendra le moment vraiment 
ddcisif. S'il est permis de juger d'apres ces premieres demarches 
d'Autriche sur Celles qui vont leur succeder, il faut avouer qu'elles 
sont trop sages, trop bien calculees, et surtout trop energiques 
pour qu'on puisse les prendre pour des demarches isolees, et 
qu'on ne doit pas y voir le premier anneau d'un plan general et 
vaste, et l'eiTet d'une resolution formelle de prendre une part 
reelle et vraiment active aux evenemens du jour, et de venir effi- 
cacement au secours de l'Europe affligee par des guerres inter- 
minables. Si ces suppositions sont fondees, le Systeme de la Cour 
de \'ienne en est donc un qui, par le fond et relativement ä son 
but, convient entierement avec les intentions du Gouvernement 
Frussien, mais qui attend son developpement total encore du temps 
et de la marche des evenemens. 



I. Als Gesandter in Wien. j^« 

Lcs soussignds croicni donc dcvoir sc b(jrncr a retard de 
ce plan plus dtcndu poiir Ic monicnt simplcmcnt i\ la questi(jn : 

si la (.'our de \'icnne alors qiie des bases de paix seront pro- 
noncöcs, et qii'ellc lcs jiigera convenables il la cause commune de 
l'F^urope et i\ ses intdrets paniculicrs, est rdsolue d'ajrir d'unc 
maniere active et dnergiquc avec toutes ses forces militaires pour 
faire adopter ces bases i\ la bYancc? 

ou sie eile veut sc borner i\ un role plus passif, et simpicmeni 
employcr lcs voyes de la persuasion et des negociations pour faire 
que ces bases soyent acccptces, sans lcs appuyer de ses forces 
militaires ? 

La (]our de Hcrlin Ic rcgardera comme unc nouvclle marque, 
infiniment precicuse de la confiance de ccllc de \'icnnc, si eile 
voudra s'expliqucr sur cette double qucstion. 

Si la rdponsc etoit affirmative pour la premicrc, et que la 
Cour de Berlin convint egalcmcnt des memes bases de la paix, 
les soussignds repetent quMls sont autorisds ä ddclarer de leur 
cötd un concours parfait du Roi, leur Maitre, ä un pareil projet, 
et munis des pouvoirs ndcessaires pour entamer et terminer des 
negociations lä-dessus. Sa Majest^ ddsire du fond de Son coeur 
de Sc Her etroitcmcnt i\ TAutrichc, et Elle prdferoit intiniment 
d'accdder a sa Mediation armde plutöt que de changcr cntierement 
et brusqucmcnt de parti ce qui n'est analogue ni ä Son caracterc, 
ni ä Ses principes. Mais lcs soussignes concoivent qu'une pareille 
ndgociation, et mcme la ddclaration a son dgard peut cntrainer 
des delais avec eile, d'apres lcs ddmarches que le Ministere 
Autrichien a faitcs jusqu'ici, et dont il attend les rdsultats ulterieurs. 

La Prussc malheureusemcnt sc trouvc dans une Situation 
infmiment pressante, et cette Situation oblige lcs soussignes a cn 
venir avant toute chose ä d'autrcs consideralions et i\ d'autrcs 
instances. Bien loin de pouvoir attendre, commc TAutriche, que 
sa Position mettroit ddjä i\ Tabri , si eile nc pouvoit pas sc 
reposer sur ses armemcns; peu de semaincs, peu de jours mcme 
peuvent suffire pour faire dprouver ä Sa Majestd Prussienne lcs 
plus crucls cmbarras, et La forcer a prendre un pani decisif. Les 
troupes Kusses sc trouvent deji\ sur la l\issarge; rien nc peut 
lcs empcchcr d'arrivcr aux bords de la Vistule. Si dies ddpassent 
cette riviere, et s'avancent vers l'üder, si la (]our de Petersbourg 
demandc au Roi de faire une paix particulicrc avec eile, et menace, 
en cas de refus. de ravager ses lüats et d'incorporer la Lithuanic 



11 I. Als Gcsaiultor in Wion. 

et la Prusse (."»rientale. t^iuelle reponsc Sa Majcste donnera-t-clle 
dans unc Situation aussi penible? 

11 n'cst point nccessaire d'achcvcr ce tablcau; Ics circonstances, 
la Situation des choscs, les scntimcnts connus de Sa Majest^, tout 
parle de soi-meme. La seule chosc qui dans ce cas pourroit 
fournir une consolation vdritable et unc tranquillit^ entiere au 
Roi, scroit, si la C^our de \'icnne en s'entendant avec Lui sur les 
bases de la paix future, et animde commc Lui, uniquement du 
ddsir de la voir conclue, se mettoit en dtat de faire sa paix parti- 
culiere d'apres son acquiescement avec la Russie, et Lui promettoit 
le concours le plus actif des que les troupes Russes, ayant passe 
la \'istule, s'avanceroient jusqu'a l'Oder. 

Mais la Situation que les soussignes vicnnent de depeindre, 
est si cruelle que leur premier et plus pressant devoir est celui de 
tacher de fournir a leur Cour au moins une base certaine qui 
puisse guider ses deliberations dans ce cas malheureusement trop 
facile ä prevoir. De la maniere dont le Cabinet de Berlin est 
place entre les trois grandes puissances du Continent, le point le 
plus important pour lui, sans meine encore parier des allcctions 
et des sentimens personnels de S. M. le Roi, est celui d'etre 
entiercmcnt eclaire sur la conduite que tiendra la Cour de Vienne. 
Toute resolution que les circonstances pourroient determiner le 
Gouvernement Prussien ä prendre, surtout cellc de se Her plus 
etroitement a l'Autriche, devient dans sa position particuliere et 
rapprochee du theätre de la guerre et des armees Russes difticile 
et embarrassante, autant qu'il n'est pas sür que la Cour de Vienne 
ne restera point en activite d'alliance avec la France. La Cour de 
Vienne peut toujours s'attendre aux menagemens les plus soigneux 
de la part de la Russie. Cette puissance a un interet evident a 
ne pas lui donner Heu ä de justes griefs, et a ne pas la porter 
par lä ä prendre une part principale ä la guerre. Sa Majeste 
Prussienne peut esperer ä juste titre, et meme etre süre de tous 
les menagemens et egards, compatibles avec les circonstances, de 
la part de S. M. l'Empereur Alexandre; mais la position geogra- 
phique des Ltats Prussiens s'oppose a ces menagemens, et si les 
Russes veulent s'avancer au dela de la Vistule, ils doivent faire 
decider auparavant toutes les questions sur la Prusse, et quelle que 
soit cette decision, il n'y en a aucune qui n'expose le Roi et Sa 
Monarchie aux dangers les plus pressans, s'il est reduit a agir 



I. Als (Jesandtcr in \Vi"n. Ar 

seul, et s;ins poiivoir sc licr a TA Ulriche, sans savoir au moins 
que sa conduitc nc scra pas eniicrcmcnt opposde i\ la sicnnc. 

(]ontormemcnt i\ celte rellcxion, et a tout cc qu'ils vicnncnt 
d'exposcr ici, les soussignds sc voycnt par consc\]ucnt oblig(5s de 
faire les instances les plus vires et les plus pressantes 

pour c]ue Sa Majestd lmp(?rialc daigne d^clarer ä S. M. Ic 
Roi, Icur Maitre, par teile voyc qui Lui paroitra la plus convenable, 
mais d'unc maniere cenainc et pr(^'cise, que Sa Majestd est rds<jlue 
ä nc plus faire coopdrer au rcnouvellement de la campagne Ses 
troupes avec les troupes Francoises, ou prendre en gencral unc 
part activc a la guerre contre les enncmis de la bVance. 

Si les soussignds ont bien saisi le Systeme actuel de la Cour 
de \'iennc, unc parcille r^solution se trouve d6]ä d'ellc-memc dans 
la marche qu'ellc s'est propos^e, et sur laqucllc eile est memo 
deja enirec en pourparlers avec la France. (>ar des qu'clle porte 
des parolcs de paix aux dcux parties, qu'elle est autorisde a n^go- 
cier avec les enncmis de son Allie, et que sous cc rapport sa 
libcrte et sa mobilitd entiercs lui sont rendues, eile prend le röle 
de puissance mddiatrice. Mais une Mediation quelconque admet- 
troit-ellc jamais la qualite d'Allid d'unc des deux parties dans le 
Mediateur, et que seroit unc Mediation qui nc scroit pas forte du 
caracterc d'impanialitd dont eile portcroit rempreinte? 11 y a plus. 
L'Autriche a fait les eübrts les plus genereux pour prevenir la 
guerre actuelle; n'y ayant point reussi, eile a ^te la premiere a 
d^clarer i\ la France que, quand meme la continuation de cette 
guerre nc lui seroit pas impossible, eile nc sauroit cependant la 
conduire ä aucun rcsultat a la fois d^cisif et avantageux. L'Autriche 
elle-memc ne peut donc avoir aucun intdret ä y cooperer encore. 
On peut meme dire avec assurance qu'aussi la France a bien plus 
besoin d'un Mediateur fort et imposant ä tous les dgards que de 
Taccroissement de moyens militaires, que lui fournit un (^orps 
auxiliaire. 

Les soussignes n'ont ajouie cette rellcxion a Icur demande 
que puisqu'il Icur importait de prouver ä S. E. Monsieur le (dornte 
de Metternich qu'elle n'est en aucune maniere dtrangere au Systeme 
de sa (]our qui, comme ils le rdpetent avec plaisir, scmblc au 
fond le meme que celui de la Icur; mais qu'il Icur paroit au con- 
traire qu'elle en decoule directemcnt. Sans cependant s'arrctcr 
davantage ä cette considdration, ils prient Son Kxcellencc de Icur 
permcttre d'aiouter encore les deux observations suivanles. 



4^> 



I. Als GcsaiuUor in \Vicn. 



Si les soussignes oscni insistcr au nom de Icur Cour sur une 
parcille dticlaration, ce n'cst certainemcnt point dans rintention, 
qu'elle doivc precisdment la dctcrmincr dans ses decisions; et 
beaucoup moins cncore liii scrvir d'appui pour prendre un parti 
oppose a cclui qifelle suit a prtiseni. 11s sentent parfaitement 
que mcmc la dclicaicssc amicale de Sa Majest^ Imperiale pourrait 
r(?pugner a donner ainsi rimpulsion dans un cas aussi difticile. 
l.cs Ciouvernemens, comme les individus, ne doivcnt prendre con- 
seil que d'eux-memes; et c'est aussi ainsi que la Prusse ira au 
devant des evenemens qui Tattendent. Mais les uns et les autres 
ont pourtant besoin de certaines bases dans leurs deliberations, et 
si S. E. Monsieur le Comte de Metternich examine bien la Situ- 
ation actuelle du Gouvernement Prussien, Elle ne saura nier qu'il 
ne peut prendre un parti decisif sans au moins se proposer la 
question dont il s'agit ici. Or doit-il se contenter de la resoudre 
d'apres des suppositions, ou doit-il y attendre la reponse de la 
bienveillance et de l'amitie du Souverain meme, son voisin et son 
ami, et qui lui a fourni des preuves multipliees de Ses sentimens ? 

Si le Cabinet de Berlin est prive d'une pareille base dans ses 
deliberations, il se trouve, comme les soussignes n'hesitent point 
ä le dire, dans une incertitude entiere : Soit alors que les progres 
des Armees Russes condamnent la Prusse ä une passivite absolue, 
ou qu'elles la forcent a suivre leur impulsion, cet evenement ne 
peut, aussi politiquement pris, pas ctre indillerent ä l'Autriche, 
comme le sort du Roi ne Test certainement pas au Coeur de Sa 
Majeste Imperiale. Une declaration de cette nature seroit enfin 
certainement la plus propre ä permettre ä la Prusse de suivre 
avec succes le Systeme adopte par la Cour de Vienne, tandisque, 
aussi longtemps qu'il est denou^ de cette declaration, ce Systeme 
ne sauroit offrir une sürete süffisante ä un Etat qui, se trouvant 
par les circonstances du moment dans une Situation entierement 
differente d'elle, doit abandonner la plus grande partie de ses pro- 
vinces aux ravages de la guerre, en n'en sauvant qu'une tres-petite, 
et qui, s'il continue ä fournir un Corps auxiliaire ä la Erance, n'a 
gueres de beaucoup d'autres moyens ä disposer. 

11 ne reste plus aux soussignes, qu'ä prier S. E. Monsieur le 
Comte de Metternich de porter les reflexions exposees dans cette 
note ä la connoissance de Sa Majeste Imperiale, et de La supplier 
en leur nom de daigner y häter la reponse en proposition des 
embarras dont la Situation de Sa Majeste Prussienne est environnee. 



I. Als Gfsandtcr in Wien. An 

lls prcnncnt cn mcmc tcmps la libcric de sc rcscrvcr de rcvcnir 
duns la suite a la partie principale de leiirs insiructions, si la 
nature de la r^ponse de Sa Majcste Imperiale et les circonstances 
devüient le Icur permctire. 

Les süiissignt^s proliient de celte occasion pour reiterer a S(jn 
Kxcellcncc Tassurance de leiir haute consid^ration et de leiir 
attachement sincere. 

Humboldt m. p. Knesebeck m. p. 

A S. K. Monsieur le ( dornte de Metternich, Ministre d'l'.tat 
et des AlVaires etrangeres de Sa Majeste Imperiale et K ovale 
Apostoliquc. 



XIX. Note an Metternich. 

i;-;. März iSr^. 

iAhcliriß als BeilJi,^e zu Jen Berichten Humboldts im Geh. StJJtsjrcJiiv.J 

Am i'(S'. Februar iSij wurde der Vertrug von Kiiliscft abgeschlossen; mit 
der folgenden Note machte Humboldt dem Wiener Hof die offizielle Mittheilung 
davon. 

Au (Äjmte de Metternich. 

A Vienne ce 13 Mars 181 3. 

Le Soussigne Envoye Extraordinaire et Ministre Plenipoten- 
tiaire de S. M. le Roi de Prasse, vient de recevoir des ordres de 
sa Cour dont il s'empresse de s'acquitter envers S. E. Mr. le (> 
Metternich, Ministre d'Etat et des AlVaires Etrangercs de S. M. 
Imperiale. 

Le Soussigne n'a pas besoin de rctracer a S. E. le tableau de 
la Situation penible dans laquelle S. M. le Roi, Son Maitre, se 
trouvait pendant ces derniers mois, Ic Cabinet de }3erlin ayant 
toujours eu soin d'informcr cxactement celui de \'ienne de tout 
ce qui pouvait Tinteresser a cet egard. 

La F'rance ne remplissait aucun des cngagemens quV-lle avait 
pris dans les dill'erens Traites conclus avcc la Prusse; toutes les 
rdclamations du Ministerc du Roi furent vaines; et les Gdndraux 
Francais se permircnt des actes auxquels rien ne les autorisa et 
qui sont inoiiis en pays amis et allic's, meme la promesse donnde 



48 



I. Als Gesandter in Wien. 



par ri'jnpcrcur Napoleon de ne plus faire des requisitions, fut 
eniVeinte peu de momens apres qifelle avait ete faite et d'apres 
les Ordres de rKmpereur lui-meme. 

IViin autre cöx6 les Armdes Russes s'approcherent des frontieres 
de la Prusse, ellcs les depasserent et s'avancerent jusques vers la 
capitale de la Monarchie. Mais au milieu de ces Operations mili- 
taires S. M. rKmpereur de Russie ne troubla point la neutralit^ 
de cette partie de la Sil^sie pour laquelle eile avait ete stipulee 
dans le Traitd avec la France. 

Dans cette Situation, aggravee par les maux auxquels le pa3^s 
avait d^jä pendant les dernieres annees ete en proye, il n'y avait 
plus un moment a perdre pour fixer le Systeme de la Prusse. 
L'Empereur Napoleon doit se dire, qu'il n'a rien fait pour la con- 
sers'er dans le sien ; il lui a donne au contraire les motifs les plus 
puissans pour l'attacher a celui de ses adversaires. Le salut de 
l'Etat; le voeu de la nation, tout y appelait. 

Un Traite de paix, d'amitie et d'alliance entre la Prusse et la 
Russie a donc ete signe le 27 Fevrier*) et ratifie par les deux 
Souverains; et c'est par ordre expres de Sa Cour que le Soussigne 
a l'honneur de le communiquer confidentiellement ä S. E. Mr. le 
Comte de Metternich. II se flatte que Son Excellence observera 
avec plaisir que cette communication a ete expressement stipulee 
dans l'article XI du Traite.**) Elle verra egalement que les prin- 
cipes sur lesquels se fonde ce Traite, sont des principes de paix 
et de justice et analogues par consequent a ceux professes publi- 
quement par la Cour de Vienne elle-meme. 

Sa Majeste le Roi en ordonnant au Soussigne la communication 
du Traite, lui a enjoint en meme temps de temoigner en son nom 
par rOrgane de S. E. Monsieur le Comte de Metternich ä S. M. 
l'Empereur d'Autriche qu'Il met la plus haute confiance dans les 
sentimens de S. M. Imperiale et qu'Il compte bien certainement 
que les mesures qu'Il se voit dans la necessite -de prendre, ne 
troubleront en rien l'intimite et la bonne harmonie qui existent 
si heureusement entre S. M. l'Empereur et Lui et ä la conser- 
vation desquelles 11 attache tant de prix. Sa Majeste sera toujours 



y An diesem Tage wurde der Vertrag von Hardenberg und Anstett in 
Breslau gezeichnet, am 28. von Scharnhorst und Kutusof in Kaiisch. 

**J Er lautet: Les articles ci-dessus seront tenus secrets pendant l'espace de 
deux mois, mais pourront etre communiques immediatement ä l'Autriche, l'Angle- 
terre et la Suede. 



I. Als riisundlir in Wien. 4q 

emprcssce de se conccrter avec S. M. Imperiale sur tont ce qui 
regarde les afTaires importantes du momcnt et d'agir d'un commun 
accord avec Elle, et Sa Majestd aime ä se (latter de rencontrer les 
memes dispositions dans S. M. Imperiale envers IJIc. 
Le Soiissigne saisit cctte occasion etc. 

(signc) Humboldt. 



XX. Denkschrift für den Kongrefs zu Prag. 

15. — iX. jimi 1S13. 
{Eigenhändiger Entwurf im Geh. StJMsarchiv.) 

Die folgende Denkschrift sollte die Grundlage für die Instruktion bilden, die 
den Vertretern Preußens und Rußlands für ihr Verhalten auf dem Kongreß zu 
Prag, für den zuerst Gitscliin in Aussicht genommen war, Richtschnur sein sollte. 
Aus dem Inhalt ergibt sich, daß ihre Abfassung in die Tage zwischen dem 75. 
und 18. Juni fällt. Die Verträge mit England waren abgeschlossen am 14. und 
i§. Juni, also ist dies der terminus a quo; da Humboldt am 2j. Juni dem Staats- 
kanzler Hardenberg brieflich eine Umarbeitung der Instruktion, gemäß der in- 
zwischen veränderten Sachlage, ankündigt, so ist dieser Tag der terminus ad 
quem; da er die Zustimmung Metternichs zu der Forderung „Räumung der 
Festungen" noch nicht kennt — sie wurde am 14. Juni erklärt — so rückt die 
Abfassungszeit näher an diesen Termin, und da er am Abend des 18. Juni mit 
Hardenberg nach Ratiborschütz reiste und die nächsten Tage mit Unterhand- 
lungen ausgefüllt sind, so verengert sich der mögliche Zeitraum auf die Tage 
zwischen den />. und 18. Juni i8ij. In den ersten Tagen des folgenden Monats 
arbeitete Humboldt den Entwurf um, ließ die räsonnierenden Absätze weg und 
stellte bloß genaue Verhaltungsmaßregeln auf. So entstand die kürzere Instruktion 
(eigenhändiger Entwurf im Geh. Staatsarchiv), deren endgültige Redaktion am 
7. Juli oder an einem der folgenden Tage erjolgte; ihre Mitteilung erübrigt sich, da 
die Veränderungen nur durch die tatsächlichen Ereignisse bedingt waren, die 
Grundlagen die gleichen blieben. 

Projet d'instruction pour les negociations de Gitschin. 
Le point de vue duquel il faut regarder les negociations qui 
vont etre entamees apresent a Gitschin, dcvient clair, des qu'on 
considere attentivement la marche politique quc le (labinet de 
Vienne a tenu jusquMci. Ce Cabinet ayant pris sur lui le röle 
d'une mediation armee, il est dans le cas de proposer au Gouverne- 
ment Francois des conditions de paix dont le refus entrainera in- 
failliblement la guerre entre la r>ance et TAutrichc apres soi. II 

Humboldt, Politische Denkschriften II. 4 



:;^0 I- Als- ("icsAiuUor in Wien. 

s'agit, par consequent, d'une ncgociation cntrc la puissancc media- 
trice et une des parties bcllig^rantes. Mais la Cour de \'^ienne, 
par suitc des rapports d'amitie qui la lient aux Puissances coalisees. 
a voulii se concertcr auparavant avec elles sur les conditions a 
proposer a !a France; eile a ddsire en memc tems qu'il s'etablit 
une negotiation plus gen(frale sur les conditions memes. II est 
donc utile et meme necessaire que des Ministres des Puissances 
Allides se trouvent au moment de ces negotiations aupres du 
Ministere Autrichien pour pouvoir donner sans ddlai les eclair- 
cissemens que la ndgotiation principalc cntre l'Autriche et la 
France pourra exiger. 

r/est pour s'acquitter de cettc commission que les sieurs 
N. N. seront envoyds ä Gitschin, et leur premier devoir sera de 
se placer cnticremcnt dans le point de vue developpe ci-dessus. 
lls ne se regarderont point comme des Plenipotentiaires charges 
de negocier avec la France sous la mediation de l'Autriche, mais 
comme des Ministres envoyes pour pouvoir etre consultes sur les 
intentions de leurs (]ours, et specialement charges d'un cöte de 
surveiller la negociation de leurs ennemis avec la puissance me- 
diatrice, d'empccher cette derniere de s'ecarter de la ligne qu'elle 
a formellement promis de tenir, et de s'opposer de toutes leurs 
forces ä ce que la negotiation ne soit trainee en longueur, et d'un 
autre cöte de faciliter cette negotiation, autant que les interets de 
leurs cours le leur permettent, puisque le voeu sincere des Puis- 
sances coalisees est de pan'enir le plutöt possible ä une paix juste 
et equitable. C'est lä-dessus qu'ils regleront leur conduite entiere, 
et s'ils rencontroient peut-etre des Agens Francois a Gitschin, ils 
observeront sans aucune affectation, mais avec dignite, la meme 
conduite envers eux que doivent observer des Ministres de puis- 
sances en guerre accredites ä la meme Cour. 

La marche ici prescrite decoule de la nature meme des choses 
et des rapports respectifs des puissances qui y sont interessees; 
mais eile est rendue indispensablement necessaire aussi par l'attitude 
dans laquelle la Russie et la Prusse se trouvent vis-ä-vis de leurs 
autres Allies, et nommement vis-ä-vis de l'Angleterre; et comme 
ce point est d'une importance d'autant plus grande qu'il touche 
de pres les sentimens personnels et la delicatesse des Souverains 
engages dans la grande lutte, il est necessaire de le developper en 
entier, avant que d'entrer plus particulierement dans Tobjet de 
la Mission actuelle. 



I. Als Clesandter in Wii-n. - | 

Ricn n'cst plus (floigne des scntimcns de L. I.. M. M. l'Kmpc- 
reur de Russic et le Roi de Pnisse qiie de faire la Fnoindre de- 
marche qui poiirroit paroiire ne pas comprendre aussi les inierets 
de leurs A]\\6s en eile, mais Leiirs Majesies croiroient nef^liger ccs 
intdrets memcs, sMls n'employoient pas tous les moycns qui sont 
en Icur pouvoir poiir faciliter une n(^*gotiation d<jni le but unique 
est oll d'obtenir un noiivel Allie puissant, oii d'en venir ä iin 
arrangemenl preliminaire deja actuellement utile ä TAngleterre et 
propre a faire reussir cekii plus etendu auquel eile doit viser. 
La marche que TAutriche a choisie et qu'il n'a point tenu a la 
Russic et i\ la IVussc de changer, exige absolument des nego- 
tiations avec la France, et ce seroit abandonner au ha;iard et ces 
n^gotiations et l'accession entiere de TAutriche a la (Joalitiun que 
de vouloir s'exclure entieremeni des pourparlers qui vont avoir 
lieu. L'oeuvrc de la pacitication generale est en meme tems d'une 
ctenduc si immense et comprend tant d'interets divers en soi que 
vouloir les reunir tous a la fois par un C^ongres gdndral, seroit 
vouloir prolonger la guerre i\ toute eternite, ou dtablir des armi- 
stices d'une longueur d^mesuree et incompatible avec le but de la 
guerre. Les negotiations actuelles sont, par consequent, egalement 
n^cessaires pour la continuation de la guerre et pour la conclusion 
d'une paix definitive, et elles ne sauroient faire le moindre tort a 
l'Anglcterre, si on garde strictement les interets de cette puissance 
toujours en vuc. 

Mais pour le faire, il faut s'astreindre rigoureuscment a la 
forme des negotiations entre l'Autnche et la France auxquelles 
la Russie et la Prusse ne fönt qu'intervenir pour le bien commun 
de tous leurs Allies, et traiter, si mcme un en vient a un arrange- 
ment pacitique, cet arrangement, autant pour son essence que 
pour sa forme, non pas commc un arrangement separe, mais 
comme un arrangement prdalable. 

Le but des Instructions presentes n'exigeroit gueres un deve- 
loppement ulterieur de ces iddes; il ne sera n^antmoins pas inutile 
d'ajouter les rellexions suivantes. Si les negotiations actuelles con- 
duisent au resultat de faire acceder TAutriche ä la (.'oalition, il 
est evident que TAngleterre doit savoir grc aux Puissances de ne 
pas avoir neglige par une fausse deiicatesse et un scrupule porie 
trop loin d'y intcn'enir. Si, au contraire, il en resultoit un 
arrangement pacilique, une paix prealable ou, pour ne point se 
cacher derriere des mots d"un sens equivoque, une veritable paix 



z^-2 1. Als liosundtor in Wien. 

contincntiile, 1'Anglcterre devroit encore s'en ieliciter. Car cette pak 
auroit etc rcndue par des puissances alli(fcs avec eile et soigneuses 
a mdnager constammcnt aussi scs int^rets; il n'y seroit rien cntre 
qui füt contraire a scs vues particuliores ; tout ce qu'clle rcnfer- 
mcroit, seroit propre a faciliter sa propre paix avec le Gouverne- 
ment Francois; les Puissances alliees avec eile feroient tous leurs 
etVons pour faire que la paix prdalable et, pour ainsi dire, con- 
tinentale iVit suivic par st)n compl^ment, la paix generale et mari- 
time, et la premiere memo leur auroit donn^ plus de poids pour 
pouvoir y rdussir. L'Angleterre auroit reconquis par une guerrc 
qui ne lui a coütd presqu'aucun elTort jusqu'ici, la communication 
libre et non genee avec une grande partie du Contincnt, rendue 
independante; eile verroit la domination de la France aübiblie, et 
se trouveroit par la reunion de ces deux circonstances dans une 
Situation infiniment plus favorable pour faire aussi sa paix avec 
la France ou pour continuer la guerre avec succes. II s'agit seule- 
ment de regarder du veritable point de vue l'utilite que l'Angle- 
terre peut retirer des guerres contre la France sur le Continent, 
pour concevoir la justesse aussi de la premiere de ces deux theses. 
(]e n'est point proprement pour distraire les forces de la France 
pour l'empecher de les r^unir toutes contre eile que l'Angleterre 
doit vouloir lui susciter des ennemis sur le Continent. II y a si 
peu de points oü eile peut etre attaquee directement que ce n'est 
pas la que pour eile git le danger. Le but des guerres continen- 
tales pour l'Angleterre ne peut etre que l'affranchissement du 
Continent de la domination Francoise qui empeche d'ailleurs ses 
libres Communications; du reste, eile doit desirer le repos et la 
tranquillite du Continent, puisque c'est dans cette Situation seule 
qu'elle peut alimenter son Industrie et son commerce. Une bonne 
pak continentale (car il n'est certainement pas question d'une autre) 
augmente, par consequent, tous les moyens de l'Angleterre et en 
öte ä la France pour lui nuire; et Tun et l'autre doit faciliter la 
paix maritime. II ne faut pas oublier non plus que c'est cette 
derniere seule qui olfre de grandes compensations ä Napoleon 
pour les sacrifices qu'elle pourroit lui coüter, tandis qu'il nc peut 
se decider ä ces memes sacrifices pour celle sur le Continent 
qu'en autant qu'il craint les dangers de la continuation de la 
guerre. C'est aussi l'Angleterre seule qui a des conquetes ä lui 
restituer. Si donc, suppose toujours que la France doit etre 
portee ä de grands sacrifices, la Separation de la paix maritime 



I. Als (Wsandlfr in Wien. 



53 



de ccllc sur le (iontincnt pcut cntraincr des inconvcnicns apres 
eile, c'est beaiicoiip pluioi poiir Ics l'iiissances du f.'oniinem que 
poLir l'Angleterre.*) 

Apr6s avoir fixd ainsi le point de viie diiqucl Ics n(^*gociations 
de Gitschin devront etre regardees tani en ellcs-memcs qiie par 
rapport aiix relations avec TAngleterre, il laut ddterminer d'une 
maniere plus precise Tobjct de la Mission presente. 

(iette Mission repose entierement sur la Medialion de 
FAutriche; le devoir des Ministres qui en seront charges, sera donc 

I. de faire quc la nögociation actuelle conduise de la maniere 
la plus prompte et la plus p^remptoire possible au resultat de 
cette Mediation: c'est-A-dire ou a la ddclaration de TAutriche C(;ntre 
la France ou ä la conclusion d"un arrangcment pacirique prealable; 

•2. de ne rien negligcr pour portcr la (]our de N'ienne a ne 
s'arreter, conformc^ment a son propre interet, aux engagemens 
qu'clle a pris, et aux dispositions intiniment bonnes et amicales 
qu'elle a t^moigndes cnvers les (]ours Allides, qu'i\ des conditions 
propres i\ garantir la durde de la paix par Tinddpendance et le 
renforcement ndcessaire des puissanccs qui ont rdunis leurs efVorts 
contre la France; et pour eloigner le cas qui seroit si infiniment 
douloureux pour les Souverains allies, de devoir refuser de signer 
des conditions d'une nature contraire, mcme au risque de continuer 
la gucrre sans TAlliancc de TAutriche a laquelle, outrc le secours 
rdel qui leur en reviendroit, les sentimens qu'ils nourrissent envers 
S. M. TFmpereur Francois, leur fait attacher tant de prix, de la- 
quelle ils ont du se ttatter constamment jusqu'ici d'apres les ouver- 
tures de Sa Majcstd Imperiale Klle-meme et sur laquelle ils ont ddja 
calculd une grande partie de leurs Operations militaires jusqu'ici. 

La neccssite de faire cesser le plus promptement possible 
rincertiiude qui regne encore sur les ddterminations futures de la 
(]our de \'iennc, est trop evidente pour avoir besoin d'ctre de- 
montrde. File existe tout autant pour rAutriche que pour les 
Coeurs alliees. Le (^omte de Mettcrnich l'a reconnue souvcnt; il 
a propose par cette raison i\ rFmpereur. son Maitre, de se rendre 

•; Foli^'enJc Stelle ist gestrichen: Le plus <^t\inJ dcsM\mtJi:c qiii yeut luitre 
pour l'Angleterre d'une paix continentale conclue jpresent seroit que \jpoleon 
pourruit cuntinucr avec plus de vigueur la ^uerre en Kspagne. Mais comtne 
cette guerre l'affaiblit dans une proportion beaucoup plus grande qu'elle ne pcut 
jamais lui etre utile, eile presente par lä-meme ä l'Angleterre une compensatiun 
des sacrifices qu'elle fait pvur secourir les [•L';pag>w!s. 



Z^{ I. Als Gesandter in Wien. 

dans iin cndroit voisin") des quarticrs generaux des deux Armees 
en guerre: il a dit plus d'une iois aux Ministres de Russie et de 
Pnisse que, des <que le rassemblement des troupes en Boheme 
seroit termin^, ce qu'il est effectivement depuis plusieurs jours, la 
grande ».^uestion de la guerre ou de la paix devoit etre decidee. 
L'Armistice conclu depuis ne sauroit ricn changer a Turgence de 
cette d(fcision. Le (]abinet de Vienne a senti ceci lui-mcme, le 
('omte de Metternich insiste dans la piece qui accompagne l'Office 
du 7. remis au Comte de Nesselrode,**) sur la nccessite de ne 
point perdre cet intervalle, de presser tout ce qui peut contribuer 
ä recommenccr la guerre avec vigueur, invite a envoyer des Mili- 
taires a Prague pour se concener sur le plan de campagne, et 
promet des pleins pouvoirs pour une Convention pour le cas de 
guerre, qui depuis sont arriv^s effectivement. On peut donc se 
riatter avec raison que le (>abinet de Vienne pretera lui-meme les 
mains pour faciliter aux Ministres des Cours Alliees de s'acquitter 
de ce premier point de leur Mission. II est ä supposer par ces 
memes raisons qu'il ne sera point question de propositions d'une 
Prolongation de TArmistice actuel. Si cependant les Ministres des 
Cours alliees pouvoient presumer seulement qu'elles seroient faites, 
ils s'empresseront ä representer Fimpossibilite d'une pareille Pro- 
longation en montrant que, sans parier des avantages immenses 
qu'elle donneroit ä Tennemi, eile rallentiroit infailliblement l'ardeur 
et Tesprit excellent qui animent l'Armee combinee, feroit l'impres- 
sion la plus defavorable sur la nation, rejetteroit sur les Etats 
Prussiens le fardeau de nourrir en entier les Armees Alliees et 
en partie celle de l'ennemi et diminueroit par lä la possibilite de 
bien faire la guerre, qui pounant est le seul mo3'en d'obtenir une 
paix solide et honorable. Pour eviter aussi que la France ne 
traine les negociations en longueur et rende par lä une pareille 



y Kaiser Franz weilte seit dem ^. Juni iSij in Gitschin. 
**) Das ist das Gitschin - Reichenbacher Friedensprogravim (bei Oncken, 
Osterreich und Preußen im Befreiungskriege, II, ßjßf.). Es heißt darin, der 
Waffenstillstand muß benutzt werden, um die militärischen Maßregeln möglichst 
zu verstärken und den Feldzugsplan gemeinsam festzustellen. Man schlägt zu 
diesem Zweck einen militärischen Kongreß in Prag vor. — Dieser wurde später 
gebildet und bestand aus Schwarzenberg für Österreich, Grolmann für Preußen, 
Toll für Rußland. — Österreich wird dem Grafen Stadion Vollmachten erteilen, 
um für den Fall des Krieges mit Rußland und Preußen einen eventuellen Ver- 
trag zu schließen. 



1. Als Gesandttr in Wien. rr 

Prolongation neccssairc, Ics Ministrcs des (lours alliecs demandc 
ront (.]uc le i. de .luillet soii le termc aiK|Licl !a grandc quesiicjn 
de la paix oii de la guerre doit etrc ddciddc; ils n'fjmettroni rien 
pour cngagcr la (A)ur de \'ienne a acceptcr cllc-memc ce terme 
et ä V astreindrc le (louvernement l'Yancois, et montrcront combicn 
les semaines qiii s'dcouleront de ceiic ^poque jusqii'üi rexpiration 
de l'armistice, sont indispensablenient n^cessaires pour touics les 
mesurcs qii'il faiidra prendrc de part et d'aiitre. 

Les conditions ;\ proposer par la (iour de \'iennc ä la l*"rancc 
sont renfcrmees dans ( )llice du 7, remis au (dornte de Nessclrodc 
par le dornte de Metternich.*) (]es conditions y sont partag(*es 
en deux classes, et TAutriche veut regarder les unes comme süffi- 
santes pour amener, si elles sont refusdes, la guerre cnire eile et 
la France, et soutenir les autres, en employant, comme il y est 
dit, la meme chaleur a les defendre, jusqu'au point de la rupture 
de la negotiation. l.es Ministres des (iours allides aurunt donc a 
<et dgard. 

1. a engager le (>abinet de \'iennc ä proposer ces deux (blasses 
de conditions, sans faire remarquer, le moins du monde, au 
(louvernement Francois la distinction qu'il dtablit entrelles; 

2. a faire tous leurs elfons pour la porter ä donner ä la 
premiere de ces deux classes une dtendue plus propre a assurer 
le but auquel la Cour de Vienne, ä la grandc satisfaction des 
F^uissances coalisees, a ddclard depuis la tin de Tannee derniere 
de vouloir concourir. 



'J Allgemeine Bedinj^ungcn : i. Die Auflösung des Herzogtums Warschau. 
•j. Die Vergrößerung Preußens infolge dieser Auflösung; die Rückgabe von 
Danzig samt seinem Gebiete, v- Die Rückgabe der illyrischen Provinzen an 
Österreich. 4. Die Wiederherstellung der Hansestädte, zum mindesten Hamburgs 
und Lübecks, und ein rvenigstens eventuelles, und mit dem allgemeinen Frieden 
verbundenes Abkommen über Außiebung der übrigen Teile der ^2. Militärdivision. 
Diese vier Fragen betrachtet Österreich als Bedingungen sine qua non des Friedens. 

5. Der Verzicht auf das Protektorat über den Rheinbund und die Auflösung 
dieses Hundes. Österreich wird diese Frage mit aller möglichen \]'drme unter- 
stützen und sein Andringen bis zum Abbruch der Unterhandlungen treiben. 

6. Der Wiederaufbau Preußens in einem größeren Maßstabe als oben ausge- 
drückt ist, indem es so sehr als möglich (autant que possible) seiner Gebiets- 
ausdehnung von /&15 angenähert wird. Österreich wird diese Frage mit der- 
selben Wärme unterstützen wie die vorhergehenden. Besondere Bedingungen: 
Lin ('hereinkommen zwischen Österreich, Rußland und Preußen über das Gebiet 
des Herzogtums Warschau. 



z^ß 1. Als Gesandter in Wien. 

Le prcmicr point ne sauroit rcncontrcr la moindre difficulte. 
Tollte vigucur, tonte chaleur avec laquelle on appuyeroit la se- 
conde classe des conditions, seroit ^videmmcnt illusion, si le Ga- 
binct l-Yancois savoit d'avance que rAiitriche finiroit par les aban- 
donner, des qu'on menaceroit de rompre la negotiation. Le 
Cabinet de Vienne a certainement en lui-meme l'idee que cette 
distinction doit rester un secret impenetrablc entre les Gours 
alli^es et Uli. Mais les Ministres de ces Gours devront seulement 
le prier d'examiner bien mürement si les Communications faites 
jusqu'ici a TEmpereur Napoleon par le G^ndral Bubna*) ne doivent 
pas deja avoir donne au Gouvernement PYancais quelque soupcon 
a cet egard, et de tacher dV rem^dier. Geci seroit possible, a ce 
qu'il paroit, puisque la distinction que deja le General Bubna a 
6t6 Charge d'^tablir entre dilTerentes conditions, etoit celle de con- 
ditions proposees par I'Autriche elle-meme et en egard a ses in- 
t^rets directs, et d'autres qu'elle appuyerait comme faites par les 
Gours alliees. La condition qui a nommement ete traitee ainsi 
par le General Bubna, est celle de l'abolition de le Gonfederation 
du Rhin. Or rien n'est plus facile pour le (Cabinet de Vienne 
que de dire que, cette condition touchant particulierement sa 
Gour, comme ayant ete revetue de la dignite Imperiale de l'Alle- 
magne, il n'avoit pas trouve convenable de la proposer lui-meme, 
mais que le cas etoit different, si cette meme condition, presentee 
par les autres Puissances, acquerroit un caractere de desinteresse- 
ment et devenoit un temoignage de confiance. 

Les Ministres des (]ours Alliees devront ensuite insister que 
les six conditions renfermees dans les deux (blasses, qui, puisque 
Taggrandissement de la Prusse y est mentionne deux fois, se re- 
duisent proprement ä cinq seulement, soyent presentees a la France 
avec les amendemens**) proposes par leurs Gabinets dans les 



*J Dieser war am 12. Mai in das Hauptquartier Napoleons nach Dresden 
abgereist, um ihm die Friedensvermittelung Österreichs anzukündigen. Als Grund- 
lagen sollte er bezeichnen: i. Auf hebung der politischen Existenz des Herzogtwns 
Warschau und Verwendung seiner gegenwärtigen Bestandteile zur Verstärkung 
der Zwischenmächte; 2. Rückgabe der illyrischen Provinzen an Österreich mit 
einer guten Grenze gegen Italien ; j. Verzicht Frankreichs auf die überrheinischen 
Departements in Deutschland. Den Verzicht auf das Protektorat über den Rhein- 
bund sollte Bubna empfehlen. 

**y) Diese Amendements zu den österreichischen Bedingungen wurden von 
Hardenberg in Konferenzen, die vom 10. Juni an zwischen ihm, Nesselrode und 



I. Als Gesandter in Wien. rrj 

protocolics envov(?s par Ic (.'omtc de Stadion :! sa Ojiir, et dis- 
cuter, s'il le faut, avcc la (^jur de Viennc ces amendemens memes. 
On peiit cepcndant sc flattcr qiic cette discussion nc presentera 
gueres de grandes diflicultds. (.'ar ramendemcnt de revaciiation 
des füfteresses, fait ;\ l'occasiün de Pariicle de l'aggrandissement 
de la Prusse, est si indispensable «-iiril a ^t^ probablement sous- 
entendii par la (]our de Vicnne. (.'elui fait h Tarticle de la 32. 
Division Militaire ne peut , comme traitant d'un arrangement 
eventuei, rencontrcr gucrcs de difficulte auprcs de rKmpereur 
Napolt^on. ( leliii ajout^ au (>. article du rdtablissement de la IVusse 
est sunout dirig^ contrc le sens vague de Texpression: „^tat ap- 
prochant autant que possiblc'', et ii est susceptible par li 
meme d'etre autremcnt irKjdifie. comme ii sera devcloppc encore 
davantage ci-apres. 

Kn tächant de sc conccrtcr ainsi avec Ic (!abinet de Vicnne 
sur la tencur des propositions a faire ä la PYancc, les Ministres 
des (!!ours alliees s'elVorceront principalement en mcme tems de 
rapprocher les id^es de la (iour de \'icnne sur la pacification 
future davantage de Celles de Icurs (]ours a cet egard, pour 
engager la premicre a ^tendre le cercle des conditions desquelles 
eile ne sait se departir en aucun cas. 

Ils commenceront, pour cet eilet, ä t^moigncr a la (]our de 
Vienne combien les Souverains, leurs Maitres, sont sensibles ä la 
pan vigoureuse qu'elle a ddja prise jusqu'ici ä leurs etTons r^unis. 
Elle a ete la premiere qui a d^montr^ dans des picces egalement 
fortes de verite et ^nergiques dans les expressions Tinutilite de la 
guerre contre la Russic et Timpossibilite pour les puissances inter- 
mddiaircs d'en tolerer la Prolongation; eile a facilite aux Arm^es 
Russcs Toccupation du Diiche de Varsovie par Tordre donne au 
I'rince de Schwartzcnberg de se retircr. et par Tarmistice qui ac- 



Stadion statlfandcn, vvrgcschlapen ; er verlangte zu Punkt -2 ;s. o. S. x^ AJ den 
Zusatz „die Räutming aller in den preiissischen Staaten und im Herzogthwn 
Warschau gelegenen Festungen, welche jetzt noch von französischen Truppen 
besetzt sind"; zu Punkt 4 die Veränderung: „ein Abkommen über Außiebung 
(nicht nur} der übrigen Theile der j2. Militärdivision, sondern auch aller Staaten 
des Hauses Braunschweig und Lüneburg" ; zu Punkt 6 statt der Worte: „indem 
es so sehr als möglich seiner Gebictsausdchnung von iSo^ angenähert wird'^ den 
Passus „dass der Wiedcrauß>au Preussens nach dem Stand von iSo>; bewirkt 
werde." In seinen Weisungen für Stadion hatte Metternich die Änderungen von 
4 und 6 abgelehnt. 



:-^ I. Als Gesandtor in Wien. 

compagnoit cctte rctraitc; eile a devcloppc a rKmpereur Napoleon 
la nt^cessite de retablisscment d\u\ sistcme d'ec]uilibre et d'inde- 
pendance generale, entiercment oppose a ses vues d'ambition et 
d'usurpation. et Ta somme dV preter les mains; eile n'a cesse de 
s'engagcr plus ou moins explicitement vis-a-vis des Puissances 
voalisees a Vy forccr par la voie des armes, s'il s'obstinoit ä sV 
rcfuser: eile s'est d^gagee de TAUiance avcc la France pour la 
guerre presente et a resiste a toutes les tentatives de Napoleon 
de Vy entrainer de nouveau; eile a rassemble un corps nombreux 
de troupes en Boheme; eile a declare d'une manierc categorique 
de vouloir entrer en guerre contre la France conjointement avec 
les puissances coalis^es, si l'Empereur Napoleon se refusoit ä ac- 
cdder aux conditions proposees par eile; eile a conclu enfin une 
Convention eventuelle pour le cas de la guerre. Les Cours alliees 
ont SU apprecier tant de gages des intentions amicales de S. M. 
l'Empereur Francois envers elles et de sa ferme resolution de 
cooperer au meme but avec elles; elles ont temoigne une con- 
riance entiere et illimitee ä la Cour de Vienne, elles se sont as- 
trcintes rigoureusement a toutes ses formes, l'ont laisse agir dans 
une pleine liberte, en se reposant toujours sur eile de ce qu'elle 
sauroit conduire sa marche, quelque longue qu'elle püt paroitre, 
au resultat desire; si elles ont vu avec une vive douleur tarder 
des secours qui, arrivant ä tems, auroient, presque sans elTorts, 
pu sauver l'Furope et assurer son sort, elles ont redouble d'acti- 
vite pour lui presenter constamment des forces qui, en la mettant 
a Tabri d'un danger isole pour elles etoient propres ä lui inspirer 
Tespoir de succes communs; la premiere reflexion dans tous leurs 
calculs militaires a constamment ete celle de faciliter la Coopera- 
tion Autrichienne au moment oü eile pourroit avoir Heu. Les 
Cours coalisees ont donc acquis, et par les propres demarches de 
la Cour de Vienne et par la maniere dont elles y ont repondu, 
le droit de la conjurer de ne point s'arreter au milieu d'une aussi 
belle carriere et de ne point laisser retomber l'Europe dans le 
danger evident et imminent d'une domination etrangere. Voilä 
ce que les Ministres des Cours alliees devront lui exposer, en lui 
montrant les dangers auxquels les Puissances coalisees et elle-meme 
sont en proie, les premieres, si elles sont forcees de continuer ä 
elles seules une guerre dont toutes les difficultes diminueroient 
de bien plus que de la moitie par son accession, et eile, si eile se 
livre seule au ressentiment de Napoleon qu'elle a provoqu^ vi- 



I. Als GcsandttT in Wien. ro 

siblcmcnt. Ix momcnt actucl nc rcvicndra jamais plus, ci TAu- 
triche auroit ä sc reprochcr etcrnellcnicnt d'uvoir cause la ruine 
de l'Kurope, si eile negligcoii d'cn pn^litcr. 

Les (]ours coalisdes, et c'cst \ä ce quc leurs Ministres devront 
rcpr^senter surtout, tombent certainement d'accord avcc la (]our 
de Viennc que les conditions d'une paix doivcnt subir des modili- 
cations d apres les chanccs de laguerre; elles ne nourrissem point 
d'esp^rances chimcriques et ne forment poinl de demandcs exces- 
sives. Mais ellcs sont aussi fermement persuadcics que, quclles 
que soient les chanccs de la gucrre, il ne faut neantmoins jamais 
se soumettrc a des conditions qui feroi[en]t d'une paix uniquement 
une trevc mal assurdc. Mlles n'ont jamais eu d'autre but que 
d'assurer par la paix la tranquilliie et requilibre de l'Kurope; elles 
se bornent d'y atteindre moycnnant rarrangcment dont il est 
question actuellcment, par Tindependance et la lerme union de la 
Russie, de l'Autrichc et de la Prusse et de l'Allemagne, trop (^troite- 
ment licc ä ccs dcrnieres pour pouvoir avoir des interets separes; 
elles insisient uniquement 

1. sur une abolition des entravcs qui genoient Tindependance 
politique de la Prusse; 

2. sur la cessation d'une influcnce de la France sur l'Alle- 
magne qui dtoit et est encore une veritable domination; 

•i,. sur un renforcement proportionnel de TAutriche et de la 
Prusse. (>ar la dissolution et le partage du Duche de Varsovie a 
^t^ propos^ par la cour de \'icnnc elle-meme, Si Ton relit les 
pieces emandes pendant Thiver dcrnier du (]abinet Autrichien, on 
trouvera que toutes etablissent les memes principes et que l'im- 
possibilite de s'en depanir y est plus d'une fois ddmontree. 

I/independancc de la Prusse, et on peut meme dire, son 
existence politique dependent ndcessairement de l'evacuation des 
forteresses qui ont garnison Francoise dans ce momcnt. 11 n'y a 
pas le moindre doute que la Cour de Viennc nc mctte cette dva- 
cuation et restitution des forteresses de TOder dans la ligne des 
conditions a Tappui desquelles eile seroit prete d'entrer en gucrre; 
il n'y en a pas pcut-etre non plus que la France acccpte cette 
condition sans dilViculte. Mais eile pourroit, tout en promcttant 
cette restitution, vouloir la dilVerer jusqu';^ la conclusion de la paix 
g^n^rale, en ne regardant cn attendant Tarrangcmcnt actucl quc 
comme la signaturc de prdliminaires, et il sera facile de prouver 
h l'Autrichc quc ccla ne sauroit etre tolcrt^ mais quc, si l'arrange- 



()Q I. Als Gesandter in Wien. 

ment proalable doit avoir licu, revacuation des fortcrcsses doit en 
suivre immediatemcnt la signaturc, et quc ceite condition ne sau- 
roit qu'appartcnir a Celles qu'elle met en premiere ligne dans sa 
ddclaration du 7 de ce mois. Tout cc qui a ete dit plus haut 
contre la Prolongation de Tarmistice, acquicrt une double force, 
lorsqu'on Tappliquc au point des forteresses. 

L'accroissement des forces de rAutricbe et de la Prusse est 
le point qui dans le cours de la negociation pourroit plus que 
tout autrc donner Heu a la discussion, puisque le mot d'accroisse- 
ment est vague et indetermin^ par lui-meme. 

11 est donc d'autant plus n^cessaire que les Ministres des Cours 
alliees exposent avec precision les idees de leurs Cours sur ce 
point, et la maniere dont cela se fera, prouvera en meme tems 
que ce ne sont entierement pas des vues d'aggrandissements 
chimeriques qui dirigent les Puissances coalisees ä cet egard. Leur 
point de vue au contraire est uniquement qu'on assigne dans le 
nouvel ordre des choses qui va ctre etabli, ä la Prusse des fron- 
tieres qui, en etendant son territoire d'une maniere convenable, 
soyent militairement bonnes et aisees ä defendre. Aussi par 
rapport ä l'Autriche les Cours alliees auroient par cette raison 
desire de voir parmi les acquisitions Autrichiennes le Tirol et la 
partie de l'Italie jusqu'au Mincio, y compris la forteresse de Man- 
toue. Quant ä la Prusse, il est evident que la seule frontiere qui 
lui assureroit une barriere süffisante contre une aggression dans 
ses possessions Allemandes, seroit le cours de l'Elbe avec les places 
fones qui se trouvent sur cette riviere, et cette idee, dont il fau- 
droit faciliter Texecution en determinant la frontiere de maniere 
que la capitale de la Saxe restät exclue entierement du territoire 
Prussien, meriteroit d'autant plus d'etre prise en müre conside- 
ration que la Saxc pourroit etre indemnisee des districts qu'elle 
perdroit par cet arrangement. Si cependant on ne pouvoit point 
atteindre ä un pareil accommodement, la rcstitution de la forteresse 
de Magdebourg seroit toujours indispensable pour lui fournir un 
point imponant de defense. Otte restitution a meme un interet 
politique plus general, puisqu'elle opposeroit un grand obstacle ä 
la domination Francoise sur le Nord de l'Allemagne. Un article 
presqu'officiel du Moniteur parle en effet d'un projet de garnir 
tout le cours de l'Elbe de forteresses Francoises. Si l'on per- 
mettoit ä Napoleon de realiser ce plan d'apres lequel une nouvelle 
forteresse doit etre construite ä Tembouchure de la Havel et la 



I. Als Gfsandttr in Wien. (^1 

villc de Hamburg circ changcc en vcriiablc place forte, !cs limitcs 
de rKmpire bYan^ois seroienl vraiment (-tcndiis jusqu'ü I'Klbe et 
son tcrritüirc d(?lendii et prot^ge par iine ligne avanc(^"e de for- 
teresses, de mcme qiie Pancienne l'"rance Test par iine iriplc 
enceinte (?galemeni lormidablc. Tout espoir d'indepcndancc de la 
iiioindrc partie de rAUemagne scroit pour lors ^vanoui, la IViissc 
seroit cxpos(^*c a chaqiie momeni ä des attaqiies contre les>.|uelles 
eile ne pourroit se del'endre qiie foiblement, et la liberte du com- 
merce seroit entierement illusoire, puisque l'i^mpereur Napoldon 
pourroit se rendre presque sans cflort Maitre des cötes de ia 
Baltique. Les consdqucnces qui en rdsulteroient pour Tindepen- 
dance de loutes les puissances, n'ont gueres besoin d'etrc devc- 
loppdes davantage. 11 est donc essentiel dejii de rompre seulement 
cctte ligne en assurant a ia IVusse la ville de Magdeburg et des 
provinces au dela de TKlbe. La Prusse doit etre sürc aussi de 
ne pas voir passer des troupes bYancoises sur la rive droite de 
TKlbe iusqu'a Tembouchure de ce Heuve, et tous les pr^textes qui 
Icur cn ont fourni jusqu'ici la facilitd devroient cesser absolument. 
l/indcpendance de Hamburg et de Lübeck et Ia libert^ illimitee 
de ces villes de communiquer avec l'Angleterre est une condition 
indispensablement necessaire, non seulement pour la l^russc, mais 
aussi pour TAllemagne et TKurope en general. La communication 
prompte et libre entre l'Angleterre et le (kontinent doit toujours 
former une des premiercs bases de la politique Kurop^enne, et il 
est d'un intcret commun quc les deux villes que leur Situation 
g^ographique, leur commerce et une longuc suite de relations deja 
formees rendent eminemmcnt propres a entretenir cette communi- 
cation, ne dependent de Tinliuence directe d'aucune puissance en 
particulicr. 

Les Ministres des Cours alli^es feront sentir au Cabinet de 
Vienne que tout arrangement pacifique auquel ils pourront con- 
sentir, doit reposer sur les bases qu'on vient de d^velopper ici. 
Si leur propre inieret ne leur d^fendoit pas d'en signer un autre, 
ils ne pourroient pas non plus justifier qu'un semblable aux ycux 
de leurs AUies et nommement de TAnglcterre/) 



*) Gestrichen ist folgende Stelle : Car tout ce qui a ete dit ci-dessus de la 
maniere dont l'Angleterre duit envisager les guerres et les paix continentales sc 
reduiroit ä un tissu de sophismes, si on vouloit l'appliquer ä une paix qui ne 
garantirait point l'independance des puissances principales du Continent, ou nc 
feroit que faiblement. 



()2 I- Als Gesandter in \Yicn. 

Ces retlcxions suftisent aux Ministres des C^ours alliecs pour 
prouver au (^abinct de \'ienne Timpossibilite absolue d'acquiescer 
aux sculs quatre points enonces en premiere ligne dans la piece 
qui accompagne l'ofrice du 7; ils s'en seniront en mcme tems 
comme d'argiimens pour engager ce (>abinet a leur donner aussi 
de son cöte une etendue plus satisfaisante. 

Sans faire mention du contrastc frappant qui existeroit entre 
les conditions d'une pareille paix et les principes et intentions pro- 
fesses hautement par les Alli^s, quelle seroit la garantie qui assure- 
roit a la Prusse et ä TAutriche la conscrvation des provinces qui 
leur auroient ^t^ restituees, puisque leurs moyens de defense n'en 
auroient pris qu'un bien leger accroissement? Comment la France 
ne recommenceroit-elle pas, des que les Armeniens auraient ete 
dissous et que les trouppes Russes seroient retournees sur leur 
patrie, a exercer d'abord une influenae et peu ä peu une veritable 
domination sur la Prusse et meme sur l'Autriche, ainsi qu'elle l'a 
fait jusqu'ici ? Jusqu'ä quel degre devroient etre portees ces tenta- 
tives pour provoquer de nouveau des eftorts aussi immenses que 
ceux faits maintenant, pour les repousser, et comment pourroit-on 
iamais se flatter de reunir une seconde fois des armees aussi 
grandes, aussi bien fournies de tout ce que la guerre exige, aussi 
pleines d'ardeur de combattre l'ennemi commun qu'on en a 
rassemble maintenant entre l'Elbe et l'Oder? Mais aussi abstraction 
faite du peu de sürete qu'un pareil etat de choses offriroit pour 
l'avenir, il seroit pour la Prusse egalement desesperant pour le 
moment present. Ne regagnant que des Provinces dont les habi- 
tans ne lui seront jamais sincerement attaches, qui ont eprouve 
recemment tous les maux de la guerre et qui dejä anterieurement 
etoient pour eile une source continuelle de depenses, retrouvant 
ses anciens Etats dans un epuisement entier, cause par une guerre 
entreprise dans les intentions les plus nobles et tendant ä etablir 
un ordre de choses absolument nouveau, voyant toute la partie 
de son commerce qui a les ports de la Mer du Nord pour de- 
bouches, dans une dependance totale de la France qui exerceroit 
toujours une influence predominante sur Hambourg et Lübeck, 
quand meme ces villes porteroient le nom de villes Anseatiques, 
le Gouvernement Prussien seroit denue de tous les moyens 
necessaires pour relever ses peuples du malheur profond oü ils 
seroient plonges. Les seules deux conditions vraiment satisfaisantes 
pour les Cours alliees dans ces propositions sont celle de la disso- 



I. Als r.csandter 



CvK 



Union du Duchc de N'arsovic et ccllc de raccnjissemcnt de la 
Monarchie Aiitrichiennc. Mais la premierc nc peut gueres etrc 
nommd'C iin grand sacriticc porte par la I*Yancc i\ laLiuellc cctic 
province ^toit ddjii enlevde par la voye des armes; et qiioique 
l'Aiitriche rccevroit iine augnieniation de territoire beaiicoup plus 
grandc que les autres Puissances, eile scroit toujours privde prdcise- 
ment de Celles parmi ses ancicnnes possessions qui sont les plus 
propres :\ assurer son indepcndance politique et ü la mettre cn 
etat de dcfcndrc aussi celle de ses voisins. 

Les Ministres des (>ours allides accompagncront cet expose 
des principes de la pacificaiion i'iiture du tablcau des forces mili- 
taires qui sont, dans le moment present, :\ la disposition de la 
Prasse et de la Russie. 11s sc sei^'iront pour cet eilet de la picce 
ci-annexde*) et conjureront la cour de Viennc de nc point vouloir 
trop rabattrc des justes prdiensions que les puissances peuvent 
former contre Napoleon, par Topinion certainement erronde d'une 
trop grandc disproportion entrc les forces des Allies et les moyens 
que la F'rance peut leur opposer. 11 est evident au contraire que 
la masse de moyens materiels que les puissances coalisdes ont 
rdussi a rassembler, est tellement imposante que les Souverains 
allies seroient coupables envers leurs sujcts memes, s'ils ne vou- 
loient point retirer des effons immenses de leurs peuples le fruit 
qu'ils s'attendcnt a juste titre d'en recueillir. Le Cabinet de \''ienne 
a des renseigncmens plus exacts et plus detailles que les Allies 
eux-memes sur les pertes immenses que TArmee Francoise a faite 
depuis le commencement de la Campagne; il connoit le mauvais 
etat de cette armee, et il a ete temoin, pour ainsi dire, de la perse- 
vdrance et de la bravoure avec lesquelles les Armees alliees ont 
dispute chaque pouce de terrain a Tennemi. ()r c'est un fait que 
la Prusse aux alVaires de Görschen et de Bautzen n avoit pas mis 
le quan des trouppes en campagne dont eile dispose en partie 
d6]ä äpresent et disposera infailliblement a Texpiration de TArmistice. 
f.'Armde Russe a dgalement recu de grands renforts. (7est unc 
vdritö reconnuc que la guerre organise la guerre, et le grand art 
de Napoleon a toujours consiste a frapper dans les premieres 
semaines d'une campagne des coups qui paralisoient toutes les 
forces de Tcnnemi. ( )r il a dchoud dans cette tentative i\prdsent: 
il n'a pu entamcr aucun Corps; il n'a point porte le dcsordre dans 



'i Rührt nkhl von Humboldl ht 



64 



I. Als Gesandtor in Wien. 



la moindrc panic de TArmec; la siennc n'occupc qu'une partie 
tres modique des Etats Prussiens et est entouree et vexee partout 
dans son tlanc et son dos par des d^tachemens des troupes allides 
dont Tactivitd n'a ^t^ que suspendue par rArmistice. Quel que 
soit Ic jugemcnt que Ton puisse porter sur l'issue des journ^es de 
Görschen et de Baut2en, il est sür qu'clles doivent avoir rendu 
rArm^c combinec plus redoutable a rcnnemi ; I'ordre, la discipline 
et le Courage que ccttc armec a montree dans sa rctraite, doivent 
Uli valoir plus que les plus brillans succes, dus souvent au hazard, 
la conliance de ceux que dejä la conformit^ des principes et des 
intentions d^signe comme leurs Allids futurs. II sera facile aux 
Ministres des (]ours Alliees d'ajouter a ce tableau celui des forces 
imposantes que l'Autriche elle-meme vient de rassembler. Ils 
s'empresseront d'exprimer ä la Cour de Vienne combien les leurs 
applaudissent a l'energie qu'on a employee et qu'on employe 
encore pour mettre TArmee Autrichienne sur un pie formidable; 
ils assureront que les Souverains de la Russie et de la Prusse 
voyent avec la sensibilite la plus profonde dans ces preparatifs 
l'intention ferme et serieuse de les secourir, de ne point ceder ä 
d'injustes demandes et de retablir en Europe un ordre de choses 
propre a garantir une tranquillite durable; mais ils conjureront 
d'autant plus avec des instances redoublees la Cour de Vienne de 
ne pas faire manquer une aussi belle entreprise, en se proposant 
un but trop rapproche et trop peu satisfaisant. 

Rien ne sauroit etre aussi penible et douloureux aux Cours 
Alliees que de devoir entrer, pour ainsi dire, en contestation avec 
Celle de Vienne sur les bases de la paix future. Mais elles se 
flattent que leurs Ministres reussiront ä convaincre le Cabinet de 
Vienne qu'elles sont dans une impossibilite entiere de se borner 
ä Celles que le Cabinet a propose(es) comme telles qu'elles doivent 
etre defendues les armes ä la main; que la disproportion des 
moyens qui empecheroit d'en obtenir de meilleures disparoit, des 
qu'on examine la Situation veritable des choses et qu'on ne la 
croit point moins bonne qu'elle n'est reellement; qu'enfin la 
necessite de se procurer une independance et une sürete veritables 
est si grande et si urgente qu'il est indispensable d'ajouter encore 
tous les efl'orts dont on est capable, a ceux faits deja jusqu'ici 
pour atteindre au but. On se flatteroit enfin de pouvoir gagner 
apres l'intervalle de quelques annees d'autres avantages sur la 
France et d'aller ainsi de pas ä pas. Cet inten^alle bien au con- 



I. Als Gcsundlcr in \Nicn. Qr 

trairc ne scniroit qu'^l rcndrc nuls Ics avantagcs acquis iprdsent, 
et pour une marchc progressive dans ce genrc le premicr pas de- 
vroit etre tout aiitrement assiire qu'il ne le scroit, si la (^our de 
Vienne vouloit rester :\ la distinction qu'elle a (^*tablie jusqu'ici 
entrc les conditions de paix qu'elle a propos^es. La combinaison 
singuliere et presque miraculeuse de circonstances qui a ^branld 
jusques dans ses anciens fondemens la domination de Napoleon, 
ne peut etre regardee par lui que comme un orage qui s'est ac- 
cumule peu ;\ peu autour de lui. S'il parvient a le conjurer cette 
fois-ci, un homme de son talent et ;\ la tete diin tel l^mpire saura 
bien faire disparoitre meme jusqu'i\ la possibilit^ du retour une 
catastrophe semblable. Si malgre toutes ces considdrations tous 
Jes elVorts des Cours Alliees pour faire renoncer le Cabinet de 
Vienne i\ la distinction ^tablie entre les conditions ä proposer et 
lui faire embrasser avec la meme Energie toutes Celles que ces 
Cours jugent necessaires, echouoient, les Ministres chargds de la 
n^gotiation prcsente dcvront lui soumettre au moins la reHexion 
suivante. 

Si TAutriche, comme puissance mediatrice, devoit trouver que 
les Cours Alliees ne peuvent se contenter des conditions qu'elle 
propose et auxquelles la France accedera peut-etre, puisqu'en ettet, 
•excepte les Provinces lllyriennes, eile ne perd que ce qui lui a 
d6']ä 6te arrache, eile reconnoitra pourtant que ce n'est point ici 
le cas qui existc ordinairement dans les Mediations, que le Me- 
diateur reconnoit que le droit est du cöt^ de celui qui se ränge 
de son opinion. Elle ne pourra jamais nommer injustes les de- 
mandes des Allies; eile en a reconnu de meme la justice dans 
plus d'une piece qu'on pourroit citer, et nommemcnt dans les In- 
structions dont le Prince de Schwartzenberg a ete muni/) Elle 
pourra tout au plus juger que les Puissances coalisees agissent 
avec une fermete trop prononcee, et eile devra plaindre le sort du 
Gouvernement Prussien auquel d'apres les iddes, auxquelles eile 
croit devoir se borner, il tomberoit en panage un lot si peu 
propre, on ne dit point de la mettre en ^tat de jouer le röle 
(comme le Cabinet de Vienne la juge tant de fois indispensable) 
d'une puissance iniermediaire entre la b>ance et la Russie, mais 
si peu propre meme de garantir seulement d'une maniere quel- 
conque son independance que ce Gouvernement, a qui personne 



•; S. 0. S. 25. 

Humboldt, Politische Denkschriftea II. 



(^(') I. Als Gesandter in Wien. 

ccnaincmcnt n\i rekise jamais Telogc de la moderation et de 
ramour de la paix, est force de prdf^rer la continuation de la 
guerre a une paix. pareillc. La (]our de Vienne devra reconnoitre 
d'un autre cöt6 que c'est toujours rKmpereur des Francois dont 
Tambition ddmesur^e s'oppose au r(^tablissement d'un etat de 
justice et d'equilibre en Europe, et les C.ours alliees pourront se 
riatter que sa (^onduite dans un pareil cas sera analogue a cettc 
convictiün. 

Apres avoir developpe ainsi en general les principes qui 
düivent diriger les negotiations de la paix d'apres la conviction 
intime des Puissances allides, il n'y a qu'un seul point particulier 
qui reclamera encore I'attention des Ministres de ces Cours. C'est 
celui du partage du Buche de Varsovie; ce partage n'est qu'in- 
dique dans la picce qui accompagne la note du 7, mais il est ne- 
cessaire de connoitre en entier les vues de l'Autriche ä cet egard 
et de savoir avec precision en combien eile voudroit renoncer a 
la restitution entiere de la partie qu'elle en possedoit autrefois, en 
faveur des Cours alliees et surtout de la Prusse. Car il est vi- 
sible que, si la Prusse n'etendoit en rien ses frontieres en Alle- 
magne, la seule restitution de ses anciennes provinces Polonoises 
lui offriroit un aggrandissement extremement modique. II y a 
aussi un autre point qu'il seroit necessaire de toucher. II existe 
dans le Duche des dotations de Generaux Francois. Pourroit-on 
les y laiser subsister? Les Cours alliees croyent que non, puisque 
rien ne gene tant le maniement des finances qu'une quantite de 
bien-fonds arrachee aux domaines de l'Etat, entrave tant la 
marche de l'administration que d'avoir des proprietaires constam- 
ment proteges par une puissance etrangere, et appauvrit enfin un 
pais ainsi que l'extraction continuelle des revenus d'un nombre 
considerable de bien-fonds. Des que les negociations entre l'Au- 
triche et la France seront terminees, Tobjet de la Mission pour 
laquelle l'Instruction presente est destinee, sera rempli. 

Si la France s'est refusee aux conditions proposees par l'Au- 
triche, la Convention eventuelle, conclue pour le cas de la guerre, 
sera transformee en traite formel d'Alliance. 

Si la France au contraire accede ä ses conditions, les Ministres 
des Cours alliees, bien loin d'accepter aussi de leur cöte ces con- 
ditions sub spe rati, les prendront simplement ad referen- 
d u m et les transmettront a leurs Souverains desquels seuls pourra 
pour lors emaner la decision definitive. 



F. Als Cicsandtcr in W if n. f^'j 

11 scra abandonne au rcste lant alors qiic pcndant tont le 
colirs de la n^gotiation au jugcment de ces ministrcs s'ils trou- 
veront n^ccssairc de vcnir eux-mcmcs rcndre compte de bouche 
du succes de leurs n(^gotiations ei sc niunir de nouveaux Ürdres. 

S'ils se pdnetrent bien du scns et de la teneur des präsentes 
Instructions, ils se convaincront aisc^ment que l'intention vraie et 
sincere des Souverains, leurs Maitres, est dY'pancher avec une 
franchise analogue i\ leur caractere et convenante au momcnt de- 
cisif ou ils sont places et duquel dopend le sort de TKurope, leur 
coeur dans celui de S. M. TKnipereur d'Autriche; qu'ils d^sirent 
plus que touic autrc chose d'evitcr d'entrer dans une contestation 
quelconque avec Lui, et que, s'Ils trouvent quelquc diflkultd ä 
s'accorder avec Lui sur les bascs de la pacilication future, ce n'est 
point qu'Ils ne fussent pendtres du mcme desir de rcndre la paix 
ii leurs peuples, mais uniquement, puisqu'lls se voyent dans une 
impossibilite absolue de renoncer ä des principes qu'ils reconnois- 
sent pour vrais, et qu'ils se croyent engagds vis-ä-vis d'Eux-memes, 
de Leurs peuples et de la postdriid ä defendre avec persdverance. 
Plus Leurs Ministrcs reussiront a produire la conviction de ces 
sentimcns vrais et inalterables, micux ils rempliront les devoirs 
que leur imposc leur Mission actuelle. 



XXL— XXIIL Über Knesebecks und Ancillons 
Denkschriften. 

(). und 10. Juli 1S13. 

Der General v. d. Knesebeck und die Staatsräte Hoffmann und Ancillon 
hatten dem Könige Denkschriften über die Möglichkeit des Friedens eingereicht, 
die durch den Staatskanzler an Humboldt übermittelt wurden und ihn zu einer 
Kritik derselben veranlaßten. In zwei Schreiben an Hardenberg (XXI, X?iJII 
und in einer größeren Abhandlung (XXIIIJ übte er sie aus. Knesebeck hatte 
ausgeführt, daß die Auflösung des Rheinbundes für jetzt doch nicht zu hoffen 
sei, der preußische Staat zur !\'ot ohne Magdeburg bestehen könne, wenn er nur 
auf dem rechten Eibufer durch Mecklenburg und Schwedisch-Pommern wohl 
abgerundet werde und eine feste Position an der Weichsel erhalte. Die Hoff- 
mannsche war rein statistisch und schlug Mediatisierungen vor. Ancillon schildert 
in den „Ideen" — nur mit diesen beschäftigt sich Humboldt - die Vorteile des 
Seefriedens, ohne den der kontinentale ohne Dauer sei und erörtert die Frage, 



68 



I. Als Gesandter in Wien. 



ob er möglich sei? Fiwikreich würische ihn; im Lande werden andere Wünsche 
laut als bei dem mauvais genie, das die Revolution ihm zum Herrscher gegeben 
habe. Er glaubt, daß auch Napoleon jetzt den Frieden anstrebe, da er erkenne, 
daß er die Unirersalmonarchie doch nicht durchsetzen könne. England wünsche 
ihn ebenfalls: sein Ministerium aus Gründen der Humanität und Gerechtigkeit, 
das Volk, von Siegen und Erfolgen gesättigt, aus Staats- und Handelsgründen. 
Frankreich also hat ihn nötig, England wünscht ihn. Wie müsse der Frieden 
beschaffen sein, der allen passe? Frankreich müsse seine Kolonien zurückerhalten, 
zu deren Rückgabe England sicher bereit sei, wenn es dafür die Freiheit seines 
Handels erlange. Dagegen tJiüssen Deutschland, Italien, Spanien zu ihren legi- 
timen Herren zurückkehren und ihre Selbständigkeit erlangen, ebenso die Schweiz, 
Holland und die Hansestädte. England werde auch das Prinzip: Die Flagge 
deckt die Ware, verweigern und nicht auf das Recht verzichten, neutrale Schiffe 
zu untersuchen. Damit seien die Grundlagen des Seefriedens gegeben: Frank- 
reich läßt Italien, Spanien, Deutschland, Holland, die Schweiz frei und selbständig 
und verzichtet auf Wiederanerkennung jenes Prinzips, und England gibt an 
Frankreich die Kolonien zurück. 

Österreichs Bedingungen seien mäßig, ja ungenügend, doch sei es trotzdem 
zweifelhaß, ob Napoleon sie annehme, ohne durch den Krieg oder drohenden 
Krieg gezwungen zu sein. Sein Stolz und Ehrgeiz werden selbst den leichten 
Opfern widerstreben. Wolle man also in den Unterhandlungen Erfolg haben 

— und man müsse ihn haben, wenn Österreich nicht ernsthaft den Krieg wolle 

— so sei das einzige Mittel, dazu zu gelangen, dem Stolz Napoleons eine Tür 
zum Entschlüpfen (echappetoire) zu öffnen, seinem Ehrgeiz Entschädigungen 
(dedommagements) zu bieten. Sein Stolz wäre befriedigt, wenn er Europa, be- 
sonders Frankreich sagen dürfte, er habe dem Seefrieden Opfer gebracht; sein 
Ehrgeiz werde im Besitz der Kolonien Entschädigung finden, und in dem Augen- 
blick, wo England (und dies allein hat die Mittel dazu) ihm diesen Rückzug für 
seinen Stolz biete, werde man von ihm für die Kontinentalmächte, besonders für 
Preußen, Holland und die Hansestädte Vorteile erlangen, die auf andere Weise 
nicht zu gewinnen seien. Ohne diese Vorteile wäre der Friede mager und un- 
vollkommen, und doch sei er, wenn Österreich nicht beitrete, notwendig. 

Werde nun aber England zu Opfern bereit sein ? Er glaubt, die Frage be- 
jahen zu dürfen, vor allem, weil England das gewinne und Frankreich das ver- 
liere, was die Kontinentalmächte erlangen. Wenn Preußen die Freiheit seines 
Handels, Danzig und den ganzen Lauf der Weichsel erhalte, und die Hanse- 
städte frei werden, so habe Englands Handel ungeheuren Nutzen davon. 

Er schließt: „Der Continentalfriede wird nur vortheilhaft sein, wenn man 
die Unterhandlungen darüber mit solchen über den Seefrieden verbindet. Eng- 
lands Interesse, durch eigene Opfer auch Frankreich zu gleichen zu bewegen, ist 
so greifbar, dass man sich beeilen muss, das britische Ministerium zum Beitritt 
zu den Bedingungen Oesterreichs ohne weitere Modificationen zu veranlassen. 
Man kann es durch tiefe Betrachtungen, grosse und einfache Ideen, vollkomynenen 
Freimuth gewinnen. Möge man den passenden Unterhändler finden." 



I. Als Gesandter in Wien. 



69 



XXI. An lIardcnbcr«T (). Juli 1.S13. 
{Reinschrift viit t'i^fn/iäiidif^'cr l 'ntcrsclirift im Geh. Staatsarchiv.) 

Kiire Kxccllenz 
haben die (iiitc gehabt, mir zwei Aufs^it/e über die Möghchkeit 
eines vortheilhaften l'Yiedens mit bYankrcich mitzutheilen und mir 
aufzutragen, Ihnen meine Meinimg über den Inhah derselben zu 
iiussern. 

Beide beziehen sich auf einander, und der anonyme*) scheint 
seine meiste Ideen aus dem des Staaisraths Hot^mann geschöpft 
zu haben. Vs allein erlaubt denn eigentlich eine ßeurtheilung in 
politischer Rücksicht; der HolVmannischc ist rein statistisch. 

Die Friedensvorschläge des anonymen enthalten sub No. 4 
eine so ungemein grosse und die ganze Ansicht der Dinge hindernde 
Alternative, dass die beiden dort angedeuteten Fälle nothwendig 
von einander getrennt werden müssen. 

Der Unterschied zwischen beiden liegt genau darin, dass die 
eine Art, den Frieden abzuschliessen, Preussen die Herrschaft über 
die Elbe, von der Lausitz an bis an die äusserste Spitze der Alt- 
mark, geben, die andere diesen ganzen Fluss mit allen seinen 
Festungen in den Händen unsers jetzigen Feindes lassen würde. 
In dem einen Fall also wäre unsere Unabhängigkeit wenigstens 
durch sehr wichtige Punkte gesichert, im andern wäre sie auf eine 
solche Weise gefährdet, dass ich mich nicht überzeugen kann, dass 
sich der Preussische Staat auf so wenig zu beschützende oder 
deckende Besitzungen einlassen müsse, die noch dazu, da sie unsere 
Küstenländer vermehrten, immer die Gefahr herbeiführen würden, 
von Frankreich angegritVen zu werden. 

Die Rückgabe der alten preussischen Provinzen zwischen der 
Klbe und Weser, und selbst ohne die Lausitz, würde meines Fr- 
achtens nur mit einigen andern Punkten verbunden, wie ich bei 
(ielegenheit des Aufsatzes des Herrn Staatsraths Ancillon ent- 
wickelt habe, eine Friedensbase ausmachen, auf die man gewiss 
(irund hätte sich einzulassen. 

Allein der \'erfasser scheint diese Abtretungen selbst für höchst 



*) Er war von Kncsebeck, der in der Tat den Iloffmannschen benutzt hat. 



I. Als Gosandtor in Wien. 



nur von dem Fall, in welchem Preussen 

Schwedisch Pommern, 

Mecklenburg und 

das Laucnburgische 
erhielte. 

Dass nun ein solcher l'>iede von den beiden Souverainen auf 
keinen l-^ill angenommen werden würde, scheint kaum noch eines 
Beweises zu bedürfen. 

Ich wiederhole nicht, dass er eine grosse Unsicherheit dieser 
neuen Acquisitionen gegen sich hätte. 

Allein auf welche Weise Hesse sich w^ohl vertheidigen, dass 
ein Krieg, der damit anfing und auch in dem Grundsatz fortgesetzt 
wird. Recht und Billigkeit herzustellen, keine andere Veränderung 
in Deutschland zur Folge hätte als die Vernichtung von uralten 
Deutschen, mit beiden alliirten Souverainen noch verwandten 
Fürstenhäusern.' Wie würde man bis zu diesem Punkt vergessen 
können, dass gerade diese Fürsten die ersten waren, welche den 
\'erbündeten beistanden.^ wie würde ein solcher Vorschlag von 
dem Könige, der noch gestern mit Recht darauf bestand, dass 
Mecklenburg nicht gezwungen werden müsse, zum Rheinbunde 
zurückzukehren, angehört werden.^ wne würde der Kaiser von 
Russland in einen solchen Plan einwilligen.^ 

Wahr ist es, dass ein solcher Friede bei dem Kaiser Napoleon 
leicht würde durchgesetzt werden können. Er würde sich freuen, 
die alliirten Höfe so gegen alle angekündigten Grundsätze handeln 
zu sehen, und doch gewiss sein, wenn er wollte, Preussen aufs 
Neue zu bedrohen und anzugreifen. 

Die Mediatisirung, die ich auch in dem Hoffmannischen Plan 
für sehr tadelnswerth halte, scheint nur die Härte geringer zu 
machen. 

Der mediatisirte Fürst, wie viel Rechte und Ehre man ihm 
auch anfangs lassen möge, hört nimmer damit auf, ein blosser 
Privatmann zu sein. Auch liegt es in der Natur der Sache, denn 
die ihm scheinbar gelassenen Rechte müssen, wenn er sie wirklich 
ausübte, der Administration des Landesfürsten unfehlbar hinder- 
lich w'erden. Sollte der Zeitpunkt je kommen, dass Deutschland 
von französischer Herrschaft frei würde, müsste man die kleinen 
Fürsten nur auf das engste mit den grössern durch freie Verträge 
verbinden, und dies w^ürde um so mehr hinlänglich alle Nachiheile 



I. Als GfsandliT in Wit-n. >yi 

der Zerstückelung aulheben, als dieselbe nicht mehr su gross in 
heutschland ist. 

Der Ankaut' von Schwedisch Poniiiiern gehört eigentlich nicht 
in diesen l'Yieden. l's ist ganz unabhängig davon. Mr bedarf, 
wenn Schweden einwilligt und Preussen den Aufwand dazu be- 
streiten kann — woran wohl jetzt nicht zu denken sein dürfte — 
der Zustimmung Frankreichs nicht. 

Die Forderung des Lauenburgischen liele wohl natürlich weg, 
wenn I^reussen nicht Mecklenburg besässe, und so enthielte dann 
also dieser bVieden, ausser den von Oesterreich vorgeschlagenen 
Hedingimgen, nur noch die Lausitz. 

Wie nun ein solcher Friede meiner Meinung nach beurtheilt 
werden müsse, habe ich Gelegenheit gehabt, Kuer Fxcellenz öfters 
yM äussern, und mich gefreut, Ihre Ideen mit den meinigen über- 
einstimmen zu sehen. 

Der HolVmannischc Aufsatz enthalt viele Bemerkungen, die, 
wenn es zu einem bYieden kommen sollte, sehr brauchbar sein 
würden. Auch die wichtigsten statistischen Gründe dürften den 
Oesterreichischen Hof schwerlich dazu bringen, in seinem Besitz- 
stande eine Aenderung vorzunehmen und seine Unterthanen gegen 
fremde auszutauschen. 

Ich bitte Fuer Fxcellenz. die X'ersicherung meiner aufrichtigsten 
X'erehrung anzunehmen. 

Schlösschen Pcilau, den o. Juli i'Si3. 

Humboldt. 
An den Staats-Kanzler 
Herrn Freiherrn von Hardenberg 
Fxcellenz. 



XXll. An Hardenberg. lo. Juli 1S13. 
, EifjenhänJig im Geh. StJatsarchiy.' 

J*ai rhonneur, mon eher Baron, de vous laisser ci-joint: 
I., 2., les deux memoires de Mr. Ancillon;*) 



•.' Apperfu de !a Situation politique de la Pntsse en Juin iSij und Quelques 
idees sur la nccessitc d'associcr les ne<;ociations relatives ä la paix tnaritime aux 
negociations qui vunt s'uurrir pvur la paix continentale et sur les tnoyens d'r 
reussir. Das letztere dem Konipe am 7. Juli überreicht. 



•^2 I. Als Gesandter in Wien. 

n,., un de moi que j'ai fait relativcmcnt a celui de ces deux 
que le Roi nous a donnd; 

4., une lettre a Votre Excellence sur le memoire du Gen, 
Knesebeck ; 

5,., un projet de Tarticle qu'on pourroit ins^rer dans nos 
ga^cttes sur les n^gociations de Prague.*) 

J'abandonne tout ceci entierement ä l'usage que Votre Ex- 
cellence daignera en faire. J'ai dcrit le memoire sur celui d'An- 
cillon dans Tidc^e que Votre Excellence pourroit peut-ctre vouloir 
le soumettre au Roi. Mais Elle jugera mieux, connoissant de plus 
pres Sa Majest^, si cela seroit ä conseiller. Si Elle le croyoit utile 
en apportant peut-etre quelques changemens ä mon travail, il s'en- 
tend de lui-meme qu'Elle en est entierement le Maitre. 

Avant eü aujourd'hui un entretien avec quelqu'un qui connoit 
de pres le Duche de ^^arsovie, et m'etant convaincu que les Kusses 
fönt extremement peu pour tirer parti de ce pais pour la guerre, 
et meme pour eviter le danger que, dans le cas de nouveaux succes 
de Napoleon, il ne s'y eleve tout ä coup une nouvelle Armee, 
rid^e m'est venue que, si la paix n'avoit pas Heu, il faudroit tout 
de suite proceder au partage de cette Province. Ce seroit le seul 
moyen pour nous de nous procurer aussi des moyens considerables 
de lä. Si Votre Excellence trouve cette idee bonne et executable, 
je La supplie de m'en avertir ä tems pour que je puisse en pre- 
parer la realisation. 

J'attends avec la plus vive impatience le premier Courrier de 
Votre Excellence qui me portera des nouvelles sur le resultat de 
Tentrevue avec le Prince Royal.**) S'il a et^ satisfaisant, cela peut 
de beaucoup ameliorer notre Situation. 

Je termine, en Vous reiterant, chere Excellence, mes sinceres 
et plus vifs remercimens de toutes les preuves de bienveillance et 
de bonte que Vous avez daigne me donner. J'ai ete parfaitement 
touche de la confiance que Vous m'accordez, et je me flatte que 
Vous Vous serez convaincu egalement du devouement sans bornes 
qui m'anime pour Vous. L'idee que les sentimens de Votre Ex- 
cellence sur les intdrets les plus importans de notre patrie con- 
viennent entierement avec les miens, est mon unique consolation 



*J Befindet sich nicht bei den Akten. 

**) Die Zusammenkunft des Zaren und Friedrich Wilhelms III. mit dem 
Kronprinzen von Schweden in Trachenberg vom 10.— ij. Juli. 



I. Als Gfsandter in Wien. 



?:? 



dans la position diffkile dans laqucllc je mc troiivc. Je La prie 
de compter sur ma fermetd, commc je sais qiie je puis comptcr 
sur la Sicnne; et je suis sür que Vous ne m'cxposercz jamais, mon 
eher Baron, au danger de faire ce qui est enticrement et diamd- 
tralement opposd A mes principes, i\ mes scntimens et i\ toutes 
mes convictions. (.'ontinuez-moi, chcrc Kxccllcnce. cctte meme 
bontd et amitic^ et agree/ l'assurancc rcitcrcc de mon dcvoucmcnt 
entier et invariable ! 

A Peilau, ce lo juillct iSr^. 

Humboldt. 
A S. K. Mr. le ikiron de Hardenberg cct. 

;\ Pcilau. 



Rdflexions sur un me^moire de Mr. Ic Conseiller d'Ktat Ancillon 
sur la necessite d'associer les negociations relatives a la paix mari- 
time aux negociations qui vont s'ouvrir pour la paix continentale, 
et sur les moyens dy rdussir. lo. Juli 1813. 
(Überschrift eigenhändig, sonst Abschrift im Geh. Staatsarchiv.) 

Ricn ne saurait ctre plus juste que l'idee fundamentale du 
memoire adresse par Mr. Ancillon a Sa Majeste le Roi en date 
du 7 de ce mois, que le plus puissant moyen pour faire reussir 
la paix continentale, serait d y associer la paix maritime. Cette 
vdritd a 6ie sentie, des qu'il a dte question de negociations sous 
la mddiation de l'Autriche; eile est enoncee plus d'une fois dans 
mes Instructions, et on sait, de plus, que TFlmpereur Napoleon a 
dit au comte Metternich que, s'il ferait peu ou point de sacritices 
pour la paix sur le Continent, il en ferait d'etonnants pour celle 
avec l'Angleterre. C'est par toutes ces raisons, auxquelles encore 
d'autres ont du se joindre, que Tarrangement dont on pourrait 
peut-etre convenir ä Prague, na ^i6 jamais regardd que comme 
la base de la paix generale qui en formerait le compldmcnt. 

II s'agit seulement d'examiner si et de quelle manicre cette 
double paix pourrait ctre obtenue ou comment on pourrait faire 
servir l'esperance de Tune il la conclusion de Tautre? il s'agit sur- 
tout de Texaminer d'une manicre pratique, puisque les idees 
politiques les plus justes et les plus vraics rcsicnt infructueuses, 
des qu'il est impossible de les rcaliser. 



74 



I. Als Gesandter in Wien. 



.le nc toiicherai, par cctie raison, qifen peu de mots ce qu 
est dit dans Ic memoire sur la paix generale, prise dans toute son 
etendue, oü son but, ainsi que Mr. Ancillon Tobserve avec beau- 
coup de justessc, serait un (fchange de la presque-totalite des con- 
qiietes de la France, qui devrait rentrer dans ses anciennes limites 
du Rhin. des Alpes et des Pyrenees contre les colonies que l'Angle- 
terre a arrach^es a eile, et aux pays que de ses allies eile se fait 
Oll lente de faire ses sujets. I7ne pareille paix ne saurait etre le 
rcsultat de la campagne que Tarmisticc vient d'interrompre, il sera 
probablement entierement impossible de la lier aux n^gociations 
de Prague, quoique Tinvitation faitc a TAnglcterre dy envoyer un 
ndgociateur, montre suffisamment qu'on l'a tcnte, et eile exigerait 
des negociations d'une teile longueur qu'il n'est point a prevoir 
comment on pourrait durant une treve aussi longuc encore garder 
reunis les moyens pour recommcncer la guerre; difficulte princi- 
pale dans tout concours de l'Angleterre aux negociations de Prague, 
sur laquelle je reviendrai dans la suite de cet examen. 

En laissant, par consequent, de cöte ces questions plus eten- 
dues, je ne puis me dispenser de faire deux observations, l'une sur 
les dispositions plus mod^rees et plus pacifiques qu'on croit pou- 
voir supposer ä Napoleon depuis la campagne de l'annee 1812, 
l'autre sur les compensations par lesquelles l'Angleterre pourrait 
vouloir acheter la paix avec la France. 

L'id^e que Napoleon, renoncant d l'espoir d'une monarchie 
universelle et au Systeme Continental et etant eminemment calcula- 
teur, doit trouver que le moyen le plus sur pour empecher que 
raccroissement de la puissance commerciale de l'Angleterre et l'in- 
fiuence politique de la Russie ne fassent des progres trop rapides, 
serait d'acheter par d'immenses sacrifices la paix maritime, prete a 
bien des objections. 11 trouvera probablement, et meme avec rai- 
son, plus simple de ne point permettre que la Russie renforce les 
puissances intermediaires, et de gener le commerce de l'Angleterre 
dans l'etendue des Etats qui sont restes sujets ä son influence et 
dont il saura bientöt augmenter le nombre, si on n'aura pas eu 
soin d'agrandir leur puissance et de diminuer la sienne. Je crois 
qu'on lui suppose des plans trop vastes avant l'an 1812 et qu'on 
Ten croit trop revenu depuis. J'avoue que je me figure autrement 
l'effet que les desastres de cette annee ont produit sur lui. Jus- 
ques lä il avait fait des conquetes, avait accumule province sur 
province, les avait incorporees, distribuees, laissees ä disposition, 



I. Als (ifsandtt-r in Wim. <^- 

toiit visiblcmcnt sans plan, sans siiitc ni liaison, s'abandonnant a 
la seule iddc de pouvoir tout ce qu'il voulaii. I.a campagnc cn 
Russic Uli a montre?, poiir la prcmierc fois, qu'il pciit cire arrcic 
dans scs projcts; il cn csi, par consdqucnt, devenii plus prudent; 
il nc rcnonce pas ä rininicnsc ctenduc des frontieres de son empire, 
il abandonne tout au plifs ce qui cn etait visiblcmcnt trop ddtach<i, 
mais il tächc de fortilicr Celles qu'il vcut conservcr, et sa lignc 
est, comme on sait ä prdscnt par scs propos, par ses actions et 
meme par des articles ofticiels du Moniteur, Ic cours de Tl^lbe 
depuis Dresde jusqu'a son embouchure. Son apparente moddration 
le rend donc, moralement pris, beaucoup plus redoutable, on peut 
beaucoup moins lui accordcr de sc liberer par une paix qui, en 
scmblant ameliorcr le sort de l'Kurope, n'otlrirait aucune garantic 
vcritablc, d'une guerre qui, malgrd scs succcs, lui est beaucoup 
plus a Charge et lui prcscntc beaucoup plus de dangers qu'il ne 
vcut faire paraitrc. 11 sc voit, dans ce moment, dvidemment dans 
un mauvais pas. 11 ne sc servirait de la paix que comme d'un 
moyen de s'en tirer, de regagner, bicn vite apres, ce que sa manche 
imprudente sur Moscou lui a fait perdre, et de ne plus s'exposer 
a des imprudences de ce genre. Quant aux sacritkes auxqucls il 
devrait sc resoudre, il connait beaucoup trop bien sa Situation per- 
sonnelle pour ne pas cn entrevoir le danger. II a dit encore ä 
present plusieurs fois au Comte de Metternich que TP^mpereur des 
Francais pouvait, devait peut ctre faire teile et teile chose, mais 
que Napoldon ne le pouvait point; il sait trop bien que les per- 
sonnes en France qui approuveraient la sagesse de ccs sacritices, 
ne sont pas Celles qui sc fönt entcndre, et que les autres ne cesse- 
raient d'attribuer i\ la conscience de sa faiblesse d'aussi immenses 
cessions; que les noms des colonics reconquises scraient citds tout 
au plus dans quelques villes de commerce, tandis qu'on dirait dans 
chaque bourg de la France que retVusion de tant de sang francais 
en Kspagne avait etd inutile; et il n'ignore pas que la süretd d'un 
tröne tel quel le sien ne ddpend point des opinions rdelles de la 
grande masse de la nation, mais de Celles qu'un parti, pctit mais 
actif, sait faire valoir. (Test un fait; il a mcme des idecs exagd- 
rdes ä cet dgard. 

Ouani ä r.\ngleicrrc, il faut commcnccr par avouer qu'on 
ignore si eile voudrait restiiuer ses colonics a la France et les- 
quelles? et, en parlant d'une manierc pratique, c'est-ä-dirc en 



-ß I. Als Gesandter in Wien. 

dcvant repondrc du fait, je ne souscrirais pas a la phrase tres 
posftivc et tres gdndrale du memoire: 

TAnglcterre est sürement dispos^e a rendre 
a 1 a 1'" r a n c e s e s c o 1 o n i e s. 

Malgrd rimportance du Continent pour l'Angleterre, cette 
puissance a des intdrets si vari^s et si immenses dans les autres 
parties du mondc qu'il doit en r^sulter des maximes d'lüat et des 
considc^rations tout-a-fait particulieres. I/auteur du memoire nomme 
d^ja lui-meme plusieurs colonies auxquelles eile ne pourrait point 
renoncer, et ohsen"e ensuite qu'elle ne rendrait les colonies hol- 
landaises que dans le cas que l'ind^pendance de la Hollande füt 
retablie. Mais sait-on en elYet que l'Angleterre veut le retablisse- 
ment d'une puissance evidemment rivale de son commerce? et 
qu'elle veut meme acheter par des sacrifices ce retablissement 
toujours precaire, puisque, sans qu'elle et mcme les puissances du 
Continent puissent l'empecher, la Hollande resterait toujours sous 
le glaive de la France? Ce serait un travail digne d'un ecrivain 
politique d'examiner bien mürement quelles sont les colonies aux- 
quelles, d'apres des calculs de probabilite generale, l'Angleterre 
pourrait renoncer, pour voir de cette maniere ce qui pourrait etre 
offen a la France en echange de la cession de l'Espagne, de 
ritalie, de la Hollande et d'une partie de l'Allemagne. 

La seconde question, qui concerne la possibilite de lier l'An- 
gleterre aux negociations actuelles avec la cour de Vienne, exige 
plus de developpement, puisqu'elle est plus applicable ä la Situation 
reelle des affaires. 

Quoique l'auteur du memoire parle quelquefois de conditions 
plus etendues, il semble pourtant qu'il le croie possible que l'An- 
gleterre puisse acceder meme aux quatre articles*) auxquels l'Au- 
triche borne son Ultimatum et que son accession serait meme 
necessaire pour arracher a l'f^mpereur Napoleon son conscntement 
a ces articles, et il suppose par lä que la paix, meme sous ces 
conditions, soit encore desirable ou du moins acceptable pour la 
Prusse et la Russie. II croit surtout que l'Angleterre pourrait 
etre determinee par l'appät de l'independance de la Hollande. 

Avant que d'entrer dans un examen quelconque a cet egard, 
on peut opposer aux conjectures sur les dispositions probables de 
l'Angleterre le fait qu'elle a enonce en plusieurs occasions qu'elle 

•) S. o. S. 56. 



I. Als Gesandter in Wien. ^^^ 

nc fcra point la paix avcc la l'"rancc sans le concoiirs et sans 
l'inddpendance entiere de l'Kspagne. I.c Princc Ivet^cni ne se 
desisiera pas non plus de la rcstitiuion du Ilannovre. II laudrait 
donc, pour Ic moins, comprendre dans les conditions autrichicnnes 
CCS dcux pays, et il est visiblc que ccci est impossible. 

Mais en faisant aussi absiraction de cctle diflicultc prcmicrc, 
la paix conclue sous Ics conditions plus quc modiqucs de TAutriche 
n'assurerail :\ PAngletcrre aucun des avantages qui pourraicnt 
l'engager a y accedcr; eile en otVnrait tout aussi peu ä la Prusse; 
eile ne pourrait pas mcme ctre appelde une trevc, puisque sa 
conclusion seulc rcndrait aussi bien qu'impossible le recommcncc- 
ment de la guerre apres quclque temps; car eile manquerait en- 
licremcnt de garantie. 

La preniicre condition pour que TAngleteiTe puisse consentir 
a une paix continentale, est, sans contrcdit, que cctte paix lui 
rouvre la communication libre avec TAllemagne et, par eile, avec 
le Nord de TKurope, et qu'on seit h l'abri au moins d'un danger 
prochain de voir cette communication de nouveau interrompue, 
ce qui ne peut se faire que par un accroissement de forces con- 
venable de TAutriche et de la Prusse. Toute paix qui ne porte 
point ce caractere, lui est entierement contraire; eile acquiescerait 
probablcment tacitement a celle qui remplirait ces conditions, 
mais eile n'en signera jamais que celle qui embrassera aussi les 
autres Etats de l'Europe qui ont une grande importance pour eile. 
Voilä, ä peu pres, les nuances qui, ä ce que je m'imagine, se 
trouvent dans la maniere de regarder en Angleterre les paix faites 
sur le (kontinent. EUes sont fondees dans les veritables interets 
de cette puissance et, il faut Tavouer, de TEurope; et ceux qui 
connaissent TAngleterre, savent qu'il y a, outre cela, encore bien 
des circonstances particulieres, et meme peu dignes d'etre approu- 
vees, qui rendent la conclusion de la paix avec la Erance pour 
les interets du (kontinent extremement difficile. 

La paix olVerte par la cour de Vienne rendrait ä la Prusse 
ses fortcresses de TOder, Danzig et une partie du Duchd de 
\'arsovic; et Hamburg et Lübeck seraient d^clarees villes libres 
ansdatiqucs; TAutriche recouvrerait les provinces illyriennes. 

En revanche, les Ducs de Mecklembourg rentreraient dans la 
Conf^ddration du Rhin; les districts sur la droite de l'Elbe, qui 
sont i\ prdsent sous Tintluence de la France ou de ses allids, y 
resteraicnt, et la domination de Napoleon sur TAIlcmagne se scrait 



-^ 1. Als Gesandter in Wien. 

ralVcrmie; riüiri>pc cnticrc aiirait i'aii la funcsic cxpcricnce qu'on 
naurait point pu liii arraclicr ccue domination. et cllc ne serait 
des lors plus contestcc. 

Qiii alors garantirait a la Priisse de ne pas etre vexee, tour- 
mcntdc. meme attaqude de nouveau, des que ses armements fus- 
scnt dissous, ses alli<5s absents, ses peuples abattus par la plus 
triste des experiences, que Ics essons Ics plus courageux ne sont 
couronn^s d'aucun succes? C'omment pourrait-elle seulement 
eviter ce sort, comme il est bien certain pourtant que Napoleon, 
qui n'ignore point que les Russes n'auraient jamais depasse TOder 
et pas meme la Basse-Vistule sans notre alliance, ne lui pardon- 
nerait point de lui avoir suscite tous les embarras et dangers 
actuels, ou la mettrait au moins hors d'etat de le faire jamais 
une seconde fois? 

La chose est trop claire et trop evidente pour ne pas etre 
sentie. Tous les dangers qui menacent la Prusse, subsisteraient 
et auraient meme augmente, a Texception du seul du Duch(f de 
Varsovie. Napoleon conserverait des garnisons dans toutes les 
places de l'Elbe; le Royaume de Westphalie, que la Prusse dans la 
guerre actuelle a ouvertement menace de sa destruction, resterait, 
sans aucune perte, son voisin; la Saxe gardcrait les districts que 
la Prusse avait deja declare reoccupes, et, bless^e au vif, tcächerait 
de lui nuire autant que possible. De l'autre cöte, ses forces de 
defense n'auraient recu qu'une augmentation legere; meme son 
commerce n'aurait pas echappe ä l'inüuence et ä la domination 
de la France. Car, comme ce ne sont pas les noms, mais les 
choses auxquelles il faut se tenir, la France conserverait son 
ancienne domination sur TAllemagne et, l'ayant meme affermie, 
dominerait tout aussi bien sur Hamburg et Lübeck, comme villes 
anseatiques, que comme villes francaises, seulement sous d'autres 
formes et avec des modifications, ä la verite importantes pour ces 
villes, mais pas pour les Etats Interesses ä leur independance. 

C'est une idee tres lumineuse du memoire de Mr. Ancillon 
que la l^russe ne peut se Hatter de recouvrir son ancienne force 
que par degre; mais le premier degre doit pour lors assurer les 
suivants, et je crains bien que la phrase qui termine le memoire, 
en partant de cette amelioration graduelle, ne soit plus inge- 
nieusement exprimee que vraie dans son fond. 

La Prusse, y est-il dit, a sauve, l'annee derniere, son exis- 
tence; la paix actuelle, en lui rendant les forteresses, Danzig et 



I. Als Gcsandlcr in Wien. "(^ 

Ic Duchc (Je \'arsovic, lui rcndrait son i nd(5pc n d ancc; iin nouvcl 
ellort pourra peut-ctrc lui rcndre tonte sa puissance. 

Sans vouloir revenir au passö, il n'cst malhcureusement que 
trop clair que, si repuisement auquci Ic passa<^c et le sdjour des 
troupcs francaises exposait le pays, avait c<mtinuc encore quelquc 
tcmps, Texistence n'aurait point ete sauvee; lY-tat des choses 
dans lequel on sc trouvait alors, suspendait tout au plus sa ruinc, 
ainsi qu'une maladie j^ravc suspend, avant sa crise, le moment de 
la mort. I/i ndependancc rendue par la paix dnoncde serait 
entierement precaire, eile dependrait absolument de la l'Yance, et 
il y serait portd atteinie, avant que quelques mois ne se lussent 
dcoulds. I/armistice actuel, qu'il importait pourtant ä Napoleon 
d'obtenir, donne la mesure comment encore a present il obsene 
les convcniiüns et les traitcs; et pour faire remettrc ses forces 
ä la Prusse au point de pouvoir recuperer son ancienne puissance, 
eile devrait ravoir de tout auires accroisscments que des provinccs 
polonaises. 11 me scmblc, cn gendral, diflicile, en parlant d'Ktats, 
de separer T i ndcpc n da ncc de la puissance, ainsi qu'il est 
fait dans un autrc passagc du memoire oü il est dit: que l'Autriche 
veut rendre ü la Prusse son independancc, sans lui rendre sa 
puissance. Mais cela serait-il possible? L'Autriche elle-meme ne 
le croyait pas autrefois et mettait dans toutes ses pieces ofticielles 
toujours la puissance en premiere ligne. 11 est evident qu'un Etat 
fälble ne peut etre independant qu'en autant qu'il est ddfendu par 
d'autres Ktats. ()r la Prusse aurait Tennemi a peu de marches de 
la ville de Berlin et ses defenseurs, les Kusses, ä une distance 
immense, L'Autriche gagnerait bien par cette paix en etendue, 
mais non en force defensive pour eile et ses voisins, puisqu'elle 
n'aurait ni le 1 yrol ni une frontiere forte en Italie, 

( )n peut donc dire avec bien plus de vdrite, ce me semble, 
que la puissance non recuperee ddtruirait sous peu l'indepen- 
d a n c e et menacerait bientöt jusqu'a l'existencedela monarchle, 

L'agrandissement en Pologne merite encore une Observation 
particuliere. l-".n premier lieu, ce n'est pas le Duche de \'arsovie, 
mais seulement une partie de ce Duche qui tomberait en panage 
a la Prusse; car l'Autriche n'a encore jamais prononcc i\ quelle 
partie de son ancienne ponion eile renoncerait en notre faveur, 
et la Russie doit necessairemcnt obtcnir une autre partie. 11 faui 
mcme avouer que, si la paix, comme cclle proposde aujourd'hui, 
au licu de diminuer la dominaiion francaise en Allcmagne. l'aflcr- 



5(3 I- Als Gesandter ia Wien. 

mit, une politique prudentc conscille a hi Russic de pourvoir, elle- 
meme davantage a sa süret^ et d'avancer plus ses limites vers 
l'Allemagne. 11 est, au rcste, prouvd dans un memoire allemand 
du (Amscillcr d'Ktat HotVmann, fondd absolument sur des donnees 
de fait, que les acquisitions de districts polonais ne peuvent etre 
utiles i la Prusse qu'en tant qu'ils sont habitds en plus grande 
partie par des Allemands ou qu'ils servent ä arrondir ou ä mieux 
lier nos anciennes provinces entre elles; et, en suivant ce principe, 
ce memoire prouve qu'il nV a qu'une bien petite partie du DucW 
qui serait une acquisition vraiment utile ä la Prusse. 

Qu'on applique maintenant tous ces raisonnements ä l'Angle- 
terre, et on se convaincra aisement qu'une pareille paix ne peut 
avoir aucun attrait pour eile. Car si eile n'offre pas meme une 
süret^ et ind^pendance süffisante pour etre acceptee par la Prusse, 
qui en retirerait pourtant d'autres avantages encore, comment 
pourrait-elle satisfaire l'Angleterre, pour qui cette independance 
seule peut avoir du prix? 

On peut donc regarder comme un fait qu'en aucun cas l'Angle- 
terre n'accedera ä une palx qui serait basde sur les quatre con- 
ditions proposees par l'Autriche, et toute tentative ä cet ^gard 
serait absolument inutile. 

11 n'en serait cependant pas moins ä desirer que la negociation 
actuelle püt etre liee ä une plus generale qui comprendrait egale- 
ment TAngleterre, et l'initiative en a ete donnee par l'invitation 
adressee ä cette puissance d'envoyer un plenipotentiaire ä Prague. 
Mais c'est ici qu'il se presente une difrtculte tout aussi grande que 
Celles dont il a ete parle ci-dessus. La negociation se prolongcrait 
evidemment pour lors au delä de plusieurs mois, et il serait egale- 
ment embarrassant de continuer en attendant la guerre ou de pro- 
longer l'armistice actuel, ce qui serait entierement impossible, sans 
paralyser tous les moyens de la guerre. La seule chose qui pour- 
rait sauver pour lors, serait de creer un etat intermediaire qui 
donnät le temps necessaire ä la negociation, sans devenir trop 
dangereux pour le cas de sa non-reussite. Mais un tel etat inter- 
mediaire, un armistice de 6 ä 8 mois, supposerait necessairement 
que Napoleon evacuät toutes les forteresses et se retirat jusqu'au 
Rhin. Meme ainsi on ne serait point suftisamment ä l'abri; car, 
faisant la guerre ä lui seul et employant pour lui les forces de 
beaucoup d'autres pays, il aurait toujours plus de facilite ä tenir 



I. Als r.isaiullcr in Wien. Kl 

ses arm^es conccntrc^cs et en dtat de rccommenccr la j^iicrre avcc 
siicces i.]iie les puissances alli(fes. 

II laut donc l'avoiier, Tespoir de lier i'Ani^leterre avec siicces 
.. la negociation aciiielle restera, de qiiel cote >.)iron envisage la 
lucstion, fort petit. l.a campagnc actuelle n'a pas condiiit les 
choses au point oü Ton pourrait conclurc une paix teile quc les 
veritables interets de cette puissance Texigent, et la paix qu'on 
pDurra peut-ctre faire a present, ne saurait etre accept(^e par eile. 
Mais si (et voilil ce que les negüciaieurs des puissances allidcs 
(.Icvront tächer de faire valoir aupres de la I^Yance) les conditions 
de la paix etaient plus satisfaisantes, si ellcs assuraient ä la IVusse 
une indepcndance mieux garantie, 

en Uli rendant toutes ses anciennes provinccs au- 
tour de ri'Mbe, avec la forteresse de Magdeburg, mais 
Sans Ic comiö de Hohcnstein, trop isol^ par sa position 
geographique;") 
en ddtachant tous Ics pays sur la rivc droitc de ri-'.lbc de la 
Conf^d^ration du Rhin, ou plutot en leur procurant la 
facultc de n'y pas rentrcr: 
en rendant par ces dcux prcmiercs conditions la declaration 
de Haniburg et Lübeck, commc villes ansealiques, reelle 
et non illusoire; 
TAnglcterre ne signerait tres probablement pas non plus une 
pareille paix, mais c'cn serait une a laquelle eile acquies- 
cerait tacitement, et un pareil etat des choses preparerait, 
Sans aucun doute, la paix maritime, 
(^ar on peut soutenir avec certitude que, comme c'est par la 
uprdmatie de la PYance sur le (kontinent que cette guerre a ete 
commencee et s'est envenimee de maniere ä faire regarder la paix 
presque comme impossible, tout ce qui diminuera cette Suprematie, 
acheminera aussi insensiblement les choses vers la paix. 

Si Ton examine ainsi tous les rapports politiques et statistiques 
..c la Prusse, il est certain que, si Ton veut eviter la ruine de 
notre Monarchie, ce n'est quW une teile paix qu'on puisse s'ar- 
reter. Les conditions en sont toujours bien modiques encore. 



*) Je comprcnJs sutis ccttc Jcnomhution Li fiirtic de Li Vicillc Mjrchc 
Mt delä de l'lübc, tout U- ducke de Magdebur:^, la yrinctfaute de Hjlberstadt et 
le comte de Mansjeld. 

Humboldt, Politische Denkschriften U. O 



^■j 1. Als Gesandter in Wien. 

car la IViissc. cn la comparant a son ancicnne etendiie, a de 
moins: 

toutcs les anciennes provinces wcstphalicnnes, 

Ics principautes d'Anspach et de Baireuth et 

toutes les provinces acquises par suite des secularisations 

laites en Allemagne. 
Mais il ne s'agit pas tant de l'etendue materielle d'un Etat 
que des moyens de conserver celle qu'il a, et la circonstance que 
la Pnisse aurait par ses propres elTorts reoccup^ precisement 
Celles de ses provinces dont les habitants n'ont cesse de gemir 
d'en avoir ete aliends. lui donnerait une force moralc a laquelle 
se joindrait celle, materielle, que lui procurerait la liberte du coni- 
merce, alors vraiment assuree. Si on ajoutait ä cela une Organi- 
sation militaire forte et adaptee ci l'esprit national, aussi durant la 
pak, et une union etroite entre la Prusse, l'Autriche et la Russie, 
la Prusse devenue plus petite possederait, sans doute, une plus 
grande force defensive qu'elle n'en a jamais eu jusqu'ici. On se 
flatte de cette union, meme apres une paix aussi modique que 
Celle proposee par l'Autriche. Mais on oublie que ce n'est qu'au 
fon qu'on aime a s'unir, et que la Situation plus que precaire 
dans laquelle cette paix laisserait la Prusse, devrait faire redouter 
constamment aux deux autres puissances la triste alternative ou 
d'abandonner la Prusse ou de se brouiller de nouveau avec la 
France. 

Le moment actuel est certainement le plus critique dans le- 
quel la Monarchie Prussienne se soit jamais trouvee, et rien ne 
serait plus criminel que de vouloir exposer le salut de l'Etat aux 
dangers les plus imminents par un faux enthousiasme ou des pre- 
tentions exagerees. Mais ce n'est pas seulement la guerre qui de- 
truit les Etats, c'est la paix qui les conduit beaucoup plus sürement 
ä leur perte, si, en les privant de moyens de defense, eile les fait 
devenir la proie de leurs ennemis. 

C'est pour cette raison que je suis fermement et entierement 
convaincu que la Prusse ne peut en aucun cas accepter la paix 
que l'Autriche lui propose actuellement. Je crois avoir suflisam- 
ment developpe les consequences qui en resulteraient pour l'ex- 
terieur; quant ä l'interieur, soit qu'on envisage les finances et les 
moyens administratifs, soit qu'on observe l'esprit de la nation et 
l'agitation que les malheurs et la guerre y ont produite, ceux qui 
sont ä la tete de l'administration Interieure, en jugeront. 



I. Als Gesandter 



^3 



l)ans Ics discussions siir ccs ^nindes, el il faiit Tavoiicr, funcsics 
qucstiuns, puisqu'aii premicr coiip d'ücil cllcs nc scmblcnt laisscr 
^lue Ic choix des malheiirs, (m rdpcte soiivcnt: 

qiic la continuation de la gucrrc est impossible sans le con- 

cours de rAiuriche, d'(H"i il suit qii'il faut sc r^signcr ö. se 

faire dicicr la loi par eile; 
i]iic, par la tentalive de combaiire la France avec la Russie 

seiile, on ne panicndrait pas meme ;\ obtenir des condiiions 

aussi avantageuscs. 
Les chances de la guerre c'tant inccrtaines, cette dernierc as- 
scrtiün pourraii se trouver vraie par le fait. Mais il serait en 
vain de se tiatter qu'en acceptant les conditions de lAutriche, 
r^tat de la Prusse resterait tcl qifelles l'^tabliraient au premicr 
moment. Une pareille pai\ ne donncrait ni garantie ni süret^ a 
la Monarchie, eile continiierait de Hottcr au gr^ des evenements, 
et si Ton oppose qu'il est au moins encore incertain si son ind^- 
pendancc eprouvera de nouvelles aiteinies, il Test dgalement si les 
chances de la guerre ne nous seront point favorables. 

Quant a la question de la continuation de la guerre sans le 
concours de l'Autriche, eile est en plus grande partie militaire et tient 
a des rappons trop compliqu^s pour que je puisse me permettre 
un jugement d^cisif sur eile. Mais je crois pouvoir presenter, du 
point de vue dans lequel je suis place, une reHexion qui me semble 
Ion imponante. 

Si Ton demande s'il faut faire la guerre sans l'Autriche, il me 
semble que la question n'est pas bien precis^e. II faudrait dire 
plutöt: s'il faut la recommencer sans cette puissance ? Car la force 
des circonstances est teile que probablement TAutriche serait 
cntrain<fe pourtant plus tard ä la guerre. — (]e que je regarde 
d'abord comme absolument certain, c'est qu'en aucun cas l'Autriche 
nc sc d^clarerait pour lors contre nous. Mes rapports prouvent 
que j'ai toujours eu cette opinion, mais le (]omte de Metternich 
a r^pdtd dans la derniere confdrence qu'il a eue avec le (>hancelicr 
d'Etat de Hardenberg, le (]omte de Nessclrode et moi ä Ratibor- 
zitz,*) plusicurs fois que cela ne se ferait certainement jamais, et 
s'est meme ollen c\ en donner l'assurancc formelle. Ine pareille 
promesse et ddclaration, faites dans un moment oü il pouvait croire 
la mcnace opposee utile ü nous faire adopter les plans de sa cour. 



Die Zusammcnliuujt fand am ii). Juni statt. 

6* 



^4 



I. Als Gesandtor in Wien. 



me scmblc meritcr bcaiicoup de croyance. .l'avoue que j'en attache 
beaucoup moins a ce qifil ajoutait que rEmpereur pourrait meme 
encore apres sc declarer pour nous, si on entcnd par la une decla- 
ration spuntanee. Mais rAiitriche a un intdrct si Evident que les 
alli^s ne fassent pas la paix avec la France sans son inten^ention, 
et que les qucstions les plus importantes pour eile, comme celle 
du Duchd de Varsovie, ne soient pas decid^es d'une maniere con- 
iraire a ses vues, eile est meme si peu süre d'obtenir de la France 
sans les allids une restitution quelconque de provinces, que son 
embarras commencerait premierement ä venir ä son comble, lors- 
que les allies ne voudraient point entrer dans le plan de pacifi- 
cation qu'elle propose. Elle s'est aussi beaucoup trop compromise 
vis-ä-vis de la France pour esperer jamais que celle-ci ne täche de 
s'en venger. Je ne nie n^anmoins pas qu'il serait toujours impru- 
dent de fonder un veritable espoir lä-dessus; si une fois on 
recommence la guerre sans l'Autriche, il faut aussi se resigner a 



la terminer de meme, et il serait doublement dangereux alors de 
porter en ligne de compte une circonstance probable, mais tou- 
jours incertaine. 

Ce qui devrait alors inspirer la confiance, seraient les renforts 
que Tarm^e russe et prussienne ont recus durant l'armistice, l'esprit 
qui anime ces armees, et l'alliance avec l'Angleterre et la Suede, 
qui ne peuvent commencer qu'ä present premierement ä preter 
une assistance veritable contre l'ennemi commun. 

A Peilau, ce lo juillet 1813. 

Humboldt. 



XXIV. Entwurf einer Note an Metternich. 

c. 30. Juli 1813. 
(Abschrift im Geh. Staatsarchiv.) 

Arn 28. Juli 18 ij war Caulaincourt als französischer Vertreter für den 
Kongreß zu Prag angekommen, ohne daß die Verhandlungen begannen. Doch 
forderte Metternich Humboldt und den Vertreter Rußlands, Anstett, auf, mit ihm 
über Inhalt und Redaktion der Noten, in denen sie das Friedensprogramm ihrer 
Höfe ihm als Vermittler darlegen wollten, übereinzukommen. Zu diesem Zweck 
entwarf Humboldt folgendes Schriftstück, zum teil in doppelter Redaktion. Doch 
ist es nie übergeben worden, da das Verhalten Napoleons bald alle Verhandlungen 
unnötig machte, und Österreich sich den Verbündeten anschloß. 



I. Als Gesandter in Wien. 



All (."omte de Mcticrnich p. p. 

A Praguc, ce 1S13. 

Le soussigne Ministrc d'lMat de Sa Majcstd le Roi de Prusse 
\ icnt de recevoir la note par laquclle Son Kxccllencc Monsieur le 
(]omte de Metternich, Ministre d'Ktat et des atlaires (^trangeres de 
Sa Majestd TKinpereur d'Autriche l'invite en sa quaüte de Media- 
teur i\ dnoncer les bases que Sa Majestd le Roi, son Maitrc, croit 
propres i\ la conclusion de la paix. II s'empresse d'y rdpondre 
tout de suite en vertu des pouvoirs dont il est muni, et de donner 
aussi par \ä une prcuve de la satisfaction avcc laquellc sa (>jur 
acccptc la mc'diation de Sa Majcstd Imperiale. 

Lorsquc Sa Majeste le Roi de Prusse siinit avcc Scs puissants 
allies, II n'eut d'autre but que celui de recouvrer et d'assurer Tan- 
cienne indepcndance de Sa Monarchie, et ce but meme fut \'\6 ä 
celui plus general du rdtablissement d'un dtat d'dquilibre et de 
tranquillite en Europe. (>e meme point de vue dirigea les dd- 
marches de Ses allies, et la guerre porta ce caractere, des qu'elle 
s'approcha des frontieres de l'Allemagne ; Tordre de choses qu'elle 
tendait i\ rdtablir, devait etre assurd par la nature meme des prin- 
cipes sur lesquels on voulait le fonder. Quand meme les rapports 
particuliers de chacune des puissances allides, pris ensemble, 
n'eussent point embrassd, pour ainsi dire, la totalitd des intdrets 
politiques de l'Europe, aucune vraiment capable d'influer puissam- 
ment sur la tranquillitd et le bonheur des nations, ne pouvait en 
etre exclue, et si la multiplicitd de rappons et d'intdrets aussi 
varids rend Toeuvre de la pacification plus difhcile et plus compli- 
qude, Tdtendue des vues et la grandeur du but peuvent aussi seules 
l'emporter sur toutes les considdrations secondaires. On peut se 
tiatter que tous le voeux se rdunissent pour obtenir le bienfait 
immense d\me paix gdndrale, etablic sur les bases de la justice et 
de rdquitc. 

(A'itc meme idee fondamcntalc doit presider aussi aux ndgo- 
ciations actucllcs. Toutes les considdrations particulieres doivent 
lui edder; eile est seule digne d'ctre olVerte a la Puissance Mddia- 
trice qui, en prenant sur eile la täche de rendre la paix i\ Thuma- 
nitd, veut en assurer la soliditd et la durde; c'est donc aussi eile 
qui formera la base de Texposd suivant et a laquelle tout y scra 



{^(5 I. Als Gesandter in Wien. 

rapporte. I.es interets divises, lex paix qui n'ollraient qu'un repos 
mal assure, ont amene l'tHat de choses que tous les Gouvernements 
regardent avec raison comme une source de guerres et de mal- 
heurs : il est donc de la sagesse de tous de travailler a le changer 
et de ne s'attacher qu'au bien commun. 

Dirigees par ces vues, la l^russe et la Russie exposerent ä la 
(]our deA'icnne dans une note remise le i() de mal les conditions 
qui leur paraissent nt^cessaires pour rdtablir la paix en Europe. 
Os conditions portaient que. pour parvenir a un iisit de choses 
stable et iustc, il laudrait*) 

I. retablir TAutriche dans le degre de puissance et l'etendue 
de territoire qu'elle possedait avant 1805, tant en Italie qu'en Alle- 
magne : 

■2. retablir la Prusse dans Tindepcndance et les proportions oü 
eile se trouvait avant cette epoque; 

3. dissoudre la ligue du Rhin, rendre l'independancc ä FAlle- 
magne et lui restituer ses provinces du Nord reunies äla France; 

4. dissoudre egalemcnt le Duche de ^^a^sovie et partager les 
provinces qui le forment: 

5. separer la Hollande de la France; 

6. replacer Tancienne D)^nastie sur le tröne d'Espagne; 

7. rendre Tltalie dans toutes ses parties libre du Gouvernement 
et de Tintiuence de la France. 

Si Ton examine ce plan de pacilication generale, on le trouvera 
fonde sur les principes ci-dessous enonces. Rendre l'independance 
aux Etats qui n'en jouissent plus, restituer des provinces ä des 
monarchies qu'il Importe pour la tranquillite et le bonheur de 
l'Europe de voir retourncr ä leur ancien degre de puissance; 
dissoudre des institutions politiques qui portent dans leur existence 
un germe d'inquietude pour leurs voisins: voila a quoi il vise, 
Sans favoriser au reste aucune puissance en particulier, sans en 
agrandir aucune au point qu'elle puisse devenir dangereuse ä la 
sürete generale. 



*J Das sind die Bedingungen, die Hardenberg und Nesselrode dem Grafen 
Stadion am 16. Mai in Wurschen übergaben. 



I. Als Gc&andtcr in Wien. 



Variante: 

S. M. Ic l^oi de Priisse rccon- 
nait dans ces conditions les scu- 
Ics bases solides de la paix ge- 
nerale. 



Mais comme il entre dans Tidde 
de la paix generale encore d'au- 
tres iniercts qui appartiennent 
e-vckisivement i\ TAngleterre et 
ä la I'Vance, comme Puissances 
maritimes, et qiie cette paix est 
d'ailleurs im objet d'une si grande 
etendue qu'elle devra r^ussir plus 
aisement apres un arrangement 
prdliminaire, dejä actuellement 
utile a toutes les panies et propre 
a faire rdussir celui plus etendu 
qui peut presenter a TAngleterre 
et ä la France des equivalents et 
des avantages r^ciproques et au- 
quel toutes les puissances ont un 
intdret egal de viser, on peut se 
Hatter d'atteindrc i\ ce but par 
un arrangement prealable qui, 
en reglant les interets immediats 
des panies contractantes et en 
^tant cxecute sur-le-champ et ac- 
compagne de la retraite simul- 
tande des Armees, mettrait in- 
cessamment un terme a la guerre 
du (kontinent et servirait de base 
ä la paix generale ; et c'est d apres 
ces principes que Sa .Majeste le 
Roi de l^russe a charge Ic sous- 
sign(? de negocicr. 



{Ij!S passafjes soitslif^ncs rcstcnt omis.J 

Sa Majeste le Roi de Prusse 
reconnait toujours ^gale- 
m c n i dans ces conditions 
les scules bases solides de 
la paix genc*rale. Klles sont 
en meme temps Celles qui se lient 
aux rapports particuliers des au- 
tres Allies de Sa Majeste. 

Mais il entre dans Tidee 
de la paix generale encore 
d'autres interets qui appar- 
tiennent exclusivement ä 
TAngleterre et äla France, 
comme Puissances mariti- 
mes, et cette paix estd'ail- 
leurs un (jbjet d'une si 
grande etendue qu'il est 
p e u t - c t r e n e c e s s a i r e d' y 
arriverpardegre et de la 
preparer par un arrange- 
ment pr^liminaire deja 
actuellement utile a tou- 
tes les parties et propre a 
faire reussir celui plus 

Idtendu auquel l'Angletere 
et la France doivent viser, 
qui leurprdsentedesequi- 
valents et des avantages 
reciproques et qui com- 
blerait en meme temps les 
voeux de toutes les autres 

; puissances. S. M. leRoide 
Prusse pense par conse- 
quent qu'on atteindrait 

Iplus aisdment au but de- 

; s i r ^ p a r u n e p a i X p r d a I a b 1 e 
qui par Texecution imme- 
d i a t e d e s e s c o n d i l i ( » n s et 



1. Als Gesandter in Wien. 



Le point le plus important sous 
ce rapport est sans doute celui de 



La paix 



la retraite simultan^e des 
Arm<^es mettraitincessam- 
ment un terme a la guerre 
du (kontinent et servirait 
de base i\ la paix g^n^rale. 
L e s p r i n c i p e s d' i n d e p e n - 
d a n c e et d' d q u i 1 i b r e d e - 
V r o n t a u s s i s e r v i r de g a - 
rantic a cctte paix p re- 
al ablc, mais ils n'y seront 
appliqu^s qu'aux int^rets 
les plus immediats et les 
plus directs des parties 
contractantes. 

Conformdmentäces con- 
sid^rations le soussign^ 
est Charge par les ordres 
expres de son Sou verain 
de proposer les quatre 
Premiers des sept articles 
enonces ci-dessus comme 
bases de la negociation 
actuelle. 

Les conditions renfer- 
mees dans ces quatre ar- 
ticles tendent uniquement 
ä reconstruire la Prusse et l'Au- 
triche dans leurs anciennes pro- 
ponions de forces et d'etendue 
et ä garantir leur independance. 
Elles restent par conse- 
quent entierement dans 
j r i d e e q u e 1 a paix entre les 
deux grandes puissances, placees 
aux extremites de l'Europe, doit 
etre assuree par la force et l'in- 
d^pendance des Etats interme- 
diaires. R^tablir ainsi la tran- 
quillite dans le S3'steme central 
de la politique europeenne, c'est 



I. Als Gesandter in Wien. ^. 

pr^parer des bascs solides au repos general. La Situation gdogra- 
phique de la Prussc et de la Monarchie Autrichienne est teile 
que Icur politique tc-nd naturcllement vers la pai\, et rintcrOi 
muiuel qu'elles ont ä se soutenir et ä sc voir reprendre leur an- 
cienne attitude, doit etre apprdcid par Ics autres puissanccs comme 
un gage de la tranquillite commune. L'AlIemagne est diroitement 
lidc i\ la Prusse et :\ la Monarchie Autrichienne. (](jmmeni p(nir- 
rait-on sc dispenser de reclamer pour eile Pavantage dont eile 
jouissait autrefois, et par lequel suriout des Souvenirs chers et 
sacrds la rattachent a la Maison d'Autrichc? 

La France, en consentant ä Pordre de choses qui serait retabli 
par le plan de pacification prdalablc, contribucrait ä rcndrc un 
repos durablc ä TiAiropc, et s'assurcrait a elle-meme la jouissance 
tranquille des avantages immenses de sa position. La paix mari- 
time, en viviliant toutes Ics branches de Tindustrie nationale par 
la libcrte du commerce et de la navigation, serait cn memc temps 
pour eile la plus large et la plus belle de toutes les compcnsations. 
Car il est evident que cettc paix est dtroitement lide a la paix con- 
tinentale. Klle restc impossible aussi longtemps que la communi- 
cation librc de TAnglcterre avec le reste de TKurope n'est point 
assuree par Tindependance des puissanccs du (kontinent, et chaque 
tentativc de gcner cette communication devient, a son tour, pour 
CCS puissanccs une source d'cmbarras, d'inquietudes et de guerrcs. 

Un Systeme d'dquilibre et d'inddpendance gdndrale doit rdunir 
les interiits de tous les Gouvernements sans cxccption, et il nV cn 
a aucun qui n'ait exprimd dans dilVerentcs occasions son ddsir de 
le voir renaitre en Kurope et retabli Tordre de choses qu'unc suite 
de malheurs a inten-erti. Les Souverains allids sont pendtres de 
ce sentiment, et il leur semble tcllement important et indispensable 
d'atteindre a ce but, qu'ils ne s'ecaneront point des principes sur 
Icsquels ils croient que la paix future doit etre basde; ce n'est que 
de cette maniere qu'ils croiront pouvoir prouver la sincdrite de 
leur inteniion de mettre par une paix solide un terme aux cala- 
mitds multiplices et prolongecs de riuiropc. 

Lorsquc Sa ^Lajestd rKmpereur dWutriche otVrit Sa puissanie 
mddiation aux parties belligdrantes, Sa Majestd Imperiale a du 
supposer dans chacune des puissanccs Tintention d'y coopdrer d'une 
maniere franche et sincere. Klle n'aura point comptd en vain sur 
les sentiments de S. M. le Hoi de Prusse; 11 ddsire vivemcnt la 
paix, et II y paniendrait surtout avec une vive satisfaciion par 



<)0 



I. Als GosiUjdU-r in Wi 



rintcncntion d'un Souvcrain avcc qiii Ics ücns de ramitie la plus 
ctroite 1/unisscnt dcpuis longicmps. 
Lc soiissii^nc etc. cic. 



XXV., XXVI. Über die diplomatischen Verhandlungen 
in Frankfurt a. M. 

(Eii^enfiJnJiges Sclircibcn und Dcnksclirift im Geh. Staatsarchiv.^ 

Seit dem 7. November iSij weilte Humboldt in Frankfurt a. M. Dort 
fanden wichtif^e, wenn auch schließlich resultatlose Verhandlungen statt. Napoleon 
hatte durch den bei Leipzig gefangenen österreichischen General Merveldt in 
formloser Weise dem österreichischen Hofe Friedensanerbietungen gemacht; 
Metternich cnviderte diesi', indem er dem Baron St. Aignan, bisher französischer 
Gesandter in \]'eimar, seine Ansichten mitteilte. Dieser zeichnete den Inhalt der 
Unterredung auf und überbrachte das Schriftstück, nachdem es die Billigung 
Metternichs und Lords Aberdeen gefunden hatte — fälschlich erklärte ersterer 
auch Hardenbergs Zustimmung — , dem französischen Kaiser fii. Nov.). Am 
rd. Novetnber antwortete der Herzog von Bassano auf den Bericht St. Aignans 
und schlug Mannheim als Stadt des beabsichtigten Kongresses vor, ohne aber 
seines Herrschers Zustimmung zu den vorgeschlagenen Bedingungen zu erklären. 
So ging der Briefwechsel noch weiter, ohne zu einem Ergebnis zu führen. Zu 
gleicher Zeit hatte Metternich eine Proklamation an das ß-anzösische Volk ent- 
werfen lassen, die er am 7. Dezember veröffentlichte. Über diese Vorgänge 
äußert sich Humboldt in den folgenden Schriftstücken. 



W\ . An Hardenberg. 4. Dezember 1813. 

Je remercie intlniment \'otre Excellence de la communication 
qu'Elle a daigne me faire. Mais c'est avec regret que je dois avouer 
que je me promets bien peu d'effet de cette demarche, et que je 
crois meme que la piece auroit du etre autrement concue et redigee. 

II ^toit certainement tres sage de faire connoitre ä la Nation 
Francoise que les Puissances alliees veulent la paix, qu'elles ne 
veulent point imposer ä la France des conditions qui ruinent son 
existence ou menacent son independance, et qu'on doit accuser 
uniquement Tambition de TP^mpereur Napoleon de la continuation 
de la guerre. 

Mais, pour atteindre ce but, il auroit fallu faire des propositions 
de paix d'une maniere entierement officielle, il auroit fallu faire 
connoitre ensuite publiquement ces propositions et y ajouter simple- 



I. Als fJfsandtcr in Wien. 



Ol 



ment »^]uc Napoleon les a\oit rcjotlccs. Toiit commcntaire dc\cnoit 
inutilc. 

I-a piecc actucllc mc scmblc trop vagiie; on dira toLijoiirs quc 
cc nc sont que des phrascs arrangc'cs cxprcs pour sdduirc la nation 
IVan^oise. (^alculdc entiercmcnl a nc ricn dirc de positif, eile doit, 
d'apres mon opinion, prc'cisc^ment man>.|ucr son but par li\. l^lie 
contient meme des le cümmcncement une assertion qui n'cst poini 
cxacte. C]ar les ouvertiires faites par Mr. de St.-Aignan ne por- 
toient point un caractere vraimcnt ofliciel, et Napoleon ne con- 
viendra jamais qu'il ait pii rcgarder cette demarche commc une 
Ncritable propositiun de paix. Si nc^antmoins eile doit Tetre, ne 
vaudroit-il pas micux d'en commun'k|iier aussi les conditions ä la 
nation Krancoise? 

Je soiimets ces rcüexions au jugcment de \'otre Ivxcellencc; 
je n'ai pas pu me dispenser de les faire, puisqu']-!lle a vcnilu que 
je Lui parlasse avec franchise. 

A l'Yancfort, ce | Dcccmbre, i-Si^. 

Humboldt. 
A S. K. Mr. le (^hancelier d'Ktat 
Baron de Hardenberi^ cct. cet. 



XW'I. De nksch ri l"t über die Frankfurter \' erb and 1 ungen. 
<). Dezember 1X13. 

Des que les Armees combinees avoient atteint le Khin, l'idee 
,e faire des propositions de paix devoit se präsenter naturellement. 

Cette demarche pouvoit avoir un des trois rdsultats suivans. 
Les propositions pouvoient amener la conclusion elVective de la 
paix; elles pouvoient conduire a un congres sterile: elles pouvoient 
entin etre rejettees simplement. 

11 est difficile de se Hatter que TKmpereur Napoleon veuille 
i»uuscrire apresent a une paix teile que Texige la Situation actuelle 
de l'Europe, et les (]ours allides devoient eviter d'en venir a une 
n^gociation qui ne promet aucun succcs, puisque tonte n(^gociation 
paralyse toujours en quelque facon les op<frations de la guerre en 
refroidissant Tardeurdes soldats et des nations, et puisqu'on n'auroit 
jamais empcche Napoleon de rejetter sur les Allies la laute de la 
non-reussite. 

11 falloii donc. selon moi, faire les propositions de manierc 
;iie la Paix pouvoit a la verite en cire le resultal, mais que, dans 



^)2 1. Als Gesandter in Wien. 

Ic cas contraire. cllos no piuivoicnt ctrc <]uc rejetl^cs simplemem: 
et il V avoit moycn d'y reiissir par la manicrc de fixer les bases 
de la negociation fuiure. 

(]es bases devoient ctre les pnints dcsquels on dtoit d^cid^ a 
ne pas s'^carter oii auxquels on ne vouloit pas touchcr, en ^ten- 
dant la n^gociation sur tous les auircs. (Ä)mme base. en prcnant 
le mot dans ce scns, il falloit poser le principe qif on n'en vouloit 
poini ni a Tindcfpcndance ni i\ Tinte^gritd de la France dans ses 
anciennes limites, qu'on demandoit Tindcpendance de l'Allemagne 
et de l'Italie. et qu'on adoptoit pleinement les quatre conditions 
de l'Angleicrre qui concernent TF^spagne, le Portugal!, la Sicile et 
les engagemens envers la Suede, enün que l'Anglcterre, pour faci- 
liter une pareille paix, restitueroit des Colonies ä la France. 11 
auroit 6i6 bon d'ajouter a ces conditions celle de I'ind^'pendancc 
de la Hollande, pour etre plus sür d'arriver purement et simple- 
ment a Talternative ou du rejet des propositions ou d'une paix 
essentiellement bonne et solide. 

Si l'Empereur Napoleon n'acceptoit pas ces bases, il falloit 
porter ä la connoissance du Public ces memes propositions. Les 
Cours alliees prouvoient alors ä la Nation Francoise qu'elles avoient 
voulu la paix sans aucune condition qui püt la blesser, et que 
l'Empereur l'avoit rejettee pour des motifs auxquels eile ne peut 
point prendre un interet vrai et reel. 

D'apres ce raisonnement, il m'auroit semble mieux de ne 
point se senir du Comte de St.-Aignan pour porter des paroles 
de paix. Toute demarche clandestine avoit l'inconvenient que 
Napoleon etoit le maitre de la representer comme il vouloit; les 
Alliees ne pouvoient en general retirer de l'avantage que d'une 
bien ostensible. 

Si neantmoins on vouloit faire les premieres ouvertures par 
ce canal, il auroit mieux valu, je crois, de munir le Comte de 
St.-Aignan d'une piece redigee par les Cabintts allies eux-memes 
et renfermant les bases de la n^gociation, ou de se borner ä faire 
connoitre simplement par lui a l'Empereur Napoleon quelles 
seroient les bases qu'on dnonceroit officiellement, s'il le demandoit. 
Dans ce dernier cas, il ne falloit point lui faire rediger de piece 
du tout, ou du moins eviter d'avoir l'air de l'approuver. 

Lorsque le Duc de Bassano annonca*) que l'intention de 



*J In seinem Schreiben an Metternich vom iG. November i6'ij. 



I. Als ( Ifs;indl«T in \N icn. qo 

ri'lmpcrcur dtoit d'envoyer Ic Duc de \'icencc ä Mannheim, i'aiirois 
prefcTc de nc point s'en rapporier poiir Ics bascs a rcnireiien 
avcc Ic ( dornte de St-Aignan, mais de les exprimer claircment et 
nettcmcnt soimeme. 

Dans l'dtat aciiiel des choses la piece*) redigee par le (^<jmie 
de St.-Aignan me semble faite pour amcncr, si d'auires circon- 
stanccs ne sy opposoient, prdcisdment le seul rdsiiltat bien d^- 
>agreablc pour les Onirs alli^es, celui d'ime n^gociation infriictu- 
eusc. (!ar celle piece est tcUement vagiie, telleinent inc<m"»plette, 
lellement contestde enlin par les dilVerens Ministres d'Angleterre 
qui resident aiipres des(]()iirs alliees, qiie la negociation commcn- 

*J Das Schriftstück lautet folgendermaßen : „Die verbündeten Mächte seien 
Aurch unauflösliche Bande vereinigt, welche ihre Stärke ausmachten, imd die von 
ihnen daher stets beibehalten werden würden. Die gegenseitigen Verpflichtungen, 
welche sie eingega/igen wären, bezögen sich nur auf die Stiftung eines allgemeinen 
Friedens. Zur Zeit des Kongresses zu Prag habe man nur an einen Frieden 
für das Festland denken können, weil die Umstände nicht die Zeit gewährten, 
sich behufs anderer Untersuchungen zu verständigen. Jetzt wären aber die Ab- 
sichten aller Mächte tmd auch diejenigen Englands bekannt. Es sei daher nutzlos, 
jetzt noch einen Waffenstillstand, oder eine Unterhandlung zu wollen, welche flicht 
den allgemeinen Frieden zum ersten Grundsätze habe. Die verbündeten Souveräne 
wären über die .\facht und das Uebergewicht einverstanden, welche Frankreich in 
seiner Unverletztheit behalten solle, indem es sich auf seine natürlichen Grenzen 
beschränke, welche der Rhein, die Alpen und Pyrenäen bildeten. Der Grundsatz 
der Unabhängigkeit Deutschlands sei eine unerlässliche Bedingung; Frankreich 
brauche deswegen nicht auf den Einßuss zu verzichten, welchen jeder grosse Staat 
nothwendig auf einen Staat von geringerer Grösse ausübe, wohl aber auf jede 
< iberherrschaft über Deutschland. Uebrigens sei es der Kaiser Napoleon, der die 
Zweckmässigkeit des Grundsatzes behauptet habe: Grossmächte müssten durch 
schwächere Staaten voneinander geschieden sein. Auf der Pyrenäenseite sei die 
Unabhängigkeit Spaniens tmd die \\'iedereinsetzung der alten Herrscherfamilie 
ebenfalls eine unerlässliche Bedingung. In Italien müsse Oesterreich eine Grenze 
haben, welche Gegenstand der Unterhandlimg sein werde. Piemont biete mehrere 
Linien, welche man erörtern könne, ebenso wie der italienische Staat, vorausgesetzt, 
dass er wie Deutschland unabhängig von Frankreich oder jeder andern Macht 
regiert werde. Selbst der holländische Staat bilde einen Gegenstand der Unter- 
h.mdlung, jedoch müsse man dabei stets von dem Grtmdsatze seiner Unabhängif;- 
keit ausgehen. England wäre bereit, die grössten Opfer für einen auf diesen 
Grundlagen beruhenden Frieden zu bringen, und die Freiheit des Handels und 
der Schiffahrt, auf welche Frankreich berechtigten Anspruch habe, anzuerkennen.'' 

„Wenn diese Grundsätze eines allgemeinen Friedens durch Se. Majestät ge- 
nehmigt wären, so könne man auf dem rechten Ufer des Rheins einen passenden 
Ort für parteilos erklären, wo die Bevollmächtigten aller kriegführenden Mächte 
sich sofort hinbegäben, ohne dass jedoch die Unterhandlungen die kriegerischen 
Unlernehmunsren hemmten." 



IM 



1. Als Gesandter in Wien. 



ceroit neccssaircmcni par une disciission sur la naiure des bases. 
tandis que la seiilc iiiilitd quc prescntc la tixation de bases, est 
Celle que la ccrtitude de s'entendrc sur quelques points fait csperer 
qu'on conviendra aussi sur les auires. 

La demarche faite par le (lomtc de St.-Aignan a encore cela 
de tacheux quc, sans etre oflicielle, eile en porte pourtant en quel- 
que facon Ic caractere et que, par cette raison, il est meme difli- 
cilc de dire si les Cours allides ont fait ou n'ont point iait veri- 
tablement des propositions de paix a Napoleon, ce qui est tres 
imponant, lorsqu'on veut agir sur Tesprit de la nation Francoise. 

Quant ä la proclamation*) par laquelle on veut atteindre ce 
but, je crains qu'elle ne le manque. II y a une dilVerence extreme 
entre faire connoitre au Public des bases d'une negociation, et lui 
soumettre une piccc vague et qui n'exprime qu'en general les 
intentions des puissances. Des bases sont comprises par chacun, 
il suftit qu'un seul les connoisse pour qu'elles se communiquent 
ä mille autres; au Heu qu'une piece raisonnee n'est bien pesee et 
comprise que par un petit nombre d'individus, qu'elle ne peut 
(itre lue, sans etre jugee, et que le jugement que chacun en porie, 

* Sie ist datiert Frankfurt, den i. Dezember i8ij, und lautet: „Die fran- 
zösische Regierung hat soeben eine neue Aushebung von ^ooooo Mann zum 
Kriegsdienste beschlossen. Die Begründung dieses Senatsbeschlusses schliesst eine 
Herausforderung der verbündeten Mächte in sich. Dieselben ßnden sich dadurch 
veranlasst, von neuem im Angesichte der Welt die Absichten zu verkünden, von 
denen sie in dem gegenwärtigen Kriege geleitet sind, sowie die Grundsätze, welche 
die Beweggründe ihres Benehmens, ihrer Wünsche, ihrer EntSchliessungen bilden. 

„Die verbündeten Mächte bekriegen nicht Frankreich, sondern das laut be- 
anspruchte Uebergewicht, welches der Kaiser Napoleon nur zu lange ausserhalb 
des Herzens seines Reichs zum Unglücke Europas und Frankreichs ausgeübt hat. 
Der erste Gebrauch, welchen Ihre kaiserl. u. königl. Majestäten von dem Siege 
machten, bestand darin, Sr. Majestät, dem Kaiser der Franzosen, den Frieden 
anzubieten. Ihre durch den Beitritt aller Souveräne und Fürsten Deutschlands 
verstärkte Stellung hat keinen Einßuss auf die Bedingungen des Friedens gehabt. 
Diese Bedingungen haben die Unabhängigkeit der andern Staaten Europas zum 
Zweck. Die Absichten der Mächte sind gerecht in Bezug auf ihren Gegenstand, 
grossmüthig und freisinnig in ihrer Anwendung, zufriedenstellend, ehrenvoll jür 
alle Theile. 

„Die verbündeten Mächte werden die Waffen nicht niederlegen, bevor sie 
dieses grosse und heilsaiyie Ergebniss, dieses edle Ziel ihrer Anstrengungen er- 
reicht haben. Sie werden ihre Waffen nicht niederlegen, bevor nicht der politische 
Zustand Europas von neuem befestigt ist, bevor unumstössliche Grundsätze nich- 
tigen Verwahrungen gegenüber ihr Recht wieder eingenommen haben, bevor die 
Heiligkeit der Verträge Europa endlich einen wahrhaften Frieden gesichen hat.'' 



I. Als (Iisnndtrr in Wien. (,- 

altere Ic complc qu'il cn rcnd. Lc (ioiivcrncmcnl aiira par con- 
s^qucnt mille moyens de la soustraire i\ la connoissance du Public 
et de rintcrpr^ter d'une maniere contraire aux intcnlions des 
Allids; et je ne düute point que le peu de paroles du discours du 
l'rince Rc«,'ent au Parlcment, oü il est parld de la paix, ne pm- 
duisent une imprcssion plus forte et plus favorable quc la procla- 
mation projcttcc. 



XXVII., XXVIII. über die deutsche Verfassung. 

Schon itn St'yk'inl'cr /(S; y. n'ährend des AuJ'cnlhalls der Sualsindnner in 
Teplitz, regte Freiherr vom Stein die Frage nach der zukünftigen deutschen Ver- 
fassung an, und Humbuldt übernahm es, seine Ansichten darüber des näheren zu 
entwickeln. Es geschah dies in der folgenden, an Stein gerichteten Denkschrift 
(No. XXVIIK Er sandte sie auch an Gentz, der aber die drei wichtigsten Punkte 
bemängelte: daß den beiden Großstaaten allein das Recht über Krieg und Frieden 
übertragen werde — dagegen, meinte er, werden Bayern und Hannover laut 
und mit Recht Einspruch erheben ; daß die Staaten von geringerer Macht als die 
vier ersten vom Range souveräner zum Range untergeordneter herabgedrücln 
werden, dagegen werden sämtliche Degradierte mit einstimmiger Erbitterung sich 
erklären; daß in allen deutschen Staaten gewisse Verbesserungen der inneren 
Verfassung herbeigeführt werden, dem werden wahrscheinlich alle. Große und 
Kleine, widersprechen. Nur zwischen Gleichen könne ein Staatenverein (da sie 
eine eigentliche Verfassung ebenfalls nicht zulassen) bestehen. Zwischen ursprüng- 
lich Ungleichen ließe er sich zwar noch denken, aber schon nicht ohne große 
Schwierigkeit und Gefahr; aber ursprünglich Gleiche (oder solche, die es im ge- 
gebenen Augenblicke seien) in Ungleiche zu verwandeln und dann in einen Verein 
zu ziehen, halte er für eine der gewagtesten Unternehmungen, die je ein Staats- 
mann ersinnen könnte. Er erkläre daher ganz freimütig, daß ihm der Plan, in 
dem einzelne Bestimmungen sehr beherzigenswert seien, nicht ausführbar erscheine, 
und glaube überdies, daß er beinahe alle deutschen Fürsten gegen die beiden 
Großmächte aufbringen würde. Diesen Ausstellimgen gegenüber schrieb Hum- 
boldt die folgende Widerlegung (No. XXVIII). 

X.W'll. Denkschrift über die deutsche N'erfassung. 

Dezember 1X13. 

; Original im Geh. Staat.sarchiv ; gedruckt bei Schmidt, Geschichte der deutschen 

Verfassungsfrage während der Befreiungskriege und des \\'iener Kongresses 

S. luj—rji.) 

Frankfurt, im De/. 1S13. 
Ich habe erst hier Zeit irefundcn, 1. l-\, mein X'ersprechen /u 
erfüllen. Ihnen meine (iedanken Ciber die künfiiire \'erfassuniT 



q(T 1. Als Gcsamltor in Wien. 

ncutschhinds mit/iithcilcn. Auch habe ich gern abgewartet in 
diesen Mauern zu sein. Hier, wo die Spuren der ehemaligen 
Einrichtungen noch Achtung genug einflössen, um ebensosehr 
vor der Gleichgültigkeit gegen ihren Untergang, als vor dem 
Wahne zu bewahren, ihre Wiederherstellung als leicht anzusehen, 
lüsst es sich mit mehr Ruhe und Ernst über die wichtigste An- 
gelegenheit reden, die ein Deutscher behandeln kann. 

Der erste \'orwurf, den meine \^orschläge erfahren werden, 
ist vcrmuthlich der, dass man sie auf wandelbare Voraussetzungen 
gegründet fmden wird. Allein dieser \"orwurf tri iTt weniger mich, 
als die Sache. Eine wahrhaft sichere Verbindung kann nur durch 
physischen Zwang, oder moralische Nothigung zu Stande gebracht 
werden. Die Politik ist aber grade so angethan, dass sie auf die 
letztere wenig rechnen kann, wenn sie nicht den ersteren im 
Hintergrunde zeigt, und wie nöthig und wirksam dieses Zeigen 
sey? hängt immer gar sehr zugleich von der zufälligen Verknüpfung 
der Umstände ab. Sie darf also nie auf Mittel denken, die gleich- 
sam absolut sichernd seyn sollen, sondern nur auf solche, welche 
sich jener Verknüpfung, sowie sie in sich wahrscheinlich ist, am besten 
anschmiegen, und sie am natürlichsten beherrschen. In die Mög- 
lichkeit einer Ungewissheit des Erfolges muss man sich immer 
ergeben, und nicht vergessen, dass der Geist, welcher eine Ein- 
richtung gründet, immer fort nothwendig ist, sie zu erhalten. 

Brauchte man nichts Neues einzurichten, könnte man die 
Dinge so lassen, wie sie, nach der Auflösung des Unstatthaften, 
von selbst seyn werden; so wäre es bei weitem vorzuziehen. 
Denn die Weltbegebenheiten gehen immer in dem Grade besser, 
in dem die Menschen nur negativ zu handeln brauchen. Allein 
hier ist dieses unmöglich; hier muss etwas Positives geschehen, 
erbaut werden, wo man gezwungen war niederzureissen. Da der 
Rheinbund aufgelöst ist, muss entschieden werden, was nunmehr 
aus Deutschland werden soll, und selbst wenn man keinerlei Art 
der Vereinigung wollte, w^enn alle Staaten einzeln fortbestehen 
sollten, so müsste doch auch dieser Zustand zugerichtet und ge- 
sichert werden. 

Wenn man aber über den zukünftigen Zustand Deutschlands 
redet, muss man sich wohl hüten, bei dem beschränkten Gesichts- 
punkte stehen zu bleiben, Deutschland gegen Frankreich sichern 
zu wollen. Wenn auch in der That der Selbständigkeit Deutsch- 
lands nur von dorther Gefahr droht, so darf ein so einseitiger 



I. Als Gcsandu-r in Wien. ^-' 

Gesichtspunkt nie zur Kichtschnur bei der (irundlcgiing zu einem 
dauernd wohlthätigen Zustand lür eine grosse Nation dienen. 
Deutschland muss frei und stark scyn, nicht bloss, damit es sich 
gegen diesen, oder icnen Nachbar, oder überhaupt gegen jeden 
l-'eind venheidigcn könne, sondern deswegen, weil nur eine, auch 
nach aussen hin starke Nation den Geist in sich bewahret, aus 
dem auch alle Segnungen im Innern strömen; es muss frei und 
stark seyn, um das, auch wenn es nie einer Prüfung ausgesetzt 
würde, nothwendige Selbstgefühl zu nähren, seiner Nati(mal- 
entwickclung ruhig und ungestört nachzugehen, und die wohl 
thätigc Stelle, die es in der Mitte der lüiropiiischen Nationen für 
dieselben einnimmt, dauernd behaupten zu können. 

\'on dieser Seite angesehen, kann die Vrsigc nicht zweifelhaft 
seyn, ob die verschiednen deutschen Staaten einzeln fortbestehen, 
oder ein gemeinschaftliches Ganzes bilden sollen.' Die kleineren 
Fürsten Deutschlands, bedürfen einer Stütze, die grösseren einer 
Anlehnung, und selbst Prcussen und Oesterreich ist es wohlthütig, 
sich als Theile eines grösseren, und, allgemein genommen, noch 
wichtigeren (ianzen anzusehen. Dies aus grossmüthigem Schutz 
und bescheidner Unterordnung zusammengesetzte Verhältniss 
bringt eine grössere Billigkeit und Allgemeinheit in ihre, auf ihr 
eignes Interesse gerichteten Ansichten. Auch lässi sich das Ge- 
fühl, dass Deutschland ein Ganzes ausmacht, aus keiner deutschen 
Brust vertilgen, und es beruht nicht bloss auf Gemeinsamkeit der 
Sitten, Sprache und Literatur (da wir es nicht in gleichem Grade 
mit der Schweiz, und dem eigentlichen Preussen theilen), sondern 
auf der Erinnerung an gemeinsam genossene Rechte und Frei- 
heiten, gemeinsam erkämpften Ruhm und bestandene Gefahren, 
auf dem Andenken einer engeren Verbindung, welche die \'äter 
verknüpfte, und die nur noch in der Sehnsucht der Fnkel lebt. 
Das vereinzelte Dasein der sich selbst überlassenen deutschen 
Staaten (selbst wenn man die ganz kleineren grösseren anfügte,) 
würde die Masse der Staaten, die gar nicht, oder schwer auf sich 
selbst ruhen können, auf eine dem Europäischen (Gleichgewichte 
gefährliche Weise vermehren, die grösseren deutschen Staaten, 
selbst Oesterreich und Preussen, in Gefahr bringen, und nach 
und nach alle deutsche Nationalität untergraben. 

Es liegt in der Art, wie die Natur Individuen in Nationen 
vereinigt, und das Menschengeschlecht in Nationen absondert. 
ein überaus tiefes und geheimnissvollcs Mittel, den Einzelnen. 

Humboldt, Politische Denkschriften II. 7 



98 



I. Als Gesandter 



der für sich nichts ist, und das Geschlecht, das nur im 
Kinzclnen gilt, in dem wahren Wege verhaltnissmässiger und 
allmahliger Kraftentwickelung zu erhalten; und obgleich die Politik 
nie auf solche Ansichten einzugehen braucht, so darf sie sich doch 
nicht vermessen, der natürlichen BeschatVenheit der Dinge ent- 
gegen zu handeln. Nun aber wird Deutschland in seinen, nach 
den Zeitumständen erweiterten, oder verengerten Gränzen immer, 
im Gefühle seiner Bewohner, und vor den Augen der Fremden, 
Eine Nation, Ein Volk, Ein Staat bleiben. 

Die Frage kann also nur die sein: wie soll man wieder aus 
Deutschland ein Ganzes schallen? 

Könnte die alte Verfassung wiederhergestellt werden, so wäre 
nichts so wöinschenswerth, als dies ; und hätte nur fremde Gewalt 
ihre, in sich rüstige Kraft unterdrückt, so würde sie sich wieder 
mit Federkraft emporheben. Aber leider war ihr eignes langsames 
Ersterben selbst hauptsächlich Ursache ihrer Zerstörung durch 
äussere Gewalt, und jetzt, wo diese Gewalt verschwindet, strebt 
keiner ihrer Theile anders, als durch ohnmächtige Wünsche, nach 
ihrer Wiedererweckung. Von enger Verbindung, von strenger 
Unterordnung der Glieder unter dem Oberhaupt war durch das 
Losreissen dieses und jenes Theils ein lockres zusammenhängendes 
Ganzes geworden, in dem, ungefähr, seit der Reformation, alle 
Theile auseinanderstrebten. Wie soll daraus das entgegengesetzte 
Streben hervorgehen, dessen wir jetzt so dringend bedürfen? 

Er\\'ägt man die einzelnen Punkte, so wachsen alle Schwierig- 
keiten. Herstellung der Kaiserwürde, Beschränkung der Wahl- 
fürsten auf eine kleine Zahl, Bedingungen der Wahl, alles würde 
bei Haupt und Gliedern unendliche Hindernisse finden, und wenn 
alle überwunden wären, würde doch etwas Neues gebildet, nicht 
das Alte hergestellt seyn. Denn niemand wird wohl an der Un- 
zulänglichkeit des ehemaligen Reichsverbandes zu der jetzt nöthigen 
Sicherung unserer Selbstständigkeit zrv\'eifeln. Selbst unter den 
alten Namen, müsste man also neue Gestalten schaffen. 

Es giebt nur zwei Bindungsmittel für ein politisches Ganzes ; 
eine wirldiche Verfassung, oder einen blossen Verein. Der Unter- 
schied zwischen beiden (nicht gerade an sich, aber für den gegen- 
wärtigen Endzweck bestimmt) liegt darin, dass in der Verfassung 
einigen Theilen die Zwangsrechte ausschliessend beigelegt werden, 
welche bei dem Verein, Allen gegen den Uebertreter zustehen. 
Eine Verfassung ist unstreitig einem Verein vorzuziehen; sie ist 



I. Als (»esandttr in Wirn. qq 

leierlichcr. bindender, dauernder: aber \'erfassungen geh()ren zu 
den Dingen, deren es einige im Leben giebt, deren Daseyn man 
sieht, aber deren IVsprung man nie ganz begreift, und daher noch 
weniger nachbilden kann. Jede N'erfassung, auch als ein bloss 
theoretisches (jcwebc betrachtet, muss einen materiellen Keim 
ihrer Lebenskraft in der Zeit, den Umständen, dem National- 
charakter vorfinden, der nur der Entwicklung bedarf. Sie rein 
nach Principien der \'ernunft und Erfahrung gründen zu wollen, 
ist im hohen (irade mislich, und so gewiss alle wirklich dauer- 
haften \'erfassungen einen unförmlichen, und keine strenge Prü- 
fung ertragenden Anfang gehabt haben, so gewiss würde es einer 
von Anfang herein folgerechten an Bestand und Dauer mangeln. 
Auf die Frage: soll Deutschland eine wahre Verfassung er- 
halten? lässt sich daher, meines Erachtens nur so antworten. 
Sprechen zu der Zeit, wo die Frage entschieden werden muss, 
Haupt und Glieder aus, dass sie Haupt und Glieder seyn wollen, 
so folge man der Anzeige, und leite nur, und beschränke. Ist 
das aber nicht, verlautet nichts, als das kalte Verstandesurtheil, 
dass ein Band für das Ganze da seyn muss; so bleibe man be- 
scheiden beim Geringeren stehn, und bilde bloss einen Staaten- 
verein, einen Bund. 

Alle Verfassungen, deren Dauerhaftigkeit sich bewährt hat, 
haben eine gewisse Form in ihrer Zeit vorgefunden, an welche 
sie sich bloss anschlössen, wie sich leicht historisch erweisen Hesse. 
Nun aber giebt es in unserer Zeit gar keine Form, die einer Ver- 
fassung Deutschlands zur Grundlage dienen könnte; vielmehr sind 
alle sogenannte Constitutionen durch die Erbärmlichkeit und Zer- 
brechlichkeit der seit der Französischen Revolution bis zum Ekel 
wiederholten in gerechte Ungunst gerathcn. Dagegen ist die voll- 
kommene Ausbildung aller politischen Formen der \'erbindung 
der Staaten untereinander der neuesten Zeit eigenthümlich, und 
ein jetzt zu gründender Staatenverein wird sich daher auch besser 
durch diese fest knüpfen lassen. 

Fragt man mich nun, was eigentlich die bindenden und erhal- 
tenden Principien in einer, durch blosse Schutzbündnisse gebildeten 
\'ereinigung Deutschlands seyn sollen? so kann ich bloss folgende, 
allerdings wohl sehr starke, allein freilich meist moralische nennen: 
Die L'cbereinstimmung Oesterreichs und Preussens: 
das Interesse der grossesten unter den übrigen Deut- 
schen Staaten; 

1* 



IQO I- Als Gesandter in Wien. 

die Unmöglichkeit der kleineren gegen sie, und Oester- 
reich und Preussen aufzukommen; 

den wieder erweckten, und durch Freiheit und Selb- 
ständigkeit zu erhaltenden Geist der Nation; und 

die Gewährleistung Russlands und Englands. 
Die feste, durchgängige, nie unterbrochene Uebereinstimmung 
und Freundschaft Oesterreichs und Preussens ist allein der Schluss- 
stein des ganzen Gebäudes. Diese Uebereinstimmung kann eben- 
sowenig durch den Verein gesichert, als der Verein, wenn sie 
mangelte, erhalten werden. Es ist der feste Punkt ausserhalb des 
Bundes, der gegeben seyn muss, um ihn zu schliessen; und da 
er durchaus ein politischer ist, ruht er auch auf einem rein 
politischen Princip. Gerade aber indem man in das Verhältniss 
Oesterreichs und Preussens schlechterdings nicht mehr A^erpflich- 
tendes bringt, als jedes Bündniss enthält, und dieselbe zur Grund- 
lage der Wohlfahrt des gesammten Deutschlands macht, welche 
ihre eigne in sich begreift; verstärkt man sie durch das Gefühl 
der Freiheit und Nothwendigkeit; wozu sich die x\bwesenheit alles 
Grundes zu einem ausschliessenden Interesse gesellt, da zwischen 
beiden Mächten wieder Unterordnung, noch Theilung der Gewalt 
gestattet ward. 

Die nach Oesterreich und Preussen grossesten Staaten müssen 
gross sein, damit sie sich über alles Mistrauen, und alle Furcht 
vor ihren nächsten Nachbarn erheben, ihr Gewicht zur Vertheidi- 
gung der Unabhängigkeit des Ganzen fühlen, und, frei von eignen 
Besorgnissen, nur die gemeinschaftlichen zu entfernen bedacht sind. 
In diesem Fall können sich nur Baiern und Hannover befinden. 
Die mittleren, wie Hessen, Würtemberg, Darmstadt u. a. m. waren, 
müssen dagegen in ihren alten Schranken gehalten werden. Ihre 
geringe Grösse erlaubt nicht, sie über alle kleinliche und einseitige 
Ansichten erhaben voraussetzen; und eine fremde Macht muss 
daher ein grosses Interesse finden, einen einzelnen davon mit sich 
zu verbinden. 

Da es natürlich ist, dass in einer Zeit, wie die gegenwärtige, 
ohne Rücksicht auf das Bestehende, alle Verhältnisse einer neuen 
Prüfung unterworfen werden ; so hört man jetzt oft die zwiefache 
Behauptung; dass die kleineren Staaten in Deutschland ganz auf- 
hören, und dass sie wenigstens vom Rhein und der Französischen 
Gränze entfernt werden müssen. Da alle verbündeten Mächte 
gleich abgeneigt sind, in einem Augenblick der Wiederherstellung 



I. Als Gesandter in Wien. jqi 

einer gerechten Ordnung der Dinge, den Besitzstand alter, wenig- 
stens ehemals mannigfach um Deutschland verdienter Fürstenhäuser 
anzutasten, so bedarf dieser Punkt nur um den Gegenstand von 
allen Seiten zu beleuchten betrachtet zu werden. 

Die X'enheidigung gegen fremde Macht könnte allerdings, in- 
sofern man Feinheit unter den Wenigen voraussetzen darf, bei 
einer Theilung Deutschlands in vier, oder fünf grosse Staaten ge- 
winnen. Allein Deutschland hat, mehr als jedes andere Reich, 
olfenbar eine doppelte Stelle in Europa eingenommen. Nicht gleich 
wichtig als politische Macht, ist es von dem wohlthätigsten F^influss 
durch seine Sprache, Litteratur, Sitten und Denkungsart geworden; 
und man muss jetzt diesen letzteren Vorzug nicht aufopfern, 
sondern, wenn auch mit Ueberwindung einiger Schwierigkeit mehr, 
mit dem erstercn verbinden. Nun aber dankt man jenen ganz 
vorzüglich der Mannigfaltigkeit der Bildung, welche durch die 
grosse Zerstückelung entstand, und würde ihn, wenn sie ganz 
aufhörte, grossentheils einbüssen. Der Deutsche ist sich nur be- 
wusst, dass er ein Deutscher ist, indem er sich als Bewohner eines 
besonderen Landes in dem gemeinsamen Vaterlande fühlt, und 
seine Kraft und sein Streben werden gelähmt, wenn er, mit Auf- 
opferung seiner Provincial-Selbständigkeit, einem fremden, ihn 
durch nichts ansprechenden Ganzen beigeordnet wird. Auch auf 
den Patriotismus hat dies Einfluss, und sogar die Sicherheit der 
Staaten, für welche der Geist der Bürger die beste Gewährleistung 
ist, möchte am meisten bei dem Grundsatz gewinnen, jedem seine 
alten Unterthanen zu lassen. Die Nationen haben, wie die Indi- 
viduen, ihre, durch keine Politik abzuändernden Richtungen. Die 
Richtung Deutschlands ist ein Staatenverein zu sein, und daher 
ist es weder, wie Frankreich und Spanien, in Eine Masse zu- 
sammengeschmolzen, noch hat es, wie Italien, aus unverbundnen 
einzelnen Staaten bestanden. Dahin aber würde die Sache unfehl- 
bar ausarten, wenn man nur vier, oder fünf grosse Staaten fort- 
dauern liesse. F^n Staatenverein fordert eine grössere Anzahl, und 
man hat nur zwischen der nun einmal unmöglichen (und, meiner 
Me3'nung nach, keineswegs wünschenswürdigen) Einheit, und dieser 
Mehrheit die Wahl. Zwar kann es wunderbar scheinen, wenn 
man gerade die F'ürsten des Rheinbundes beibehält, und wenn die 
Herstellung der (Gerechtigkeit das Werk der Ungerechtigkeit und 
Willkühr bestätigt. Allein einzelne Aenderungen können immer 
gctrolfen werden, und übrigens gewinnt in politischen Ciegenständen 



IQ2 I. Als Gesandter in Wien. 

das einmal Geschehene und seit Jahren Bestehende nicht abzu- 
läugnende Ansprüche — einer der wichtigsten Gründe, sich Unge- 
rechtigkeiten gleich von Anfang standhaft entgegenzusetzen. 

Ob gerade die Grenze mit Frankreich durch grosse Staaten 
gebildet werden soll? scheint mehr eine militärische Frage. Allein 
die Sicherheit Deutschlands beruht auf der, durch die übrigen 
Deutschen Fürsten vermehnen Stärke Oesterreichs und Preussens, 
und diese können es freier vertheidigen, wenn sie, mehr entfernt 
stehend, durch eigne feste Gränzen gesichert, zwischen sich und 
dem P'einde ein ihrer Aufsicht und ihrem Einfluss unterworfenes 
Gebiet haben. Auch die grossesten Staaten verhindern nicht leicht, 
dass der Feind ihre Gränzen überschreite, w-enn einmal der Krieg 
wirklich ausgebrochen ist, und ihre unmittelbare Berührung führt 
diesen leichter herbei. Alle grossen Staaten haben daher gern 
minder bedeutende zwischen sich gelassen, und es kann immer 
kleine Staaten diesseits, und (wenn, wie es billig der Fall seyn 
sollte, der Rhein wieder ein deutscher Fluss wird) auch jenseits 
des Rheins geben, w^enn nur die Schweiz und Holland unabhängig 
sind, man keine Angriffsfestungen auf dem Rheine selbst duldet, 
und ein paar Plätze zur Unterstützung allenfalsiger Kriegsope- 
rationen anlegt. 

Diese vorläufigen Betrachtungen werden hinreichend seyn, die 
folgenden Vorschläge zur Bildung einer Vereinigung Deutschlands 
zu begründen. 



Alle deutschen Fürsten vereinigen sich durch ein gegenseitiges 
A'ertheidigungsbündniss zu einem politischen Ganzen. 

Dies Bündniss ist eine vollkommen freie und gleiche Ver- 
bindung, wie sie von souveränen Fürsten geschlossen wird, 
und es findet unter den Mitgliedern desselben keine andere 
Verschiedenheit der Rechte Statt, als welche sie selbst 
durch dasselbe freiwillig unter sich eintreten lassen. 



Der Zweck dieses Bündnisses ist die Erhaltung der Ruhe und 
Unabhängigkeit Deutschlands, und die Sicherung eines auf Gesetze 
gegründeten rechtlichen Zustandes in den einzelnen Deutschen 
Staaten. 



I. Als Gesandter in Wien. jqo 

3- 
Die Gewährleistung für dieses Bündniss wird von den grossen 
Mächten Kuropas, namentlich von Russland und Kngland, über- 
nommen. 

Da diese beiden Mächte und Oesterreich imd Preussen, 
auch als Nichtdeutsche Mächte, durch eigne Allianztraktaten 
verbunden sind, so würden diese, in Rücksicht auf diese 
Garantie, noch einer erweiternden Bestimmung bedürfen, 
inwiefern auch ein nicht auf sie, sondern auf Deutschland 
unternommener AngrilT zur Forderung einer Hilfe be- 
rechtigen solle? 

4- 
Diese Garantie bezieht sich jedoch nur auf die Beschützung 
Deutschlands gegen auswärtige Angriffe, und die garantirenden 
Mächte begeben sich aller Einmischung in die inneren Angelegen- 
heiten Deutschlands. 

Ohne diese Bestimmung würde das Bestreben eines, oder 
des andern deutschen Staats, sich einer der garantirenden 
Mächte gegen eine der grösseren in Deutschland zu be- 
dienen, dem man immer entgegensehen muss, zu sehr be- 
günstigt werden. Die garantirenden Mächte müssen hierbei 
von unbedingtem Vertrauen in die Mässigung Preussens 
und Oesterreichs ausgehen. Das Bemühen Alles durchaus 
sichern, und gegeneinander abwägen zu wollen, führt nur 
Klagen und Uneinigkeiten herbei. 

5- 
Die Garantie der gegenseitigen Rechte der einzelnen deutschen 
Staaten, sie mögen aus dem Bündniss selbst herfliessen, oder nicht, 
übernehmen Oesterreich, Preussen, Baiern und Hannover gemein- 
schaftlich, und mit durchaus gleichen Befugnissen. In Fällen, wo 
von den Rechten einer oder mehrerer dieser Mächte selbst die 
Rede ist, ruhen die aus der Garantie tiiessenden Rechte für diese, 
und es treten andere deutsche Staaten in ihre Stelle. Es werden 
zu diesem Behuf vier andere in bestimmter Folge im Bündnisse 
eventuell bezeichnet. 

Diese besondere (Garantie der inneren Rechte ist noth- 
wendig, um dadurch eine schiedsrichterliche \'ermittelung 
der Streitigkeiten der deutschen Fürsten untereinander zu 



104 ^" ^'^ Gesandter in Wien. 

erhalten. Baiem und Hannover dazu aufzunehmen, schHesst 
sich an die oben ausgeführte Idee an, diese Staaten durch 
einen thätigeren Antheil in der Beförderung des gemein- 
schafdichen Interesses reger damit zu verbinden. 

6. 
Das gemeinschaftliche Bündniss wird auf ewige Zeiten ge- 
schlossen, und jeder Theil thut Verzicht auf das Recht, je davon 
auszuscheiden. 

Hierdurch w^ürde sich dies Bündniss von gewöhnlichen 
Bündnissen unterscheiden, deren Dauer von der Willkühr 
jedes Theils abhängt. Jeder, auch noch so feierlich vorher 
angekündigte Austritt würde als ein Bruch angesehen 
werden, und berechtigen, dem Austretenden feindlich zu 
begegnen. Diese Bestimmung ist durchaus nothwendig 
und auf keine Weise ungerecht. Denn das Ausscheiden 
eines deutschen Fürsten aus einem, auf die Sicherung der 
Unabhängigkeit Deutschlands abzweckenden Bunde ist eine 
an sich widernatürliche, kaum denkbare, allein nie zu 
duldende Sache. 

Bedingungen des Bündnisses. 
Diese betreffen Gegenstände des äusseren und inneren Staats- 
rechts, und der Gesetzgebung. 

Aeusseres Staatsrecht. 

7- 
Jeder deutsche Fürst verbindet sich, mit einer verhältniss- 
mässigen Anstrengung aller Kräfte seiner Staaten zur Vertheidigung 
des gemeinschaftlichen Vaterlandes thätig zu sein. 

8. 
Jeder setzt daher die durch das Bündniss selbst zu bestim- 
menden Streitkräfte in Bewegung, sobald der Fall eines vater- 
ländischen Krieges eintritt. 

9- 
Die Erklärung, ob und wann ein solcher Fall vorhanden sey? 
geschieht durch Oesterreich und Preussen; sie kann nur von 
beiden Höfen gemeinschaftlich ausgehen ; im Fall deutsches Gebiet 



I. Als Gesandter in Wien. JOC, 

von fremden Truppen feindlich betreten wird, bedarf es einer 

solchen ErkLlrung nicht. 

Da unter allen deutschen Staaten nur Oesterreich und 
Preussen Mächte sind, welche auch in den Kuropaischen 
Staatsverhältnissen den Ausschlag geben können, so kann 
das Recht der Kriegserklärung nur ihnen anvertraut werden. 
Das weiter unten (14) erwähnte der Friedensschliessung 
beruht auf dem gleichen Grunde. Dem Bündniss Bestim- 
mungen für den Fall beizufügen, wo diese beiden Mächte 
mit einander über einen so wichtigen Punkt uneins wären, 
würde durchaus zwecklos seyn. Ihre Uebereinstimmung 
kann, wie schon oben bemerkt worden, weder durch das 
Bündniss erzwungen, noch bei demselben entbehrt werden. 

10. 
Jeder deutsche Fürst macht sich durch das Bündniss auf den 
Fall eines gemeinschaftlichen Krieges zur Stellung einer gewissen 
Truppenzahl, und zu gewissen Leistungen zu den Kriegsbedürf- 
nissen anheischig. 

Es versteht sich von selbst, dass Preussen und Oester- 
reich nicht nach Massgabe ihrer deutschen Besitzungen, 
sondern ihrer gesammten Kräfte, und als Europäische 
Mächte an einem solchen Kriege Theil nehmen. Denn 
die hauptsächlichste Bürgschaft für die Dauer des Deutschen 
Vereins liegt gerade in dem Umstände, dass Oesterreich 
und Preussen die Unabhängigkeit und Selbständigkeit 
Deutschlands als unzertrennlich von ihrer eignen politischen 
Existenz ansehen. Von einem bloss lauen Antheile einer 
dieser beiden Mächte an einem Vertheidigungskriege 
Deutschlands kann fernerhin nicht mehr die Rede seyn. 

II. 

Es wird eine gewisse Truppenzahl bestimmt, welche den 
Staat, der sie als Uontingent stellt, berechtigt, aus seinen Truppen 
ein eignes Armeecorps zu bilden. Die Truppen aller übrigen 
Fürsten werden in allgemeine Armeecorps vereinigt. Die Auf- 
sicht in Krieg und P>ieden über diese wird, nach zu trelVender 
Uebereinkunft Oesterreichs und Preussens, womöglich deutschen 
Prinzen anvertraut. 



lOÖ I. Als Gesandter in Wien. 

12. 

Jedem Fürsten, dessen Truppen ein eignes Armeecorps bilden, 
wird es selbst überlassen, die Streitkräfte seiner Staaten in ver- 
fassimgsmässigem Zustande 7.u erhalten. Diejenigen aber, deren 
Truppen Theile der allgemeinen deutschen Armeecorps ausmachen, 
versprechen, sich auch in Friedenszeiten diejenige besondere Auf- 
sicht auf die Militairanstalten gefallen zu lassen, ohne welche keine 
Einheit erhalten werden könnte. Diese Aufsicht wnrd von den 
(]hefs dieser Armeen unter der Autorität derjenigen Macht aus- 
geübt, welche sie bestellt hat. 

So nothwendig eine solche Aufsicht bei den kleineren 
Fürsten ist, so unmöglich wäre sie bei den grösseren. 
Der Eintiuss, den man auch bei ihnen hierauf ausüben 
muss, kann nur ein allgemein politischer se3fn. 

Die gemeinschaftliche MilitairA^rfassung Deutschlands, die 
Errichtung von Landwehr und Landsturm, die vielleicht noth- 
wendige Anlegung gemeinschaftlicher Festungen, die Vertheilung 
des Commandos im Kriege u. s. f. erfordert eine Menge andrer 
einzelner Bestimmungen, theils in dem Bündnisse selbst, theils in 
eigenen Regulativen, die hier, wo es nur auf die Hauptzüge an- 
kommt, übergangen werden. 

14. 
Das Recht der Friedensschliessung bei einem gemeinschaft- 
lichen Kriege steht allein Oesterreich und Preussen gemeinschaft- 
lich zu. Beide Mächte aber versprechen, nie einen Frieden, oder 
andern \'ertrag einzugehen, durch welchen der Besitzstand, oder 
die Rechte eines in dem Bündniss begriffenen Fürsten geschmälert 
würden. 

Einige, oder alle deutsche Fürsten an diesem Rechte 
Theil nehmen lassen zu wollen, würde ein durchaus ver- 
gebliches Bemühen seyn. Angelegenheiten dieser Wichtig- 
keit werden immer nur durch den politischen Einfluss der 
Staaten aufeinander entschieden werden; und Mächte wie 
Oesterreich und Preussen werden und können sich in 
Dingen, von deren Entscheidung ihre eigene und ganze, 
nicht bloss deutsche Existenz abhängt, nie durch Ver- 
fassungen und Formen die Hände binden lassen. Diese 



I. Als Gesandter in Wien. I q-i 

Formen würden bloss zum Schein da stehen, umgangen 
und durchlöchert werden. Ks ist viel besser, geradezu 
stillschweigend einzugestehen, dass es keine Wohlfahrt für 
die deutschen Fürsten giebt, als sich dem wohlverstandenen 
und gemeinschaftlichen Interesse Oesterreichs und Prcussens 
zu unterwerfen; und keine Politik, als durch ihr Betragen 
und ihren Kinlluss diese beiden Mächte immer enger mit 
sich unter einander zu verbinden. 

'5- 
Alle in dem Bündniss begrill'enen Fürsten versprechen, keinerlei 
Art von \'ertrag oder \'erbindlichkeit einzugchen, welche einem 
in demselben enthaltenen Punkte zuwiderliefe. 



Diejenigen, welche bloss deutsche Länder besitzen, entsagen 
dem Rechte, an auswärtigen Kriegen, und überhaupt an andern, 
als Deutschen Bundeskriegen Theil zu nehmen; darauf abzweckende 
Bündnisse zu schliessen, fremden Truppen den Eintritt in ihren 
Staaten zu gestatten, oder die ihrigen in fremden Sold zu geben. 
Diese Beschränkung kann auch den grösseren Deutschen 
Fürsten, wüe Baiern, nicht erlassen werden. Die Streit- 
kräfte Deutschlands dürfen für ein fremdes Interesse weder 
zersplittert, noch geschwächt werden; und man muss jeden 
Vorwand entfernen, welcher Deutschland in Kriege ver- 
wickeln könnte, die nicht sein unmittelbares Wohl angehen. 
Es versteht sich, dass Hannover denselben (Grundsätzen 
folgen muss. 

17- 
Alle deutschen Fürsten versprechen, ihre Streitigkeiten unter- 
einander durch gütlichen Vergleich beizulegen, wenn aber ein 
solcher nicht sollte zu Stande gebracht werden können, sich un 
bedingt dem schiedsrichterlichen Ausspruch der die innere Ruhe 
Deutschlands garantirenden vier deutschen Mächte, deren im 
\'origen (5) erwähnt worden ist, zu unterwerfen. 

Die Art der Behandlung der Angelegenheiten, welche 
vor diesen schiedsrichterlichen Ausspruch gebracht werden, 
muss in dem Bündniss genau bestimmt werden. Fs muss 
dadurch selbst die entfernteste Möglichkeit zu jeder inneren 



\Q^ 1. Als Gesandter in Wien. 

Fehde abgeschnitten seyn. Die Streitigkeiten der einzelnen 
Staaten könnten zwar bei den garantirenden Fürsten aul 
mehr als Fine Weise ausgemacht werden ; allein am besten 
wäre es, einen eigenen Gerichtshof unter ihrer Aufsicht zu 
bestellen, bei welchem die anderen Fürsten auch Mitglieder 
haben könnten, dessen Aussprüche aber immer nur von 
jenen vier grösseren Mächten vollzogen würden. 

Inneres Staatsrecht. 
18. 
Obgleich jeder Fürst mit allen Souverainitätsrechten innerhalb 
seiner Staaten begabt wäre, so müssten doch in jedem deutschen 
Staat Stände errichtet, oder hergestellt werden. 

Gut eingerichtete Stände sind nicht bloss eine nöthige 
Schutzwehr gegen die Eingriffe der Regierung in die 
Privatrechte, sondern erhöhen auch das Gefühl der Selbst- 
ständigkeit in der Nation, und verbinden sie fester mit der 
Regierung. Sie sind überdies eine altdeutsche Einrichtung, 
und nur in neueren Zeiten abgekommen, oder zu einer 
leeren Förmlichkeit geworden. 

19. 
Bei Bestimmung der Rechte der Stände müssen gewisse 
Grundsätze, als allgemein durch ganz Deutschland geltend, ange- 
nommen werden; im Uebrigen aber muss die Verschiedenheit 
eintreten, welche die ehemalige Verfassung der einzelnen Länder 
mit sich bringt. 

Eine solche Verschiedenheit ist nicht allein durchaus 
unschädlich, sondern sie ist nothwendig, um in jedem 
Lande die Verfassung genau an die Eigenthümlichkeit des 
Nationalcharakters anzuschliessen. Die der neuesten Zeit 
sehr eigne Methode, allgemeine, theoretisch gebildete Re- 
glements ganzen Ländern vorzuschreiben und dadurch alle 
Mannigfaltigkeit und Eigenthümlichkeit niederzuschlagen, 
gehört zu den gefährlichsten Missgriffen, die aus einem 
unrichtig verstandenen Verhältniss der Theorie zur Praxis 
entspringen können. 

Diejenigen Grundsätze, welche indess wirklich allgemein 
gemacht werden müssten, würden eine genauere Ausführung 
in dem Bündnisse selbst erfordern. 



I. Als Gesandter in Wien. 



109 



20. 

Die N'crhältnisse der mediatisirten Reichsstande bedürfen noch 
ausserdem eigner Festsetzungen. 

Diese Verhältnisse müssten mehr nach staatsrechthchen 
Grundsätzen, als gerade mit historischer Rücksicht auf die 
ihnen bei der Mediatisation, die nichts, als eine Gewalthand- 
lung war, gelassenen Rechte bestimmt werden. Ks muss 
hierbei nothwendig die doppelte Frage entstehen: ob es nicht 
besser scyn dürfte, die mediatisirten Reichsstände gänzlich 
den übrigen Fandständen gleichzustellen? oder im Gegen- 
theil ihre Verhältnisse noch günstiger zu bestimmen, und 
dann auch die kleineren unter den jetzt souverän gelassenen 
Fürsten zu mediatisiren und grösseren unterzuordnen? 

Das Frstere w^äre hart gegen eine schon höchst unge- 
gerecht behandelte Classe und würde wenig oder keinen 
Nutzen bringen. 

Das Letztere wird bei allen denen Beifall finden, welche 
wünschen, Deutschland bloss aus einigen grossen Staaten 
bestehen zu sehen. 

Ich würde aus den im Anfange dieses Aufsatzes ange- 
führten Gründen dagegen seyn. Deutschland wird kein 
Staatenverein, und das Wesentlichste, seine Feinheit, leidet, 
wenn es bloss vier oder fünf Staaten zählt. P^s lässt sich 
alsdann keine Garantie der inneren Rechte, kein gemein- 
schaftlicher Gerichtshof denken, und alle mediatisirten 
Fürsten würden sehr bald ihre Rechte gegen die FingritTe 
der grösseren Regierungen verlieren. Die gegenwärtigen 
Vorschläge beschränken aber schon dergestalt die Souve- 
rainitätsrechte der kleineren, jetzt bestehenden Fürsten, 
dass der gemeinschaftlichen Sicherheit keine Gefahr daraus 
erwachsen kann. 

Die allgemeine Aufhebung der Mediatisation für alle, 
welche unter ihr gelitten haben, würde unübersteigliche 
Hindernisse linden. 

•21. 
Eingriile der Regierungen in die Rechte der Stände können 
von dem beeinträchtigten Theile den vier Mächten, welche die 
innere Garantie in Deutschland übernehmen, angezeigt werden. 



, ]Q 1. Als (tcsundtor in Wien. 

und CS wird darüber von dem unter ihre Aufsicht gestellten Tri- 
bunale entschieden. 



Aul dem gleichen Wege kann auf Klagen der Stände über 
verschwenderische Regierungen ein temporäres Sequester ihrer 
Länder eingeleitet werden. 

-3' 
Ks wird nach der Bevölkerung eine gewisse Normalgrösse 
eines deutschen Staates bestimmt, von welcher abhängt, ob die 
C>ivilprozesse seiner Unterthanen sollen innerhalb desselben durch 
alle Instanzen gehen können.^ oder ob die höchste Instanz ausser- 
halb gesucht werden muss.^ 

24. 
Derjenige Staat, welcher nicht gross genug ist, um drei Civil- 
instanzen in sich selbst zu begreifen, muss auch seine Criminal- 
unhel, sobald die erkannte Strafe einen zu bestimmenden Grad 
erreicht, einer fremden Revision unterwerfen. 

Da kleinere Staaten schlechterdings nicht drei geschie- 
dene, und gehörig besetzte Gerichtshöfe zu unterhalten 
im Stande sind, so ist diese Festsetzung durchaus noth- 
wendig, wenn Willkühr vermieden werden soll. 

25- 
Ein solcher Staat kann ferner keine das bisher in ihm be- 
stehende (jvil- und Criminalrecht abändernde Verordnung ergehen 
lassen, ohne dieselbe demjenigen, an dessen höchste Gerichtshöfe 
er die Appellation zugeben muss, zur Genehmigung vorzulegen. 
Die Rechtspflege und die Gesetzgebung stehen in so 
enger Verbindung mit einander, dass diese Bestimmung 
schlechterdings durch die vorige nothw^ndig gemacht 
wird. 

26. 
Wenn derjenige Staat, welchem andre in Absicht der Appel- 
lation unterw'orfen sind, offenbare Unregelmässigkeiten in den 
Gerichtshöfen dieser bemerkt, kann er durch die vier, die innere 
Ruhe Deutschlands garantirenden Mächte eine Revision derselben 
veranlassen. 



I. Als CJcsanclttT in Wien. I I g 

Um den kleineren Staaten auf eine bequeme und nicht kost- 
bare Weise eine h()chste Instanz zu verschallen, werden sie alle, 
nach ihrer geographischen Lage, einer jener vier grösseren Machte 
zugetheilt, welche alsdann jene Rechte über sie ausübt. 

\'iel besser, als diese Einrichtung vvürc die Anordnung 
eines eignen (jerichtshofes für alle Fürsten, von deren 
Staaten aus an andre appellirt werden müssie, wie ein 
solcher ehemals vorhanden war. iMit diesem müsstc dann 
ein besonderer gesetzgebender Rath für ganz Deutschland 
verbunden seyn, dessen Aussprüche für jene kleineren 
Fürsten verbindend wären und dessen Gutachten auch die 
grosseren einholen könnten — ein Weg, auf welchem 
vielleicht nach und nach eine allgemeine Deutsche (Gesetz- 
gebung zu Stande käme. Allein es ist sehr schwer, wenn 
kein Reichoberhaupt vorhanden ist, einem solchen Gerichts- 
höfe die gehörige (Konsistenz, Unabhängigkeit und Finheit 
zuzusichern. (3b dieser Gerichtshof mit demjenigen, von 
welchem oben (17.) die Rede war, und der eigentlich nur 
publizistische Fragen zu entscheiden haben würde, ver- 
bunden werden könnte? erfordert genauere, nicht hierher 
gehörende Untersuchung. 

Gesetzgebung. 
In Rücksicht dieser würde ich, ausser dem schon im Vorigen 
(25. 27.) über die Civil- und Criminalgesetzgebung (Gesagten, nur 
folgende Bestimmungen aufzunehmen vorschlagen. 

28. 
Jedem l'nterthanen eines Deutschen Staates steht es frei, in 
einen andern deutschen Staat auszuwandern, und es kann ihm 
hierin keine Schwierigkeiten entgegengestellt, noch ein Abzug von 
seinem \'crmögen auferlegt werden. 

Diese Freiheit ist die (Grundlage aller \'orzüge, welche der 
Deutsche für seine individuelle Fxistenz aus der Verbindung 
Deutschlands zu einem (Ganzen zu ziehen vermag. 

2(). 

Alle X'erweisung von Verbrechern, \'agabunden und verdäch- 
tigen Personen aus einem Deutschen Staat in einen andern hört 
v(m jetzt an gänzlich auf. 



I j 2 I- -^s Gesandter in Wien. 

So- 
nic Freiheit auf fremden deutschen Universitäten zu studiren, 
ist allgemein, und wird durch keine Bestimmung, auch nicht durch 
die. wenigstens eine gewisse Zeil auf einer inländischen gewesen 
/u seyn. beschränkt. 

Die Gleichmässigkeit der Fortschritte der Geistesbildung 
in dem gesammten Deutschland hängt vorzüglich von dieser 
bYeiheit ab, die auch in politischer Rücksicht wesentlich 
nothwendig ist. 

3' • 
Die Deutschen Staaten schliessen einen, allen ihren gegen- 
seitigen ^'e^kehr umfassenden Handelsvertrag, in welchem wenig- 
stens das Maximum aller Eingangs- und Ausgangszölle im Innern 
von einem Deutschen Staat in den andern bestimmt wird. Die 
darin gemachten Festsetzungen können nur gemeinschaftlich ab- 
geändert werden. 

Es liesse sich vielleicht auch in anderer Hinsicht ein Zu- 
sammenwirken der Deutschen Staaten in Finanz- und 
Handelsangelegenheiten denken, und alsdann könnte eine 
gemeinschaftliche deutsche Handels- und Finanzbehörde 
nützlich se3'^n, die es vielleicht möglich wäre, an den wegen 
der solidarischen Obligationen der Fürsten angeordneten 
Comit^, welcher ohnehin bis 1821 bestehen muss, anzu- 
schliessen. 

« 
Dies wären etwa meine, hier erst flüchtig hingeworfenen Vor- 
schläge. Sie müssen aber nie vergessen, dass dieser ganze Auf- 
satz nur ein Versuch ist, zu zeigen, w^as noch geschehen kann, 
wenn einmal die Wiederherstellung einer Verfassung mit einem 
wahren Reichs-Oberhaupte, wie ich glaube, unmöglich ist. Könnte 
man dem Deutschen Reich ein Oberhaupt wiedergeben (welches 
aber, um nicht viel grössere Nachtheile herbeizuführen, genug 
Macht besitzen müsste, um sich des Gehorsams zu versichern, und 
genug Achtung, um nicht zur Eifersucht und zum Widerstände 
zu reizen), so müssten freilich die meisten Dinge anders gerichtet 
werden, als hier gesagt ist. Denn alsdann müssten dem Ober- 
haupte auch wahre Reichsstände, mit grösseren, sich auch auf die 
äusseren politischen Verhältnisse beziehenden Rechten gegenüber 
stehen. 



I. Als Gesandter in Wien. . . „ 



X.W'lll. An (icnl/ über die Deutsche \'e rl'ass u n^. 
(Abschrift im Geh. Sualsarchiv.) 

l'Ycyburg, d. 4. Januar 1.S14. 
Sic wissen, liebster bYeund, dass ich meine Vorschlüge zu 
einer künftigen deutschen Verfassung vorzüglich deswegen aufge- 
setzt habe, damit etwas vorhanden wäre, woran sich andere Ideen, 
sollten sie auch die meinigen umstürzen, anschliessen könnten. 
Man macht leichter Bemerkungen zu einem fremden Aufsatz, als 
man sich zu einem eignen entschliesst. Niemand kann daher über 
den Inhalt seiner Arbeiten nachgiebiger sein, als ich über diese 
\'orschläge, nur das kann ich Ihnen nicht zugestehen, dass die- 
selben unausführbar sein sollten. 

Denn was den ersten Punkt betrilVt, dass Bayern und Hannover 
sich nicht würden von dem Recht über Krieg und Frieden zu 
stimmen, ausschlicssen lassen; so könnte diese Schwierigkeit leicht 
dadurch gehoben werden, dass man sie an diesem Rechte Theil 
nehmen Hesse, ob ich gleich dies nicht ganz billigen würde. Un- 
bequemlichkeit aber könnte daraus wenig erwachsen, da F^ngland, 
welches mit Hannover zusammen fällt, doch immer seine Stimmen 
dabei haben würde, und Bayern, wenn es auch, dem Namen nach, 
mitspräche, sich dennoch den grösseren Mächten fügen müsste. 

Den Widerspruch der mittlem und kleinern deutschen 1^'ürsten 
würde ich nicht sehr hoch achten. Sie haben nie eine uneinge- 
schränkte Souveränität gehabt, nicht unter dem deutschen Reiche, 
nicht der Rheinbundsakte nach (in der Ausübung haben sie sich 
gefallen lassen, willkürlich behandelt zu werden, um wieder will- 
kürlich zu behandeln) nicht in unseren Traktaten, die eine ganz 
unbedingte (Klausel enthalten.") Ihre anfängliche l'nzufriedenheit 
würde sich mit der Zeit geben und nicht zu laut werden dürfen, 
da ihre Intcnhanen und Landständc durchaus für das neue Svsiem 
sein würden. Die Kinschränkungcn sind überdies für die nicht 

*) In den mit Jen einzelnen deutschen Fürsten, die der pro/Jen Allijnz bei- 
traten, zu Frankfurt abgeschlossenen Acccssionsverträgen, war die ausdrückliche 
Bestimnuing aufgenommen, daß der neue Bundesgenosse dasjenige im voraus 
genehmigte, was für die künftige Unabhängigkeit und Freiheit DeuL-ichlands für 
notwendig erachtet wurde. Allerdings war ihnen zugleich die Souveränität zu- 
gesichert worden. 

Humbol.U. rolltischc n'nV;.rhrifirn It. 8 



I ,, I. Als Gosaiultcr in Wien. 

^i\n7. kleinen l-'ürstcn nicht so bedeutend. Kin Staat wie Würtem- 
bcrg und Hessen z. H. würde sich nur in Rücksicht seiner Streitig- 
keiten mit andern deutschen Inirsten einem Schiedsrichter unter- 
werfen, und ständische Rechte respektiren müssen, die doch nur 
zu leicht umgangen werden können. 

In den Punkten endlich, die ganz allgemein eingeführt werden 
sollten, Hessen sich mehrere Modifikationen machen. 

Ich liiugne jedoch nicht, dass es allerdings Schwierigkeit kosten 
würde, die Sache zuerst durchzusetzen. Allein Deutschland leidet 
an einer grossen Krankheit, welche man, ohne einiges Schneiden^ 
nie heilen wird, und keine grosse Unternehmung ist je ohne den 
Krnst und die Strenge zu Stande gebracht worden, welche der- 
jenige, dessen ungerechter Willkür man Schranken setzt, Härte 
nennt. 

Gehe ich aber ganz von meinen Ideen ab, und bleibe bei 
ihrem Grundsatz, dass der zu bildende Staaten- Verein nur unter 
gleichen Fürsten bestehen darf, so fällt erstlich alle Möglichkeit, 
einen besseren innern Zustand in den einzelnen deutschen Ländern 
hervorzubringen, hinweg. Dies ist aber nicht blos die Entbehrung 
eines A'ortheils, sondern man begeht, wenn man dies gestattet, 
eine wahre Ungerechtigkeit. Die Rechte der Einzelnen waren in 
Deutschland durch Gesetze, die oft, w^enn auch nicht immer Kraft 
hatten, gesichert; fremde Gewalt hat nicht blos dies zerstört, sondern 
eine Menge von Fürsten selbst zu Unterthanen gemacht. Die ge- 
bliebenen Fürsten und ihre Regierungen sind durch diesen ge- 
waltsamen und ungesetzlichen Zustand selbst zu Prinzipien und 
Maximen gekommen, welche ihnen in dem alten (Reich) ganz fremd 
waren. Wird diesem Zustand kein Ende gemacht, so entsteht 
daraus, wie schon jetzt zum Theil entstanden ist, völlige Verderb- 
niss desjenigen Charakters, welchen Regierungen und Unterthanen 
haben sollten, und so geht auch der Geist verloren, auf welchem, 
wie die neuern Ereignisse genug gezeigt haben, die Erhaltung der 
Staaten wirklich beruht. 

Beschränkt man sich aber auch nur auf äussere Venheidigung, 
so würden, soviel ich einsehe, nach Ihrer Idee freie Allianz- 
Traktate mit den deutschen Fürsten geschlossen werden müssen, 
und man thäte auf schiedsrichterliche Garantie, allgemeinen Ge- 
richtshof und s. f. Verzicht. Enthielten nun diese Traktate 
mindre Beschränkungen der einzelnen Fürsten, so würde auch 
wieder eine gleiche Unzufriedenheit dieser zu befürchten sein. 



I. Als Gf.s.uultcr in Wien. I | - 

llnihicltcn sie gar keine, so werden Sie mir gestehen, dass dieser 
N'ercin so locker vvi'irc, dass, wenn auch der Hauptzweck noch 
erfülh werden könnte, man kaum sagen könnte, dass ein Deutsch- 
land vorhanden sei. In jedem Falle auch würde alsdann, wo die 
ein/einen P'ürsten eine sehr grosse, um nicht zu sagen unein- 
geschränkte (jewalt behielten, ihre Zahl beträchtlich vermindert 
werden müssen, und wie man dies einrichten möchte, sei es durch 
neue Mediatisirung oder wie es, so viel ich weiss, Ihre Idee ist, 
durch Zusammenschlagen der Linien derselben Häuser und Unter- 
ordnen unter eine derselben (was, im \'orbeigehen gesagt, sie 
vielleicht noch mehr kränken würde, da die Kifersucht immer 
gegen die Nächsten am grossesten ist,) so weiss ich nicht, ob 
diese Massregcln nicht viel häner scheinen, und viel mehr I'nzu- 
friedenheit hervorbringen würden. 

Ich kann Sie indess nicht genug bitten, Ihre Ideen, die ich 
gewiss zu unvollständig übersehe, ausführlich und bestimmt auf- 
zusetzen. Ks wäre dies um so wichtiger, als Sie wirklich im 
Prinzip von mir abweichen und durch Ihren und meinen Aufsatz 
die beiden, wenn man von der Herstellung der Kaiserwürde ab- 
strahirt, einzig möglichen Systeme erschöpft werden. Denn es 
lässt sich nur 

entweder eine wirkliche N'erfassung mit einem (Jbcrhauptc, 

oder ein Staatenverein, dessen Verfassung ohne Oberhaupt 
durch ursprünglich freie, aber hernach auf immer bindende Traktate 
gegründet wird; 

oder endlich eine \'erbindung, ohne alle \'erfassung, durch 
bloss freie Allianz -Traktate, wie ganz unabhängige Mächte sie 
schliessen, und deren Auflösung, wenn sie auch von der andern 
Seite rechtmässigen Krieg hervorbringen könnte, doch nie gesetz- 
widrig heissen dürfte, denken. 

Die letzte Alternative ist, soviel ich einsehe, diejenige, welche 
Ihren Ideen entspricht. 

Als eine Ausführung der zweiten müssen Sie meinen Aufsatz 
ansehen, und insofern jeder Plan zu einer \'erfassung in sich 
Mittel enthalten muss, auf welche ihre Dauer berechnet ist, so 
liegen diese Mittel bei meinem Plane darin, 

I. dass drei Abstufungen von Miichtcn <uier Staaten in Deutscli- 
land angenommen werden; 

■1. dass die Staaten der mittleren eine sehr beträchtliche und 

s» 



I j5 I. Als Gesandter in Wien. 

sie durch ihre Territorial-CiriJsse und ihren Aniheil an der Ver- 
lassung beruhigende Starke erhalten: 

•^. dass dagegen alle Staaten, die zur geringsten Abstufung 
gehören, klein gehalten, und auf ihre Ausdehnung von 1801 zu- 
rückgebracht werden. 

l'eber die Unausführbarkeit der ersten Alternative sind wir 
miteinander einig. 



XXIX.— XXXI. über die Schweiz. 

Niich Abschluß des ersten Pariser Friedens ging Humboldt am 5. Juli 1814 
dem Könige voran nach Neuchätel, wo die durch die Okkupation unterbrochene 
königliche Venvaltung wiederhergestellt wurde, und verbrachte den Monat Juli 
mit seiner Familie in der Schweiz. Er benützte die Zeit, die dortigen sehr 
schwierigen und verwickelten politischen Zustände zu studieren und schilderte sie 
in einer umfangreichen Denkschrift (No. XXIX). Eine zweite schrieb er über den 
eventuellen Anschluß der Schweiz an Deutschland (No. XXX), und später fand 
er Gelegenheit, sich über die neue Verfassung des Kantons Bern (XXXI) 
zu äußern. 



XXIX. Über die politischen Verhältnisse der Schweiz. 
(Eigenhändiger Entwurf und Abschriften im Geh. Staatsarchiv.) 

Schaft hausen, den 2ten August 18 14. 

Da ich Gelegenheit gehabt habe, während meines Aufenthalts 
in der Schweiz, Erkundigungen über die politische Lage dieses 
Landes einzuziehen; so halte ich es für meine Pflicht, Ew. König- 
lichen Majestät sowohl den jetzigen Zustand desselben, als meine 
Ansichten darüber allerunterthanigst in gegenwärtigem Berichte 
vorzulegen. 

Ew. Königlichen Majestät ist bereits bekannt, dass die Zu 
sammenberufung der jetzigen Tagsatzung*) vorzüglich die Be- 
rathung über den früher ausgearbeiteten Entwurf einer Bundes- 
verfassung zur Absicht hatte. Dieser Versuch, von dem man sich 
sehr viel versprach, hat einen äusserst unglücklichen Erfolg gehabt. 



*) Nach mehrfachen Unterbrechungen fand sie wieder seit dem 18. Juli 
1S14 statt. 



I. Als (jtsandtcr in Wien. j | — 

Ausser den sechs neuen (^antcjns haben nur Zürich, liasel, der 
relormirtc Aeusscrc Khodcn von Appenzell und, obgleich sehr 
spät, SchalVhauscn den Entwurf angen(jmmcn; allein selbst unter 
diesen hat es noch einige \'erschiedenheit der Meinungen gegeben. 
So 2. B. haben die (.'antone Aargau und Tcssin bemerkt, dass 
keine Gränzberichtigung ohne gegenseitige Einwilligung geschehen 
solle, und die C'antone Aargau und Thurgau den J^ 42 dahin be- 
schränkt, dass die Gewiihrleistung für die bestehenden Klöster, 
nur auf ihre Aufhebung ohne geistliche Kinwilligung gehen könne. 
Die (Kantone Bern, der katholische Innere Rhoden von Appenzell, 
und die untere Hälfte von Unterwaiden (Nid dem Wald) haben 
den Kntwurf gänzlich gemissbilligt. In dem untern Theile von 
üntenwilden war die Versammlung, welche die \'erwerfung aus- 
gesprochen, äusserst stürmisch und lärmend gewesen; und man 
hatte einstimmig erklärt, man fordere die alte F'reiheit der Väter 
zurück, verlange unbedingte Cantonal-Souvercnität und wolle von 
keiner bindenden (iantonalgewalt, noch Geldbeiträgen hören. Bern 
hatte eine Erklärung abgelesen, welche mit der gedruckten Be- 
kanntmachung*) übereinstimmt, die ich diesem Berichte beizufügen 
die Ehre habe, und auf die ich in der Folge noch ausführlicher 
zurückkommen werde. Uri, Unterwaiden ob dem Wald, Lucern, 
Glarus und Solothurn hatten den Entwurf zwar nicht geradezu 
für untauglich erklärt, allein mehrere der wichtigsten Artikel an- 
gegritfen und sich ihre Rechte dagegen vorbehalten. Lucern wollte 
die in dem 1. 5 »Jer Bundesverfassung geforderte Gewährleistung 
der einzelnen Gantonal-Constitutionen erst dann eintreten lassen, 
wenn diese Constitutionen sämtlich vollendet seien, und man wisse, 
dass nichts in ihnen der Gesamtverfassung entgegenstehe. Auf 
die Gewährleistung des Ganzen wollte es sich erst einlassen, nach- 
dem alle deshalb noch obwaltenden Anstände beseitigt sein würden. 
Den *^^ 14, dass es keine Unterthanenlande geben, und jede (Hasse 
von Einwohnern gleiche Rechte haben mck'htc. hielt es für über- 

*J Sie ist vom 75. Juli 1^14 datiert. Sie teilt die Beschlüsse des großen 
Rjthes, der den Bund verwarf, mit und erklärt, daß die Regierung nicht von 
dem Bunde der Vater weichen wolle, wohl aber verlange, da/3 der neue, wie der 
alte, auf Gerechtigkeit beruhe; sie wolle weder Krieg noch Störung der Ruhe 
des Vaterlandes durch gewaltsame Mittel, wohl aber sei sie gesinnt, die Rechte 
des Landes und seine Verfassung gegen jeden Angriff zu verteidigen. Sie wolle 
auf Waadtland verzichten, aber nicht auf Aargau, doch dessen Be\vohnern Bürger- 
recht ertheilcn. 



, l!j^ 1. Als Gesandter in Wien. 

tiüssig. und in Absicht der (!entral-(]asse und des Eidgenössischen 
Rathes bestand es auf mehreren Abänderungen. Glarus theilte 
über die (lewiihrleistung der Grenzen Lucerns Ansichten, und 
verwarf die der \"erfassungen gänzHch. Freiburg wollte die Ge- 
währleistung gleichfalls aufgehoben wissen. Solothurn brachte 
mehrere andere Bestimmungen in \'orschlag. Der obere Theil 
von l'nterwalden erklärte sich gegen alle, die Souverenität der 
(lantons einschränkende Bundesgewalt, und wollte nicht zugeben, 
dass die einfache Stimmenmehrheit in der Tagsatzung entscheiden 
sollte. Zug, Freiburg und Schwiz endlich hatten gar keine Er- 
klärung abgegeben, und letzteres sogar seinen Gesandten abberufen. 

Auf diese Weise waren für den Entwurf q Cantons, und die 
reformirte Hälfte von Appenzell ; gegen denselben, sei es ganz, sei 
es zum Theil eben so viele und die katholische Hälfte von Appen- 
zell : * ) und es ist daher klar, dass er nicht ratificirt worden ist, 
und dass die Verschiedenheit der Meinungen auf andre Art aus- 
geglichen werden muss. 

Hierzu war aber für den Augenblick kein ganz wirksames 
.Mittel abzusehen, da diese Verschiedenheit, wie ich gleich zeigen 
werde, gar nicht grade einzelne Punkte der Bundes-Acte betrifft, 
sondern bei weitem tiefer liegt.**) Indess schuf man doch eine 



*) Die Zahlen sind dem unten erwähnten Kommissionsbericht entnommen. 

**) Statt dessen steht zuerst: „Mehr daher um nur die Tagsatzung nicht 
ganz unbeschäftigt zu lassen, und wenigstens den Schein zu haben, das einmal 
Begonnene fortzusetzen, als in der Hoffnung günstigen Erfolges schuf man doch 
eine Commission, die Ausgleichungsuiittel aufsuchet! soll, und in welcher Rütti- 
mann aus Luzern imd Wieland aus Basel die Hauptpersonen sind, zwei Individuen, 
deren Wahl schon beweist, wie wenig man von diesen Massregeln erwartet, da 
Rüttimann allen Partheien nacheinander, auch der französischen, gedient hat, und 
Wieland ein Mami von wenig Talent ist. 

„Man fühlt daher auch in Zürich allgemein, dass das Geschäft sich in einer 
Stockung befindet, aus welcher es auf dem alten Wege schwerlich wieder in Gang 
gebracht werden kann. Mehrere Abgeordnete, wie z. B. der Schultheiss Mulinen 
aus Bern haben den Ort auf einige Zeit verlassen, die missvergnügten Cantone 
bereiten in der Stille neue Ereignisse vor, und die beiden Gesandten der ver- 
bündeten Mächte sehen ein, dass die Würde ihrer Höfe leiden würde, wenn sie 
in diesem Zeitpunkt müssige Zuschauer einer verunglückten Tagsatzung bleiben 
wollten. Baron v. Schraut will daher nach Bern, seinem gewöhnlichen Aufenthalt, 
zurückkehren, und Graf Capo d' Istria schickt sich an, in ein Schweizer Bad 
zu gehen. 

„Der letztere aber, der in der That unermüdet ist, alles zu versuchen, was 
nur irgend zum Zweck führen kann, hat den Plan . . . ." 



I. Als Gesandter in Wien. I K« 

(,'ommission und gab ihr auf /.u unicrsuchcn, ob und wie noch 
eine Vereinigung erzielt werden kimne. Diese Ojmmission hat 
anliegenden Bericht erstaltet,*) in welchem sie einige Abände- 
rungen der am meisten angegrilVenen Paragraphen der Bimdes- 
verfassung imd zur Entscheidung über die Gebietsstreitigkeiten 
Schiedsrichter unter Obmännern vorschlägt. 

Graf (]apo d'lstria") hatte denselben Plan von Bestellung von 
Schiedsrichtern gefasst/") Kr wollte aber, was auch weit zweck- 
mässiger gewesen sein würde, alle Streitpunkte auf einmal zu- 
sammenfassen. Jede der beiden Haupipartheien sollte die Schieds- 
richter wählen, und diese einen siebenten nehmen. 

Sollte man mit dem Ausspruch dieser Männer unzufrieden 
sein, so sollte man im \'oraus auf die Gesandten der verbündeten 
Mächte, als Obmannen, compromittiren. Der Hauptzweck des 
Grafen bei diesem Plan ist, w^ie man leicht gewahr wird, die 
Schwierigkeiten zu entfernen, welche in seinen Instruktionen und 
in den persönlichen Ansichten seines Souveräns liegen. Dieser 
hat bekanntermassen auf das bestimmteste ausgesprochen, dass 
keinem der neuen Ontone ein Theil seines Gebietes entzogen 
w erden solle. Graf (]apo d'Istria hat schon, um wenigstens einige 
Freiheit übrig zu lassen, im i . § der Bundesverfassung der Gewähr- 
leistung des Gebiets 

einen Vorbehalt der Berichtigungen für einzelne Landes- 
theile, welche unter den (Kantonen einverstanden, und 
von der Tagsatzung bestätigt werden, 
hinzugefügt. Durch die Bestallung dieser Schiedsrichter nun 
würden selbst bedeutende Länden'eranderungen gemacht werden 
können, ohne dass dadurch der Freiheit der \^erlierenden Füntrag 
geschähe.-;-) 

Die Tagsatzung hat gestern den \'orschlag der (Kommission 
in Berathung gezogen. Die Abgeordneten aller (Kantone, welche 



*J Der Kommisxionshericht datiert vom 27. Juli 1S14; Mitglieder der Kum- 
mission waren der Schultheis^ Küttimatin aus Luzern, der Bürgermeister Wieland 
aus Basel, die Landammanner von Flüe und Zellweger und der Ratsherr Finsler. 

**] Graf (lapo d'Istria war der russische Vertreter. 

***) Gestrichen ist: „welche über alle strittii^en Punkte, vorzüglich auch über 
die Gränzberichtigungcn und liundesansprüche entscheiden sollen." 

f) Gestrichen ist: „Allein es ist nicht zu glauben, daß die (lantone sich auf 
diese Weise in fremde Gewalt geben werden, und in Bern hat man mir bereits 
deutlich genug geäussert, dass man dazu keineswegs geneigt ist." 



120 '• -"^l* Gesandter in Wien. 

Landeransprüche machen, und überhaupt aller alten (mit Aus- 
nahme einiger kleinen, welche sich das Protocoll offen erhalten 
haben) sind in den Vorschlag der schiedsrichterlichen Entscheidung 
insofern eingegangen, dass sie sich nur die Ratification ihrer Re- 
gierungen vorbehalten haben. Die fünf neuen (]antone,*) auf deren 
Gebiet Ansprüche gemacht werden, haben den Vorschlag ad 
referendum genommen. Indess haben unter ihnen die Abgeord- 
neten des Waadtlands erklärt, dass sie gewiss glaubten, ihre Re- 
gierung werde sich die Entscheidung durch Schiedsrichter gefallen 
lassen, wenn nur die an sie gemachten Ansprüche nicht ihre 
Existenz in Gefahr brächte. Dagegen haben die des Aargaues un- 
verholen geäussert, dass gerade, weil ihr Canton nicht fortbestehen 
könne, wenn er den Bernischen Antheil verliere, ihre Regierung 
dagegen sein müsse. Auf diese Weise würde gerade der Haupt- 
punkt unentschieden bleiben ; gleich zweifelhaft ist die vorbehaltene 
Genehmigung, und endlich sieht man nicht ab, auf welchen Ob- 
mann die Schiedsrichter compromittiren können und werden? Es 
bleibt daher noch von vielen Seiten ungewiss, ob diese schieds- 
richterliche Entscheidung wird eintreten können. Hier ist die 
Meinung einiger, dass, wenn auch dieser oder jener Canton nicht 
einwilligen sollte, sich doch indess die übrigen konstituiren könnten. 
Allein alsdann wäre immer schon eine Spaltung vorhanden. 

Ueber die vorgeschlagenen Constitutions-Veränderungen hat 
man gestern noch garnicht berathschlagt. Man ist sogar noch 
darüber uneins gewesen, ob man nicht diese Berathschlagung ganz 
bis zur Entscheidung der Frage über die Länderansprüche aus- 
setzen solle? Dies wird erst in der nächsten Sitzung entschieden 
werden. 

Sollten die Vorschläge der Commission den gewünschten Er- 
folg nicht haben, so glaubt Graf Capo d'Istria, dass nichts übrig 
bliebe, als eine Anzahl Schweizerischer Abgeordneten zum Con- 
gress nach Wien zu berufen, mit diesen die Sache abzumachen, 
und sie alsdann mit oder gegen den Willen der einzelnen Cantone 
durchzusetzen. 

Bis dahin aber haben sich die Gesandten der drei grossen 
verbündeten Mächte, die jetzt in Zürich gegenwärtig sind, verab- 
redet, sobald sie sehen, dass auch dieser neue Versuch der Com- 
mission fruchtlos bleibt, der Tagsatzung eine kurze Note zu über- 



*) St. Gallen, Aargau, Thurgau, Tessin, Waadt. 



!. Als Gesandter in Witn. J2j 

geben, in der sie sagen wollen, dass, da alle ihre Ik-mühungen, 
die I'anlicicn zu vereinigen, ohne Krfolg gewesen wären, sie für 
den Augenblick nichts mehr für diesen Zweck thun könnten. Der 
von Schraut*) will alsdann nach Bern /uriickkehren. und Oral' 
(]apo d'Istria in ein Bad gehen. 

Noch vor Krnennung der (Kommission hat der (Kanton Unter- 
waldcn Nid dem Wald einen Schritt gethan, welcher den Schwei- 
zerischen Angelegenheiten hätte eine ganz neue Wendung geben 
können. Da der (Kanton Schwiz den Entwurf zur Bundesverfassung 
durch die Abberufimg seiner Abgeordneten noch bestimmter, als 
die andern, dissentirenden (Kantone verworfen hat, so hat Tnter 
Waiden den Kntschluss gefasst, sich mit ihm und dem dritten Ur- 
canton Tri, von den übrigen zu trennen, ihren ursprünglichen 
Bund auf das neue zu beschwören, und nunmehr diejenigen unter 
den übrigen (Kantonen, welche mit ihnen übereinstimmen, in diesen 
erneuerten Bund aufzunehmen. PKs hat daher unterm iS. Julius 
ein Schreiben an L'ri erlassen, um diesen (Kanton hierzu einzu- 
laden, und hat zugleich in einem andern Schreiben Schwiz davon 
Nachricht gegeben. Die Fassung beider Schreiben ist merkwürdig, 
weil sie beweist, wie man es dahin zu bringen gewusst hat, in 
diesen kleinen Cantonen, welche noch immer einen grossen Ein- 
rtuss in der Schweiz ausüben, die Meinung herrschend zu machen, 
dass die alte Schweizer-Verfassung und mit derselben ihre Rechte 
über den Haufen gestürzt werden sollen, und wie sehr man da- 
durch die Gemüther in Bewegung gebracht hat. In dem Schreiben 
yon Uri heisst es unter anderen: 

„Wir dürfen uns von der gegenwärtigen Stimmung der 
meisten Tagherren zu Zürich wenig Heil versprechen; 
vielmehr gelten dabei die Umstände eine nichts bedeutende 
Null, weil die grösseren und reicheren (Kantone die fremden 
Minister auf ihre Seite gebracht haben und unsern billigen 
Forderungen nicht entsprochen wird." 
Weiterhin sagen sie: 

.A\'ir linden es dem Drange der Cmständc vor alleni an- 
gemessen, dass nun die drei Erstände sich aufs neue ver- 
brüdern, von gleichem Sinn und den nämlichen Ent- 
schlüssen beseelt, die Bünde erneuern und so vereint 
trachten, den Bund zu mehren, wenn würdige IKidgenossen 



V Der österreicliisc/u' Gesandte: für EugUnd n\v Straff urd Canning anwesend. 



(oo 1. Als Gesaiuitii in Wien. 

uns noch wcnh haken, und die Stifter der Schweizerischen 
I-Vcihcit noch ehren sollten, und so, Hand in Hand, ohne 
Kigcnnut/ und niedrige Interessen, kann der Schweize- 
rische Bundesstaat von seinem Urstamme zum dauerhaften 
Staat gebildet und erhoben werden." 
und am Schluss: 

„lasst unsre Feinde die Absicht nicht erreichen, die ganz 
gewiss dahin gehet, die Urcantone zu trennen, in ein 
kleinliches Licht zu stellen, und so herabzuwürdigen." 
Die Bernische Regierung machte kein Geheimniss daraus, dass 
sie diese Trennung billigte, und den Urcantonen beizutreten ge- 
neigt war; sie glaubte, dass Freiburg, Solothurn, Lucern, Zug und 
der Innere Rhoden Appenzells, die auf der Tagsatzung fast immer 
mit ihnen übereinstimmten, unmittelbar ein Gleiches thun werden, 
und dass dies auch die noch übrigen alten zwingen werde, sich 
anzuschliessen. Da es nicht unwahrscheinlich ist, dass Bern diese 
Schritte selbst veranlasst hat, so hätte es, wenn dies zu Stande 
gekommen wäre, seinen alten Plan durchgesetzt, eine Versamm- 
lung der 13 Cantone zu veranstalten, alsdann die neuen zum Bei- 
tritt einzuladen, und ihnen denselben unter beliebigen Bedingungen 
zu verstatten. Entspräche der Erfolg Berns Erwartungen nur 
einigermassen, so wäre es um so gewisser, dass es sich mit Hart- 
näckigkeit jedem Versuch, diese Vereinigung zu trennen, entgegen- 
setzen würde, als die Regierung schon jetzt bereut, dass man den 
Aufforderungen der Gesandten der verbündeten Mächte im ver- 
wichenen PYühjahr nachgegeben, und sich, da sich die alten Can- 
tone in Luzern zu vereinigen anfingen, mit den neuen vereinigt 
hat. Der Schultheiss Mülinen*) sagt unverholen, dass er schon 
damals zum Widerstand gerathen hat. 

Allein es scheint nicht, als würde diese beabsichtete Vereini- 
gung zu Stande kommen. Die Deputirten der Urcantone haben 
sich wirklich in Brunnen versammelt, allein sie sind, ohne einen 
Beschluss zu fassen, wieder auseinander gegangen, und der Canton 
Schwiz hat sogar erklärt, seine Deputirten zur Tagsatzung zurück- 
fordern zu wollen, obgleich dies bis gestern Abend noch nicht 
geschehen war. Merkwürdig ist es jedoch, dass selbst sehr patrio- 
tische und aufgeklärte Männer wie Alois Reding,**) für diese par- 



*J Nikolaus Friedrich v. Mülinen, Alt-Schultheiß von Bern. 
**) Alois Reding, Landammann und Pannerherr in Schwiz. 



I. Als GcsandUr 



11 1, 



ticlle \'erciniminj4 siimmcn. l\s soll /um Thcil daher kommen, 
dass sie daraus, dass Bern, trotz den Mrkläningen der verbündeten 
Minister immer fest bei seinen Ansprüchen bleibt, den Argwohn 
hegen, als seien die \'erbündeten uneins unter einander oder 
wünschten die Schweiz in l'nruhe zu erhalten, und unterstützten 
daher heimlich die Maassregeln Berns. AulTallcnd, um dies bei- 
läufig zu bemerken, ist es allerdings, dass Bern sogar Wallen 
kauft, und ein bisher unerhörter i-'all, l'Vemde in seine Dienste 
nimmt, wie es in der That mit einigen Leuten aus der an den 
(irenzen der Schweiz entlassenen deutschen Legion, welche Graf 
Bentheim befehligte, geschehen ist. Ob man gleich genug weiss, 
dass es keinen AngrilVsplan hat, sondern sich nur nöthigenfalls 
zu einer Vertheidigung anschickt, so setzen diese Maassregeln 
doch solches ^'ertraucn voraus, dass die \'ermuthung, dasselbe 
werde von irgend einer Seite heimlich gcnähn, dadurch verzeih- 
lich wird. 

Käme noch diese abgesonderte X'ercinigung durch die Ur- 
cantone zu Stande, so hätte sich die Schweiz olfenbar dem Ein- 
Huss der verbündeten Mächte entzogen, und die Bemühungen 
ihrer Gesandten auf eine künstliche Weise vereitelt. Ks Hesse 
sich schwer voraussehen, welches der Erfolg sein würde, ob nem- 
lich die neuen Gantone, mit Aufopferung eines Theils ihres Ge- 
biets, nachgeben oder sich widersetzen würden, und ob es in 
diesem Falle bei einer blossen Trennung bleiben, oder zu Thät- 
lichkeiten kommen würde. Gewiss ist indess, dass der schwächere 
Theil immer Schutz ausserhalb suchen, und dass die verbündeten 
Mächte, die sich alsdann nur durch sehr kräftige Mittel noch 
irgend einen entscheidenden EinHuss verschallen könnten, immer 
zugleich Rücksicht auf l'Yankreich nehmen müssten, das sich auf 
der einen Seite einmischen, auf der andern aber sie selbst an 
ihr \'ersprechen erinnern würde, die Schweiz in Anordnung ihrer 
innern Angelegenheiten in Freiheit zu lassen. In dem jetzigen 
Augenblick scheint die französische Regierung zu einer solchen 
Einmischung noch nicht geneigt, und es wäre also auch darum 
schlechterdings keine Zeit zu verlieren, endlich einmal einen durch- 
aus übereinstimmenden, und soviel es, ohne in Widerspruch mit 
dem bisherigen \'erfahren zu verfallen, möglich ist, auf die Ge- 
sammtlage der Schweiz und ihr N'erhältniss zu den verbündeten 
Mächten berechneten Entschluss zu fassen, und diesen mit Kraft 
durchzusetzen. Der Aufschub auch des i-'.ntschlusses, wie man 



1-4 



1. Als GosancUcr in Wien. 



diese Sache behandeln will, bis zuni ('ongress würde höchst ver- 
derblich sein, da schon die Ciewissheit, dass die wichtigsten An- 
gelegenheiten FAiropa's mehrere Monate unentschieden bleiben 
werden, den mit den ^'erbiindeten missvergnügten (^intonen einen 
höchst schädlichen Spielraum gegeben hat. 

Um aber auch nur einigermassen die Mittel überschlagen zu 
können, welche die verbündeten Mächte anzuwenden im Stande 
sind, muss man den (jrund des IJebels tiefer aufsuchen, und die 
innere Lage der Schweiz darlegen. Wenn man nun dem Ganzen 
der Begebenheiten seit der Neutralitätserklärung folgt, so fällt es 
in die Augen: 

1. dass die Ansprüche Berns auf die ihm entrissenen Länder,*) 
und der Zwiespalt zwischen dieser alt-aristokratischen Re- 
gierung, welche auf eine künstliche Weise die alt-demo- 
kratischen auf ihre Seite gebracht hat, und zwischen der 
neu-demokratischen, von ihr revolutionär genannten, allein 
das Unheil hervorbringen, und die Vereinigung auf den 
bisher versuchten Wegen unmöglich gemacht haben; 

2. dass die erste ganz widersprechende Behandlung, welche 
die Schweiz von Oesterreich und Russland durch die 
Senfftische **) Sendung, und die wiederholte Erklärung des 
Kaisers Alexander, dass die neuen Cantone ihre Souve- 
renität und Integrität behalten sollte, erfahren hat, jene 
Ansprüche erregt, und jenen Zwiespalt erst recht lebendig 
gemacht haben; 

3. dass, da in einer solchen Lage der Dinge nur sehr kräftige 
Mittel hätten wirksam sein können, dergleichen gänzliche 
Freilassung der Schweiz, oder zwingende Vermittlung, 
oder Aufforderung zur Theilnahme am Kriege gegen 
Frankreich, um dem Xational-Interesse eine andere Rich- 
tung zu geben, gewesen sein wäirden, jene beiden Mächte 
(da Preussen nie wirksamen Antheil genommen hat) in 
scheinbarer Uebereinstimmung, in welcher aber die Ein- 
sichtsvollen in der Schweiz recht gut die Wahrheit zu 



*) Waadt und Aargau. 

**) Graf Senfft v. Pilsach war im Dezember 181 j als Agent Metternichs in 
der Schweiz erschienen und unterstützte die Bestrebungen auf Wiederherstellung 
der vorrevolutionären Verfassung, während Kaiser Alexander, von La Harpe 
beraten, wiederholt obige Erklärung abgab. 



I. Als Gesandter in Wit-n. j2c 

erkennen wiissten, bloss schwache und palliative, und noch 

da/u solche .Nhissre^eln ergrilVen haben, die, indem sie 

keine Parihei befriedigten, jede zur l<'urcht oder Hollnung 

reizten. 

Obgleich es unnütz sein würde, über die Senll'tische Sendung 

jetzt noch Worte zu verlieren, glaube ich doch, K\v. Kcmi glichen 

Majestät Abschriften der Original-Noten des (irafen SenlVt und des 

Barons Schraut vorlegen zu müssen.*) Da ich gencHhigt bin, in 

diesem allerunterthänigsten Berichte mehrmals gegen die Bernische 

Regierung zu sprechen, so füge ich um so gewissenhafter hinzu, 

was zu ihrer Kntschuldigung und selbst zu ihrer Rechtfertigung 

dienen kann. 

Denn dass dieselbe den (irafen SenlVt zu seinen Kröffnungen be- 
auftragt halten musste, kann nach Durchlesung der Schrautischen 
Note keinem Zweifel unterworfen sein, obgleich man wohl auch 
mit gleicher Gewissheit voraussetzen kann, dass, wenn Graf SentVt 
das Ansehn hat, die Berner zu drängen, wiederum er selbst von 
einer Parthei unter ihnen hierzu verleitet wurde. 

Das \'ersprechen der Souverainität und Integrität der 19 Gan- 
tone **) war auf der andern Seite gleich schädlich. Es konnte, 
und auch hierin möchte noch viel Irrthum herrschen, höchstens 
auf das Wohl der Schweiz allein berechnet sein, und die wichtige 
und höchst erlaubte Politik der Verbündeten forderte damals, dies 
Wohl wenigstens mit ihren eignen Absichten zu verbinden. Nun 
aber hat die Erfahrung immer gelehn, dass es den auswärtigen 
Mächten vonheilhaft ist, einen präponderirenden Ganton zu finden, 
welcher die übrigen zu leiten vermag, und dass Bern hierzu vor- 
zugsweise geschickt ist. Gerade also dieser Ganton, der sich noch 
ausserdem am wenigsten französisch benommen, den revolutionären 
Grundsätzen am meisten abgeneigt bewiesen hatte, und mit nie 
abzuläugnender Ungerechtigkeit behandelt worden war, aufs 
äusserste zu treiben , hiesse wenigstens alle schon bestehenden 
Schwierigkeiten muthwilliger Weise verdoppeln. 

Die wahre I^'olitik der verbündeten Mächte in jener Zeit hätte, 
dünkt mich, erfordert, mit allen einzelnen (Kantonen einen \'ertrag 
einzugehen, in welchem sie sich verbindlich gemacht hätten, von 



*J Die Noten sind vom /q.— 22. Dezember und an Bern gerichtet, wo Senfft 
vor allem die aristokratische Partei unterstützte. 
**) Durch Kaiser Alexander von Rußland. 



I'>() I- Als Gosandtor in WiiMi. 

ihren ]-\>rderungcn und Besitzungen diejenigen Opfer zu bringen, 
welche das (.iesammtwohl der Schweiz und ihr Verhiikniss zu den 
andern Machten erfordern möchte, wobei man jedoch immer das 
Fonbestehen aller lo (lantonc feststellen konnte; die enciliche 
Organisirung des Bundesstaats bis zum Frieden aufzuschieben, 
bis dahin die innere \'erfassung nach der Vermittlungs-Acte be- 
stehen zu lassen: aber durch die Gesandten dahin zu arbeiten, 
dass in jedem (Danton billige und vernünftige Männer an die Spitze 
der Geschäfte kämen, und jeden aufkommenden Anspruch einer 
Panhei , die über die nothw endige Mittellinie hinausging, mit 
Macht niederzuschlagen. 

Wollten die verbündeten Mächte statt dessen die alte \'erfassung 
zurückrufen, so mussten sie es überall, und nicht in Bern allein 
thun: wollten sie dagegen, wie es Russlands Absicht scheint, die 
neuen Rechte ganz unverkürzt bestehen lassen, so mussten sie 
garnicht gestatten, dass Bern sich nur einfallen Hesse, etWMS 
Anderes zu fordern. 

Ich erwähne dies, um darauf zu kommen, dass, meiner Üeber- 
zeugung nach, die verbündeten Mächte noch jetzt zu einem Mittel- 
weg, und zu einem Ausgleichen der Ansprüche gelangen müssen. 
Wird eine oder die andere Parthei, wäe jetzt Bern es für sich be- 
sorgt, ganz unterdrückt, so wird, vorzüglich bei Frankreichs Nach- 
barschaft, die Sache nur scheinbar hergestellt, und das W^erk der 
Mächte nur unsicher begründet sein. 

Ist dies in dem Wesen der Sache wahr, so muss auch die 
Art der verbündeten Mächte auf die Schweiz einzuwirken, durch- 
aus eine andere, als die bisherige, sein. Zu einer Ausgleichung 
der Ansprüche, die also nothw'endig Opfer voraussetzt, ist es un- 
möglich zu gelangen, so lange die vermittelnden Gesandten zwar 
einwirken, aber nicht eigentlich entscheiden. Denn solange geben 
die neuen Gantone nicht nach, w^eil ihnen die Hoffnung des 
Schutzes der Mächte bleibt, und die alten nicht, weil der Aus- 
spruch derselben sie nicht zum Schw^eigen bringt. PZine solche 
Ausgleichung ist nur durch eins der beiden entgegengesetzten 
Mittel zu erhalten, durch einen Machtspruch, welchem sich keiner 
mehr widersetzen darf, oder durch gänzliche Freilassung der 
Schw^eiz, wo der schwächere Theil natürlich unterliegen wird. 

Welche Meinung man aber auch hierüber oder sonst hegen 
möchte, so kann unmöglich irgend jemand die jetzige Verfahrungs- 
art billigen. 



I. Als fk-siuuhcr in Witi). ,0- 

Das cinzii^e Miltcl, wodurch l'rcmdc Mäcluc, ohne ircradc/u 
mit dem Schwerte /.u drohen, Minlluss auf einen freien Staat aus- 
üben können, ist, die (icschäfte des Landes in die [lande vcm 
Personen /u bringen, welche ihrem System günstig sind. Dies 
nun ist durchaus versiiunn worden, man hat vielmehr überall die- 
jenigen gelassen, welche der Zufall gerade hingestellt hatte. Ja, 
einige von denen, auf deren Rechtlichkeit und aufgeklarte I)cn- 
kungsweise die \'erbündeten hätten rechnen können,*) haben, wie 
man behauptet, durch Hernische (Kabalen, Fanatikern und Intriganten 
weichen müssen, wie /.. H. im (>anton Schwi/ Ahjis Reding 
einem sogenannten (jeneral l'ftermur,'*) der von Schweizerischen 
l^ltern in Neapel geboren und seinem \'aterlande fremd aufge- 
wachsen ist, erst spät deutsch gelernt hat, und dessen \'ermögens- 
umstände auf eine, seinen (Charakter verdächtig machende Weise 
zerrüiict sind. Daher stehen nun die verschiedenartigsten Männer 
nebeneinander, und der Präsident der Tagsatzung l^einhard,**") 
der einzige aus den alten (iantonen, der sich ganz in die Absichten 
der fremden Mächte schmiegt, besitzt weder (Charakter noch Talent 
genug, um ihnen eigentlich nützlich zu werden. Die Gesandten 
wollen, und können, nach der Lage, in die man sie gesetzt hat. 
es nicht anders, auf der Tagsatzung durch ministerielle Noten 
wirken, in diesen Noten führen sie oft eine sehr bestimmte 
Sprache. In einer (vom lo. Mai) heisst es: 

apres avoir epuis^ tous les moyens de conciliation, et 

employ^ un temps considerable ä cet elVet, on en saurait 

plus admettre de nouvelles divergences dans les opinions, 

ou des delais ultdrieurs pour les accorder, sans reconnoitre 

en meme tems qu'il est de toute impossibiliie de par\'enir 

a un rdsultat satisfaisant par la seule voye des insinuations 

amicales. 

In einer andern (vom 20. Mai) erinnern sie daran, dass die 

Zurückgabe der der Schweiz entrissenen Gebiete an die Bedingung 

geknüpft sei, dass dieselbe sich wieder eine dauerhafte politische 

N'erfassung gäbe. Als einige (Gemeinen Unterhandlungen anfingen, 

sich mit andern (]antonen, als zu denen sie jetzt gehi)ren, zu ver- 



*J Gestrichen: „wie z. B. Alois Reding im C-vilon Sclnviz'\ 
•*' Der AufsLindsgeneml Aufdermauer. 

***J Hans run Reinhard, der AU-Landamman von Zürich, der Leiter der ge- 
samten Schweizer Politik der Zeil. 



128 I. Als Gesaniltor in Wien. 

binden, crliessen sie sehr starke und drohende I^rklärungen. Durch 
alle diese, bei dem einmal angenommenen System unvermeidlichen 
Maassregeln haben sich die verbündeten Mächte den gegründeten 
\'onvurf zugezogen, die Freiheit der Schweiz zu beschränken, und 
haben dennoch ihre eigentliche Absicht verfehlt. Das letztere 
musste nothwendig der Fall sein. Denn obgleich es schwer ge- 
worden sein dürfte, dies verwickelte Geschäft mit grösserem Eifer, 
geraderen Gesinnungen und helleren Einsichten zu führen, als 
dies von Lebzeltern*) und Graf Capo d'Istria gethan haben, und 
als der letztere zu thun fortfährt, so ist es dennoch sehr natürlich, 
dass Bern, oder jeder Canton sonst, wenn er etwas anderes, als 
sie, durchsetzen will, es über sie durch seinen Eintiuss, und seine 
Kenntniss aller Personen und Verhältnisse gewinnt, und die Be- 
rathung über den Verfassungsentwurf hat hinreichend gezeigt, wie 
ungleich der Kampf ist, den sie zu bestehen haben. So lange 
daher die Dinge in dieser Lage sind, thut Ew. Königl. Majestät 
Ministerium gewiss sehr gut, den von Chambrier**) noch in Neu- 
chätel zurückzulassen. 

Wie wahr das eben Gesagte ist, bewiess der Eintiuss, den 
Bern seit diesem Frühjahr im Stillen ausgeübt hat. Es ist eine 
Thatsache, dass die kleinen Cantone im Anfang mit seltener Un- 
eigennützigkeit von selbst und willig auf den Genuss der Unter- 
thanenrechte Verzicht leisteten, und dass sie jetzt jede, selbst ver- 
altete Forderung wieder hervorgesucht haben. Man beschuldigt 
die Regierung in Bern allgemein, selbst unerlaubte Mittel nicht 
verschmäht zu haben, um ihrer Zustimmung gewiss zu werden; 
man erzählt, dass sie, um dahin zu gelangen, in diesen Cantonen 
Männer an die Spitze gebracht hat, auf deren Mitwirkung sie 
rechnen kann, die aber sonst keinesweges von unbescholtenem 
Rufe sind, und diese Beschuldigungen werden glaublich, da Mit- 
glieder der Regierung selbst eingestehen, dass sie genöthigt sind, 
um die kleinen Cantone eng mit ihrem Interesse zu verbinden, 
ihnen auch in Punkten beizupflichten, über welche sie sonst 
anderer Meinung se3'n w^ürden. Dadurch nun ist die Spaltung 
mit jedem Tage gewachsen, und würde, wenn es so fortginge, 
bald unheilbar werden. 



*J Der österreichische Legationsrat v. Lebzeltern war in außerordentlicher 
Mission in der Schweiz. 

**; Freiherr v. Chambrier d'Oleires war preußischer Gesandter bei der Eid' 
genossenschaft. 



I. Als Cffsantltcr in Wien. I 2q 

I)a die aiuicrn (lantonc gesehen haben, dass IJern wenigstens 
auf seinem ehemaligen Antheil an jetzigem Aargaii besteht, will 
L'ri dem (]ant()n Tessin wieder das ijvinerThal enireissen, Schwi;^ 
sich mit Utznach, (llarus mit Sargans vereinigen und beide von 
St. (jallen trennen, Zug, ohne alles nur irgend beweisbare Recht, 
dem Aargau das untere. Lucern das obere PYciamt entziehen. 
Weit schlimmer aber und gefährlicher als diese Landeransprüche 
ist es, dass die kleinen, vorzüglich die L'rkantone, durch dies Be- 
tragen Ikrns gegen sie, und durch die Dauer der jetzigen Streitig- 
keiten ein völliges Misstrauen gegen die verbündeten Mächte, und 
gegen alle Neuerungen, wie sie es nennen, gefasst haben, zu allen 
alten, jetzt nicht mehr anwendbaren (Grundsätzen zurückkehren, 
immer die Nothwendigkeit der unbeschränkten Souverenität jedes 
einzelnen (iantons im Munde führen, und sich laut gegen alle nur 
irgend kräftige (x^ntralgewalt erklären. 

Demungcachtet würden doch auch diese (Kantone höchst wahr- 
scheinlich ruhig einem auf billigen Grundsätzen beruhenden Bunde 
beitreten, sobald nur Bern, in Ansehung seiner Ansprüche be- 
friedigt, aufhörte störend auf sie einzuwirken, oder sie auf eine, 
dem allgemeinen Wohl erspriessliche Weise bearbeitete. Hierauf 
kommt daher Alles zurück. 

Bern nun hat seine Forderungen, so wie es sie jetzt beschränkt 
in der anliegenden gedruckten Bekanntmachung,*) bestimmt und 
deutlich ausgesprochen. Das Waadtland unter billigen Bedingungen 
freizugeben ; auf der Wiedervereinigung des Bernischen Aargaues, 
dem es jedoch Bürgerrecht, verhältnissmässigen Antheil an der 
Landesregierung und Loskäuflichkeit der Zehnten und Boden- 
zinsen zusagt, zu bestehen und sein im Ausland stehendes Ver- 
mögen gegen die \'ermischung mit der Helvetischen Staatsschuld") 
zu sichern, sind die (Gegenstände, die es festhalten will. Als Be- 
dingung der \"erzichtleistung auf das Waadtland haben mir Mit- 
glieder der Regierung in Bern die Abtretung von l^ayerne und 
der Salzwerke von Aiglc,"') und endlich die Bezahlung gewisser 
Lehngelder ( Laudemien ) genannt, zu welchen das Waadtland 



•; S. o. S. nj. 

**) Gestrichen: „welche unmittelbar nach ihrer Liquidation j Millionen 
Schweizerischer Franken d.i. 4' 3 Französischer belrut^, jetzt aber schon fast um 
eine Million verringert seyn mag." 

***) Gestrichen: „welche eine jährliche Ausbeute von 20000 Centnern Salz, 
also ',0 des ganzen Salzbedarfs der Schweiz gewahren." 

Humboldt, Politische Denkschriften II. 9 



■^o 



1. Als Gcsaiullor in Wioi 



schon wahrend des fran/ösischcn I\inlUisscs rechtskräftig ver- 
iinheih gewesen seyn soll, die es aber nie geleistet hat. 

l-'(ir das Bernischc Aargau, nach dem ihm im verwichenen 
Mi'irz von dem (U'sterreichischen und Russischen Gesandten ge- 
machten Antrage, die Stadt Hiel mit ihrem Gebiet, des Erguel, 
Histhum Hasel und Münster-Thal anzunehmen, hat die Regierung 
in Hern gän/lich abgelehnt, und ihren Grund in einer Ew. Königl. 
Maiest. Ministerium natürlich bekannten Note vom 9. April aus- 
führlich dargelegt. Sie ist noch jetzt diesem Vorschlage gänzlich 
abgeneigt, und stellt dagegen vor, dass alle diese Gebiete das ihrige 
nicht besser abrunden würden, und dass sie gewiss sei, sich durch 
die Annahme von Biel den Hass der ganzen Schweiz zuzuziehen. 
Als aber Graf (]apo d'Istria. in der Meinung, Oesterreich werde 
seine Ansprüche auf das Frickthal wieder geltend machen und es 
von Aargau trennen, der Berner Regierung zu verstehen gab, sie 
werde dies Ländchen erhalten und es gegen ihren Antheil an Aar- 
gau austauschen können, ging dieselbe begierig darauf ein, und 
sandte einen ihrer Mitbürger, Muralt,*) nach Paris. Er kam aber, 
einer unbedeutenden Unterredung mit Fürst Metternich ausge- 
nommen, nicht einmal dazu, seine Unterhandlung anknüpfen zu 
können, die bei der einmal ausgesprochenen Integrität des Aar- 
gaues auch unmöglich hätte gelingen können. Einen Austausch 
des Bisthums Basel und der vorhin genannten Gebiete gegen ihren 
Antheil an Aargau halten sie für unmöglich, weil ihn der Aargau 
freiwillig nie eingehen würde. 

Dass nun die Bernische Regierung von ihren jetzt so öffent- 
lich ausgesprochenen Forderungen nicht, ohne durchaus dazu ge- 
zwungen zu werden, abgehen wird, halte ich für gewiss. Das 
Bernische Aargau, welches die Hauptsache davon ausmacht, ist 
gerade der Punkt, um welchen sich alle vorgefasste Meinungen 
und Leidenschaften, die man als den eigentlichen Grund des Zwie- 
spalts ansehen muss, herumdrehen. Die Regierenden in Bern 
sagen selbst, dass es ihnen garnicht sowohl auf den Zuwachs an 
Untenhanen und Einkünfte, als darauf ankomme, dass die revo- 
lutionäre Partei der Schweiz, des Aargau und Waadtlands, deren 
vorzügliche Stücke theils durch die geographische Lage, theils 
durch die Stimmung einiger Individuen in dem Bernischen Aar- 



*) Bernhard Ludwig von Muralt, Oberamtmann v. Thun; seine Sendung 
erfolete Ende Avril iHia. 



rrfolgte Ende April 1814. 



I. Als ficsantitcr in Wien. 



131 



i^aii, dem wahren Sh/.c des .lacobinismiis, liege, geschwächt und 
getrennt werde. Sie geben vor, Bern könne, ;^wischen Aargau 
und der Waadt wie jetzt eingeschlossen, nicht bestehen, und 
mögen wohl in der That heimlich für sich und ihre auch im 
(Danton Hern selbst, von nicht wenigen für unbillig aristokratisch 
gehaltenen \'orrcchte besorgt sein. Die Anhänger jener Regic- 
rimgen hegen dagegen die gleiche h'urcht, imd der Obrist La 
Harpe*) (dessen antibcrnischc Gesinnungen in dem anliegenden 
höchst merkwürdigen Briefe an Muralt deutlich ausgesprochen 
sind) sagte dem letzten in Paris ganz einfach: 

„er werde nie in die \'ereinigung des Aargaues, noch eines 
Theils des Bisthums Basel mit Bern einwilligen, da diese 
\'ereinigung, früh oder spüt, den Untergang der Waadt 
zur Folge haben würde." 
Auch kann man nicht leugnen, dass der (Danton Aargau, nach 
der Trennung des ehemaligen Bernischen Anthcils von demselben, 
kaum noch bestehen könnte. Denn abgerechnet, dass dessen beide 
alsdann noch übrigen Bestandtheile, das Frickthal und die Graf- 
schaft Baden nebst den Freiämtern, durch jenen Antheil getrennt 
sind, so giebt es auch nur in diesen Männer, welche den Regierungs- 
geschäften gewachsen sind, da hingegen in jenen beiden Distrikten 
nach ihren vorigen \'crhältnisscn, ganz und gar kein (^antonal- 
geist herrscht. 

Beide Theile werden um so hartnäckiger auf ihrem Willen 
bestehen, weil beide glauben, ihn durchsetzen zu können, Bern 
im N'ertrauen auf seinen pjnfluss auf einen Theil der Schweiz, 
namentlich die kleinen (>antone, und auf die nun einmal gemachte 
Krfahrung, dass die verbündeten Mächte wenigstens keine ent- 
scheidenden Mittel anwenden; seine (Gegner im \'ertrauen auf den 
Schutz Russlands. 

Hierin also, in der Frage, ob Bern seinen Antheil an Aargau 
wiedererhalten soll? und wie dies zu bewerkstelligen ist? liegt der 
ganze Knoten der scheinbar äusserst verwickelten Angelegenheit. 
Die Bernische Regierung giebt vor, dass die Finwohner dieses 
Antheils selbst die Wieden'ereinigung wünschen. Allein allen Fr- 
kundigungen nach, die ich im Stillen habe einziehen können, ist 
dies ganz ungegründet, und unverdächtige Zeugen versichern und 



*J Friedrich Caesar La Ilarpe, der bekannte Erzielter Alexanders von 
Rußland; der Brief ist vom jo. Mai US14. 



I oo I. Als Gesandter in Wien. 

belegen mit Thatsachen, dass das Waadiland und Aargau jetzt in 
ungleich blühenderem Zustande sind, als sie es unter der Bernischen 
Regierung waren. Dass die Bevölkerung schneller in ihnen zu- 
genommen, dass sich ein bei weitem grösserer und mehr leben- 
diger (jemeingeist in ihnen otVenbart hat, und dass endlich alle 
Anstalten, welche sich auf Volksbildung beziehen, sichtbar ge- 
wonnen haben, ist unläugbar. Die Bernische Regierung zeigt in 
allen diesen Dingen noch immer einen wenig freien Geist, und 
schränkt auch jetzt die Pressfreiheit bei weitem mehr ein, als es 
eine billige und der Achtung und Liebe ihres Volkes gewisse Re- 
gierung thun sollte und würde. 

So sehr ich auch Ew. Königliche Majestät um huldreiche 
Nachsicht bitten muss, dass ich mir eine so umständliche Dar- 
stellung der Schweizerischen Angelegenheiten erlaubt habe, so 
schien mir dieselbe doch nothwendig, um zu beweisen, dass es im 
höchsten Grade unzweckmässig sein würde, die ministerielle Ein- 
wirkung so fortdauern zu lassen, wie sie bisher, gewiss nicht durch 
die Schuld der Gesandten, aber in Folge des Systems der Mächte, 
welches ebensowenig Freiheit gewährte, als mit Kraft entschied, 
in Zürich bestanden hat. Man möchte nun, nach Russlands bis- 
her geäusserten Gesinnungen, Bern und die übrigen alten Gantone 
mit ihren Länderansprüchen zurückweisen, oder Berns Forderungen 
nachgeben wollen, so würde man auf diesem Wege bei den 
ersteren \'erfahren fast unüberwindliche Schwierigkeiten und bei 
beiden sehr bedeutende Nachtheile antreffen. 

Die Schweiz gänzlich sich selbst zu überlassen, scheint mir 
gleichfalls nicht mehr möglich. Man muss gegenwärtig völlige 
Spaltung, Bürgerkrieg und Einmischung Frankreichs erwarten, so- 
bald die Rücksicht auf die verbündeten Mächte verschwindet. 

Ein drittes Mittel endlich, welches ohne allen Zweifel bei 
weitem das wirksamste sein würde, zweckmässige Veränderungen 
in den Personen der Regierungen, zuerst in Bern, wo ganz und 
gar nicht die ganze Volksmasse die Ansichten ihrer an der Spitze 
der Geschäfte stehenden Beamten billigt, dann in denjenigen Gan- 
tonen, wo, und zwar wie man behauptet, durch Bernischen Ein- 
fluss die mehr Partheilosen entfernt worden sind, zu bewirken, 
ist jetzt nicht mehr auf eine, der Würde der verbündeten Mächte 
angemessene Weise anzuwenden. 

In dieser Verlegenheit würde ich folgenden Vorschlag zu 
machen wagen. 



I. Als Gisandtcr in Wien. I«« 

/.iKTst nuiss man abwarten, ob der Wjrschlag der (lommission 
in Absicht der Schiedsriciitcr von b>fülg sein wird. 

Ist er es nicht, so tritt in den Angelegenheiten der Tagsatzung 
ofVcnbar ein Stillstand ein; die alten (Kantone versuchen vielleicht 
dann noch ernstlicher eine X'ereinigung unter sich; der (Gesandte 
K\v. Königl. Majestät ist schon, durch vorsichtige \'erfügung des 
Ministeriums, früher zurückgetreten; der Oesterreichische und 
Kussische werden sich alsdann gleichfalls auf eine Zeit entfernen. 

An diese l-mständc würde ich dann rathen das V^crfahren an- 
zuschliessen, und den Gesandten aufzugeben, für den Augenblick 
Alles gehen zu lassen, allein ihre vorzüglich auf den Grad und 
die möglichen Folgen der Spaltung unter den (Kantonen, und auf 
die Intrigen Frankreichs zu richtende Aufmerksamkeit zu verdoppeln. 
Kinige Augenblicke Ruhe zu verstatten, die Nation gewähren zu 
lassen, und das ewig reizende, aufregende und doch nichts ent- 
scheidende Finwirkcn wenigstens zu unterbrechen ist vor allen 
Dingen schlechterdings nothwendig. 

Lässt sich alsdann, wie jedoch nicht zu holVen steht, die Sache 
so an, dass sie, ohne Thätlichkeiten, zur Ruhe gedeihen kann, so 
muss man den Partheyen ihre Freiheit gönnen, welches auch die 
Entscheidung sein möge. 

Ob Aarau und sein Gebiet Bernisch, oder xVargauisch ist, 
selbst ob es 19 oder 13 Cantone giebt, ist in der That, wenn man 
auf das wahre politische Interesse sieht, für die verbündeten Mächte 
gleichgültig; ja es ist nicht zu läugnen, dass ihr ^'o^theil mehr in 
der Vergrösserung Berns und in der Verminderung der Zahl der 
Cantone liegt. Das Einzige, was sie nicht mit Gleichgültigkeit an- 
sehen k()nnten, wäre auf der einen Seite, wenn, indem Bern ge- 
waltsam mit allen seinen Forderungen zurückgewiesen würde, und 
man den Geist der Regierung mit den Personen unverändert liesse, 
ein ewiger Keim neuer Unruhen in der Schweiz zurückbliebe, 
und auf der andern Seite, wenn, indem man Bern eigentlich nach- 
gäbe, diese Regierung in den verbündeten Mächten besiegte Wider- 
sacher erblickte. 

Droht aber, wie höchst wahrscheinlich der Fall sein würde, 
die Spaltung unheilbar zu werden, dann müssten die verbündeten 
Mächte sich geradezu das Recht der Entscheidung anmassen, und 
es auf die Nothwendigkeit gründen, ein schon durch seine geo- 
graphische Lage für das politische Interesse Europas so wichtiges 
Land, wie die Schweiz ist, in einen Zustand der Ruhe zu ver- 



j o « I. Als Gesandter in Wien. 

setzen und darin /ii erhalten. Ohne ihrem jetzigen Verfahren 
untreu zu werden, aus einem neuen und wichtigen Grunde, träten 
sie dann in einer andern (lestalt, und zwar in einer solchen auf, 
in der sie wirklich mit Kraft, und zum Heile der Schweiz selbst 
wirken könnten. 

Wie die P^.ntscheidung alsdann ausfallen müsste, würde zwar 
auch von den Umständen, die dann obwalteten, abhängen. Allein 
immer, glaube ich, müssten Berns Ansprüche grösstentheils be- 
friedigt werden, allein auf eine Weise und unter solchen Be- 
dingungen theils in Absicht seiner Centralverfassung und der 
Rechte des ihm zurückzugebenden Gebiets, theils in Absicht seines 
auf die ganze Schweiz auszuübenden EinÜusses, und der so wich- 
tigen Verbindung dieser mit Deutschland (über welche ich Ew. 
Königl. Majestät heute einen besondern Bericht abstatte), dass die 
Bernische Regierung inne würde, dass es nicht die Nachgiebigkeit 
der Schwäche sei, mit \velcher man sie behandelt. Zur Erleichte- 
rung der Ausgleichung der Ansprüche könnten die der Schweiz 
zurückzugebenden Gebiete dienen, wobei ich noch bemerken muss, 
dass es sehr heilsam sein würde, wenn man denselben die Stadt 
Constanz einverleibte, um dadurch dem Canton Thurgau einen 
Hauptort zu geben, welcher auf die Bildung des Volks wenigstens 
einigen Einfluss ausüben könnte, wie derselbe jetzt nicht besitzt. 

Alsdann müsste zugleich die Bundesverfassung anders, als im 
jetzigen Enuvurf, bestimmt, und zwar dabei vorzüglich auf zwei 
Punkte gesehen werden, die Freiheit der Cantone in ihren be- 
sonderen Verfassungen nicht zu sehr zu beschränken, und eine 
stärkere Bundesgewalt einzuführen. Das in dieser Rücksicht im 
jetzigen Entwurf nach einem vertraulicher Weise überreichten 
Memoire des Grafen Capo d'Istria (welches ich nicht beifüge, weil 
es sehr ausführhch ist, und in dieser Ausführlichkeit Ew. König- 
liche Majestät Ministerium nicht interessiren kann) aufgestellte 
System, wo die Bundesgewalt auf dem Vorort, der Tagsatzung 
und einem Rath beruhe, und die Tagsatzung dem Vorort weichen 
und sich vertagen soll, wenn die Staatsmaschine mehr Ruhe be- 
darf, aber den Rath zusammenberufen, wenn es zu handeln Noth 
thut, ist viel zu künstlich und theoretisch, um in der Ausführung 
w^ohlthätig werden zu können. Es ist schon in die Augen fallend, 
dass der Rath immer zu früh oder zu spät zusammenberufen 
werden würde. Auch hatte Graf Capo d'Istria dabei vorzüglich 
die Absicht, dass jetzt, wo eine Thätigkeit fordernde Krisis ist, der 



I. Als (icsandter in Witn. 



'35 



Rath berufen werden sollte, vermochte aber nicht, dies gegen die 
(lantonc diirch/iiset/en. Der \'orschIag der (Kommission, den 
X'orort alle drei Jahre wechseln zu lassen, ist noch weniger zweck- 
mässig. Am besten würde unstreitig die Hundcsgewalt bloss einem 
Rath anvertraut, in welchem, wie schon (iraf (Kapo d'Istria vor- 
schlug, Zürich, Bern und l.uzern feste, die übrigen (Kantone 
wechselnde Stimmen hatten. 

Khe ich diesen allerunterthimigsten ik*richt schliesse, muss 
ich noch Frankreichs und ( )esterreichs in Bezug auf die Schweiz 
erwähnen. 

Als der (Kanton Bern den von Muralt nach Paris sandte, hatte 
dieser ausdrücklichen Auftrag, auch Ludwigs X\^I11. Unterstützung 
nachzusuchen. Muralt erhielt aber nur mit Mühe Gelegenheit mit 
dem Fürsten von Benevent zu reden, und dieser behandelte ihn 
sehr kalt, wozu, wie man behauptet, beitragen soll, dass der I-^ürst 
einer der Staatsgläubiger der Schweiz ist, und daher der Forde- 
rung Berns, dass ihre englischen Fonds kein Unterpfand für die 
Staatsschuld sein sollen, nicht beitreten will. Monsieur, Bruder 
Ludwigs X\'III., empfing Muralt, sagte ihm aber: die eigene ver- 
wickelte Lage des Hauses Bourbon erlaube demselben gegen- 
w^ärtig noch nicht, sich thätig für die Angelegenheiten der 
Schweiz zu verwenden. Es geschieht vermuthlich in demselben 
Sinn, dass der hiesige französische Gesandte, Graf Talleyrand, 
immer scheint die Angelegenheiten hinhalten zu wollen, und seinen 
Collegen ununterbrochen wiederholt, dass man bei den Schweizern 
nur durch die Zeit etwas gew^inne. Heimlich aber soll er Bern 
zur Wiedererlangung des Aargau Hoffnung machen. 

Oesterreich hält mit seinen Truppen noch immer das Veltlin, 
Cleven und Worms besetzt, und Graf Andlaw*) masste sich fon- 
während die Administration des Bisthums Basel und der damit 
verbundenen Gebiete an. Beides erregt in der Schweiz Misstrauen 
gegen die Absichten der verbündeten Mächte. Allein es ist frei- 
lich sehr rathsam, diese Distrikte der Schweiz nicht eher zu geben, 
als bis sie zugleich Mittel der Wiederherstellung der Ruhe in der 
Schweiz werden können. Auch darf man bei der Rückgabe des 
Bisthums Basel die nothwcndigen Grenzberichtigungen und Er 
Weiterungen Neuchätels nicht aus der Acht lassen. 

*J AnJLin'-Hirseck K. K. F. Kcichs/rciherr, /.Vor/ lo hudisclicr Gcsundtcr bei 
Napoleon, 1^14 namens der Verbündeien General^uiiverncur der Fnvtc/iecomte, 
dann ii7t cheniali-^'cn Bistmii Basel, bis es iSi-j an die Eid'^enossenschaß überging. 



i3<^ 



I. Als Gesandter in Wien. 



XXX. l'ber den Anschluss der Schweiz an Deutschland. 
. Eii:;cnfui)iJi^cr Entwurf und Abschriften im Geh. Staatsarchiv.) 

SchalVhausen, den 2ten August, 1814. 

Ich habe in meinem heute über die gegenwärtige Lage der 
Schweiz an Kw. Königl. Majestät erstatteten Berichte des Nutzens 
erwähnt, der aus einer festen und engen Verbindung des Schweize- 
rischen Bundes mit dem Deutschen erwachsen würde, und dieser 
Punkt scheint mir zu wichtig, um ihm nicht eine besondere Auf- 
merksamkeit zu widmen. 

Der vor w^enigen Monaten beendete Krieg hat aufs Neue be- 
wiesen, was einsichtsvolle Militärs längst einsahen, dass ein Ver- 
theidigungssystem Deutschlands nur dann recht sicher ist, wenn 
es durch die Niederlande und die Schweiz, die beiden grossen 
Flügel der Hauptmasse, verstärkt wird. Die Bewohner dieser 
beiden Länder sind ursprünglich, und noch jetzt grösstentheils 
Deutsche, ihre Verfassungen sind gleichfalls föderativ, und ihre 
\>rbindung mit Deutschland muss daher auch im Frieden, in Ab- 
sicht des Handels, des Gewerbtieisses und der moralischen Bildung 
wohlthätig wirken. 

Die Schweiz auf der andern Seite darf sich, bei der gänzlich 
veränderten Lage Europas, nicht mehr schmeicheln, auf sich allein 
stehen, und ihre Ruhe durch sich allein behaupten zu können. 
Sie kann sich aber nur an Frankreich, oder Deutschland an- 
schliessen, und müsste geneigter sein, es an einen Staatskörper 
zu thun, der, wie Deutschland, seiner Natur nach ein Bedürfniss 
nach dauerhaftem Frieden hat, als an eine Monarchie, welche, wie 
die französische, fast zu allen Zeiten einen Hang bewiesen hat, 
den Zustand politischer Ruhe muthwillig zu verlassen. 

Der w^ohlberechnete Vortheil beider Länder spricht demnach 
sichtbar für ihre Verbindung; allein man darf sich nicht verhehlen, 
dass dieser Vortheil in der Schweiz vielfältig verkannt wird, und 
die Schliessung selbst eines blossen Schutzbündnisses mit Deutsch- 
land zuerst gewiss grosse Schwierigkeiten finden w^ürde. 

Der erheblichste Einwand, welcher in den (Konferenzen der 
verbündeten Gabi nette in Paris gegen den Vorschlag einer solchen 
Verbindung gemacht wurde, war der, dass Deutschland auch mit 
Inbegriff von den Niederlanden, der Schweiz nicht genug Mieths- 
truppen abnehmen könne, um ihn das Recht, auch mit andern 



I. Als Gesandttr in Wien. I -> -y 

Ländern Capitiilationen zu schlicsscn . entbehrlich zu machen. 
Allein dieses Bedenken Hillt bei genauer Beleuchtung hinweg. 

Denn ob es gleich allerdings unmöglich ist, der Schweiz die 
Summen, die sie ehemals aus I^Yankreich, Spanien, Piem<jni, 
( )esierreich, Holland und Neapel bezog, und die so beträchtlich 
waren, dass sie auch in der letzten Zeit über 40000 Mann aus- 
wärts hatte und ein Schweizer Regiment von i2()2 Mann z. B. in 
I-'Yankreich 203482 Vr. jährlich kostete, aus Deutschland und den 
Niederlanden zu schatVen ; so hat auch die Höhe des Soldes und 
die Menge der Miethstruppen schon vor der französischen Revo- 
lution mit jedem .lahrc abgenommen. Neapel zog seine Schweizer 
I^egimenter i7<SS gänzlich ein. .letzt aber wird das Bcdürfniss 
nach Schweizer Truppen durch das immer allgemeiner werdende 
System der Landwehren noch mehr verringert, und jeder Staat 
berechnet die Kosten seiner fremden Soldaten genauer. In manchen 
Ländern wie in Spanien dürfte sich auch die Nation eine aus- 
ländische Leibwache ihrer Regenten schwerlich mehr gefallen 
lassen. Die aus dem i=,t^n und i(^t<-" Jahrhundert und den Kriegen 
in Italien herstammende Sitte, Schweizer Truppen und Garden 
zu haben, hat ihre Kndschaft erreicht, die (Kapitulationen werden 
von selbst seltner und weniger vortheilhaft werden, und w'irklich 
hat die mit Holland seit Anfang dieses Jahres nicht zu Stande 
kommen können.') Auch hat sich, seitdem das platte Land den 
Städten gleichgesetzt, und dadurch der Gew^erbetieiss der letztern 
mehr auf das erste übergegangen ist, das Bedürfniss, Kriegsdienste 
zu nehmen, in der Schweiz vermindert, und die an sich gewinn- 
süchtigen Schweizer sind zu Napoleons Zeiten, wo die Regierungen 
alles aufboten, um, ohne Unruhen zu erregen. Leute zusammen 
zu bringen, an ein Handgeld gewöhnt worden, welches keine 
Kuropäische Macht zu geben im Stande ist. Selbst die Aus- 
schliessung von allen Militärcapitulationen mit andern Mächten 
würde daher nur ein geringes Opfer sein. 

Die wichtigen Hindernisse eines Bündnisses der Schweiz mit 
Deutschland aber sind das nicht abzuleugnende Hinneigen des 
grössten Theils derselben zu Frankreich, und das eingewurzelte 
\'orunheil. vorzüglich der kleinen Cantone, dass sie ihre Neutrali- 



*) Der Fürst von (Jrjnicn sandte (Ende Janttar 1814) so'^lcich nach seiner 
Tlironbesteigun^ in den Niederlanden van der Hoeven nach der Schweiz, um 
DienstverlrjL'e für Schweizer Regimenter mit den Kantonen abzuschließen. 



jog I. Als Gcs;indtcr in Wien. 

tat erhalten müsse und könne, und dass jedes l^ündniss sie nur 
in unnüi/e Kriege verwickelt, und Iremde Truppen in ihr Land 
zieht. 

Der westliche Theil der Schweiz ist, seiner Sprache und seinen 
Sitten nach, natürlich französisch gesinnt. Allein auch der übrige 
ist unvermerkt durch die Militürcapitulationen und Pensionen 
(welche letztere, wenn man die Durchschnittssumme am Ende des 
i-^^^-n bis Anfang des i8icn Jahrhunderts zieht, jährlich 400000 Fr. 
betragen), durch die Erziehung, da von Bern und andern grossen 
Städten aus die Kinder häufig in Lehranstalten nach Neuchätel, 
Lausanne und Genf geschickt werden, durch den Handel, und 
Landesbedürfnisse, wne das des Salzes, indem die Schv^^eiz nur den 
geringsten Theil ihres Bedarfs von 400000 Centnern, die Salzwerke 
von Bex und Aigle etwa ^/„o erzeugt, dadurch dass Deutschland 
die Schweiz immer vernachlässigt, Frankreich hingegen darin eine 
richtigere Politik befolgt hat, endlich (wie drückend sie auch 
waren) durch die Ereignisse seit 1789 in grössere Gemeinschaft 
mit Frankreich getreten. 

Von dieser Seite muss daher die Schweiz gewissermassen erst 
für Deutschland wieder gewonnen werden ; allein es ist dies auch 
nützlich, da der Kern derselben, die kleinen Cantone, ganz deutsch 
sind, und es (die durchaus französischen ausgenommen) in allen 
einsichtsvolle Männer giebt, \velche mit Bedauern die physischen 
und moralischen Uebel fühlen, welche die Entfernung von deutscher 
Sitte, deutscher Sprache und deutscher Bildung nothwendig zur 
Folge hat. 

Schwerer wird das oben erwähnte Vorurtheil der kleinen 
Cantone zu überwinden sein, so augenscheinlich es auch ist, dass 
nach dem letzten Kriege, und da man im Frieden die Seite Genfs 
für Frankreich zugänglich gelassen hat, die Schweiz noch mehr, 
als bisher, Kriegsschauplatz sein wird. 

Allein ausserdem, dass diese Schwierigkeiten doch nicht von 
einem so wichtigen Plan zurückschrecken müssen, so giebt auch 
die gegenwärtige Lage der Dinge Mittel an die Hand, Bern und 
die neuen Cantone, und durch sie die übrigen dafür zu gewinnen. 
Bern wird durch seine Forderungen von den verbündeten Mächten 
abhängig, und muss sich Bedingungen gefallen lassen; die neuen 
Cantone w'issen recht gut, dass es nicht Frankreich und nicht die 
jetzt dort regierende Dynastie ist, der sie ihre Erhaltung verdanken, 
und welche \'erfassungen, wie die ihrige, beschützt. Sie müssen 



I. Als Gesandter in Wien. 



i-V> 



daher ihre Selbständigkeit bei einer X'erbindun«^ mit Deutschland 
für weniger gefährdet ansehen. 

Die Art einer solchen N'ereinigung miisste nun h()chsi einlach 
sein. Sie könnte in nichts anderm, als in einem ewigen, oder, 
nach dem Beispiel des mit l'Yankreich 1777 fünfzigjührigen') Bünd- 
nisse bestehen. \'erpHichtet sich die Sclnveiz an jedem deutschen 
Bundeskriege thätigen Antheii zu nehmen, so wäre dies natürlich 
das wünschenswürdigste. X'ielleicht aber könnte man sich auch 
begnügen, sie nur verbindlich zu machen, in jedem Kriege den 
Feinden Deutschlands den Durchzug durch ihr Gebiet zu ver- 
wehren, und wenn ihre Streitkräfte dazu nicht hinlänglich schienen, 
deutsche Truppen aufzunehmen. Die einzelnen Bestimmungen 
des Vertrags müssten zugleich die Gewähr leisten, dass die Schweiz 
immer eine hinlängliche Truppenmacht in Bereitschaft hätte. Auch 
ein loseres Bündniss, muss man nie vergessen, hätte schon immer 
den \'ortheil, einem der Schweiz mit Frankreich zuvorzukommen, 
und bahnte den Weg zu künftigem engeren \'erein. 

Von Schweizerischen Truppen könnte Deutschland in \'er- 
einigung mit Holland eine gewisse Anzahl zur Garnison der 
Bundesfestungen in Sold nehmen. Andere Capitulationen würden 
durch die Zeitumstände, und die Nothwendigkeit, die walfenfähige 
Mannschaft zur Vertheidigung des eigenen Gebiets zusammen- 
zuhalten, hinwegfallen; sollten aber die kleinen Cantone auf dem 
Rechte bestehen, dergleichen zu schliessen, so müsste man dies 
ebenso wenig achten, als Friedrich II. es achtete, dass bei der 
Schlacht von Rossbach einige Xeuchäteller unter den Franzosen 
dienten. 

Ich würde es unnütz halten, diesen Gegenstand jetzt weiter 
auszuführen. Fr verdient aber, wie es mich dünkt, beherzigt, und 
gemeinschaftlich mit Russland und Oesterreich vorbearbeitet zu 
werden. In der Schw^eiz müsste freilich der Antrag nicht eher 
geschehen, als bis Deutschland in einer haltbaren Bundesverfassung 
dasteht, da er vorher allerdings schwerlich \'enrauen einllr)ssen 
möchte. 



*) Das am 25. August 1777 beschworene Bündnis war ein VertciJipmgs- 
bündnis. Beide Länder versprechen sich gegenseitig Schutz bei Atigriffen fremder 
Mächte. 



140 



I. Als Gesandter in Wien. 



XXXI. An Kirchbcrgcr von Rolle über die Verfassung 

Bern s. 
(Eis^enluinJif^er Entwurf im Geh. StJalsjrchiy.) 

A Mr. de Kirchbcrger de Rolle.*) 

Mr. A Vienne, ce 22 Janvier 181 5. 

Quelque flatteur qu\iit du m'etre le d^sir que Vous m'avez 
tömoigne au nom de quelques membres de Votre Gouvernement 
de connoitre mes idees sur le plan de la nouvelle Constitution 
que \'ous voulez donner ä Votre patrie, je Vous avoue neantmoins, 
Monsieur, qu'apres avoir pense mürement sur cet objet important, 
je me suis convaincu qu'il est non seulement extremement difficile, 
mais aussi presqu'impossible de repondre ä ce desir d'une maniere 
qui puisse reellement etre avantageuse ä Votre travail. Une bonne 
Constitution doit etre conforme ä la Situation locale du pais auquel 
eile est destinee, aux habitudes et au caractere de ses habitans, 
et meme pour operer sans inconvenient le passage d'une ancienne 
ä une nouvelle, il faut evidemment des modifications sagement 
calculees. Comment un etranger pourroit-il s'arroger de porter 
une opinion süre dans une matiere aussi delicate, comment ne 
devroit-il pas craindre plutöt, que desirer, que celle qu'il emet, 
ne soit prise pour une autorite ou qu'on n'y attache un trop 
grand poids. Dans le cas present il faut encore aj outer ä tout 
cela que ce que Vous avez eu la bonte de m'envoyer sur Vos 
idees actuelles, est trop incomplet et d^veloppe trop peu Vos in- 
tentions pour qu'on puisse y fonder un jugement assez solide. 

Je regarde avec Vous comme necessaire que Votre Canton 
se donne une nouvelle Constitution. Je suis bien loin de vouloir, 
pour ainsi dire, assujetir tous les Cantons de la Suisse ä une 
uniformite peu adaptee peut-etre aux localites et ä I'esprit national. 
Je ne meconnois point non plus la sagesse et la douceur avec 
lesquelles le Gouvernement Bernois s'est toujours conduit, et qui 
a pon^ le pais ä l'^tat florissant qui n'a ete altere que par les 
evenemens les plus desastreux. Mais j'ai toujours et^ d'avis que 
malgre cela la forme de ce gouvernement avoit de tous tems des 
delauts tres essentiels, et il m'est demontre que dans le moment 
actuel il seroit impossible ou du moins peu prudent de vouloir 



*) Karl Rudolf von Kirdiberger von Roll, Ratsherr von Bern. 



!. Als Gesandter in Wien. 



Hl 



continuer ä conccnircr lous Ics droits de ^(Jiivcrncmeni dans iinc 
sciile classc de citoycns dont les aiitrcs habitans du pais scroieni 
les vdritables siijets.*) Lcs Monarchies c{u\ avoient rcndu Icur 
pouvoir presqu'absolii, croycnt elles-memcs utile de consulter les 
nations sur leurs intdrets en s'entourant d'Ktats Provinciaux, et 
en Suissc lcs esprits se sont plus ou moins accoutum^s pendant 
les güuvernemens de la Mediation i\ une r^partition plus d.2[ale 
des pouvoirs. Berne est (^videmment appelee ä exercer une pr^- 
ponderance sur les autres (Kantons, mais cette preponderance doit 
en plus grandc partie etre une force morale et non materielle et 
physique; et ce n'est point en se roidissant et en conservant un 
sisteme qu'on ne laisscra jamais que de taxer d'^goisme, mais en 
c^dant a Tesprit du tems, que Berne jouira de nouveau d'une 
grande intluence. L'oppüsition malheureuse qui s'est elevee en 
Suisse et qui consiste bien moins dans les reclamations territoriales 
que dans ce que les uns et les autres se taxent mutucUement, et 
tous les deux ä tort, de demagogie elVr^n^e et d'aristocratie des- 
potique, s'adoucira et cessera meme insensiblement, des que Berne 
se donnera une Constitution juste et sage et en maintiendra les 
principes avec dignite. 

\'ous connoissez assez mes principes, Mr., pour savoir que 
je ne pretends aucunement pour ccla que \'^os familles patriciennes 
doivent renoncer a tous leurs privilcges. II ne peut pas etre 
question, il me semble, que Berne se donne une Constitution 
aussi divergente de la forme qu'a eu son gouvernement jusqu'au 
moment de la r^solution, et dont beaucoup de traces se sont 
meme conservees pendant la Mediation. 11 ne peut pas etre 
question de dc^truirc Tetat ancien, mais simpicmcnt de Ic modirier 
d'une maniere sage, mais efricace. 

( )r la modification n^cessaire git, selon moi, dans le principe. 
Les Patriciens ne peuvent pas se regarder comme les seuls Sou- 
verains et les (Gouverneurs exclusifs de Tl-^tat; le pais ne doit pas 
etre regarde comme simplement sujet et n'ayant aucune part con- 
stutionnelle au Gouvernement. 



*) § j bestimmt: „Zunfifähi^ und im Besitz der politischen Rechte sind alle 
Bürger einer Gemeinde des (^jntons, die dort angesessen sind, einen unabhängigen 
Stand haben, keine l 'ntcrstiit:ung genießen, jo Jahre alt und in der Miliz ein- 
geschrieben sind und Grundstücke oder Unterpfand tragende Schuldschriften von 
loooo Schweizer Franks an W'erlh besitzen. 



IAO I. Als GcsancUcr in Wien. 

Tai obscrve tant a Ik^-nc qirici, cn parlant a des Bernois, 
qiron s'oppose surtout chez Vous a Tidee de voir un nombre 
consid^rable de gcns du pais dans le (]onseil. Si ce nombre est 
grand, \'ous semblez le craindre, sa\ est petit, Vous estimez ceux 
qui V appartiennent, pour le moins peu utiles aux deiiberations. 
Quoique je ne saurois m'imaginer quc les gens du pais (lequel 
renferme pourtant aussi des villes) so3'ent absolument des paisans 
seulemcnt. et quoique je sois persuad^ que le bon sens et la droi- 
ture de ces membres rcspectables de la societe ne sont gueres 
deplaces dans un Conseil, je trouve n^antmoins cette maniere de 
voir naturelle et meme juste jusqu'a un certain point. 

Mais je crois qu'on est faussement parti du point de vue chez 
Vous comme s'il s'agissoit, surtout et seulement, de faire parti- 
ciper tel ou tel membre de campagnards au Conseil, et non pas 
plutöt de donner franchement au pais sa part constitutionnelle au 
Gouvernement en le mettant ä meme d'y envoyer ses representans, 
et de lui laisser sans mefiance ni Jalousie le droit de les elire. 
C'est, ü me semble, dans cette meprise (puisque je dois Vous de- 
mander la permission de la nommer ainsi) qu'il faut trouver la 
raison pourquoi l'association que Vous avez faite de gens de la 
campagne a Votre conseil, a ete peu utile. 

II m'a paru indispensable de commencer d'abord, Monsieur, 
par Vous developper les principes d'oü, selon moi, une reforme 
du Gouvernement Bernois doit decouler. 

Quant au plan que Vous m'avez communique, je desirerois 
etre auparavant parfaitement instruit sur ce que Vous nommez 
familles patriciennes. J'imagine que Vous voulez dire par lä les 
familles qui avant 1798 avoient seuls le droit de prendre part au 
Gouvernement, et je trouve tout-ä-fait naturel de Icur accorder les 
avantages auxquels leurs anciens rapports politiques et les lumieres 
qui les distinguent, leur donnent de justes titres. Mais il ne 
paroit pas que Vous vouliez comprendre dans le nombre de ces 
familles tous les citoyens de la ville de Berne, et si par consequent 
Vous etablissez une distinction entre les citoyens de Berne patri- 
ciens et ceux qui ne le sont pas, de quelle maniere le ferez-vous, 
formerez-Vous une liste des familles patriciennes, et en ferez-Vous 
ce que la noblesse est dans quelques pais? Les reponses ä ces 
questions peuvent seules mettre en etat de decider si Vous faites 
mieux de convertir les 250 familles bourgeoises de Berne d'autre- 
fois en des familles patriciennes, en permettant du reste ä chacun 



I. Als Gesandter in Wim. I i-i 

de dcvcnir cgalcmcnt citoycn de IkTnc, ou de rendre difticile 
racquisiiion du droit de boiirgcoisie et d'accorder ä tous ceux 
qui Tont, ce quc \'ous voulez accordcr aux Patricicns. II est 
naturel, juste et necessaire toujoLirs que la ville de Herne qiii 
comprend le plus grand nombre de personncs capables de vaquer 
aux atVaircs de T^tat, ait aussi la plus grande part au Gouvernement. 

Kn entrant apres dans les d^iails, les obsen'ations qui se sont 
pr^sentdes i\ moi ä la lecture rditerec du plan, sont les suivantes: 

1.*) Je n'examinerai pas si la proportion que Vous etablisscz 
cntre la part que les Patriciens et le pa'is auront ä la formation 
du grand (]onseil, est juste ou non. Une connoissance cxacte des 
localites peut seul en d^cider; je dois avouer cependant qu'elle 
me semble trop petite pour le pais. Mais je n'approuverois en 
aucun cas de faire ^lirc sculemcnt 50 membres par les Corps 
dlectoraux et les autrcs 50 par le (^onseil lui-meme. Le pais re- 
gardera ceci commc une marque de d^riance : si le conseil se laissc 
guider dans ces choix par de vues personnelles, en ne prenant 
que des personnes devouees aux Patriciens, il se rendra odieux; 
s'il agit impartialement, je ne crois pas qu'il gagnera beaucoup. 
( lar le nouveau nombre suivra pourtant l'interet de la classe d'oü 
il vient, quel que soit celui qui Ta appelle. L'essentiel est que 
les deux classes ne se soupconnent pas mutuellement, qu'elles ne 
croyent point les interets de Tune opposes d ceux de Tautre, et 
voila ce qu'on obtient, il mc semble, uniquement, en donnant 
bien franchcment au pais le droit d'dire ses representans, mais 
en etablissant des regicmens sages pour les Corps electoraux et 
leurs r^unions. 

2/*) Je ne puis supprimer ä cette occasion une autre remarquc. 
Je vois que dans la plupart des constitutions Suisses les conseils 
se complcttent par des choix faits par eux-memes. Cela doit etre 
fonde dans une habitude qu'on fait peut-etre bien de ne pas 
changer. Mais du reste il semble naturel que la nation envoye 
plutöt ses reprdsentans ellc-mcme au (Conseil, et d'apres cela il 



*) S. unten A. 2. 

**) § 9. Die beiden Schultheißen werden durch den f^roßen Rat .lus der 
Zahl der kleinen Rdte auf Lebenszeit erwählt; die kleinen Rate ebenJalLs durch 
den großen Rat aus seiner Mitte und auf Lebenszeit; die Mitglieder des großen 
Rats werden erwählt ' ., durch die Amtsbezirke und aus ihrer Mitte, ^^ durch den 
großen Rat, und zwar aus den patrizischen Geschlechtern ','a, und aus den Städten 
und dem Land nach freier Wahl '/v 



j AA 1. Als Gesandter in Wion. 

semblcroit aussi quc les lamilles pairicienr.es. ou plutöt la villc 
de Bcrne (si, commc je Tai observe plus haut, patricien et (]itoyen 
de Bcrne dtoit la meme chose) choisit ellc-meme les membres du 
Conseil par de son sein. 

'^. On ne voit pas par Ic plan si les districts, lorsqu'ils se 
forment en Corps ^lectoraux, doivent faire les clections dans leur 
sein sculement ou s'ils peuvent ^lire qui ils veulent. La Con- 
stitution de la Mediation ^tablissoit une diff^rence a cet egard. 
Si r^ligibilite n'^toit pas restreinte a tel ou tel disirict, 11 se pour- 
roit tres bien que les corps elcctoraux du pais choisissent quelque- 
fois meme des habitans de la ville. 

4.") La somme de 10 000 francs fixec pour pouvoir etre 
membre d'une tribu, me semble beaucoup trop grande. Je crois 
qu'on feroit bien de la diminuer, mais d'exiger qu'elle füt toute 
entiere en biens-fonds. 

5.**) Je ne sai si Ton gagne ä laisser aux membres du grand 
conseil leurs places ä vie. Un terme de 10 ans avec la reeligibilite 
seroit selon moi plus utile. La masse des individus qui ont pris 
part aux affaires de Tetat, devient par lä plus grande, et cela est 
Sans contredit fort avantageux ä la culture des classes moins aisees 
et ä Tetablissemcnt d'une bonne harmonie entre tous les citoyens. 

().*") L'initiative pour de nouvelles loix ne doit appartenir 
qu'au petit conseil. La Constitution de la Mediation etablit la 
meme chose; mais cette restriction est-elle necessaire, et meme 
est-elle utile seulement? Je la crois nuisible au contraire. 

7. Je suppose que le droit d'aspirer aux emplois de l'etat doit 
etre d'orenavant libre ä toutes les classes des citoyens. Mais il 
seroit necessaire de le dire d'une maniere expresse. 

^'oilä, Monsieur, les idees que Vos lettres et le plan qui les 
accompagnoit, m'a fait naitre. Je Vous prie encore une fois de 
ne point les prendre pour des insinuations officielles ni pour des 
conseils auxquels j'attache une grande importance. Cette matiere 
est du plus haut interet et de la plus grande delicatesse, et je n'ai 
pas la prdsomption de me croire appelle ä la decider. Je ne sais 



*; S. 0. S. 141 A. 

**J So bestimmt § 9; „Die Mitglieder des grossen Raths sind lebenslänglich.^^ 

***) § 6. Die vollziehende und verwaltende Gewalt übt ein kleiner Rat aus, 

genannt Schultheiß und kleinere Räte, bestehend aus 27 Mitgliedern unter dem 

Vorsitz des Amtsschultheißen. Er hat die Initiative der Gesetze, die von der 

höchsten Gewalt ausgehen u. s. w. 



I. Als Gesandter in Wien. |j- 

pas asscz cc qiie \'ous voiilez faire; je ne conrKjis pas sultisamment 
tous les rappons de localitd qui doivent inHuer du moins sur bien 
des points de detail; j'ignorc entin qiiels sont les obstacles d'cx^- 
cution quc \'oiis pourrez rcncontrer dans les rt^formes que Vous 
\'ous proposez tres sagement de faire. 

Je Vous prie, Mr., d'agr^er Tassurancc rt^iteree de ma con- 
siddration trcs disiingudc. 



XXXIL— XXXIV. Über die auf dem Wiener Kongrefs 
zur Verhandlung kommenden Angelegenheiten. 

August iNi4. 

Am <S. August traf Humboldt aus der Schweiz in Wien ein und sandte 
seinem Kabinet, nachaem er sich informiert hatte, einen umfangreichen Bericht 
(No. XXXII über die schwebenden politischen Fragen, dem er noch zwei andere 
(No. XXXIII und XXXI Vi über Italien beifügte. Die letzteren sind undatiert, 
gehören aber inhaltlicli in diese Zeit. 

XXXII. Denkschrift über die schwebenden politischen 

Fragen. 20. August 1X14. 

{Eigenhändig im Geh. Staatsarchiv.) 

A Vienne, ce 20 aoüt 1814. 
Sire. 
J'expedie ie prescnt tres-humble rapport par le chasseur I'Yon- 
höfer qui m'a suivi ici. Vu la multiplicite des objets qui devront 
etre regles par le (^ongres, et Timportance de Tintluence que la 
Cour de Vieijne y exercera, il m'a semble utile de reunir sous 
un mcme point de vue toutes les questions qui devront y etre 
trait^es, et d'informer Votre Majestd, autant que cela est possible, 
de la maniere donl le (iabinet d'ici Ics envisage. .Ie pourrai, apres 
ce tableau general , revenir plus facilement, dans mes rapports 
successifs, sur les points qui dprouvcront peut-etre cncorc quel- 
ques changements. La difficultd de trouver Ie l^ince de Metter- 
nich, qui est ordinaircment ü Baden ül präsent, et qui a eid plu- 
sieurs jours ä une beaucoup plus grande distance de \'icnne aupres 
de THrnpereur, a causd un ddlai dans Texpddition de cc rappon 
que je supplie Votre Majcste de daigner cxcuser par ccite raison. 

Humboldt, Tolilische Denkschriften 11. lO 



140 



I. Als Gesandtor in Wien. 



L'atVaire de la Polognc est la premiere sur laquelle j'ai dirige 
mon attention. J'ai trouv^ que Ics inquidtudes qu'elle donnait 
autrefois au Prince Metternich, ont beaucoup diminue et qu'il 
espere avec unc espece d'assurance de faire revenir l'Kmpereur 
Alexandre sur les idees auxquelles la Prusse et TAutriche ne sau- 
raient facilement consentir. II a vu ri\mpereur ä Bruchsal*) et a 
trouvd qu'il flotte lui-meme encore dans ses rdsolutions et qu'il 
n'est pas sans apprdhensions sur les difflcultes qu'elles pourront 
rencontrer. L'Kmpereur ne s'est pas prononcd clairement sur 
l'independance de la Pologne, mais il a laisse entrevoir ses projets. 
Le Prince Metternich s'est apercu aussi qu'il aurait voulu en venir 
ä un arrangement prealable et particulier avec lui, mais il s'est 
soigneusement gardd de ne rien prejudicier, pour laisser les ques- 
tions entierement ouvertes ä la decision du Congres. II s'est 
borne seulement ä representer a l'Empereur quels dangers pour- 
raient resulter d'une regeneration de la Pologne, et quels rcgrets 
il eprouverait lui-meme, si, apres avoir travaille d'une maniere si 
genereuse et si magnanime au retablissement de la tranquillite en 
Europe, il mettait entre les principales puissances du (kontinent 
un ferment dont il pourrait resulter tot ou tard de nouvelles 
guerres, quand meme il serait sur que la moderation de ces memes 
puissances, parmi lesquelles il comptait surtout celle de l'Empereur 
lui-meme, eloignerait toute idee de guerre pour le moment. Le 
Prince Metternich croit que ce langage a fait de l'impression sur 
l'Empereur, et il compte encore plus sur les dispositions qu'il aura 
trouvees en Russie relativement ä la question polonaise. Le comte 
Markoff **) lui a dejä adresse un memoire ä ce sujet qu'on dit etre 
tres fort et tres bien raisonnd. Ce qui ajoute encore ä cela, c'est 
que, d'apres le Prince de Metternich, les esprits sont moins montes 
dans le Buche de Varsovie lui-meme. II commence ä s'y mani- 
fester un grand mecontentement de l'Empereur Alexandre; les Polo- 
nais qui travaillaient le plus puissamment a rendre une espece 
d'independance ä leur patrie, sont degoütes de la marche que 
prend cette aff'aire, puisque l'Empereur ne leur donne aucune 
assurance positive, mais se borne ä des assertions vagues. Le 
general Dombrowsky**') a donne sa demission, et les soldats et 

*J Dort weilte Alexander vom 8- 14. Juli 1814. 

**) Arcadi Iwanowitsch Morkoff, russischer Diplomat, 1801—^ Gesandter 
in Paris. 

***) Jan Henryk Dombrowski, der bekannte polnische General, der noch bei 



I. Als Gesandtor in Wien. j <- 

ofticicrs qifil ;n ait dcja cngages, passent cn si grand nombrc du 
cöte de rAiitrichc qu'ün est d6]ä occiip^ d'cn former trois rdgi- 
ments. Lc Prince Mctternich n'a pas h^sit^ ä mc dire que TKrTj- 
pereiir son maitre ne pense pas meme i\ cn venir ä des mcsures 
hostilcs, quand meme l'Kmpereur Alexandre pcrsisterait opiniätr^- 
ment dans ses id^es; le Souverain et son Ministre trouvent une 
nouvclle guerre dans le moment actuel funeste, impolitique et 
inconvenante i\ tous les ^gards, et le Prince de Melternich m'a 
assur^ qu'il serait le premier ä le d^clarer i\ rKmpereur Alexandre. 
11 faut avouer aussi que T^tat des rtnances de l'Autriche, les dispo- 
sitions de la nation et toute sa Situation apres une lutte tres difti- 
cile, avec une administration int^rieure bien peu vigoureuse et des 
nouvelles provinces qu'il coütera encore du temps ä amalgamer 
avec les ancicnnes, lui permettraient a peinc de penser i\ reprendre 
les armes. 

Ricn ne serait, au reste, plus difricile que d'entreprendre une 
guerre qui, de son commencement, en serait une nationale, puis- 
que son but serait d'öter aux E^olonais jusqu'au dernier espoir de 
voir jamais revivre leur nationalit^. 

Malgr^ cela, on s'occupe avec le plus grand soin de Tarmee 
et de son Organisation ici, et le Prince de Metternich m'a dit avec 
Iranchise qu'on ne ndglige rien pour se mettre dans une attitude 
imposante. L'dtat effectif de l'armee de ligne doit etre de 375000 
hommes, et le Prince m'a dit qu'il communiquerait cet ^tat d^- 
taille au ministere de Votre Majest^ et a la C^our de Londres. Les 
miliccs seront, ä la v^rit^, licenci^s, mais de maniere ä pouvoir 
etre rappelees en 48 heures. Toutes ces troupes se trouvent, dans 
ce moment, dans les Ltats autrichiens, le corps de P>imont,*) qui 
est fort environ de 10 000 hommes, et une partie de celui du 
g^ndral Bubna exceptds. Le dernier a encore a peu pres 5 ^ 6000 
hommes dans le Pi^mont. 

Le Prince de Metlernich m'a rcpeie plus d'une fois qu'il est 
persuad(^ que l'Kmpereur Alexandre ne realisera point ses iddes 
sur la Pologne, pour peu que l'Autriche et les autres Puissances 
alli^es ne lui en faciliient pas elles-memes rexeculion, ci qu'il y 

Leipzig auf Napoleons Seite kämpfte, njch l\imatuwskis Tode die Reste der pol- 
nischen Armee über den Rhein führte, von Alexander zum General der Kavallerie 
und Senator -W'oiivoden der polnischen iMndstande ernannt. 

*) Er befand sich ebenfalls in Italien und kämpfte ;<.V/5 gegen Mural. 



t48 



1. Als Gesandter in Wien. 



rcnoncera positivcmcnt. si la Pnissc, TAnglcterre et l'Autriche lui 
montrent leur Intention positive et irrdvocable de n'}' point con- 
sentir. Otte r^union dtroite et indissoluble, une d^claration ami- 
cale, mais ferme „que l'arrangement territorial proposd par les 
Puissanccs et Tincorporation du resie du Duch^ de Varsovie ä la 
Russie sont, selon elles, les seules mesures propres a maintenir 
rdquilibre et la tranquillitd en Europe, que, si l'Empereur Alexandre 
ne veut pas conscntir a ces points, leur Systeme s'doigne du sien 
et que cette divcrgence qu'elles voient avec douleur, les force ä 
s'unir cncore plus etroitemcnt entre elles", enfin une pareille al- 
liance conclue reellement et soutenue par une attitude imposante: 
voilä ce que le Prince de Metternich d^sire d'obtenir de la Prusse 
et de l'Angleterre, et ce qui lui semble un moyen efficace pour 
engager l'Empereur de Russie ä se rendre ä la volonte des autres 
Puissances. Le Prince de Metternich m'a pri^ de parier de cette 
affaire, dans ce sens, dans mes rapports et de representer que 
Tinteret de la Prusse s'y trouve tout autant que celui de la Mo- 
narchie autrichienne. II compte avec une assurance egale sur le 
Cabinet britannique, et un empressement marque de s'unir etroite- 
ment avec lui pour s'opposer aux plans que la Russie pourrait 
former relativement ä la Pologne, est ce qui distingue surtout 
dans ce moment la politique autrichienne. Le Prince de Metter- 
nich soutient que le Prince Regent lui a dejä offert ä Londres*) 
son alliance pour ce but, et il se croit egalement assure des dispo- 
sitions de Lord Castlereagh. Pour cimenter d'avantage la bonne 
harmonie des deux Cours ä cet egard, on vient d'envoyer ä Lon- 
dres le general Nugent, qui a ete le premier qui a rapproche dans 
les annees 1810 et 181 1 l'Autriche ä l'Angleterre, et qui a täche 
de faire revenir le Ministere et le Prince Regent des preventions 
qu'on avait concues alors contre le Prince Metternich. Je n'ai 
pas pu apprendre que le general soit charge encore d'une com- 
mission particuliere ; je n'oserais neanmoins pas assurer le con- 
traire, et je continuerai mes recherches ä ce sujet. 

Le Prince de Metternich prevoit encore le cas que l'Empereur 
Alexandre voulüt peut-etre arranger au Congres de Vienne unique- 
ment la question territoriale du Duch^ de Varsovie et passer sous 



*J Nach Abschluß des ersten Pariser Friedens folgten die Herrscher Preußens 
und Rußlands mit ihren Staatsmännern, ebenso Metternich, aber ohne seinen 
Kaiser, einer Einladung des Prinzregenten nach London. 



I. Als Gesandirr in Wien. 



«40 



silcncc Ic point de la Constitution*) de cc pavs, et il est d'opinion 
qii'il nc faiidrait pas laisscr pour lors indc^cis cc dernicr, mais pro- 
voquer, au contrairc, la discussion aussi U\-dessus, pour faire pro- 
mettrc :\ riüiipereur de se borner ä la seiile incorporation du 

Teiles sont les idees du Prince Melternich sur cet objet im- 
portant. \'otre Majeste daignera voir par la qu'il ne d^sespere 
point d'obtenir memc de l'Kmpereur Alexandre une autre d(*mar- 
cation de frontieres que celle sur laquelle ce Souverain avait sembld 
insister jusqu'ici. 11 faudra voir jusqu'a quel point il y reussira, 
mais je ne puis me dispenser d'avouer ä Votre Majest^ que mes 
id^es, bien avant encore que je ne parlai au Prince Metternich, 
^taient entierement conformes aux siennes, et que je le crois du 
plus haut interet pour la Prusse de soutenir le (]abinet autrichien 
dans les demarches qu'il se propose de faire. 

LIn agrandissement de la Russie qui irait au point de lui 
assurer Oacovie, Kaiisch et Thorn, mdrite de]ä la consideration 
la plus s^rieuse, et un retablissement de la Pologne, sous quelque 
nom ou modificatiün que cela füt, menacerait evidemment les 
Puissances qui possedent des parties autrefois d^tach^es de ce 
Royaume et placerait un objet de Jalousie et de disputes ^ternelles 
entre la Prusse, la Russie et l'Autriche. II aurait, sans doute. 
mieux valu de ne pas partager la Pologne, mais puisqu'elle Ta et6 
et que l'orgueil de la nation a 6t6 blesse de la maniere la plus 
cruelle, tandis que, d'un autre cöt^,**) on Ta Hattde de l'espoir de 
recouvrer une espece d'inddpendance, Tincorporation du Duch^ de 
Varsovie reste le seul moyen d'assurer l'Europe de ce cöte. Si 
les Polonais recoivent une Constitution particuliere dont l'Kmpe- 
reur de Russie devient le chef, ils tacheront toujours de reunir 
avec eux les provinces maintenant ddtachees pour secouer, avec 
le temps, aussi le joug russe lui-mc'me. Kn attendant ils restent 
un Instrument tres dangereux entre les mains de la Russie, et 
quand mcme la sagesse et la magnanimiie de ri'.mpereur Alexandre 
^loignent toute crainte ä cet ^gard, on ne peut point ctrc dgale- 
ment sür de ses successeurs. 



*) Alexander wollte bekanntlich aus Polen ein konstitutionelles Königreich 
machen, das durch Personalunion mit Kußland verbunden war. 

**) Napoleon hatte mehrfach in den Polen die Hoffnung, ihre Unabhängigkeit 
zu erlangen, entfacht, ohne aber ernstlich an die Ausfuhrung dieses Planes 
zu denken. 



j ("o 1. Als Gesandter in Wien. 

Lcs scLils moycns cfticaccs pour detourncr ce Souverain d'un 
pareil projet me scmblcnt etre ceux propos^s par le Cabinet au- 
trichicn: vider entierement toutes les questions sur la Pologne au 
Congrcs de Vienne; ne menacer dans aucun cas la Russie d'une 
guerre, mais lui opposer la volontd ferme et in^branlable des trois 
autres grandes Puissances de ddtacher leur Systeme du sien et de 
s'unir plus dtroitement entre elles, si eile ne s'accorde point avec 
leurs vues justes et ^quitables. Une pareille marche devrait, il 
me semble, conduire au but desire. 

Sur la Saxe je crois etre sür que \'otre Majeste n'eprouvera 
guere de resistance de la part de l'Autriche. II est vrai que le 
pani militaire, ä la tete duquel est le general Radetzk}^, se recrie 
sur les dangers qui un jour pourraient menacer la Boheme de lä, 
quoique encore Texperience de la presente guerre ait tres positive- 
ment prouve le contraire. II est vrai encore que d'autres personnes 
conseilleraient de profiter de cette occasion pour agrandir la Mo- 
narchie de ce cöte. Mais le Prince Metternich dont certainement 
l'avis seul sera suivi par l'Empereur, regarde cette affaire de son 
vrai point de vue. II concoit que la Prusse, ne recouvrant pas 
toutes ses provinces polonaises, doit avoir un arrondissement con- 
siderable en Allemagne, et que cela est impossible ailleurs, puis- 
que les provinces sur les deux rives du Rhin restent toujours se- 
parees par le Hanovre du corps de la Monarchie. 

J'ai cru devoir parier de nouveau au Prince de Metternich 
sur le projet de donner les trois Legations en indemnite au Roi 
de Saxe.*) II y trouve les plus grandes difficultes. Ce n'est pas 
que l'Autriche y serait contraire pour elle-meme. Car le Prince 
Metternich n'est point de l'avis de ceux qui voudraient incorporer 
ces provinces. II croit au contraire qu'on doit s'en tenir pour la 
frontiere en Italie exactement ä ce qui est fixe dans le traite de 
Paris, et ä ce qui est necessaire pour la defense du pays, et donner 
par lä une preuve d'une grande moderation et d'un desinteresse- 
ment parfait. L'Empereur qui tient tres fort a voir donner au 
Roi de Saxe, auquel il prend un vif interet, un etablissement aussi 
avantageux que possible, prefererait pcut-etre un pour lui en 
Italie. Mais la grande difficulte git, selon le Prince Metternich, 
dans le Pape. II croit qu'il n'y consentira jamais et que, cela 
suppose, le Roi de Saxe n'acceptera point une indemnite dont la 



*J S. die folgende Denkschrift Nr. XXXIH. 



I. Als Gesandter in Wien. |r I 

possession lui l'craii cncoiirir l'excommiinication du St. Pcre. 
Dans ce moment uiic pariic du Corps du gdneral Hubna occupe 
les trois Ldgaiion.s. 

Votrc Majcstd aura dejtl vu par Ics papicrs puhlics que, quoi- 
que le Tvrol et Ic \'orarlberg aicnt ^te rcsiituds a I'Autriche par 
la Baviere, ceci n'a pas cncore ^t^ le cas avec l'lnn-\'iertel et le 
pays de Salzbourg. La (]our de Munich n'a regarde Wurtzbourg 
et AschalVenbourg que commc un äquivalent pour les deux pre- 
miercs provinces, et ne veut se desaisir de ces dernieres que lors- 
qu'elle scra en possession de ses autres indemnit^s. Kllc n'a point 
non plus abandonnd ses vues sur Maycnce, et cela sera encore 
un des poinis les plus difriciles et les plus importants a regier. 

C'est du reste sur les possessions futures de I'Autriche en 
Allemagne que ditVerent sunout les vues du Prince Metternich de 
Celles du Comte Stadion. Ce dernier pr^tend que par les arrange- 
ments tels qu'ils seront faits probablement, I'Autriche conserve 
trop peu d'inriuence en Allemagne et cesse presque d'etre une 
puissance esscnticllement allcmande. II pretend encore que la 
possession du Brisgau est entierement inutile ä la Monarchie, 
si ce pays ne se lie point ä eile, et, pour dtablir cette communi- 
cation, il voudrait demander ä la Baviere, au Württemberg et ä 
Baden une lisiere de pays, qui, en partant du Tyrol et de \'or- 
arlberg, s'^tendrait jusqu'au Brisgau. D'un cöt^ cette lisiere 
serait bordee par les frontiercs de la Suisse, de Tautre par une 
ligne qui irait par Füssen et entre Isny et Leutkirch jusqu'aux 
Principautes de Hohenzollern dont eile suivrait apres les limites. 
Le Prince de Metternich, au contraire, ne croit pas qu'il faille 
former une pareille prdtention. Cette lisiere meme lui parait in- 
suftisante pour lier rdellement le Brisgau aux Provinces au- 
trichiennes, et il croit qu'on ne saurait demander a la Baviere et 
au Württemberg des districts qui couperaient entierement leurs 
Communications commerciales et autres avec la Suisse, et dont la 
possession semblerait meme menacer leur ind^pendance politique. 
Ce raisonnement est certainement parfaitement juste; le principe 
dont part le (]omte de Stadion, ne Test pas moins, mais pour la 
suivrc, il aurait fallu faire une paix entierement dilV^rente avec la 
France, lui laisser une partie de la Belgique, rcdemander IWlsace 
et placer I'Autriche sur les deux rives du Haut-Rhin, choses ab- 
solument impossiblcs a prdsent. J'ai vu, ä cette occasion, une 
carte de l'Allemagne renfermant un partage de TAllemagne et 



IC2 I- '^Is Gesandter in Wien. 

destinde probablcmcnt par le Comte Stadion, de qui eile vient, ä 
ddvelopper scs idecs sur cet objet. 11 est remarquable que sur 
cette carte Mavence est assignd ä la Prusse. 

Les id(fes du Prince Metternich sur la Constitution de l'Alle- 
magne, autant qu'il les a tix^es jusqu'a präsent, semblent convenir 
avec Celles du Ministere de Votre Majest^. II s'en rapportera 
d'ailleurs sur ce point plus que sur tout autre au Chancclier d'Etat 
Prince de Hardenberg, auquel, comme je m'en suis convaincu de 
nouveau. il est fort attach^ et en qui il met une confiance illimitee. 
Le (>omte de Stadion ayant d^clind de prendre part aux affaires 
ä präsent, le Baron de Wessenberg a recu l'ordre de rester ä 
Vienne pour assister le Prince Metternich jusqu'ä la tin du Con- 
gres. II sera charge apparemment aussi des affaires de la In- 
stitution Allemande, et on peut certainement s'applaudir de ce 
choix. Je crois toujours encore qu'il sera extremement utile que, 
des que la Prusse, l'Autriche et le Hanovre seront d'accord sur 
cet objet, les Ministres de la Baviere, du Württemberg et des 
Princes qu'on voudrait faire entrer dans le Directoire de la Diete, 
soient egalement appeles ä ce travail. La Prusse et FAutriche 
donneraient par lä une nouvelle preuve des idees liberales qui les 
dirigent, et ces Princes qui d'ailleurs ne manquent pas de moyens 
d'entraver la marche de cette affaire, deviendraient par lä plus 
disposes ä 3' concourir. Le Roi de Württemberg a destine le 
Baron de Linden, son Ministre des affaires etrangeres, pour etre 
plenipotentiaire au Congres, ce qui me semble un tres bon choix, 
le Baron de Linden paraissant un homme fort conciliant. II aura 
le Conseiller intime de Ldgation Hartmann ä son cöte, qui depuis 
plusieurs ann^es fait, pour ainsi dire, seul les affaires de la Mission 
Wüntembergeoise ici, et qui est un homme plein d'intelligence 
et de bonne volonte. 

Le Conseiller Martens*) est arrive hier ici, et je ne manquerai 
pas de commencer des ce moment ä travailler avec lui. Le Prince 
de Metternich doit avoir Tidee qu'on ne doit fixer au Congres de 
Vienne que les bases de la Constitution Allemande, et abandonner 
le detail ä un autre Congres qu'on tiendrait apres ä un autre en- 
droit. II ne m'en a pas parle encore, mais je crois qu'il en re- 
viendra facilement, puisque ce serait trop multiplier, ä ce qu'il 



*J G. F. V. Martens, der bekannte Staatsrechtslehrer, der als gelehrter Ver- 
trauensmann Hannovers bei den Verfassungsberatungen fungierte. 



I. Als (iesandtcr in Wien. I r •> 

mc parait, et trop prolongcr Ics dclibcrations sur un nbjci qui au 
fond n'cst point aiissi Cümplique. 

I.a partic de la Savoic ».]iii d'apres la paix de l^iris rcsic au 
Koi de Sardaii^nc, nc Uli avait pas 6l6 rcndue jusqu'ici. Lcs trou- 
pes du gencTal Ikibna") l'occupaient, cl l'administration civile ^tait 
entre Ics mains d'une commission ^tablic il (jcncve, qui donnait 
d'autant plus d'ombrage ä la (>)ur de Turin qu'elle provoquait 
le pays ä demander a etre reuni avec la Suisse. Le (dornte de 
St. Marsan") a adrcsse a cc sujct le 24 juillet une note au I^rince 
de Mciiernich pour lui demander T^vacuation et la rcstitution de 
cette partie des Etats de son maitre. Le Prince _v a r^pondu le 
(j aoüt que les ordres necessaires pour ccla allaient etre expddi^s 
au g^ndral Bubna. Quant au reste du Pi^mont, le Prince a dit 
au Comte que le g^n^ral etait d^ja autoris^ ä l'^vacuer, des que 
le Roi lui en tenKjignerait le desir, 11 est extremement singulier 
que la demarche inconsider^e de Lord William Bentinck"") de 
rdtablir Tancicn Gouvernement de Genes, quoique d^savou^e par 
son Gouvernement, n'ait pas 6t6 r^voqudc publiquement, mais 
qu'au contraire on continue toujours ä organiser le pays dans ce 
meme sens. Cela doit n^cessairement exalter l'esprit des G^nois 
et inquidter le Roi de Sardaigne. On a prdtendu depuis, que les 
mesures de Lord Bentinck seraient maintenues pour la ville de 
Genes, qu'on separerait du reste de l'iitat. Mais une pareille 
Separation serait contraire aux articles secrets de la paix de Paris, 
presque impossible dans Texecution et pour le moins plus nuisible 
ä la ville meme que la reunion avec la Sardaigne. Si Sa Majestd 
Sarde recoit rdellement tout TLtat de Genes en indemnisation, 
eile sera, d'apres Tassurance du Gomte de St. Marsan, entierement 
satisfaite de Tdchange de ce pays contre la partie de la Savoie in- 
corporde ä la France. Le Comte de St. .\L'irsan m'a dit que le 
Roi son maitre vient de faire des demarches a Londres pour ob- 
tenir des a present Tadministration provisoire de TLtat de Genes, 
ainsi que le Prince d'Orange la recue de la Belgique. Le (]omte 
a adress^ une note sur ce meme objet au Prince de Metternich, 



*J Der bekjnntc 'istcrreicliischc General, der auch vielfach zu Jiylimutischen 
Sendungen gebraucht wurde. 

•• ' Der frühere Gesandte Napoleons in Berlin , der jetzt als Minister im 
Dienst seines Heimatlandes stand, und Sardinien auf dem Kongreß vertrat. 

***) Der Befehlshaber der englischen Kriegsmacht im Mittelländischen Meere, 
der seit der Einnahme Genuas dort regierte. 



^54 



I. Als Gesandter in Wien. 



niais Sans v recevoir cncorc de reponsc; et il s'adressera egalement 
au Ministerc de \'otre Majeste. (^omme Lord Bentinck a maintenu 
tout recemmcnt Tadministration introduite par lui, jusqu'a la fin 
du Congres, je doute tres fort que la Cour de Turin reussisse 
dans ses ddmarches. Ola lui tient n^anmoins d'autant plus ä 
Coeur qu'en recevant cctte administration provisoire, eile repren- 
drait en meme temps quatre r^gimcnis formds presque en entier 
d'anciens ofticiers et soldats piemontais. (]es regiments sont ä la 
soldc de TAngleterre, ils ont seni contre les I'rancais en Espagne 
et se trouvent a präsent a Genes. Ils formeraient un moyen ex- 
cellent de l'armee piemontaise. II ne parait pas qu'on nourrisse 
encore ä Turin des inquietudes sur le Chablais et le Faucigny 
dont la possession, ä ce que le Comte de St. Marsan m'a expos^, 
est entierement necessaire ä la defense de la route du Simplon. 

La Cour de Sardaigne formera, lorsque le Congres sera en 
activite, des pretentions sur une partie du Plaisantin *) sur laquelle 
la Maison de Savoie a d'anciens droits. Mais je ne suppose pas 
qu'elle pourra ou voudra meme donner un grand poids ä cette 
reclamation. 

Le Roi Joachim de Xaples n'a point encore evacue la partie 
de I'Etat Romain qui avoisine la Mer Adriatique, quoiqu'il semble 
bien qu'il renoncerait ä l'agrandissement que lui assure son traite 
avec l'Autriche,**) s'il pouvait obtenir une garantie plus positive du 
reste de ses Etats. La Cour de Vienne ne parait point le sommer 
tres vivement de restituer ces Provinces au Pape; et je ne saurais 
determiner si c'est puisqu'elle veut eviter qu'il recoive, ä cette 
occasion, un nouvel engagement de sa part avant le Congres, ou 
si c'est puisqu'elle ne veut point s'attirer d'autres embarras, tandis 
que les affaires avec la Russie ne sont point entierement debrou- 
illees. II semble certain que les trois Cours de la Maison de 
Bourbon se declareront contre lui et refuseront de le reconnaitre, 
et il ne parait pas qu'il doive s'attendre ä etre soutenu par la 
Russie. Le Comte Balascheff***) avait demande ä sa Cour la per- 



*) Plaisance. In der Tat richtete St. Marsan mehrere Denkschriften darüber 
an die Staatsmänner. 

**) Der Vertrag vom ii. Januar 1814 sicherte ihm von Seiten Österreichs 
ein Gebiet von 400000 Einwohnern; auch versprach der Wiener Hof zu wirken, 
daß Mural Frieden mit England und die Entsagung der Bourbons auf Neapel 
erlange. 

***J Generaladjutant des Kaisers Alexander, früherer Polizeiminister. 



1. Als (icsaiuit.r 



'55 



mission de s'abscntcr de Naplcs poiir aller troiivcr Tl^mpercur 
Alexandre; il dtait meme parii, avani quc de l'avoir re^ue: mais 
eile Uli est pancnue en chcniin. II a laiss^ en eilet le Sr. de 
Theul c\ Naplcs, mais je sais <.]ifil a dii ä son passage ici qu'il 
avait süigncuscmcnt dvite chaqiie demarchc qui aurait pu faire 
croire i\ Miirat que TKnipereur son maitre s'intdrcssait ä liii faire 
consen-er le tröne. J'ai tout lieii de croire que la (]our de X'ienne 
ne meltra aucun empressemcnt i\ le soutenir d'une maniere active, 
eile se bornera meme probablement ä ne pas agir elle-meme contre 
lui. C]e qui pourra devenir embarrassant, c'est qu'elle ne pourra 
point permettrc non plus que des troupes dtrangeres traversent 
ritalie pour Tattaqucr. Mais on se Hatte qu'il renoncera lui-meme 
moyennant unc indemnitd modique ä son tröne, des qu'il verra 
que plusicurs parnii les Cours de l'Europe et prdcisdmcnt Celles 
avec qui, du moins sous le rapport du commerce, son Royaume 
est dans des rappons fort etroits, refusent de le reconnaitre, sur- 
tout si l'Angleterre qui ne s'est point prononcde clairemcnt jus- 
qu'ici i\ son dgard, se rangeait dgalement de leur cöie. Si Ton 
avait voulu ou voulait encore chercher des griefs contre lui, on 
assure qu'on a trouvd par la correspondance du Prince Flugene 
Beauharnais qu'il a continue jusqu'au dernier momcnt a adresser 
des lettres a TKmpereur Napoleon. 

(]e dernier semble occupd ä augmenter sa petite armee ä 
l'ile d'Elbe. On a decouvert qu'il engage des recrucs dans plu- 
sieurs parties de ritalie. Kn Pidmont le gendral Bubna a fait 
arreter une personne qui faisait des enrölements pour lui, et i\ 
Livourne on avait promis a chaque recrue loo francs payables a 
son embarquement. Kn attendant, des aubergistes des cnvirons 
avaient commission de les nourrir. 11 serait diftkile d'entretenir 
des inquidtudes sdrieuses sur ces demarches; mais il n'en est pas 
moins sür que les personnes de sa famille ne cessent de s'agiter 
et d'intriguer. Joseph qui a achetd une terre dans le pays de 
Vaud, expedie presquc journellement des courriers en l'Yancc et 
en recoit de k\. LMmperatrice Marie-Louise a 6t6 invitde de reve- 
nir dans les l-^tats de son Pere, mais on regarde comme certain 
que son sdjour en Savoie ne peut en rien relever les espdrances 
du parti de Napoldon. Malgrd cela, je doute qu'on lui eüt permis 
de faire ce voyage, si le lYince Metternich avait alors c-Kf :\ N'ienne. 
S. M. l'Empereur Francois parait avoir pour principe que, puis- 
qu'elle est une fois mariee avec Napoleon, il n'a pas le droit de 



I c^(] I. Als Gesaiuitcr in Wien. 

rcmpcchcr de rcjoindre son dpoux; et c'cst pour cela que )e ne 
serais gucrc dtonnc^ si, malgre Tinvitation dont je viens de parier, 
eile allait a Tile d'Klbe, si c'est la, commc on le pr^tend, son projet. 
La Cour de Vienne croit, au reste, etre, dans ce moment, dans 
les rapports de la meilleure harmonie avec celle de Paris, et beau- 
coup plus que cela n'eiait le cas avant le depart des Souverains 
pour TAngleterre. 

(]e qui est curicux, c'est que les Barbaresques, ^tant en paix 
avec la France, continuent ä Tetre avec Napoleon. Leur bonne 
intelligence avec lui va si loin qu'ils cachent leurs vaisseaux derriere 
les rochers de son ile, en sortent brusquement et infestent telle- 
ment la mer sur les cötes de la France, que tout commerce de 
cabotage a du cesser pour le moment. Le Gouvernement Toscan 
a meme et^ oblige par ce frequent commerce des Barbaresques 
avec File d'Elbe d'etablir une quarantaine vigoureuse pour tout 
bätiment venant de lä, et comme cette mesure a ete prociamee 
par le gouverneur de Livourne, le general Spanocchi, qui avait 
dejä eu des ditferends avec Napoleon, lorsqu'il occupa la premiere 
fois la Toscane, etant encore simple general, Napoleon a attribue 
cette quarantaine ä l'inimitie particuliere du General et a fait de 
fortes reclamations contre cette mesure, qui pourtant a ete main- 
tenue. 

Le Gouvernement autrichien se plaint amerement de la con- 
duite de presque tous les agents de l'Angleterre en Italie. Tis 
prechent, ä ce qu'il pretend, en plusieurs endroits et nommement 
dans le Milanais des maximes revolutionnaires, excitent la Jalousie 
des Italiens contre les etrangers et donnent meme ä entendre que 
la Cour de Vienne ne cesse d'etre dans une intelligence secrete 
avec Napoleon. Ces insinuations, si elles existent reellement, sont 
d'autant plus dangereuses que l'Autriche malheureuscment n'a pas 
une administration ä la fois assez vigoureuse et assez bienfaisante 
pour les supprimer ou pour premunir les habitants contre elles. 

Le Cabinet d'ici nourrit egalement de vives inquietudes sur 
la possession tranquille du Duche de Parme pour l'Imperatrice 
Marie Louise, la Cour d'Espagne redemandant ce Duch^ pour le 
fils de la Reine d'Etrurie, et l'Angleterre soutenant, a ce que 
i'apprends, cette r^clamation. 

Un objet qui sera tres probablement aussi fortement discute 
au Congres de Vienne, et la traite des Negres. Le Ministere 
anglais ne pourra se dispenser de faire tous les efforts qui depen- 



I. Als Gesandter in Wien. 



•57 



dront de lui, poiir obtcnir qiic l;i l'Yancc diminuc au moins Ic 
nombre d'anndes dans Icquel eile a promis de Tabolir, ou du 
moins que l'Kspagne et le Portugal accedent aux d^clarations 
faites par la France; et ii attachcra probablement la Cooperation 
de PAutriche comme condition aux condescendances que celle-ci 
exigera de lui. 11 est, d'un autre cöt^, ä prevoir que Tl-'.spagne et 
le l\irtugal sy opposeront fonement; la premiere porterait un 
coup mortel au commerce de Tile de (]uba, la seule colonie sur 
laquelle eile peut encore entierement compter, si eile consentait ä 
l'abolition. 

Le (^onseiller de Hudelist*) a propos^ de travailler en etVet 
conjointement avec TAngleterre a cette abolition de la traite, mais 
d'exiger en meme temps de la ('our de Londres qu'elle procure 
a toutes les Puissances indistinctement la paix avec les Barbares- 
ques et qu'elle fasse cesser par la ä jamais toute piraterie en 
l-'.urope. Quelque belle et philanthropique que soit cette idee, que 
le Prince de Metternich goüte beaucoup, eile augmenterait les 
difriculies, au Heu de les diminuer. 

Le Ministere de \"otre Majeste aura sans doute vu par la 
correspondance du Sr. Piquot**) qu'on avait transporte (]zerny 
(ieorge et les autres chefs des Serviens ä Graetz, sous pr^texte 
que les Turcs pourraient tenter des incursions dans les Etats 
autrichiens, si on les laissait aux frontieres, et que depuis on leur 
avait refuse des passe-ports pour se rendre en Russie, puisque la 
(vour de St. Petersbourg n'dtait point intervenue assez fonement 
pour faire ^vacuer les bouches de Cattaro. Cette place a ete 
prise ensuite d'assaut par un general autrichien. Mais la (^our de 
Vienne n'en a pas moins reläche les malhcurcux Seniens. 

La r^organisation des Provinces italiennes occupe dans ce 
moment beaucoup le Minislere autrichien, et le Baron de Wessen- 
berg est ä la tete de la commission (^tablie pour cet objet. Mais 
il est i\ plaindre que cette commission n'ait tenu sa premiere 
sdance que quinze jours apres sa nomination et que dans celle-ci 
tous les membres aient commencd par ddclarer qu'ils ne s'enien- 
dent guere aux atVaires de Tltalie. ün a eu au commencement le 
tort d'abolir avec trop de precipitation Tancienne adminisiration 
qui, avec quelques moditicaiions, aurail die ires bt)nne ä conserver. 



*) Staatsrat in der <isterreic/tisc/ien SuiaLskiinzlct. 
**J Legaüonsral bei der yrcußischcn Gesandtscfuijt tn Wien. 



l c,^ I. Als Gesandter in Wien. 

On ctablira a prescnt dcux grands (jouvcrnements, ä Venise et a 
Milan, et il est probable qu'on enverra a ce dernier endroit un 
des Archiducs, ainsi que rArchiduc Ferdinand y ^tait ^tabli. On 
croit quc TArchiduc (Charles est destin^ a remplir ces fonctions, 
et Ton parle encore de la possibilit^ d'une alliancc entre lui et la 
Grande-Duchesse (Catherine.*) Des personnes qui se sont trouvees 
ici lors du s^jour de la Grande-Duchesse a Vicnnc, assurent que 
c'est la au moins le d^sir de Tune et de Tautre. L'arm^e du 
Royaume d'ltalic, dont on loue beaucoup la tcnue et l'organisation, 
a ete dgalcment dissoute fort mal ä propos, ce qui a encore eu 
la suite funeste de repandre par les soldats, licencies brusquement, 
beaucoup de mecontentement dans le pays. On est occupe ä la 
former a present de nouveau, et quelques rdgimens sont dejä sur 
pied. On a Tintention de les mettre dans des garnisons allemandes 
et d'envoyer des troupes d'ici en Italic. .lusqu'ici les Provinces 
italiennes rapportent si peu qu'on est oblige d'envoyer des sommes 
considerables en numeraire ä Milan et ä Venise. Le papier- 
monnaie n'a point ete introduit en Italie. 

Le cours de ce papier et l'etat des finances en general dans 
la Monarchie autrichienne sont dans l'etat le plus desastreux pos- 
sible. Les causes doivent en etre en tres grande partie dans une 
administration fautive, et il est infiniment ä desirer qu'on pense 
serieusement ä 3^ remedier, avant que le mal ne devienne assez 
grand pour paralyser la marche du Gouvernement ou pour neces- 
siter une nouvelle Operation financiere pernicieuse au credit de 
l'Etat. 

On avait donne au Marechal Prince de Schwartzenberg dans 
sa qualite de President du Conseil de guerre d'autres personnes 
pour membres du Conseil que celles dont il avait desire d'etre 
entour^. Comme il a insiste sur ces dernieres, on a dit que, puis- 
qu'il n'etait pas seulement President du Conseil, mais aussi 
Generalissime de l'armee, il pouvait dans ces differentes qualites 
garder les uns et les autres ä la fois. 

Le general Koller vient d'etre envoye ä St. Petersbourg pour 
prendre les ordres de l'Empereur Alexandre relativement ä son 
voyage ici, et pour faire tous les arrangements necessaires pour 
cet eifet. 



*J Erzherzog Karl wurde weder Statthalter von Italien, noch heiratete er 
die Großfürstin Katharina, die Schwester Alexanders, die sich vielmehr mit dem 
Thronfolger von Württemberg vermählte. 



I. Als Gcsandtf-r in Wit-n. I^(| 

Au monicnt ou je vcux fcrmcr cc trcs-humble rapport, Ic 
C]omtc de St. Marsan me mande quc la nouvellc Kc^'publique de 
(ienes a nomm^ un Ministre au (iongres, et c]ue cc Minisire sera 
le Sr. de Brignoli, beau-frere du l)uc de Dalberg et du (dornte 
Marescalchi rtls.') (]omme toutcs ces pcrsonnes sont intimement 
li^es, tant par clles-memes que par Icurs familles, avec rimp^ratricc 
Marie-Louise et le Prince de Ben(5vent, le (]omte de St. Marsan 
juge de \ä que le projet de Tindepcndancc de la ville de Genes 
est second^ et prot^g^, sinon par le Gouvernement francais lui- 
memc, au moins par un parti en bVance. 11 espcre, au reste, que 
ce Ministre de Genes ne scra point admis au (>ongres. 
Je suis avec le plus prüfend respect, 
Sirc, 

de \'ütre Majest^ 
le 
trcs-humble. trcs-obeissant et trcs-fidclc servitcur et sujet 

Humboldt. 



XXXIII. rber Italien. 
(Eigen/iandig im Geh. Staatsarchiv.) 

Avant quc d'entreprendre la distribution de Tltalie d'apres 
les id^es qui m'ont ^te fournies, je ne puis me dispenser de faire 
quelques observations prealables. 

I. J'avouc que la transplantation du Roi de Saxe en Italic") 
me paroit prcscnter beaucoup d'inconv^niens. Elle force ä cr^er 
un nouvel Llat en Italic, uniquement pour le but de donner des 
possessions ä cc Prince, et sans autre motif puise dans des prin- 
cipes politiques, ou dans les intercts mcmcs du pais. ()r nous 
n'avons que trop vu dans ces derniers tems les suites fächeuscs 
qu'entraine apres eile ccttc mdthode de distribuer des pais pour 
sortir d'embarras momentanes, et pour contentcr et indemniser 



• Der Herzog von Dalberg war zweiter Bevollmächtigter Frankreichs auf 
dem Wiener Kongreß, Marescalchi war der Sohn des früheren Ministers der 
auswärtigen Angelegenheiten in der italienischen Reyiiblik, lirigncli wurde zum 
Kongreß nicht zugelassen. 

**) Der Vorschlag riihrt von Stein her in seiner Denkschrift „i'eher den 
deutschen Entschädigungsplan des Staatskanzlers von Hardenberg", Paris, den 
12. Mai i^'i4. 



l6o '• -^^s Gesandter in Wien. 

toLit Ic mondc. sans avoir sulVisammcni egard aux convcnances 
intdricures et durablcs des pais et des peuplcs, (]ette transplantation 
ne sauroit pas non plus olTrir une perspective bien agr^able au 
Roi qui sur le d^clin de Tage doit changer de climat, de sujets, 
de nation. d'habitudes, et ^]u\ rcgardera toujours cct echange 
comme un sort tres-malheurcux. 11 est difficile au reste de lui 
faire en Italie un etablissement convcnable de Souverain. Les seules 
Provinces qui pourroient lui etre donndes facilement, sont les trois 
Ldgations, et un Souverain p^n^tr^, comme le Roi de Saxe, des 
principes religieux les plus severes, voudra-t-il poss^der ce qui a 
^t^ enlevd au St. Pere par une de ces memes injustices que les 
Puissances alliees prennent ä täche de redresser? 

Selon mon opinion le Roi de Saxe et sa famille ne peuvent 
plus avoir qu'une existence de particuliers, mais la plus aisee, 
meme la plus magnifique imaginable. Qu'on lui donne par con- 
sequent d'apres son choix ou dans le midi de TAllemagne ou en 
Italie des terres tres-etendues, d'un tres-riche revenu et agreablement 
situees, et que le Souverain auquel il appartiendra pour lors, 
s'oblige pour toujours ä laisser ä lui et ä tous ses descendans des 
prerogatives qui conviennent ä son rang. 

II me semble qu'une pareille existence devroit etre meme plus 
satisfaisante pour lui qu'une Souverainete qu'il comparera toujours 
avec chagrin ä celle qu'il a perdue. 

2. Je ne crois absolument pas qu'on puisse ou qu'on doive 
diminuer le territoire du Pape, mais je croirois presque n^cessaire 
de lui rendre meme les trois Legations. Tous ceux qui connois- 
sent l'Etat Romain et la ville de Rome, savent qu'ils ne jouiront 
Jamals d'un Etat satisfaisant de prosperite sans ces provinces, et 
que dans l'Etat auquel Napoleon avoit reduit en dernier Heu 
l'Etat Romain, il devroit deperir de jour en jour d'avantage, et 
la ville de Rome dev^nir un desert. 

En diminuant le territoire du Pape 

a) on rend par consequent malheureux le pais qu'on lui laisse, 
et les pensions les plus fortes que les Puissances Catholiques as- 
signeroient au St. Pere, ne sauroient remedier ä ce mal; 

b) on öte au Chef de l'Eglise Catholique la consideration et 
l'independance dont il doit necessairement jouir. L'existence d'un 
tres-petit Souverain qui neantmoins doit exercer sous d'autres 
rapports des fonctions tres-importantes, est la moins propre de 
toutes Celles que l'on peut imaginer, pour se concilier l'estime 



I. Als (IrsaiKitcr in Wien. l()l 

publi^iuc; et il scroit mcme preferablc, (.luclqirinjiistc ei quclquc 
dur quc cela seroit, qu'on laissät le Pape, comme Kveque inde- 
pendant, dans la ville de Rome appartcnanie ä un autre Souverain, 
quc de nc le rdtablir que dans le tcrritoire auquel Napoleon l'avoit 
r^duit dans les dernicres anndes: 

c) on prive TKuropc d'un Iam qui, unique dans son gcnre 
et utile sous plus d'un rapport, restc un document etcrnel du 
respect des peuples Europeens pour les principes de religion et 
d'humanitd. (]ar, sans cntrer dans les idees religieuses qui s'at- 
tachent a la personne du Pape, tout homme pensant doit etre 
intdressd ä l'existence d'un Etat qui, paisible meme dans les guerres 
les plus violentes, ofi're un asyle sür aux Sciences et aux ans, ä la 
grandcur dechue et a Tinfortune obscure, et qui n'est assurd lui- 
meme que par Tidee que les croyans et ceux qui ne le sont pas, 
se reunissent a y attacher. II seroit digne des grandes intentions 
des Puissances allides d'assurer par une nouvelle garantie la tran- 
quillitd de TEtat Eccidsiastique et de la mettre ä Tabri de pouvoir 
jamais etre interrompue. 

3. Dans le plan suivant je me suis tenu, ainsi que j'ai du le 
faire, strictement aux idees qui m'ont ete prescrites. Mais j'ai 
dirigd neantmoins principalement mon attention sur le bien-etre 
du pais et des grandes villes qui, etant des villes de commerce et 
capitales de grands Etats, fleurissent äpresent et deperiroient im- 
manquablement, si elles devcnoient de simples Residences de 
petits Princes. 



XXXI\'. Die Tcrri to ri al verthc ilung in Italien. 

.Abschrift im (rch. Stjatsarchiv.) 

Italic 

1. I/Autrichc aurait toute la partie de Tltalie Superieure qui 
est bornde vers le Midi par le Pö, vers I'Ouest par la riviere de 
I'Adda. Elle reccvrait par U\ une population de plus de deux 
millions et demi d'habiiants. La capitale de ces provinces serait 
Venise. 

2. Le Picmont serait agrandi par le ddpancment de Genes 
dont la population se monte ä 400000 ämes environ. Le Roi de 
Sardaigne gagnerait par la ville de Genes une communication süre 

Humboldt, Politische Denkschriften 11. JI 



I (So I. Als Gosaiuhor in Wien. 

et librc avcc la Sardaignc; la villc ellc-mcme ferait partie d'un 
litat capablc de prot^ger et d'alimenter son commerce. 

3. Kntrc les possessions autrichiennes et le Piemont on pla- 
cerait Ic Roi de Saxe. 

II aurait par la tout le pays entrc le Piemont, la Suisse, la 
riviere de TAdda et celle du Pö. La population de ces provinces 
est de plus d'un million d'habitants. La capitale serait Milan, qui 
donnerait ä ce nouvel Etat le titre de Duchc- de Milan. Le Roi 
garderait pour sa personne le titre Ro^'al. 

4. Le Vice-Roi*) aurait le d^partement du Taro, qui comprend 
les anciens Duchds de Parme et de Plaisance, avec une petita 
etcndue de pays au d6\ä de leurs anciennes frontieres. La popu- 
lation est de presque 400000 ämes. La capitale serait Parme. 

5. La Maison d'Este serait retablie dans le Duch^ de Modene 
(les departements actuels du Crostolo et du Panaro), auquel on 
ajouterait la partie de la Republique de Genes qui ne deviendrait 
pas Pidmontaise (le departement des Apennins actuel), et la Prin- 
cipaute de Lucques. Les villes principales seraient Modene, Reggio 
et Lucques, et les carrieres de marbre de Carrare et le Golfe de 
la Spezzia feraient fleurir le commerce de ce pays, qui renferme- 
rait une population de plus de 700000 ames. 

Les possessions de la Maison d'Este dans le Brisgau n'en 
avaient qu'une de 150000 ames. 

6. Le Grand-Duc de Wurtzbourg**) deviendrait Grand-Duc de 
Toscane. 11 aurait par lä plus d'un million de sujets, tandis que 
ses Etats actuels ne comptent que 260000 habitants. 

7. L'agrandissement des Etats du Roi de Naples dependra 
des promesses qu'on lui aura faites. On ne peut prendre cet 
agrandissement que sur la partie de l'Etat Romain qui borde 
TAdriatique. 11 serait ä desirer qu'on put laisser la ville d'Ancone 
a l'Etat Romain, auquel son commerce est necessaire. On donne- 
rait pour lors au Roi de Naples les departements actuels du Tronto 
et du Musone qui ont une population de plus de 400000 ämes. 
S'il fallait absolument y ajouter, il vaudrait mieux de le faire du 
cöte de Norcia et de Spolete que d'enlever une plus grande partie 
des cötes ä l'Etat Romain. 

8. Le Pape garderait ses anciens Etats, ä Texception de la 



*j Eugen Beauharnais. 

*) Der frühere Besitzer Toscanas, Erzherzog Ferdinand. 



I. Als (icsaniltor in Wien. l('5o 

partic qii'il cddcrait au Ivoi de Naples. ( )n Iiii rcsiituerait cn rc- 
vanche les trois Lc^gations jusqirau Vn vcrs Ic Nord et le I^anarc^ 
vers !'( )iiest. II aurait par k\ environ un million et demi de sujcts. 
11 nc peilt point etrc dans les inientions gendreuses des Puis- 
sances alli^'cs de diminuer le patrimoine du Souverain Pontife, qui, 
par la nature meme de scs fonctions, peut olTrir au milieu de 
TKurope, souvent agit^e, dans ses Etats un refuge toujours paisible 
aux Sciences, aux arts et a tout sentimcnt noble et elev^. 



XXXV. über den Geschäftsgang des Kongresses. 

September 1S14. 

, Abschrift mit eis^enluindigeti Kurrelituren , Bemerkungen und l'nterschrift im 

Geh. Staatsarchiv.^ 

Um die Mitte September i^'i4 waren die Herrscher und Staatsmänner in 
Wien zum Kongresse eingetroffen, und die Vertreter der vier verbündeten Mächte 
traten zu Konferenzen zusammen. Sie einigten sich dahin, daß die Menge der 
zu behandelnden Gegenstände eine Teilung und separate Behandlung nötig mache, 
und daß die Zahl der am Kongreß teilnehmenden Höfe und die Lage der Dinge 
es erfordere, daß eine kleine Anzahl die Unterhandlungen überwache tmd leite. 
An diese Beschlüsse knüpfte Humboldt seine Vorschläge für den Geschäftsgang 
des Kongresses in der folgenden Denkschrift, die kein Datum trägt, deren Ab- 
fassung aber etwa um den 18. September herum fällt, da die erste Zusammen- 
kunft am lO. September stattfand (Treitschke, Deutsche Geschichte im iq. Jahr- 
hundert I* Ol- zitiert sie als „ Vorschläge über den Geschäftsgang des Kongresses", 
verhandelt am 16'. September u. s. f.}. 



On est convenu dans les Conferences precedcntes : 

que la multiplicite des objets rend necessaire de les 
diviser et de les traiter separement; 

que le nombre des (]ours qui prennent part au (]ongres. 
et la Situation des choses exigent qu'un petit nombre di- 
rige et surveille la negociation. 
I/application de ces principes demande 

que la division des objets se fasse d'aprcs un Systeme 
fixe et gdndral ; 

qu'on dloigne tonte idee d'un pouvoir usurpc ou arbi- 
traire que Texclusion de ccrtaines Puissanccs de la direction 

II» 



IÖ4 



I. Als Gesandter 



de hl negociation pourrait faire naitre, meine dans la partie 
la plus impartiale du public; 

qu'on tache, ce qui plus est, de menager lamour propre 

des Puissances et des Princes moins considerables ; enfin 

qu'on evite que des Puissances qu'on ne peut ni ne 

veut exclure de la Direction generale de la negociation, 

ne prennent par la une part directe a des affaires auxquelles 

d'apres la nature des choses elles ne peuvent point inter- 

venir d'une maniere principale. 

II est indispensable apres cela qu'a l'ouverture du Congres 

meme on s'explique d'une maniere franche et prdcise vis-ä-vis des 

autres Puissances et ä la face de l'Europe dont les regards atten- 

tifs sont fixes sur une reunion aussi extraordinaire, sur la nature, 

le but et la forme du Congres. 

C'est de ces considerations que sont nees les idees suivantes 
qui, en renfermant des propositions sur la forme a donner au 
Congres pourraient en meme temps faire le fond de la Declaration 
qui doit preceder son ouverture et qui pourraient 3^ entrer, quoi- 
que seulement en partie et avec de certaines restrictions. 

Le Congres de Vienne n'est pas un Congres de paix. Car la 
paix est faite. II se distingue des Congres de Münster et d'Osna- 
brück, de Ryswick, d'Utrecht etc., non-seulement par le plus grand 
nombre ou la plus grande variete des objets, mais aussi par lä 
qu'il n'a point du tout un but unique, fixe et determine. 

Le Congres de Vienne n'est point une assemblee deliberante 
de l'Europe. Car l'Europe ne forme pas un ensemble consti- 
tutionnel, et pour qu'il put y avoir une pareille assemblee, la part 
que chaque Puissance devrait y prendre ä la decision, devrait etre 
fixee, ce qui n'est, ni ne saurait etre le cas. 
Qu'est-ce donc que le Congres de Vienne.' 
Ceci ne peut s'expliquer qu'historiquement. 
La revolution Francaise et le regime de Napoleon avaient 
change presque toute la face politique de l'Europe. La guerre 
actuelle a mis fin ä l'une et ä 1 autre, mais les differents rapports 
politiques des Puissances n'ont ete fixes qu'en egard de la France 
et que par le traite de Paris. II reste encore 

ä completer cette pacification generale, 
ä remplacer par de nouvelles les institutions que les 
evenements des dernieres annees ont renversees. 



I. Als Gesandter in Wien. I^r 

a dcTacincT ^)uck]iic.s rcsies de rusiirpation Napcjlconne 
qui mcnaccnt d'inqui^ter rKurope. 
PüLir parvcnir ä cc but, on a appel^ ä un mcmc endroit les 
IMdnipotcntiaircs de tous les Princes et Etats qui de part et d'autre 
ont pris part i\ la guerre. On dvitc par ]ä que les ndgociations 
pariiculieres de Puissance a l\iissancc ne fasscnt naitre des malen- 
tendiis dangercLix, on s'assurc que les arrangemcnis qui rc^sultent 
de ces n^gociations, ne soient point contraires a rinteret gdndral, 
et on leur donne plus de force par la sanction ou du moins la 
rcconnaissance commune; on peut enfin convenir de certains 
arrangemcnts gdndraux contribuant a la tranquillite et au bonheur 
de TEurope. Par une pareille marche on supplde en quelque 
facon a Tinstitution d'unc Republique H^uropdenne, ä jamais et par 
elle-meme impossible. 

Le C>ongrcs de \'ienne n'est donc pas une negociation seule- 
ment, pas mcme un ensemble de negociations diroitement liees 
par un mcme but, mais simplement un complexe de negociations 
dilT^rentes qui conduisent a autant de trait^s particuliers, et qui 
n'ont d'autre rapport ensemble que l'interet gendral de l'Europe. 
La question Europeenne se retrouve dans toutes; mais du reste 
elles se sont plus ou moins etrangeres. II resulte de la que toutes 
les Puissances qui y interviennent, doivent 

s'abandonner mutuellement avec la confiance, command^e 

par la grandeur des circonstances, le soin de faire entre 

elles les arrangemcnts qui leur semblent convenables, 

et de d^lib^rer librcment et isolement sur ces objets jusqu'ä 

ce qu'elles viennent ä s'accorder sur les mcmes principes; 

mais aussi prendre Tengagement de proposer ce dont 

elles sont convenues, aux autres, de demander qu'elles le 

sanctionnent par leur accession aux traites, et d'ecouter et 

de discuter les objections qu'elles pourraient leur opposcr; 

d'oü il suit de soi-mcmc que chaque negociation peut 

etre entamde isolement, que plusieurs peuvent marcher de 

front, mais que toutes doivent rcntrer au ccntrc pour y 

ctre munies de Tassentiment et de la rcconnaissance de 

PEurope enticre, rassemblde ici dans les personncs des 

difVerents IMdnipotentiaires. 

D apres ce qui vient de se dirc ici, il est impossible de detcr- 

miner les objets qui peuvent sc prcscnicr a la discussion. Chaque 

Puissance et chaque iour peut en apporter de nouvcaux. On nc 



j()(^ I. Als Gesandter in Wien. 

peilt dt^terminer quo Ic gcnrc de ccs objcts, et c'est aussi le genre 
seulemcnt qui intliic sur Li question qui doit etre decidee ici: 

par qucllcs Puissances et dans quelle forme tel ou tel 
doit etre traite? 

11 y a trois de ces genres d'objeis entierement dilVerents Tun 
de Tautrc. 

I. 

La distribution des provinces qui par suite de la guerre et 
de la paix de Paris sont devenues disponibles. 

La discussion sur cette distribution et la conclusion des traitös 
qui la r^gleront, appartiennent exclusivement aux Puissances Coa- 
lisees*) contre la France qui en ont fait la conquete. Ce sont 
leurs Plenipotentiaires seuls qui peuvent se reunir en Conferences 
sur cet objet. La France et les Etats Neutres en restent exclus. 
Ceux ä qui ces conquetes ont premierement rendu la vie, y inter- 
viennent, non comme juges qui decident, mais co.mme parties qui 
demandent ä etre ecoutees, et alleguent leurs titres. 

En meme temps la France a un double interet ä la decision 
de cet objet. Elle a le droit d'y juger la conformite avec le traite 
de Paris, et la question Europeenne. Cette derniere question y 
Interesse tous les Etats Neutres. Des que la negociation est par- 
venue jusqu'au moment de la conclusion, la France et ces Etats 
doivent par consequent en recevoir connaissance et etre ecoutes 
s'ils trouvent ä y objecter. 

Les Princes qui ont pris part ä la guerre, ne peuvent pas non 
plus etre appeles tous simultanement ä cette distribution; il y en 
aurait evidemment qu'on aurait egalement tort d'admettre et d'ex- 
clure Sans distinction. II faut donc separer la distribution: 
de la Pologne, 
de TAllemagne, 
de ritalie. 

f. 
La distribution de la Pologne et la forme qui doit etre donnee 
ä la partie qui deviendra Russe, sont du ressort de la Prusse, de 



*} Der erste Geheimartikel des Pariser Friedens vom jo. Mai 1814 bestimmt 
dies. Er lautet: La disposition ä faire des territoires anxquels S. M. Tres-Chre- 
tienne renonce par l'article III du Traite patent, et les rapports desquels doit 
resulter un Systeme d'equilibre reel et durable en Europe, seront regles au congres, 
sur les bases arretees par les puissances Alliees entre elles, et d'apres les dispo- 
sitions generales contenues dans les articles suivants. 



I. Als Gi-sundlrr in \Vi 



167 



rAutrichc et de la Kussic, Ics sculcs I^iissanccs qiii pciivcnt si^ncr, 
commc parties principalcs, Ic traitd i.]ui la rdglcra. 

I.'Anglcterrc y iniervicnl pour la qiiestion 1-^uropcennc, mais 
eile y intcn-ient aussi d'abord, puisque Ics trois autres Piiissanccs 
sont int^rcssdes ä se prdvaloir de son intcrvention. 



Quant a la distribution de rAliemagnc, il laut distinguer entre 
la discussion: 

sur les bases et Ics principes qui doivcnt la dirigcr, et 
siir Tapplication des principes et Ic detail qui en rcsultc. 
II faut considercr ensuite qu'outre la question gdneralement 
Europ^enne la distribution de rAllemagne Interesse: 

a) les Princes de rAllemagne sous le rappon de leurs 
forces respectives et de leur Organisation interieure; 

b) l'Angleterre par Timportance qu'elle doit attacher ä 
fortifier la Hollande et a empccher un agrandisscmcnt ex- 
cessif de la France; la Russie par Texperience qu'elle a 
faite qu'elle peut etre inquietee jusque dans son sein, si 
rAllemagne n'est point independante; sans parier des autres 
Etats limitrophes. 

L'Autrichc et la Prusse sont dans tous ces rapports a la fois 
et ont par consequent eminemment le droit d'attendre qu'on ait 
^gard a leurs propositions. 

Or la discussion sur les bases et les principes ne peut appar- 
tenir parmi les Puissances appelees en general ä cette discussion 
qu'ä Celles qui peuvent sc placer et se maintenir dans un point 
de vue Europ^en. 

Ces Puissances sont la Prusse, l'Autriche, la Russie et TAngle- 
terre. II faut en exclure: 

la France, la Hollande, le Danemark, la Suissc, puisque, 
quoiqu'ayant un grand intcret a Tobjct, ils n'ont, par ditVe- 
rentes raisons, aucun droit d'y intenenir; 

la Suede, puisque, quoiqu ayant sans contredit le droit 
d'intervenir, comme Puissance Allide et Belligdrante, eile 
n y a plus aucun intdret direct, ayant echangd la Pomd- 
ranie*) et s'etant concentree dans le Nord. 



*) Durch den Kieler IVrtrj^ vtim 14. Januar 1H14, durch den es Schwcdisch- 
Pommern an Dänemark ge-^en I\'onvegen eintauschte; Dänemark verkaufte es 
durch Vertrag vom 4. Juni an Preußen. 



l68 I. Als Gesandter in Wien. 

La Banerc et Ic Württemberg doivent intervenir a cette 

disciission. puisqu'ils y ont droit et interet ä la fois; mais 

il nc fallt les ^couter que lorsqu'on sera d^jä d'accord, 

puisqifils n'ont pas de point central hors de la question 

et ne sauraient jamais la juger d'une maniere grande et 

impartiale. 

Les questions qui se lient ä cette discussion, sont, pour en 

citer quelques exemples, celle de la Saxe, celle si la rive gauche 

du Rhin doit appartenir exclusivement a de grandes Puissances? 

si la Belgique et meme toute la Hollande doit faire partie int^- 

grante de l'Allemagne? Si les Princes agrandis par les Mediati- 

sations doivent conserver toutes leurs acquisitions, ou si l'on veut 

leur demander des sacrifices? 

Les principes une fois fixes, l'application en detail doit appar- 
tenir aux Princes Allemands exclusivement. (]ar une bonne Con- 
stitution exige une certaine repartition des forces respectives, et 
la division des cercles demande de certains arrondissements. 



La distribution de l'Italie est etrangere aux Puissances du 
Nord et ä la Prusse. 

Elle est du ressort de l'Autriche, de la Sicile, de l'Espagne, 
de l'Angleterre, comme Puissance maritime, eminemment interessee 
ä la Situation politique des cötes de la Mediterranee et ayant une 
possession importante dans cette Mer. 

Le Roi de Sardaigne et le Pape y inten-iennent, comme Etats 
formant des pretensions. 

Le Roi de Xaples est par la nature des choses exclu de toute 
part au Congres, auquel ne peuvent etre admis que des Souverains 
qu'on veut generalement reconnaitre. 

Comme ces trois divisions de la distribution des provinces con- 
quises sont malgre leur Separation pourtant liees par des rapports 
generaux, il est ä savoir s'il ne faudrait pas creer pour cette partie 
si imponante de la negociation un Comite dirigeant general, qui, 
Sans entrer dans les negociations particulieres, surv^eillerait et r^gle- 
rait l'ensemble? Si l'on ne croyait pas trop compliquer la chose 
par lä, la Russie, l'Angleterre, l'Autriche et la Prusse pourraient 
seules le former. 



1. Als Gesandter in Wien. l6o 

IT. 

Second genrc d'objets. Lcs arrangcments particuliers quc 
quelques Puissances peuvent faire entr'clics et qu'elles soumettent 
seulemcnt aux autres pour etre reconnus d'elles. 

Os arrangements peuvent etre de dilVerente naturc, et il est 
memc impossible de les pr^voir a prösent. 

Mais il y en a un inliniment imponant qui apparticnt a cctte 
classe: Torganisation Interieure de TAllcmagne ou une nouvelle 
lignc düit remplacer TEmpire qui a disparu. 

La discussion sur cette aüaire interieure et domestique appar- 
ticnt exclusivement aux Princes de rAllemagne. Meme la Russie 
et l'Angleterre ne voudront point intervenir ä une alfaire ä laquelle 
elles ne peuvent prendre qu'un interet general et oü Tinteret parti- 
culier qu'elles y prendraient, naitrait toujours seulement de con- 
siderations egalement particulieres et par consequcnt etrangeres 
au bien-ctre commun. 

La Hollande, le Danemark et la Suisse pourraient y etre 
appeles, la premiere pour s'unir en partie ou en entier ä rAlle- 
magne. Ic second pour y rattacher le Holstein, et la troisieme, 
puisqu'une alliance ä perpetuite entre l'Allemagne et la Suisse 
serait, on ne peut pas plus, desirable. 



Troisieme et dernier genre d'objets. Arrangements communs 
pour le bien de TEurope. 

Les objets qui se rangent sous cette classe, sont les suivants: 
I. Les dissensions interieures dans la Suisse. Les Puissances 
ne peuvent point permettre une guerre intestinc dans le centre de 
l'E^urope, et la (^onfed^ration Helvetique elle-meme demandera 
probablement la Mediation des grandes Puissances. Si eile 
s'adresse au Congres, c'est-ä-dire ä toutes, ou si les Puissances 
sont forc^es a sc declarcr M(^diatriccs sans sa dcmandc, la dis- 
cussion sur cet objet scra du ressort des Puissances ä qui il 
apparticnt de ddlibdrcr sur cctte classe d'obiels en gendral.») Si 
la Conf^ddration ne s'adrcsse qu'ü quclques-uncs des Puissances, 
le cas rcntre dans la seconde classe des ubicts. c'cst-a-dirc des 



"] Mr. tc irincc Je Mittcrnuii .7 obscn-c quc, ä jyrcs ic tiwic .:c i\ins, la 
France ti'a pas Ic droit d' inter\'emr dans lcs affaires de la Suisse, et je me ränge 
entieremcnt de son opinion. H. 



inQ I. Als Gesandter iu Wie«. 

arrangements particuliers faits de gre ä gre. Mais aussi alors les 
resultats dcvront toujours etre soumis a touics les Puissances pour 
i liger de la question Europdenne. 

2. Le Royaumc de Xaples actuel. Les Puissances ne peuvent 
pas soutVrir qifil continue ä exister en Europe un Souverain que 
quelqucs-Lines des plus considdrables entre elles se refusent ä 
reconnaitre: on ne saurait soulTrir non plus que Xaples et la 
Sicile restent dans une attitude continuellement hostile. 

•:;. Le sejour de Napoleon a l'Ue d'Elbe et les individus de 
sa famille. On ne peut plus nier que Napoleon et les individus 
de sa famille inquietent l'Italie la Suisse et la Erance. La Con- 
vention du II avriL) ne peut pas etre un obstacle a lui assigner, 
meme malgre lui, un autre sort. Gar l'xVngleterre et la France 
ny ont accede que pour de certains points qui ne les lient pas 
envers Napoleon, et si l'on veut parier impartialement d'apres les 
principes de la justice, les Puissances contractantes n'avaient 
aucunement le droit de placer au sein meme des autres une cause 
et un pretexte de troubles. Quant aux individus de la famille, 
rien n'empeche de les faire aller oü l'on voudra. 

4. L'abolition de la traite des Negres. 

5. La navigation libre des grandes rivieres sur laquelle la dis- 
cussion a ete expressement reservee dans le traite de Paris.**) 

6. Le rang entre les Ministres de differentes Cours, objet dont 
il a dejä ete parle dans les Conferences de Paris. 

La discussion sur les objets de cette classe appartient a toutes 
les Puissances sans exception. C'est la question Europeenne qui 
y est principalement, pour ne pas dire uniquement, agitee. Mais 
toutes les Puissances ne peuvent point deliberer ä la fois, ni avec 
une egalite parfaite, il faudrait donc abandonner la discussion sur 
ce point et la fixation des principes aux six grandes Puissances, 



*J Der Vertrag von Fonlainebleau, dem Frankreich und England nur teil- 
weise zugestimmt hatten. Lord Castlereagh erklärte (Note vom 17. April 1814): 
S. A. R. le prince regent ayant pleine connaissance du contenu dudit T?-aite, y 
accede au nom et pour Sa Majeste, en tant qu'il concerne les stipulations relatives 
ä la possession en toute souverainete de l'ile d'Elbe et des duches de Parme, de 
Plaisance et de Guastalla; mais Son Altesse Royale ne devra pas etre consideree 
comme etant, par cet acte d'accession, devenue partie co-contrante au nom de Sa 
Majeste ä aucune des autres stipulations qui y sont contenues. Nach der Er- 
klärung der provisorischen Regierung (Talleyrand) vom 11. April tritt sie dem 
Vertrag bei autant que le besoin est. 
**) In Artikel V. 



I. Als Gesandter in Wien. I -j \ 

rAnglctcrrc. rAuirichc, Tl-lspagnc, la I-Yancc, la Prussc ci la Kussie, 
qui (fcoutcraicni apres les aiitrcs siir Ics principcs qu'cllcs auraicni 
pos^s. 

Unc rc^iinion teile que le (]ongres aciucl, mcme avcc la division 
la plus exacte de tous les objets, nc saurait iravailler, sans etre 
dirig^e; Ic cas se presentcra d'aillciirs qu'on s'adressera au (^on- 
gres et que le (]ongres, comme lel, dcvra r^pondrc i\ des demandes. 
l'our le pouvoir, il faut qu'il ne soit pas simplement un etre 
ideal, pas sculemcnt un complcxe d'un grand nombre de Pleni- 
poientiaires. 

II faut en consequence au (^ongres un Co mite dirigeant, 
et ce Comite doit etre forme par les memes Puissances qui deci- 
dent la question dminemment Kurop^enne qui forme la troisieme 
classe des objets de la negociation. Car le Congres lui-meme est 
une aflaire Europ^enne, et une des plus imponantes. Ce Comit^ 
forme le centre du Congres, le (.'ongres n'existe qu'en autant que 
ce (]omite s'est constitue, il est termine, lorsqu'il se dissout. 
Toutes les negociations particuliercs et les trait^s qui en resulteni, 
doivent rentrer dans lui, et c'est lui qui doit les proposer ä la 
discussion generale de toutes les Puissances et y soigner leur ac- 
cession. 11 doit encore avoir le droit de presser les negociations 
particuliercs pour ne pas laisser devenir le Congres interminable. 

Comme les ndgociations particulieres doivent etre soumises a 
l'accession et ä la reconnaissance de toutes les Puissances Kuro- 
peennes, il faut encore detcrminer 

le nombre des Etats et des Princes qu'on veut admettre 
comme sidgeant dans le Congres Europeen; 
le mode de les consulter. 

11 a deja €l€ obsen'^ que les Etats qu'on se refuse de recon- 
naitre et aupres desquelles la continuation de l'existence est mise 
en doute, ne peuvent point entrer dans ce nombre. (]eux qui, 
venant d'etre retablis, ne sont par la point encore reconnus 
generalement, sont dans le cas diamötralement oppose. Ils com- 
mencent, tandis que les autres fmissent. ILs ont un int^ret mani- 
feste a chaque question Europ^enne, et leur voix ne saurait etre 
exclue. En ayant egard au degr^ de forces et d'independance, on 
ne peut admettre aucun prince de l'Allemagne qui n'a point des 
possessions hors de ce pays, ü Texcepiion seulcment de la IJaviere 
(et du Württemberg?). Les raisons de cetie excepiion lombent 
sous les yeux. 



j>i2 1- Als Gesandter in Wien. 

D'aprcs ccs principcs il siegerait donc dans ce Congres les 
i() Etats suivants: le Portugal, l'Kspagnc, la bYance, l'Angleterre, 
la Pnissc. l'Autrichc, la Baviere (le Württemberg?), la Hollande, 
la Suisse, la Sardaigne, le Pape. la Sicile, le Danemark, la Suede, 
la Russie. 

La marchc tres simple pour chaque objet en particulier serait 
la suivantc : 

qifil lut discute jusqu^a la redaction approuvee et para- 
phee du traite entre et par les Puissances qu'il concerne 
directement; 

que le trait^ füt porte au C^omite dirigeant, discute et 
paraphe par lui; 

que ce Comit^ convoquät les Plenipotentiaires des Etats 
qui resteraient encore ä consulter, et que le traite füt aussi 
approuve par eux. 
La marche du Congres lui-meme serait: 

de dresser et publier la declaration sur sa forme; 
de convoquer et de constituer le Comite dirigeant qui 
s'occuperait incessamment et de ses fonctions comme tel, 
et des objets de la troisieme classe; 

d'etablir les Conferences sur les objets particuliers, et 
nommement : 

1. Celles pour la distribution des provinces conquises, 

2. Celles sur l'organisation Interieure de TAllemagne. 

Humboldt. 



XXXVL— XXXIX. Der Streit um Sachsen und Polen. 

Unter den Verhandlungen über die Entschädigung der einzelnen Mächte, 
die auf dem Wiener Kongreß stattfanden, war die schwierigste die über Sachsen 
und Polen. Alexander von Rußland verlangte das ganze Herzogtum Warschau, 
um daraus in Verbindung mit Russisch-Polen ein konstitutionelles Königreich zu 
bilden. Für die Nachbarmächte Preußen und Österreich war ein solcher Plan 
höchst gefährlich, da eine derartige Vergrößerung Rußlands für sie bedrohlich, 
die Bildung eines solchen polnischen Reiches ihren eigenen polnischen Besitz un- 
sicher machte. Preußen verlangte ganz Sachsen, um zu dem in den Verträgen 
ihm zugesicherten Umfang von iHos ~u gelangen. Auch diesem Plan mußten 
vom österreichischen Standpunkt große Bedenken entgegengestellt werden; eine 
Erweiterung Preußens in Deutschland widersprach den Interessen der öster- 
reichischen Monarchie und der Besitz der oberen Elbe und der Pässe durch Preußen 



I. Als (jfsandtcr in Wirn. j— « 

Wiir miliUrisch ^cjdhrlich. Am fj. Oktober iSi 4 forderte JLirdenheri; von Mctter- 
tiic/t die ErkLinnif;, üb Österreich der Vereinigung^ ganz Sachsens, unter Wah- 
rung von dessen Integrität (es sollte als selbständiges Königreich mit Preußen 
durch Personalunion verbunden werden) mit Preußen zustimme? Ob man dem 
Könige von Sachsen die drei Legationen ganz oder teilweise geben wolle'? Ob er 
verzichte, Mainz an Bayern zu überlassen? Man könnte die Rheinplätze zu 
Bundes festungen machen. Nach Zusicherung der Unterstützung in diesen Punkten, 
so erklärte Hardenberg wörtlich, j'entrerai avec vous dans le concert le plus par- 
fait sur celui de la Pologne. Am -j-j. Oktober antwortete Metternich; seine Note 
gipfelt in folgenden Sätzen : 

1. Der Kaiser hat nur einen politischen Wunsch, nämlich den, Preußens 
Absichten und Interessen den seinigen gleich zu achten. 

2. Er rechnet auf gegenseitige Unterstützung und gänzliche Übereinstimmung 
der von beiden Höfen in der polnischen Frage zu tuenden Schritte. 

•,>. Er macht seine Zustimmung zur Einverleibung des Königreichs Sachsen 
von den nachenvähnten Vorbehalten abhängig, indem er Se. Preußische Majestät 
in der dringendsten Weise einladet in Erwägung zu ziehen, ob sie den Zweck, 
ihre Machtverhältnisse zu ergänzen, nicht erreichen würde, wenn ein Kern dieses 
Königreichs erhalten, und ihr deshalb die Aufgabe erspart bliebe, den König von 
Sachsen durch einen Landstrich zu entschädigen. 

4. Der Kaiser besteht darauf, zur Verteidigung des Südens den Main- und 
Mosellauf zu behalten, indem hierdurch zwei Gebiete getrennt werden, welche 
Mittel zur Ausgleichung und Entschädigung für die Fürsten im nördlichen und 
südlichen Deutschland gewähren. Der Kaiser ist mehr, als jede andere Macht 
dabei interessiert, die Festung Mainz vor jedem Überfalle zu schützen, und behält 
sich vor, über diese wichtige Angelegenheit in Bezug auf die für diesen Zweck 
geeigneten Mittel in fernere Erklärungen einzugchen, welche seinen Beziehungen 
zum bayrischen Hofe und der Möglichkeit entsprechen, die Gebietsverteilungen 
in Bayern zu ordnen. Die in dieser Beziehung zu nehmenden Maßregeln sind 
mit der Gründung eines Bundesvertrags und den Mitteln verbunden, über welche 
man sich zur Verteidigung des Bundes einigen wird. Se. kaiserliche Majestät 
glaubt nicht, daß deren Erörterung von derjenigen dieser beiden Gegen.^tände 
getrennt werden könne. 

5. Se. Kaiserliche Majestät besteht auj der gleichzeitigen Verhandlung aller 
dieser Fragen. Sie wird halten, was sie verspricht, indem sie gleichzeitig ihre 
Versprechungen von der Verpßichtung vollkommener Gegenseitigkeit abhängig 
macht. 

Humboldt übernahm es, die Grundzüge J'ür die Antwort des prcußisc/icn 
Kabinets zu entwerfen {No. XXX\'I). 

Ehe Hardenberg diese Antwort ausfertigte, kam ihm ein Memorandum von 
Lord Castlereagh zu Gesicht (wahrscheinlich datiert vom 2j. Oktober . Dieser 
forderte darin das österreichische und preußische Kabinet auf, über das Minimum 
von Konzessionen, die sie von Rußland fordern wollten, übereinzukommen und 
es dem Zaren zu unterbreiten. Metternich solle drei verschiedene Vorschläge 
machen; i. Gänzliche Wiederherstellung Polens unter einem unabhängigen Souverän 
ji'te vor der ersten Teilung; oder -j. .\ufrichtung des Reiches, wie es t~(ß existierte: 
oder j. Teilung unter Rücksichtnahme auf die militärische Sicherheit der Nach- 



] -JA I- Als Gos.indter in Wien. 

bjntuiclitc : die \'\'cicliscl bis Sandotnir i-ils russisc/ie Grenze; Preußen erhalte 
Tliom, wenn der Zar Warschau nehme. Auf Grund der Verträge von iSij 
solle Österreich Preußen zum Beitritt zu diesen Forderungen einladen, auch die 
anderen europäischen Staaten zu ihrer Unterstützung aufrufen, und bei Able/mung 
Berufung an den gesamten Kongreß einlegen. 

Humboldt beleuchtete in einer Denkschrift (No. XXXVII) diese Vorschläge. 

Wie wenig alle Versuche, Kaiser Ale.vander zum Verzicht auf seine 
Pläne zu bestimmen, nützten, zeigt das Schreiben Humboldts vom j. November 

(No. XXX VHP. 

Zwei Tage später trat eine Wendung ein. In eitler Unterredung zwischen 
Ale.vander imd Friedrich Wilhelm, der nur Hardenberg beiwohnte, verbot der 
König diesem, ferner mit Österreich und England zusammen gegen Rußland 
aufzutreten. Dieser neugeschaffenen Lage gegenüber suchte Humboldt in einer 
Denkschrift vom g. Novetnber 1814 (No. XXXIXJ nach Wegen und Mitteln, 
Preußen aus seiner schwierigen Lage herauszuführen. 



XXXVI. Über die Note des Fürsten Metternich vom 

22. Oktober 1814. 23. Oktober 1814. 

{Eigenhändiger Entwurf im Geh. Staatsarchiv; gedruckt bei Schmidt, Deutsche 

Verfassungsfrage S. 343 ff.) 

La lettre du Prince Metternich etablit: 

1 ) que la Saxe toute entiere doit etre incorporee ä la Prusse, 

sauf ä prendre en consideration, si une partie n'en pour- 
rait pas demeurer au Roi, et 

sauf ä faire quelques arrangemens avec l'Autriche sur 
des points de frontiere, sur Tetat de fortification de quel- 
ques places, sur le commerce et sur la libre navigation de 
l'Elbe; 

2) que l'influence de la Prusse sur l'Allemagne ne doit pas 
s'etendre au delä de la ligne du Mayn, y compris Mayence; 

mais que le Cabinet Autrichien se reserve d'entrer avec 
celui de la Prusse dans des explications ulterieures sur des 
moyens propres a mettre la ville Mayence ä l'abri de toute 
surprise ; 

3) que les possessions de la Prusse doivent se borner ä la 
rive gauche de la Moselle, de facon que cette riviere en devienne 
la ligne de demarcation; 

4) que l'Autriche compte sur l'appui reciproque, et sur une 
conformite absolue de marche de la part de la Prusse avec eile 
dans la question Polonaise; 



I. Als Grs:in<lter 



'-,) quo Ic (labinct Autrichicn rciinit t(jutcs ccs qucsiions cn 
iin sciil et meme corps de ndgociation. 

Lcs principcs de la rdponsc du (."abinct Prussien doiveni ctrc, 
Selon moi, les suivans. 



II laut cn premier licu bien ötablir le point de vue du- 
qucl la qucstion Saxonnc doit ctrc rcgard(5c, et qu'on place 
souvent i\ present de la manicre la plus ^aus^e et la plus injuste 
pour la Prussc. 

Quoique je ne veuille point entrcr dans la quesiion du dr(;it, 
je dois obsen'er que les puissances alliees, et nommement la IVusse 
qui a, plus qu'aucune autre, contribu^ ä faire la conquete de la 
Saxe, ont celui d'en disposer aux d^pens de la dynastie qui a 
r^gn^ jusqu'ici; et que meme c'est une lecon politique qui ne 
restera pas sans utilite qu'un souverain ne peut point impunement 
changer rapidement, et selon de simples convenances, de sistcme, 
rompre des cngagemens pris, et agir contre tous les interets de 
la nalion a laquelle son peuple appartient. et contre le voeu juste 
et noble de ce peuple lui-mcme. 

(]ela suppose. il s'agit simplement d'examiner si la Situation 
des choses exige qu'on fasse usage de ce droit, en adjugeant la 
Saxe a la Prusse, ou non? 

Les traites d'alliance assurent a la Prusse le recouvrement de 
son ancienne ^tendue et force, et meme un aggrandissement con- 
venable, et si les traites ne le faisaient point, une saine politique 
devrait y suppiger, 

La force de la Prusse est une condition sine qua non de 
l'i^quilibre de TKuropc. 

()r la Prusse perd la plus grande partie de ses provinces 
Polonaises, eile perd surtout Celles qui, en l'arrondissant de ce 
cött?, formaient de ces provinces de la Prusse et des provinces 
Allemandes vciisines un ensemble et une masse imposante. La 
force centrale de la monarchie ^tait sans doute avant iSo(» dans 
cette masse et ne peut plus s*y trouver tl prc'sent, quand meme la 
Russie ajouterait 2 a 300000 ames ä son lot Polonais. 

L'Autriche aurait tort de dire que c'est 1^ la faute de la Prussc, 
et qu'elle aurait pii sc pr("munir contre cet inconvenient dans son 
premier traite d'alliance avec la Russie. Sans vouloir faire des rc- 



170 



I. Als Gesandter in Wien. 



criminations. et sans dire que rAutriche aurait pü en faire tout 
aiitant, il faut convenir: 

que des que le pouvoir de Napoleon ne pouvait etre 

culbute qu'en appelant la Russie au secours (comme cer- 

tainement il n'aurait pas pü l'etre sous les circonstances 

donnces dans la derniere guerre), il fallait prevoir et souffrir 

que la Russie garderait la plus grande partie du duche de 

Varsovie, puisque l'exemple de la derniere guerre devait 

lui servir de lecon de tächer d'eloigner ses frontieres plus 

du centre de PEmpire, et puisque par la nature des choses 

meme de grands efforts d'une grande puissance doivent 

toujours etre compenses par de grands avantages. 

L'aggrandissement de la Russie est donc une suite malheu- 

reuse, mais inevitable du faux Systeme de combattre les extremites 

de l'Europe l'une par l'autre. Precisement pour que cela n'arrive 

plus, il faut renforcer les puissances centrales, et nommement la 

Prusse. 

La perte des provinces Polonaises ne pouvait plus etre com- 
pensee pour la Prusse que par la possession de la Saxe. De lui 
assigner lo et meme 12 millions d'habitants disperses sur la sur- 
face de l'Allemagne, de la Pologne et meme peut-etre de la Belgi- 
que, aurait ete traiter les puissances de l'Europe comme des va- 
leurs numeriques, ce qui est contraire ä toute politique franche et 
saine. 

(>e n'est donc point par condescendance, quelque sensible que 
la Prusse sera toujours aussi ä cette condescendance, mais en 
suivant les maximes d'une bonne politique que le cabinet Autri- 
chien doit consentir ä la disposition de la Saxe en faveur de la 
Prusse. 11 y va aussi de son interet, puisque les dangers qu'elle 
s'attire par lä dans une guerre contre la Prusse meme, et que je 
suis bien eloigne de nier, sont beaucoup moindres et beaucoup 
plus incertains que celui de laisser la Prusse qui s'est attire de 
grands ressentiments ä present par son zele pour la cause commune, 
depourvue de la force süffisante. 

II suit de lä que la question Saxonne ne pouvant etre regardee 
comme un sacrifice porte ä l'union avec la Prusse, mais comme 
un sacrifice porte ä l'equilibre et ä la tranquillite de l'Europe, eile 
ne peut etre rattachee ä des conditions qu'en autant que ces con- 
ditions sont necessaires ä la sürete et ä l'avantage de l'Autriche 
cenainement egalement chers ä la Prusse que les siens propres. 



I. Als Gesandter in Wien. 



177 



II s'cnsuit cncorc qiic ni la rcussite oii la non rdussitc des 
ddmarches poiir la Polognc, ni la cession de queK|ues districts de 
plus ne sauraient rien changer :\ la qiicstion siir la Saxc. Plus la 
Kussie dcviendrait menacante pour rAlIcmagne, plus il faudraii 
donner la Saxe i\ la Prussc; et de i'auire cötd un simple accrois- 
semcnt de population en l'olognc n'est pas le rdtablissement d'une 
masse de provinces vraiment centrales pour la monarchic Prussienne. 

La question sur la possibilit^ de laisscr le Ivoi de Saxe dans 
la Saxe meme et de partager par cons<iquent ce pais, se rdduit, 
il me semblc, au principe suivant: Si la Prusse pouvait se con- 
tenter d'une petite partic de la Saxe, rien ne serait plus faisable. 
Mais en cedant au contraire, la plus petite au Roi et en gardant 
la presque totalite pour eile, eile n'amoindrirait que bien peu les 
sentimens qui peuvent s'^lever contr'elle et diminuerait en re- 
vanchc immensement ses moyens moraux de les calmer, ou de 
leur resister. Le pa'is serait divisd en dcux factions, le ressenti- 
ment le plus violent s'en melerait, et le Roi de Sitxe se trouverait 
lui-meme dans unc Situation encore plus penible. 

Les arrangements que TAutriche propose dans le cas que la 
Saxc toutc entiere füt incorporee, ne sauraient etre juges avant de 
les connaitre. Mais poun-ü qu'elle se borne, en parlant de points 
de frontiere, ä redemander ce qu'elle a pcrdu par la paix de 
Vienne (sur quoi on pourrait etre facile), il me semble qu'il 
serait juste de se preter, autant que possible, ä ses demandes. 
On ne saurait nier que*) la süretd de la Boheme est toujours 
plus compromise, si Iq Prusse est maitresse de la Saxe: la Prusse 
ne veut point menacer TAutriche, eile ne doit pas non plus la 
craindre et lui temoigner de la mc^riance. 



La demande de TAutriche par rapport ä Mayencc est intini- 
mcnt embarrassante. Klle olVre la double question: 

si la Prusse croit cette fortcresse ndcessaire a sa propre 
defense, aussi contre le Midi de rAllcmagnc, et contre 
TAuiriche elle-meme? ou 

si eile se contente ä exiger qu'elle soit dücmeni delendue 
en faveur de TAllemagnc, et contre un enncmi commun? 

Dans le premier cas, .NLiycncc devrait appartenir a la Prusse, 



*J Gestrichen ist Li dcj'ctise Je /j Boheme Jei'ient plus dijficilc. 

Humboldt. Politische Denkschriften II. '2 



1. Als Gesandter in Wien. 



ou la Prussc dcvrait du moins, si cclte place etait une forteresse 
de la ligue. v avoir Ics forces principales et le commandement. 

l\uir arrivcr a cela je ne connais plus qu'un seul mo3^en et 
que ie n'aimcrais point a conseiller, cest-ä-dire celui de proposcr 
cn revanchc d'dtablir le Roi de Saxe dans la Saxe meme. C]ar je 
crois TAutriche tellement attach^e a cette question que seulement 
les plus puissans motils pourront Ten faire revenir. 

Dans le second cas, il s'agit d'ecouter, quels moyens le cabinet 
Autrichien proposera. Mais il faudrait insistcr toujours que la 
Baviere ne gardat pas la moindre intluencc sur Mayencc, si eile 
n'accede pas franchement et loyalement a la ligue Allemande et 
ne renonce pas au droit des guerres exclusives.*) Si, au contraire, 
eile fait cela, il faut tächer aussi de se l'attacher, au Heu de la 
soupconner. 

Les arrangemens sur Alayence doivent enfin toujours rester 
etroitement lies au consentement definitif, solemnel et entier de 
TAutriche aux arrangements pour la Saxe. 



La question, si la Prusse peut se borner ä n'aller avec ses 
possessions que jusqu'ä la Moselle, en gardant cependant, sur quoi 
il faudrait toujours insister, une lisiere sur la rive opposee? est, 
pour ainsi dire, une affaire de calcul. Le cabinet Autrichien doit 
proposer lui-meme oü, ce qui se perd de ce cöte, peut ctre re- 
gagne, et cela ne pourra l'etre qu'aux depens de la Baviere. 



Comme d'apres le plan du Prince de Hardenberg**) la Prusse 
doit prendre sur eile de faire plusieurs trocs avec plusieurs des 
autres Princes de TAllemagne, et qu'apres s'etre arrangee avec 
l'Autriche, eile pourrait rencontrer des difficultes dans ces arrange- 
ments posterieurs, il faudrait que l'Autriche ne cooperät pas seule- 
ment ä les negocier, mais garantit aussi la reussite de la negociation. 

A \'ienne, ce 23 Octobre 1814. 

Humboldt. 

*) Wenige Tage vor Abfassung dieser Denkschrift, am 20. Oktober, hatte 
Feldmarschall v. Wrede in der dritten Sitzung des Komitees für die deutschen 
Angelegenheiten erklärt, Bayern könne auf das Verbot der auswärtigen Kriege 
nicht eingehen. 

**) Gemeint ist Hardenbergs Denkschrift Plan pour l arrangement futur de 
l'Europe. Paris, den 2r). April 1814. S. o. S. 759 A. 2. 



I. Als Gesandter in Wien. 



179 



XXW'II. f'bcr das Memorandum (>astl ercagh 's. 

2^. Oktober 1K14. 

Eii^enluindii^cr Entwurf im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt im Auszug bei Schmidt 

a. a. (). J40ff-) 

Siir le memoire de Lord (>astlereagh concernant Tallaire de la 

Pologne. 

Le memoire de Lord (]astlereagh renferme deux objets tout 
-i\-fait dilVerents: 

la lixation d\m minimum quc les puissances coparta- 

geantes de la Pologne doivent demander ä laRussie; 
la marche que es puissances, conjointement avec l'Angleierre, 
doivent tcnir. si laRussie refuse mcmc ce minimum. 



Le premier de ces deux points ny est pas discutd, il me 
semble neantmoins que, sans savoir de quelle maniere on veut le 
döterminer, il est presqu'impossible de se d^cider sur la marche 
dans le cas de refus. (]ar il est evident que l'importance de sou- 
tenir ce minimum devient plus grande en proportion qu'il doit 
renfermer plus de concessions de la part de TEmpereur, ce qui 
ne peut qu'inriuer tres essentiellement sur les mesures que les 
Puissances adopteront dans le cas de refus. 

II y a deux questions qui entrent necessairement dans ce 
minimum. cellc de la forme ä donner au Duchd de \'arsovie, 
en tant qu'il sera sous domination Russe, et cellc du territoire et 
des frontieres. 

Jusqu'ici Lord (^astlereagh m'a paru etre de l'opinion que, si 
la Russie cddoit sur la derniere, il ne falloit point la presser sur 
la premiere, et cet avis m'a paru extremement sage. L'Kmpereur 
Alexandre se trouve certainement dans un grand embarras en 
voulant rdaliser ce qu'il semble avoir promis ä cet dgard aux 
Polonois; il se prepare des difticulies enormes et des dangers evi- 
dens en cxecutant ce plan, et les Puissances augmentent cet em- 
barras, ces dilTicultes et ces dangers, si elles ne s'opposent point 
trop direciement i\ ces vues. Sous ce rapport ce point est peut- 
etre meme un correctif apportd ü Tinconvenient qui naii de 
Taggrandissement excessif de la Russie. 

Quant ä la question territoriale, l'idde a paru etre jusqu'ici de 
s'cn tenir ti unc froniierc militaire qui comprcndroit en consd- 



I^ I. Als Gesandter in Wien. 

quence les villes de Thorn, Kaiisch, (]zenstochau et Cracovie. II 
ne me semble pas qu'on ait eu l'idee d'insister s^rieusement sur 
la demande que la Russie se borne ä la Vistule, et ce qui en est 
dit dans Ic memoire actuel, paroit seulement devoir etre la de- 
mande plus etendue qu'on se propose de faire, si le minimum 
devoit etre refuse. 

Outre ces points de vue qu'on pourroit nommer des points 
de vue d'interet, cette question otlre encore deux considerations 
morales qu'il s'agit inliniment de bien peser pour savoir laquelle 
m^rite d'etre preferee. 

La premiere est celle qu'il est contre la dignite de l'Autriche 
de ne pas obtenir un seul point de ceux qu'elle reclame contre la 
Russie, et contre la sienne, ainsi que contre celle de la Prusse de 
laisser ä la Russie des points evidemment offensifs contr'elles ; en- 
suite qu'il seroit du plus grand danger de soulTrir ainsi les pre- 
miers pas que la Russie paroit faire vers un empietement sur les 
droits des autres Puissances de l'Europe. 

La seconde consideration, contraire ä la premiere, nait des 
inconveniens et des dangers sans nombre qui resulteront necessaire- 
ment de la demarche de faire une scission en Europe et d'appeller 
ä eile, c'est-a-dire surtout ä la France, contr'elle. 

Quant ä l'argument dont Lord Castlereagh s'est servi et qui 
est puise dans le traite du 27 Juin,*) je crois qu'il n'est point de 
nature que la Russie ne puisse pas y faire une reponse suffisam- 
ment fondee. 

(^ar en premier lieu ce traite a evidemment pour but de 
fixer seulement les conditions qu'on vouloit proposer ä la France, 
et il fait mention de la distribution du Duche de Varsovie surtout 
pour dire que la France ne doit pas y intervenir. Un engagement 
de la Russie vis-ä-vis de l'Autriche et de la Prusse en decoule en 
verite egalement, mais simplement d'une maniere accessoire. 

En second lieu il est evident que ce traite ne peut point 



*) Die Reichenbacher Konvention vom 27. Juni 181 j; die im Art. II fest- 
gestellten Friedensbedingiingen lauten in den hierher gehörigen Punkten: i. die 
Außösung des Herzogtums Warschau und die Verteilung der Provinzen, die es 
bilden, unter Rußland, Preußen und Österreich, welche diese drei Mächte ohne 
Einmischung der ß-anzösischen Regierung treffen werden; 2. die Vergrößerung 
Preußens infolge dieser Teilung und durch die Abtretung der Stadt und des Ge- 
bietes von Danzig . . . j. die Rückgabe der illyrischen Provinzen an Österreich. 



I. Als Gesandter in Wien. lg[ 

soufTrir imc application enticrc dans cc momcnt, piiisqiril n'adjuge 
ä rAutrichc ^]iic Ics Provinccs Illyricnncs, 

I-'.n troisicmc licu il est naturel qiic rilmpcreur Alexandre 
dira quo, puisqiic les conquetes qu'on a failes sur la France, sont 
beaiicoiip plus considdrables qu'on ne les supposoit dans ce traitd, 
et puisque l'Autriche a recu outre les Provinces Illyricnncs unc 
f^randc partic de ritalic. il est juste que la Russie obticnnc aussi 
d'avantagc et qu'clle nc peut Tobtenir que du cote du Duche de 
\'ars(nie. 

Je suis tres ^loignd de vouloir dire que ces argumens justifient 
les pr<ftensions de rEmpereur; mais je doute seulement qu'on 
puisse trouver dans ces pr^tensions une infraction absolue d'un 
trait^ encore applicable a Theure qu'il est. 

Dans les traites subsequens celui du 27 juin n'a point ete 
cit^ ou confirme. C.eux du mois de Scptcmbre*) conclus entre 
les trois Puissances parlent seulement 

d'un arrangement i\ Tamiable entre les trois (]ours d'Aut- 
riche, de Prusse et de Russie sur le sort futur du 
Duch^ de \''arsovie, 
et l'Empereur de Russie dira toujours qu'il est pret ä le faire. 

Je repete que je ne dis tout cela que puisque je ne crois 
point prudcnt de sc senir dans une cause ^videmment et indubi- 
tablement juste d'un argument qui peute etre conteste avec raison. 



La marche proposee dans le memoire me semble d'autant 
plus m^riter la plus müre consideration, puisquMl nV a certaine- 
ment personne qui nc düt regarder avec le plus noir chagrin 
meme la possibilite d'un appel ä l'Europe contre une des puis- 
sances dont Tunion, constante jusqu'ici, a porte la derniere guerre 
a une issue aussi glorieuse. 

II faut consid^rer cet appcl au (>ongrcs une fuis commc 
menace, et puis commc dcmarchc mise en exccution. 

La menace aigrira ndccssairement TEmpcrcur, eile portcra 
d'autant plus d'animositd dans la question que TEmpereur, voyant 
tres bien que les petites (]ours r^unies au (]ongrcs nc pcuvcnt 
gueres etre d'un grand appui, regardera prdciscmcnt la publicitc 
qu'on donnera ä TatVaire. et la forcc murale qui cn rcsultcra. 



*) Das sind drei zwischen den Verbündeten am 9. September iSij zu Teylitz 
geschlossenen Vertrage, dessen 4 Artikel Humbuldt anführt. 



j^2 ^- *^ls Gesandter in Wien. 

commc une mcsiirc pcrsonncllcmcnt olVensante. S'il est porte par 
\a a c^der, rien nc sauroit ctre plus convenable. Mais s'il se roidit, 
la Situation s'cn cmpire bcaucoup. Si Ton vouloit ^viter cette 
Chance, on pourroit, au lieu de menaccr, rejctter Temharas sur 
rKmpereur mcme. Kn refusant pcremptoirement de s'arranger, 
on pourroit lui tdmoigner le regret de devoir porter cette desunion 
a la connoissance des autres Cours; on pourroit lui demander ä 
lui-meme quel exp^dient il trouvoit pourcela? On seroit toujours 
maitre de rejetter ceux qu'on n'approuveroit pas; la maniere seroit 
plus douce, et la mesure pas moins forte. 

Si TEmpereur se refusoit ä toutes ces representations, je trouve 
la marche tracee dans le memoire entierement adoptee aux circon- 
stances et excellente sous tous les rapports; la note du Cabinet 
Autrichien ä celui de Russie, celle ä la Cour de Prusse. Je suis 
douteux uniquement sur la question: si apres cela les Puissances 
de TEurope devoient, ainsi qu'il est dit dans le memoire, etre 
invitees ä appuyer cette demarche et ä faire ä la Russie une decla- 
ration comme Congres? 

Si la question reste ouverte sans cette demarche positive, il 
n'est pas improbable que l'Empereur cede, apres avoir eprouve 
la fermete des autres trois puissances. 

Mais la demarche positive faite au Congres, c'est-ä-dire aupres 
des puissances que les quatre alli^es ont toujours regard^ comme 
etrangeres au moins ä leur intimite, change entierement la face 
des choses. L'Empereur doit se regarder alors comme traduit 
devant un juge qui a prononce contre lui, et place par lä dans 
une attitude presqu'hostile vis-ä-vis d'Europe; il ne peut plus 
reculer, sans se donner un cruel dementi, il est frappe d'un coup 
qui n'a jamais ete porte en Europe et qui ne pouvoit l'etre sans 
un ^tat de choses que ses propres efforts, et, il faut l'avouer, des 
efTorts louables, ont puissamment contribu6 ä amener. D'un autre 
cöte n'avant pas ä craindre une guerre imminente, l'arret est moins 
menacant, et l'P^mpereur garde le tems de se preparer ä la lutte, 
et l'espoir, quoique, comme je l'espere, illusoire, de desunir les 
puissances. Je ne crois donc pas que cette mesure puisse etre 
tres utile aux vues des trois Puissances. 

En examinant en suite la composition du congres, il n'y a 
que la France qui ajoutera un grand poids par sa declaration; 
apres eile celle de la Hollande et de la Baviere en auroit encore 
un certain par leur position; l'Espagne, qui entreroit probablement 



I. Als Gesandter in Wien. I^o 

entierement dans l'id^c, est trop ^loignec; la Suede rcfiiscroit 
vraisemblabicmeni toutc coopdralion, ci !c Danemark, le l'ortiit^al, 
la Sardaii^ne et la Sicile n'y prendroicnt ^ii'une pari fuible et 
timide. 

Si ces consideraticjns avoienl reellement i.]uek]iie poids. on 
pourroit commencer par passer sous silence dcvant le congres 
l'afl'airc de la Pologne. (]omme les autres Puissances nc manque- 
roient point d'en faire mention sur-le-champ, il faudroit, mais 
seulement sur leur demandc, leur exposer d'une maniere vraye et 
simple et avec les pieces ofrtcielles la Situation de la qucstion et 
l'avis de l'Angleterre, de l'Autriche et de la l'russe. Si ensuite 
elles vouloient laire des demarches isolees aupres de l'Kmpereur, 
cela d^pendroit naturellement d'elles; mais il faudroit, je crois, 
ddcliner toute olVre de se joindre avec elles pour des demarches 
combinees, en mettant en avant la conviction qu'on avoit de 
s'arranger encore plus tard avec THrnpereur. 

On peut objecter a ccla que rKmpereur en attcndant ira en 
avant et se declarera Roi de Pologne. Mais je demande, s'il ne 
le fera pas encore d'avantage apres la demarche et la declaration 
du Congres? 

On comptera peut-etre sur Timpression que produira sur les 
Polonois la proposition que doit faire l'Autriche au Congres, mais 
j'avoue que je ne my fi^rois pas beaucoup. Car outre que Talter- 
native du partage, mise egalement en avant, ne sauroit la leur 
rendre bien agreable, les Polonois n'ignorent point que, si Tl-^mpe- 
reur Alexandre les avoit simplement incorpor^s ä la Russie, la 
Cour de \'icnnc n'auroit jamais propose leur r^tablissement; ils 
savent aussi tres bien que TKmpereur Alexandre ne leur parle 
point comme Napoleon, mais qu'en voulant leur donner un dtat 
d'independance, il suit reellement et sincerement des idees g^nerales 
et qu'ils ne peuvent lui rcpnjcher que de rester a demi-chemin; 
ils diront enfin toujours que le (^abinet Autrichien n'a fait cette 
proposition que dans la conviction de Timpossibilite qu'elle füt 
acceptde. 

l^our bien dcvelopper mon opinion sur ce point esseniiel, je 
dois me rdsumer en disant que je crois que jusqu'au moment oü 
Ton sera dans la possibilite et dans la ndcessitd de s'opposer rd- 
ellement, et non pas seulement par un refus de consentement, 
aux projets de la Russie, il taut laisser ouvertes les voyes de Tamitie 



j^i ^- ^^^ Gesandter in Wien. 

et de la doucciir, et qiie, selon moi. Tappcl au (^ongres les coupe 
toutes et trop tot. 

II merite en g^n^ral d'etre examine s'il convient de mcler la 
France de cette contestation, et meme, si luttc en resultoit, de 
cette lutte? et je suis de Tavis contraire. 

Lc Systeme d'opposer les extr^mites de l'Europe l'une ä l'autre,. 
et de les combattre ainsi, est ^videmment un Systeme faux et 
dangereux. Aucune des puissances placees ainsi ne voudra faire 
gratuitement de grands etlbrts pour ce but, et les deux empieterent 
par la sur Celles placees entrelles. L'aggrandissement actuel de 
la Russie en est une preuve evidente. II appartient ä l'etablisse- 
ment du Systeme des puissances intermediaires qu'on veut mettre 
apresent a la place de Fautre, que ces puissances s'addressent aussi 
peu que possible ä la France et a la Russie pour les faire servir 
l'une contre l'autre. Je desirerois que dans une guerre qui pour- 
roit un jour s'elever contre la France, on put se passer du secours 
de la Russie; et je crois bien moins utile et plus dangereux d'ap- 
peller äpresent, oü il ne s'agit pas de guerre, la France ä l'appui 
contr eile. Je crois toujours l'Autriche et la Prusse, unies avec 
TAngleterre et l'Allemagne et tacitement soutenues par l'assenti- 
ment du reste de l'Europe, si elles tiennent fermes, assez fortes 
pour faire revenir, encore apres le Congres, l'Empereur de ses 
pr^tensions ou, dans le cas contraire, pour opposer du moins une 
digue ä des empietemens ulterieurs, ou pour regagner ce qu'il 
garde äpresent, si dans la suite il donne Heu ä une rupture ve- 
ritable. 

Je suis convaincu outre cela que la France n'epousera jamais 
la question dans le meme sens dans lequel eile lui sera proposee 
par les Cours alliees. Elle s'en semra toujours principalement 
pour perpetuer la desunion entre les Cabinets, pour en profiter 
dans I'occasion, et l'abandonnera, en s'arrangeant avec la Russie, 
des que son interet particulier sera satisfait. 

Mais plus, je crois, que les Cours alliees doivent s'isoler sur 
ce point, plus je suis convaincu qu'elles doivent s'unir etroitement 
et se roidir sur la question. 



Je crois devoir revenir äpresent sur la Situation particuliere 
de la Prusse par rapport ä cette question importante. 

La demande que forme l'Autriche, appuyee par l'Angleterre, 
envers la Russie, etant evidemment juste, necessaire ä la sürete 



I. Als Gesandter in Wien. lg' 

des dcux Puissances et de rAllemagnc et de la plus haute impor- 
lancc pour la consen'ation de rccjuilibre en lOurope, il est ä la 
fois du devoir et de Tintdret de la I'russe de s'y rattacher, d'entrer 
entierement dans la quesiion, d'en suivre la manche et d'en courir 
toutes les chanccs. Klle ne pcut pas avoir rimention de favoriser 
les vues d'aggrandissement de la Russie, si en efl'et eile en a, 
contre Tint^rct de riuirope. Klle-mcme en seroit la prcmicre vic- 
time, et une sainc politique lui dicte de rester unic avec l'Autriche 
et avec l'Allemagne pour servir de contre-poids aussi bien i\ la 
Russie qu'ä la France. 

I,a Prusse n'cst pas non plus tcnuc envcrs la Russie par au- 
cun lien qui la forceroit de se detacher de la cause generale. 
Car si cette Puissance a puissamment contribue ä lui faire tenir 
la Saxe,*) eile lui a enlev^ la plus grandc partie de ses Provinces 
Polonoises, et il est bien douteux si le don (si Ton peut nommer 
don ce qui a ete conquis par le sang Prussien) est un veritable 
equivalent du sacrifice. 

Mais la Prusse se trouve malgre cela dans une position bien 
difi'drente de TAutriche par rapport ä la question präsente. Elle 
est. pour ainsi dire, dans une opposde. Le mal qui resulte du 
panage inegal du Duche de Varsovie pour la Prusse est tellement 
grand des apresent que cela doit diminuer ses craintes pour la 
suite, tandis que celui que les pretentions de la Russie causent ä 
l'Autriche, est surtout dans les chances ä venir. 

La question de Tindependance de la Pologne est d'une im- 
portance beaucoup moins grande pour la Prusse. Car la Situation 
de Tancienne Prusse et des nouvelles Provinces Polonoises de la 
Russie est teile reciproquement que la Russie, meme en incorpo- 
rant simplcment ces Provinces, devra toujours desirer de s'ap- 
proprier aussi les embouchures du Niemen et de la Vistule, et 
que la Prusse proprement dite elle-meme ne peut presque pas se 
d^fendre de l'id^e que son bien-etre gagneroit, si eile devenoit 
une Province Russe. En revanche la partie du Duchd de Varsovie 
que la Prusse recevra a present, pourra peut-ctre lui restcr mcme 



*) Kußland übcrpab die VenViiltun^ Sachsens, die es während des Krief^es 
geführt hatte, jetzt an Preußen : Protokoll einer Konferenz vom i'A'. September, 
in dem Rußland seine Xustimmtaif erklärte; ratifiziert von Alexander am i6'. Ok- 
tober; Bekanntmachung der kaiserlich russischen l'bergabe der obersten Verwal- 
tung des Königreichs Sachsens an Preußen , datiert Dresden , den -jy. Ok- 
tober 1814. 



lg5 1. Als Gesandter in Wien. 

s'il cxistc iinc Polognc independantc, puisqifil y a hcaucoup d'Al- 
Icmands attachcs d'avantage a un gouvcrnemcnt Allemand, et puis- 
c]ir<ftant plus petite qiic la Galicie, eile peut etre plus facilement 
contenue. 

La question territoriale est peut-etre cncorc plus importante 
pour la Prusse que pour rAutrichc. Mais commc l'Empereur 
Alexandre semble suivre surtout dans cette alTaire Tavis des Polonois 
et que les Polonois mettent beaucoup plus de prix sur la conser- 
vation de Cracovie que sur Thorn, qui est au lond une ville Alle- 
mande, la Prusse pourroit se flatter tres probablement d'obtenir 
cette ville, si eile vouloit s'arranger sc^par^ment avec TEmpereur. 
Cest prdcisement le point qui Interesse l'Autriche, qui augmente 
aussi pour eile les difficultes. 

La negociation commune sur la basc du Minimum olTre 
donc beaucoup moins d'avantage a la Prusse qu'a rAutriche. 

En en venant apres ä la marche de la negociation, il est evi- 
dent que la Prusse en s'engageant ä tenir la meme avec l'Autriche 
ne court pas seulement des chances egales, mais infiniment plus 
grandes. Gar TAutriche est au moins, depuis la Galicie jusqu'en 
Italic, en possession de tout ce que la Russie ne lui conteste point. 
La Prusse au contraire ne se trouve pas dans ce cas. Gar toute 
la partie du Duche que la Russie promet de lui ceder et qui forme 
une population de plus de 700000 ämes, est encore entre les 
mains de l'Empereur qui peut en remettre l'evacuation ä l'epoque 
oü la Prusse consent ä ses vues. La Saxe elle-meme devient la 
possession la plus incertaine et la plus singuliere, si d'un cöte eile 
est contestee par la France et si de l'autre la Prusse est en des- 
union avec la Russie qui devant l'Europe et devant le Public aura 
toujours l'air d'avoir seule fait obtenir ce Royaume a la Prusse. 

Si l'on vouloit opposer aux pretentions de la Russie une 
guerre imminente, la Prusse pourrait encore esperer de sortir de 
cet embarras par le meme courage de ses Armees auquel eile doit 
dejä le recouvrement de son independance. Mais la seule chose 
qu'on peut, qu'on veut, et je suis le premier ä le dire, qu'on doit 
opposer ä la Russie, est une rupture politique. Or sürement la 
Prusse passera-t-elle par l'intervalle de tension qu'elle produira, 
comment se preparera-t-elle ä la lutte qui, puisqu'il faut aborder 
franchement toutes les questions, pourra la suivre, lorsqu'elle 
n'aura point sa partie du Duche et que les esprits en Saxe seront 
inquiets et en suspens? II faut ajouter que meme la maniere dont 



I. Als Gesandte 



,87 



l'Autrichc consent i\ la posscssiun de la Saxe par la Prussc, agit 
contre cette dernicre dans le mcme sens. C]ar au lieu de dire 
hautement et hardiment qu'elle croit cette posscssion n^cessaire, 
qii'elle supprime par cette raison tont autre sentiment et qu'elle 
d(5fendra cette cause contre chacun, eile y consent avec reluctance, 
comme par condcscendance et en voulant faire acheter cette faveur 
ä la IVusse par d'autres sacrilices tres pdnibles. 

11 faut donc l'avouer franchement : si la IVusse tient la mcme 
marche avec l'Autriche dans ratVaire de la Pologne, il est mcme 
tres douteux si eile abandonne seulement son intdret momentan^ 
pour son int^rct r^el et durable. II faut convenir plutöt qu'elle 
abandonne son int^rct personncl pour ^pouser celui de TKurope. 

Malgrd cela je suis fermement pcrsuade qu'elle nc doit point 
se ddtacher de la cause juste et raisonnable de TAutriche et de 
I'Anglctcrre. Placde en Kurope dans une Situation oü eile peut 
puissammcnt contribuer a maintenir T^quilibre entre les puissances, 
favorisde par la providence dans la derniere guerre au point de 
pouvoir Ic faire, eile suivra toujours la voye des principes et Ja- 
mals Celle des pures convenanccs. 

Mais eile peut exiger, de son cöt^, que l'Autriche et TAngle- 
terre envisagent bien sdrieusement sa Situation paniculiere et vrai- 
ment penible. Os puissances sont trop justes en elles-mcmes pour 
ne pas le faire. I^lles doivent par consequent: 

1. en ddiberant de nouveau sur le minimum de leur de- 
mande ä TEmpereur et sur la marche ä tenir en cas de refus de 
sa part faire entrer dans le calcul les chances que court la Prusse, 
et les complications qui peuvent en resulter; 

2. avoir ces mcmes considerations präsentes, en lui assignant 
son röle particulier dans la marche commune; 

3. dpouser contre toutes les autres puissances franchement et 
vigoureusement sa cause et celle de ses nouvelles acquisitions, 
prendre sur elles-memes de remplir strictement les traitds qui lui 
assurent un rctablissement entier et mcme un aggrandissement 
convenable, et lui garantir formellcment les possessions pour les- 
qucllcs eile dcpend encore de la Russie. 

Si ces conditions nY'toient point enticrement remplics, la Prusse 
ne suivroit ä la vdritd jamais une politique qu'elle devroit con- 
damner clle-meme; mais eile devroit penser d'avantage ä sa propre 
consen'ation qua I'int^ret gdncJral, ii quoi certainemcnt eile ne se 
rdsoudroit qu'avec un profond regret. 



l8g I. Als Gesandter in Wien. 

En rcportant Ics ditVcrcntes idees qui sont exposees dans ce 
memoire, a la qucstion essentielle et principale, je crois: 

1. qu'il faudroit, si rKmpereur persistoit a se roidir, ceder sur 
la question constitutionelle et se borner dans celle du territoire 
ä une Position militaire, c'est-ä-dire aux points de Thorn, Kaiisch, 
Czenstochau et Cracovie avec des raj^ons convenables; 

2. si TEmpereur se refusoit meme a une demande aussi mod^- 
rde, ne point faire d'arrangement avec lui, ne rien reconnoitre de 
ceux qu'il feroit, et lui d^clarer p^remptoirement qu'on ne se re- 
lacheroit jamais des demandes une fois formees; 

3. mais ecarter, aussi dans ce cas, autant que possible, la 
France, et ne point se joindre dans une aU'aire qui a pris nais- 
sance entre les quatre puissances alliees, ä une puissance etrangere, 
pour faire que meme la desunion des premieres porte encore en 
quelque facon le caractere de l'union qui a regne entr'elles jus- 
qu'ici. 

A Vienne, ce 25 Octobre, 1814. 

Humboldt. 



XXXVIII. An Hardenberg. 3. November 18 14. 
(Eigenhändig im Geh. Staatsarchiv.) 

La tentative de Lord Castlereagh *) a complettement echoue, 
et il n'est que trop evident que le Prince Metternich s'est constam- 
ment fait illusion en s'imaginant que l'Empereur cederoit de lui- 
meme. Lord Castlereagh lui a dit les choses les plus raison- 
nables et les plus fortes, il est alle jusqu'ä lui representer que ses 
pretensions rappelloient Napoleon, il lui a ecrit une longue lettre 
qu'il Vous montrera, mon eher Prince, et lui a laisse son memoire; 
mais l'Empereur a persiste dans son idee. La seule chose qui I'a 
frappe, c'est Tanicle du traite du 27 Juin **) qu'il paroit avoir oubli^. 
II s'est tu pendant pres de 10 minutes, apres cela il a dit: je rem- 
plirai exactement ce traite, je donnerai a l'Autriche les salines de 
Wieliczka. Lord Castlereagh lui a represente envain que cette 
affaire insignifiante n'etoit pas partager le Duche avec l'Autriche. 



*) Den Zaren umzustimmen durch eine scharfe Denkschrift und persönliche 
Einwirkung, wohl an diesem j. November. 
*V S. o. S. 180. 



I. Als Tiesandtcr in Wien. jgq 

Quant ä la ^|ucstion constitiitioncllc, il a rcpcte qu'il vciu j<jindre 
ses provinccs I^olonoiscs au Duchi^, se nommer Koi de Polognc, 
retirer Ics trouppcs l^usscs en Russie et, commc il s'exprimc, nc 
pas donner d'ombrage commc Kmpercur de Russie. Les propres 
termes de Lord (iastlercagh sont que TluTipereur et lui ont sontenu 
chacun son opinion avcc la plus grande tenacite jusqu'au moment 
de sc quitter. Lord (]astlereagh paroissoit croire que l'Kmpereur 
devToit bien changer d'opinion, si toute l'Europe ^toit d'un avis 
contraire. Lc Prince Mcttcrnich me disoit ä peu prcs la mcme 
chose, Mais il seroit toujours tres malheureux, si nous devions 
donner a toute TKurope le spectaclc de notre desunion. — L'Em- 
pcrcur est alle apres le bal chez li Princcsse Bagration.*) Le Bai 
dtoit tres beau. Bien la bonne nuit, chere Altesse. Vous n'ou- 
blierez pas, je me Hatte, de venir diner demain chez moi. Tout 
ä \'ous! 

H. 

Ce jeudi soir. 



XXXIX. Denkschrift vom (>. November i'Si4. 

(Eigenhändiger Entwurf und Abschrift im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt bei 

Schmidt a. a. O. S. ^S'jf) 

**) Die polnischen Angelegenheiten sind im gegenwärtigen Augen- 
blick zu dem Punkte gekommen, wo man an einer gütlichen Bei- 
legung derselben verzweifeln muss. 

Man konnte längst die Hoffnung aufgeben, dass Russland an 
seinen Forderungen wesentlich nachlassen würde. Der Oester- 
reichische Hof war ebenso wenig dazu geneigt , und seine Be- 
harrlichkeit ist noch bedeutend durch den gänzlichen und festen 
Beitritt des Englischen Kabinets vermehn worden. Zu den in 
der Sache selbst liegenden Gründen — der Gefahr einer die be- 
nachbarten Staaten bedrohenden Gränze, und den Besorgnissen. 



*) Die Fürstin Bagration geb. Gräfin Skawrunskiy, Großnichte der Kaiserin 
Katharina I. und Potemkims, Witwe des russischen Feldherrn, Peters Fürst 
Bagration, der 1812 an einer bei Moskau erhaltenen Wunde starb, lebte seit 
iSo~ in Wien imd machte während des Kongresses ein glänzendes Haus. Sie 
heiratete später den englischen General Lord Howden: sie starb /<S^6. 

**) Das erste französisch geschriebene Memoire wird durch das zweite über- 
flüssig gemacht. [Anm. Humboldts.] 



jQO '• •■^^*' Gesandter in Wien. 

welche aus einer Wiederherstellung J'olens unter Russischer Herr- 
schaft entspringen — gesellt sich, vorzüglich bei England, noch 
der Grundsatz, dass man den ersten zu weit gehenden Forde- 
rungen Russlands widerstehen muss, um nicht, nachdem man 
Ein verderbliches Uebergewicht in Europa bekämpft hat, ein neues 
aufkommen zu lassen. Neben allen diesen Betrachtungen sind, 
wie nian olVenherzig gestehen muss, seit den letzten Wochen noch 
persönliche Rücksichten und Leidenschaften eingetreten. 

Preussen allein sieht jetzt die Sache aus ihrem wahren Ge- 
sichtspunkte an. Es gesteht zu, dass Russland gerechter, und dem 
Geiste, in welchem der ganze jetzige Krieg geführt worden ist, 
angemessener handeln würde, w^enn es auf die am meisten be- 
strittenen Gränzpunkte nachgeben w^ollte. Es fühlt, dass Russ- 
lands Forderungen dem Preussischen Interesse nachtheilig sind. 
Allein es sieht auf der andern Seite ein, dass in der jetzigen Lage 
der Dinge beharrliches Entgegenstreben gegen die Pläne Russ- 
lands, Verweigern der Anerkennung seiner in Anspruch ge- 
nommenen Polnischen Besitzungen, und daraus früher oder später 
entstehender Krieg unpolitisch sind, und dass der wahre Endzweck 
weit besser durch augenblickliche Nachgiebigkeit, darauf folgende 
(Konsolidation der Staaten, und nachherige feste Verbindung er- 
reicht werden w^ürde. 

In dieser Lage hat Preussen das grosseste Interesse, den 
Bruch, wenn derselbe auch noch lange kein Krieg wäre, zu ver- 
hindern. Allein es befindet sich dazu gerade jetzt im ungünstig- 
sten Augenblick. Denn es ist niciit glaublich, dass Russland da- 
rum nachgeben w^ürde, weil es fürchten müsste, dass Preussen sein 
Widersacher werden würde ; und noch weniger ist dies von Oester- 
reich und von England vorauszusetzen, weil beide sehr gut wessen, 
dass Preussen noch in keiner seiner neuen Besitzungen fest ist, 
und dass es, so wie es sich von ihnen und mithin von Deutsch- 
land trennt, vom Rhein bis zur Oder sehr leicht angegriffen 
werden kann. 

In der That befindet sich Preussen in einer kritischeren Lage, 
als irgend ein anderer Staat. Es kann nur auf die Provinzen, 
welche es vor dem Kriege besass, und auf seine w'iedereroberten 
alten rechnen. Sachsen ist ihm von Oesterreich und England nur 
unter der Bedingung zugesichert worden, dass es in der Polnischen 
Angelegenheit den gleichen Gang mit ihnen gehe, und um den 



I. Als ficsandti-r in Wii-n. 



IC)I 



Rhein herum ist der neue Besitzsland nijch nicht einmal Norläuti*^ 
irgend bestimmt verabredet. 

Dass Preussen sich aus dieser Lage herausziehe, ohne eine 
(lefahr wirkhch ernsthaft theilen zu wollen: dass es von (Jester- 
reich und Kngland die in Deutschland gewünschten Besitzungen 
zugestanden, anerkannt und garaniirt erhalte, dabei doch auf seine 
Weise, und nach seinem Gefallen mit Russland abschliessen, und 
an dem ferneren Zwist über Polen keinen Theil nehmen könne» 
halte ich für unmöglich. Da keine beider I\irtheicn darin ihren 
Nutzen finden würde; so sehe ich nicht ab, welche Gründe sie 
bewegen könnten, darin einzuwilligen. 

\'ielmchr scheint mir jeder Aufschub von Preussischer Seite, 
eine bestimmte, und sich für eine beider Partheien entscheidende 
Sprache zu führen, in hohem Grade verderblich. Schon jetzt 
hegen Oesterreich und England die Meinung, dass Preussen sie 
nicht gegen Russland unterstützen wird. Nimmt diese Meynung 
in den nächsten Tagen zu, wie sie es denn, ohne eine bestimmte 
Pxklärung Preussens, nothwendig muss; so werden sie, da die 
Umstände zu dringend sind, neue Verbindungen, und zwar solche 
suchen, die nicht anders, als nachtheilig für Preussen ausfallen 
können, werden allen Forderungen Preussens Schwierigkeiten ent- 
gegensetzen, und allzu wahrscheinlich auch den Congress ins Spiel 
ziehen, um die Polnische und Sächsische Angelegenheit bei ihm 
zur Sprache zu bringen. 

A'orzüglich darf man sich nicht schmeicheln, dass Preussen 
wird irgend eine Wirkung auf die Nachgiebigkeit Ocsterreichs 
ausüben können, ehe es sich erklärt, mit ihm gleichen Schritt zu 
halten. Bis dahin wird jedes, noch so triftige Raisonnement seines 
Kindrucks verfehlen, weil man es immer als eine blosse Frucht 
des Bemühens ansehen wird, sich selbst aus der Sache heraus- 
zuziehen. 

Allerdings muss es Preussen überaus schwer werden, sich hier 
zu entscheiden. Denn es muss sich entweder mit Russland für 
eine Sache verbinden, die ihm selbst schädlich ist, und die es 
ausserdem weder gerecht, noch Europa nützlich nennen kann; oder 
mit Oesterreich und England zu Massregeln, die es jetzt für un- 
angemessen und für unpolitisch hält. Allein es würde im ersteren 
Fall, da Russland schwerlich nachgiebt, so weit folgen müssen, 
als die Beharrlichkeit beider Theile in ihrem Zwiste es mit sich 
fonrisse; im letztern Fall hingegen behält es immer Mittel in 



jq2 I. Als Gesandter in Wien. 

HSnden. auf grössere Miissigung bei den Gegnern Russlands hin- 
zuarbeiten, da diese doch selbst einen Bruch scheuen, und Preussens 
Sprache bei ihnen mehr Gewicht haben wird. Auch ist es sehr 
in Anschlag zu bringen, dass die beiden Höfe, welche am meisten 
Uneinigkeit zwischen den vier Alliirten wünschen, und dieselbe 
unter der Hand ohne Zweifel befördern, Frankreich und Baiern, 
alles Interesse dabei verlieren, sobald Preussen auf die Seite tritt, 
auf welche sie sich in Absicht der Polnischen Angelegenheiten 
stellen. Denn da Frankreich, wegen der Verbindung der Nieder- 
lande mit England, Belgien nicht angreifen darf, so können beide 
nur gegen Preussen etwas zu erstreiten hoffen. 

So y\e\ scheint mir daher unumstösslich gewiss, dass, wenn 
Preussen sich noch schmeicheln darf, zur Versöhnung beizutragen, 
es Oesterreichs und Englands Schritte unterstützen muss. Der 
Erfolg der Versöhnung bleibt indess immer ungewiss, und die 
eigentliche Frage ist also zugleich die: 

welche Parthei Preussen ergreifen muss, w^nn es zu 
einem Bruch, aus welchem sehr wahrscheinlich nachher 
ein Ivrieg entstehen würde, kommen sollte? 
Denn der Fall der Neutralität, den ich schon oben berührt habe, 
scheint mir unmöglich. 

Der Krieg, der aus der jetzigen Verwickelung der Verhältnisse 
entstehen kann, wird von Russland, das den grössten Theil des 
Herzogthums Warschau behält, für einen an sich unbedeutenden 
Strich Landes, zur Erhaltung einer Gränze, die, nach dem Urtheil 
aller Kriegsverständigen, nicht Vertheidigungs- sondern Angriffs- 
punkte enthält, und für die Annahme des Polnischen Königstitels 
geführt. Die Forderung der Gränze läuft zum Theil dem Buch- 
staben, und gewiss dem Geist der Verträge entgegen; die Her- 
stellung des Namens Polen dem geheimen Artikel des Theilungs- 
vertrages.*) Die Herstellung eines Theils von Polen unter dem 

*) Der Artide separe et secret de la Convention du 26 (15) Janvier i-jg-j heißt: 
La necessite d'abolir tout ce qui peut rappeler le souvenir de l'existence du Royaume 
de Pologne lorsque l'atieantissement de ce corps politique est effectue ayant ete 
reconu par les deux Cours Imperiales aussi bien que par S. M. le Roi de Prusse, 
Les Hautes Parties contractantes sont convenues, et s'engagent de ne jamais faire 
inserer dans leur intitule et respectivement pour les trois Cours la denomination 
ou designation cumulative de Royaume de Pologne qui demeurera des ä pre- 
sent et pour toujours supprime; taute fois il Leur sera libre d'employer les titres 
partiels qui Leur apparliennent respectivement du chef des differentes Provinces 
de ce Royaume qui sont passees sous leur domination. 



I. Als GfsandtiT in Wien. 



'93 



Namen des Ganzen, und unter Russischer Ilerrschak muss (wenn 
man nicht auf die Uneinigkeit und die Schwächung sehen will, 
die sie vielleicht künftig für Russland selbst zur Folge hat) ebenso 
ein Keim zu Streitigkeiten und l'nruhen in l\uropa scheinen, als 
es die Errichtung des Herzogthums Warschau war. Oesterreich 
dagegen will sich in Absicht der (iriinze mit einem sehr kleinen 
Gebiete begnügen, und wird, einmal aufs Aeusserste gebracht, 
Polen eine wirkliche Herstellung unter einer Polnischen Regierung 
vorschlagen. Dieser \'orschlag, er mag nun auf die Polen Ein- 
druck machen, oder nicht, wird diesmal ernsthaft seyn, und da 
ihn Oesterreich vor England und Frankreich aussprechen muss, 
welche beide die wahre Herstellung Polens begünstigen, so wird 
es vielleicht sogar genöthigt seyn, ihn zur Wirklichkeit zu bringen. 
Auf diese Weise wird dieser Krieg von Seiten Oesterreichs und 
Englands in seinen Absichten gerecht, das Gleichgewicht und die 
Ruhe Europas befördernd, und von liberalen Gesinnungen aus- 
gehend erscheinen, und wird sehr bald für einen Europäischen 
gegen das drohende Uebergewicht Russlands gelten. Diese An- 
sicht wird auch, ob ich auch keineswegs die Meynung thcile, dass 
dies Uebergewicht unfehlbar entstehen würde, wenn man jetzt 
nachgäbe, insofern wirklich die richtige seyn, dass, wenn Russland 
in diesem Kriege siegte, allerdings seine Macht entscheidend und 
in hohem Grade gefährlich werden würde, da im entgegengesetzten 
Fall, bei dem Siege Oesterreichs und Englands, sich nur das 
Gleichgewicht herstellen und sichrer begründen könnte. Schon 
in der allgemeinen Natur dieses Krieges liegt daher ein sehr wich- 
tiger Grund, sich lieber auf die Europäische als auf die Russische 
Seite zu stellen. Preussen insbesondere aber würde auf dieser 
letzteren eigentlich dasjenige venheidigen, was ihm selbst geradezu 
nachtheilig ist. Denn es ist unläugbar, dass die jetzige Theilung 
des Herzogthums Warschau für Preussen, auch wenn es Thorn 
und die Warthe erhielte, doch noch sehr grosse Nachtheile hat, 
und Ost- und Westpreussen zu weniger nützlichen, und weniger 
sichren Provinzen macht. 

Wenn ich aber hiernach behaupten zu müssen glaube, dass 
l^reussen seiner \'erbindung mit Oesterreich und England getreu 
bleiben muss; so setze ich dabei freilich voraus, dass beide auch 
Preussens billigen F'orderungen augenblicklich ein Genüge leisten, 
da es, ohne Erfüllung dieser, kaum eine bestimmte Sprache zu 
lühren, geschweige denn zu handeln imstande ist. Diese Be- 

Humboldt, Politiiche DenktchriftCD U. 'i 



IQA I. Als Gesandter in Wien. 

dingungen setze ich darin, dass Oestcrrcich und England augen- 
blicklich in einem Definitiv-Venrag 

1. den Besitz von ganz Sachsen für Preusscn anerkennen und 
garantiren; 

2. seine billigen Forderungen in Absicht des Besitzstandes in 
Deutschland eingehen; 

•^. mit Mainz die von Preussen vorgeschlagene Einrichtung 
treffen; 

4. versprechen, mit keiner Macht anders ein Bündniss zu 
schliessen, als wenn sie gleichfalls den auf diese Weise 
bestimmten Besitzstand Preussens anerkennt, und den Um- 
ständen gemäss, garantirt; 

5. und endlich sich anheischig machen, auf jeden F'all zu ver- 
hindern, dass Russland Preussen, wegen der Verbindung 
mit ihnen, bei gänzlicher Ausmachung der Sache, den ihm 
schon jetzt zugestandenen Theil des Herzogthums Warschau 
vorenthielte. 

Wollten Oesterreich und England diese Bedingungen, von 
denen jedoch nur die dritte schwierig seyn würde, nicht sogleich 
eingehen; so bewiesen sie dadurch schon, dass sie kein rein 
Europäisches Interesse hätten, und dass sie Preussen die Kräfte 
nicht einräumen wollten, deren es zur Erhaltung seiner Unab- 
hängigkeit bedarf; und so würde Preussen vor sich und Europa 
gerechtfertigt seyn, sich von ihnen zu trennen, und einen eignen 
Weg mit Russland einzuschlagen. Es bliebe ihm alsdann für seine 
Sicherheit kein anderes Mittel übrig, wie viel Schwierigkeiten auch 
noch mit diesem Schritte verknüpft wären. 

Stimmten dagegen Oesterreich und England in diese Be- 
dingungen ein, so kämen nun auch zu den obigen allgemeinen 
Gründen andere sehr wichtige besondere für Preussen hinzu, sich 
mit ihnen zu verbinden. 

Denn sowie es nun dies thäte, hätte Preussen, auch ehe es 
zum ernsthaften und thätlichen Bruch käme, die ganze Kraft aller 
seiner Besitzungen, die einzigen Polnischen ausgenommen, die ihm 
freilich Russland alsdann nicht sogleich einräumen würde. Es 
käme in diesem Falle auch vermuthlich der Deutsche Bund zu 
Stande, an dem Preussen unläugbar eine neue Stütze findet. Ver- 
bindet sich Preussen mit Russland, so wird zwar dieses dieselben 
Gewährleistungen übernehmen, allein da die Deutschen Besitzungen 
mehr von Oesterreich und Deutschland als von Russland abhängen, 



I. Als Grsandtpr in Wien. jq' 

SO wird der Besitz Prciisscns, besonders da es am Rhein alsdann 
gar nicht einmal zu einer eigentlichen Theilung kommt, immer, 
selbst wenn kein Krieg entsteht, die ganze Zeit der Spannung über 
nur ein provisorischer seyn, und der Deutsche Hund zerschlägt 
sich dann h()chst wahrscheinlich. 

Die neuen Provinzen, die, wie Sachsen, mit ihrem Schicksal, 
wenigstens zum 'Ihcil. unzufrieden sind, werden weit mehr die 
Hollnung sich abzureissen behalten, wenn l^reussen sie, mit Ge- 
nehmigung Russlands gegen den Willen Oesterreichs und Kng- 
lands, als wenn es dieselben umgekehrt, mit der Genehmigung 
dieser Mächte, gegen den Willen Russlands besitzt. 

üeberhaupt ist der Unterschied unläugbar, und überaus wichtig, 
dass, sowie nur Preussen und Oesterreich zusammenhalten, alle 
politischen Verhältnisse bis zu der östlichen Gränze Deutschlands 
ruhig zu Stande kommen können, und man nur in dem unglück- 
seligen Fall des wirklichen Krieges das Russische Kindringen ab- 
zuwehren hat; dass aber dagegen, sowie sich Preussen mit Russ- 
land verbindet, auch alle andere jetzt zu stiftende \'erhältnisse 
unwiderruflich zerrissen, oder aufgeschoben sind. Diese leider 
nur zu leicht zu machende Bemerkung würde auch in Deutsch- 
land einen überaus ungünstigen Eindruck für Preussen her\'or- 
bringen, wenn man ihm Schuld geben könnte, dies veranlasst zu 
haben. 

Bräche der Krieg wirklich aus, so wäre es allerdings sehr 
unglücklich, dass Ost-Preussen vermuthlich im ersten Augenblick 
verloren seyn würde. Allein man hätte den feindlichen Angriff 
doch nur von Einer Macht zu befürchten. Wollte man auch an- 
nehmen, dass Frankreich sich gleichfalls mit Russland verbände, 
so hätte man dagegen an Holland und l^ngland, das gewiss sehr 
ernstliche Hilfe leisten würde, kräftigen Beistand. Auf der andern 
Seite wären, wenn man auch voraussetzt, dass Frankreich ruhig 
bliebe (wie man denn dies aus aller Verbindung lassen müsste), 
Oesterreich, Baiern, Hannover, vielleicht sogar Holland, fast von 
allen Seiten her, zu fürchten: Preussen dürfte in Deutschland 
schwerlich auf einen einzigen Bundesgenossen rechnen, und die 
Monarchie und die Streitkräfte könnten sehr leicht von dem Feinde 
getrennt und zerschnitten seyn. Bei aller Anhänglichkeit und 
Treue, welche die Nation imd die Armee noch in dem letzten 
Kriege so rühmlich bewiesen haben, w ürde es doch beiden schmerz- 
lich seyn, gewissermassen für die Polen, die ganz eigentlich ver- 

«3* 



I q(> I. Als Gesandter in Wien. 

riitherisch an ihnen gehandelt haben, und für Forderungen Russ- 
lands, die, selbst insofern sie Oesterreich allein angehen, Preussen 
nachtheilig sind, gegen Deutsche fechten zu müssen, besonders 
wenn ihnen nicht unbekannt bliebe, dass Oesterreich und England 
wirklich in die Einverleibung Sachsens gewilligt, und vermuthlich, 
wäre der Bruch nicht dazwischen gekommen, auch in Deutsch- 
land jedes billige Verlangen Preussens erfüllt hätten. Die Herbei- 
schalTung der Mittel zum Kriege endlich w^ürde, selbst bei gleichen 
Anstrengungen in beiden Fällen, weit schwerer bei einer Verbin- 
dung mit Russland werden, da man in diesem Fall der Englischen 
Subsidien entbehrte. 

Der endliche Erfolg, da dies noch eine sehr wichtige Be- 
trachtung ist, es mag nun bei einem blossen Bruch bleiben, oder 
wirklich zum Kriege kommen, ist in jedem Falle unvortheilhaft 
bei einer \^erbindung mit Russland. Denn, wenn sich die jetzt 
zwiespältigen Mächte doch noch, nach einiger Zeit, ohne Blut- 
vergiessen versöhnen; so w4rd Oesterreich in allen Verhältnissen 
in Deutschland immer Preussen fühlen lassen, dass es sich von 
seiner, und, in seiner Ansicht, von der allgemeinen Sache getrennt 
hat, und da diese Verhältnisse für Preussen immer die nächsten 
und wichtigsten bleiben, wdrd Russland es dafür nicht entschädigen 
können. Die Folgen eines, doch immer möglichen unglücklichen 
Ausganges des Krieges wären kaum zu berechnen. Da sich Russ- 
land in sein Inneres zurückzöge, w^ürde Preussen allein die härtesten 
Bedingungen zu dulden haben, und noch das Ansehn bekommen, 
mit seiner Schuld zu leiden. Ein glücklicher Ausgang auf der 
andern Seite würde selbst noch von grossen Xachtheilen begleitet 
seyn. Russland würde sich unfehlbar noch mehr vergrössern und 
vermuthlich durch Preussische Provinzen, als die einzigen, ihm 
bequem gelegenen. Es würde Preussen vielleicht dafür sehr reich- 
liche Entschädigungen einräumen, allein es noch weiter gegen 
Westen schieben, wo es Andere verdrängen, und Neid und Hass 
auf sich laden müsste. Dies würde der Keim neuer Kriege w^erden, 
in denen Preussen nichts übrig bleiben würde, als sich, ohne w^ahre 
Selbständigkeit, eng an Russland anzuschliessen. Ruhe, Gleich- 
gewicht und Sicherheit lassen sich nicht mehr denken, wenn 
Preussen sich, ohne die gerechtesten und triftigsten Gründe, von 
seinem natürlichen politischen System, der Verbindung mit Oester- 
reich, Deutschland, England und Holland trennt. In diese Ver- 
bindung in dem gegenwärtigen Zwiste über Polen tretend, könnte 



I. Als Gesandter in Wien. 



'97 



es zwar auch, da sich die Zukunft nicht berechnen lässt, einen 
unglücklichen Ausgang erfahren. Derselbe würde aber nie gleich 
verderblich seyn, da diejenigen, welche in diesem b^ill seine Bundes- 
genossen wären, weil sein Interesse mehr in das ihrige verwebt 
ist, es immer nachdrücklicher unterstützen müssten. 

Aus diesen (iründen denen es unnütz seyn würde, noch andre, 
weniger wesentliche hinzuzufügen, kann ich, nach der reiflichsten 
und gewissenhaftesten Ueberlegung, in der jetzigen Krise keinen 
andern politischen Gang, als den folgenden, anrathen: 

I. ( )esterreich und Kngland die oben entwickelten Bedingungen 
zur Annahme vorzulegen; 

■2. wenn sie dieselben eingehen, sich eng und imverbrüchlich 
in Absicht der Polnischen Angelegenheit an sie anzuschliessen; 

3. Russland olVen und unumwunden die Gründe darzulegen, 
aus welchen Preussen nicht anders handeln kann; 

4. in der \"erbindung mit Oesterreich und England Alles nur 
immer Mögliche zu thun, um allen Bruch und vorzüglrch den 
wirklichen Krieg zu vermeiden: 

3. wenn dies aber unmöglich seyn sollte, die gemeinschaftliche 
Sache mit aller Kraft, und der höchsten Anstrengung durchzusetzen. 
Wien, den 9. November, 1814. 

Humboldt. 



XL. Ein Zeitungsanfsatz über die sächsische Frage. 

Anfang Dezember 1H14. 
Eigenhändiger Entwurf im Geh. Siaatscirchiv. ' 

On lit dans le Moniteur*) des rellexions sur la Saxe d'autant 
plus singulieres qu'un article de gazette ne prend gueres le ton 
positif qui est le langage des (^abinets. On denature dans ces 
r^flexions les faits, on ddplace les points de vue desquels il faut 
les juger, et, au lieu de discuter avec calme la question, on tächc 
de r^veiller les passions. 

On qualilie d'injusiice les projets de la Prussc sur la Saxe, 
Sans se donner la peine de les ddvelopper. ( )n fait semblant de 
croirc que la Prusse pretende juger et condamner le Roi de Saxe, 

*' Vom ^. Dezember nSt4; abgedruckt bei Angeberg. (longres de Vienne S.4(ji$. 



Iq3 I. Als Gesandter in Wien. 

tandis ^]uc, bien loin de s'arroger ce droit, cllc Taccorderoit tout 
aussi pcu au Souvcrain que Tarticle en qucstion investit d'une 
maniere peu cons^quente en quelque facon de ce droit. On nie 
que la Prusse, en exdcutant ses plans, puisse devenir une garantie 
pour rind^pendance de TAllemagne, et Ton voudroit assurer cette 
ind^pendance par des institutions qui ne sauroient ctre protectrices 
Sans la force de ceux qui en deviendront les gardiens. On sou- 
tient que la Prusse na pas besoin d'etre forte contre la Russie, 
puisque seule eile ne le seroit pourtant jamais assez, et l'on etablit 
par lä un raisonnement par lequel on prouve indirectement que 
la Prusse n'a pas du tout besoin d'etre forte, puisque seule eile 
ne le sera jamais assez contre les grandes Puissances qui l'avoisinent. 
II n'appartient pas a un article de gazette de d^rouler aux 
}eux du Public les negociations des Cabinets; cette methode qui 
appartient entierement au Systeme reprouve avec raison dans les 
rertexions ci-dessus citees, ne sera point repetee aujourd'hui. Mais 
Sans etre trop initie dans les secrets des Cabinets, en jugeant simple- 
ment d'une maniere impartiale la Situation veritable des choses, 
on peut avancer avec assurance ce qui suit: 

1. que la Prusse se borne ä demander ce que ses traites 
d'alliance lui assurent, la reconstruction entiere de ses forces sous 
tous les rapports politiques, militaires et statistiques, telles qu'elles 
etoient au commencement de I'annee 1806; 

2. que les projets formes contre le Roi de Saxe se fondent 
sur la conquete de ses Etats faite dans une guerre evidemment 
juste, puisque ce Prince fut somme ä diverses reprises de se 
joindre aux Allies, que la protection d'une grande Puissance, egale- 
ment alliee depuis, le mit ä l'abri de tout danger, et que volon- 
tairement il quitta cet asyle pour s'unir de nouveau ä l'ennemi; 

3. que, malgre cela, la Prusse n'a jamais pense ä enlever au 
Roi ses Etats, sans lui offrir une indemnite convenable par une 
Principaute independante ä tous les egards; 

4. mais qu'elle s'est opposee ä un demembrement de la Saxe 
qui seroit pernicieux a la nation que la Prusse n'a jamais voulu 
incorporer, comme une Province conquise, mais unir ä ses Etats 
sous la garantie de sa propre Constitution; 

5. que la Prusse se doit, avant toute autre consideration, ä 
elle-meme d'assurer son existence politique sur des bases solides, 
et de n'avoir point sacrifie inutilement un sang precieux; 

G. mais qu'elle peut nourrir aussi la conviction intime que ce 



I. Als GesandtiT in Wien. 



MK) 



n'est pas de la puissance qui, ayant encore l'enncmi «Jans scs 
Ktats, a Icvd le bouclicr pour alVranchir rAllemagnc et l'lüirope 
d'un joiip honteux, qiii, apres des revers passagers, n'a pas llechi 
dans Tdpoque fatale de rarmisticc, et qiii peut avec tranquilliie 
s'en remettre au jiigement de ses Allids et de l'ennemi si eile a 
contribud puissamment, ou non, au rdsultat de la guerre? qui, 
encore avant la paix, a tdmoignd son vif ddsir de voir renaitre 
une Constitution*) en Allemagne,") qui dans cet important travail 
n'a Jamals d^vid du Systeme de subordonner les intdrets personnels 
aux principes d'une justice et dquite generales, et qui est la pre- 
miere i\ se soumettre a tous les arrangements communs; que ce 
n'est pas de cette puissance que l'Allemagne et l'Europe suppose- 
ront jamais que la crainte ou Tambition la portent ä favoriser des 
plans qui menaceroient leur independance, plans dont tout homme 
qui aime la paix, doit desirer qu'un article du Moniteur se plüt 
moins ä parier; 

7, qu'enfin il ne viendra jamais en idee ä la Prusse qu'a3'ant 
cu depuis longtemps des provinces limitrophes de l'Autriche, son 
Union et son amitid avec cette Puissance puisse ddpendre de tel 
ou tel nombre de lieues de frontiere de plus ou de moins.***) 



XLI. Eine Note an Lord Castlereagh. 

30. Januar 1S15. 

{Eigenhändiger Entwurf im Geh. StaMsar-chiv ; gedruckt bei Angeberg, Le congres 
de Vienne, S. 801.) 

bn Laufe der Konferenzen über Polen-Sachsen erließ Lord Castlereagh am 
12. Januar iSi$ eine Note an Preußen, Rußland und Österreich, worin er empfahl, 
den polnischen Provinzen der einzelnen Staaten un Systeme d' Administration dont 
les formes soient ä la fois conciliantes et en rapport avec le genie de ce peuple 
zu geben und sich gegenseitig zu verpßichten de traiter comme Polonais la partie 
de ce peuple qui pourra se trouver placce sous leur dominatiun rcspective quelles 



*) Gestrichen justc et equitable. 

**) Gestrichen qui protege journcllemcnt tous ceux qui sans avoir demerite 
de la commune patrie, ont souffert de grandes injustices. 

***) Gestrichen ist S. que la Prusse enfin aime ä etre pcrsuade que le Souverain 
qui apres une longue revolution s'est replace sur le trönc de scs peres, est penetre 
du sentiment que la Prusse aura de s'applaudir toujours d'avoir contribue puis- 
sament ä un evencment qui a Signale le retour de Vordre politiquc cn Europe. 



200 ^- -"^^^ Gesandtor in Wien. 

qite soient cti-vlleurs les instittitions yolitiques qu'il leur plaira d'y creer. Die 
preußische AnUvortsnote trüfi^t natürlich die Unterschriß Hardenbergs, ist aber 
von Humboldt verfaßt. Hinsichtlich der wichtigen gestrichenen Stelle weist er 
I an Hardenberg, 17. Januar) selbst darauf hin, daß er sie ans Ende gesetzt hat, 
damit sie, wenn der Staatskanzler nichts von der preußischen Konstitution er- 
wähnen wolle, leicht gestrichen %verdcn könne. 

Le soussignc? avant pris les ordres du roi son auguste maitre 
sur la note de S. E. milord Castlereagh concernant les arrangements 
des atVaires de Pologne, s'empresse de temoigner ä Son Kminence 
que les principes qui y sont ddveloppes sur la maniere d'admi- 
nistrer les provinces polonaises plac^es sous la domination des 
dilferentes Puissances sont entierement conformes aux sentiments 
de Sa Majeste. 

Assurer la tranquillite de ces provinces par un mode d'admi- 
nistration adapte aux habitudes et au genie de leurs habitants, c'est 
lä reellement Fetablir sur la base solide et liberale d'un interet 
commun. C'est en agissant ainsi qu'on montre aux peuples que 
leur existence nationale peut rester libre de toute atteinte, quel 
que soll le Systeme politique auquel le sort les a lies; qu'on leur 
apprend a ne pas confondre des idees qui, lorsqu'elles ne sont pas 
Separees, ne cessent de faire naitre, dans le repos meme de la vie 
privee, des voeux et des esperances vagues de changements futurs; 
qu'on rattache fortement les sujets de nations differentes ä un 
meme gouvernement et qu'on les reunit dans une meme famille. 

Guidee par ces maximes que Sa Majeste Prussienne partage 
entierement avec S. M. l'Empereur de Russie et S. A. R. le prince 
regent d'Angleterre, eile aura constamment ä coeur de procurer ä 
ses sujets polonais de nation tous les avantages qui pourront 
former un objet de leurs voeux legitimes et qui seront compatibles 
avec les rapports de sa monarchie, et le premier but de chaque 
Etat de former un ensemble solide des differentes parties qui le 
composent.') 

Le soussigne eprouve une vive satisfaction d'avoir pu exposer, 



*J Ursprünglich stand noch folgender Absatz da: Le Roi ayant l'intention 
de donner ä Ses Etats une nouvelle Constitution fondee sur les principes d'une 
justice egale pour tous ses sujets, il entre essentiellement dans les vues de Sa 
Majeste d'y unir aussi les interets de Ses Provinces Polonaises de maniere ä les 
y ratlacher pour toujours, en faisant trouver ä leurs institutions particulieres 
l'appui le plus puissant et la garantie la plus forte dans celles qui embrasseront 
l'ensemble de la Monarchie. 



I. Als Gesandter in Wien. 201 

au nom de sa Cour, ä S. E. milord (]astlcreagh des principes 
aussi conformes ä ccux du gouvcrnement britanniiiue. 11 le prie 
de vouloir bien, du conscniement de ses collcirucs, faire insdrer 
egalement la note präsente au premier protocole des confdrences, 
et a Thonneur etc. 

X'icnnc. le -^o janvier. i^\'^. 



XLII. -LX. Die deutsche Verfassungsfrage. 

K(ine andere Anffeief^enheit hat Humboldt so eingehend und umfassend be- 
arbeitet als die deutsche Verfassung. Nachdem er im Dezember i8ij seine An- 
sichten darüber in einer größeren Denkschrift (s. o. Nr. XX VH- dargelegt hatte, 
drängte er, als der Krieg :u Ende war, auf schleunige Inangriffnahme dieses 
wichtigen Gegenstandes. Die Entscheidung über die Grundlagen war bereits 
erfolgt: in Langres hatten am 2S. Januar 1S14 die alliierten Mächte bei der Eest- 
stellung der Eriedensvorschläge den Beschluß gefaßt, Deutschland solle aus un- 
abhängigen Staaten bestehen, die durch einen Bund vereinigt würden, der Deutsch- 
lands Unabhängigkeit verbürge. Dieser Beschluß wurde in dem Vertragsentwurf 
für den Kongreß von Chatillon und in der Konvention von Chaumont vom i. März 
wiederholt. Die Notwendigkeit, die Angelegenheit in die Wege zu leiten, machte 
sich auch besonders deshalb geltend, weil die Mediatisierten sich bitter über das 
Verfahren einiger ihrer neuen Souveräne, besonders des Württembergers, be- 
klagten, und die Alliierten sich dieser in ihren Rechten gekränkten Eürstlichkeiten 
anzunehmen geneigt waren. So beschloß in Bar sur Aube am -jj. März 1S14 
eine Ministerkonferenz, an der Hardenberg, Metternich, Castlereagh, Nesselrode, 
Stein und Münster teilnahmen, den Grafen Solms-Laubach mit einer Untersuchung 
zu beauftragen, welche Rechte einet}! deutschen Untertan künftig verfassungsmäßig 
zustehen sollten ? 

Humboldt entwarf nun die Grundlagen für die bevorstehenden Verhand- 
lungen (No. XLII—XLIV). Das Memoire und die Beilagen liegen undatiert 
und ohne Ortsbezeichnung vor. A. Schmidt (Geschichte der deutschen \'erfassungs- 
frage 14:2 f.) setzt ihre Abfassung in den April 1S14, weil der Anfang des Memoire 
und der Annex A sub if) zeigen, daß ihnen eine Münstersche Denkschrift vom 
jo. März (analysiert bei Schmidt a. a. O. 'jof) voranginge, und weil das Memoire 
selbst einen Termin „vor dem 75. Mai" ansetzt, während es heißen würde „vor 
dem !>;. dieses Monats", wenn das Schriftstück nicht vor dem i. Mai geschrieben 
wäre. Man kann dieser Annahme zustimmen. — Während des Aujenthalles in 
London stellte .'iich heraus, daß die Eröffnung des Kongresses erst in Monaten 
zu cnvarten sei, und so drängte Humboldt in einem Schreiben an Hardenberg 
(No. XLV), das Komitee für die Erörterung der deutschen Verfa.tsungsf ragen 
früher einzuberufen. So bald, wie er wün.schtc, geschah dies nicht; doch hatte 
Hardenberg inzwi.<!chen einen Verfassung.iplan in 10 Artikeln entworfen, und 
nach Besprechungen mit St.in und Graf .Solms-I^ubach im Juli i>Si4 zu Erank- 
furt a. M. ihn weiter ausgearbeitet. Diesen Entwurf von 4' Artikeln erhielt 



•20'1 '• ''^^s Gesandtor in Wien. 

Humboldt jm -28. Aiif;i(St in \]'icn und erlioh in cinein Sc/ii-cihen au den Stjats- 
kjiizler ^So. A'LIV IcNuftcn Einsfnic/i gegen den ,<•' 2. welelier folgendermaßen 
lautete: „Dieser Bund soll in sieh begreifen folgende dem Hause Österreich ge- 
hörende Länder: Sabburg, Tirol, Berchtesgaden, Vorarlberg und dasjenige, was 
dieses Erzhaus am Oberrhein erhalten wird, alles was Preußen links der Elbe 
besitzt und erhält, ferner alle deutschen Staaten, sowie sie von der Ostsee, der 
Eider, der Nordsee, dem niederländischen, französischen und schweizerischen Ge- 
biet begrenzt werden. Die hier nicht benannten österreichischen und preußischen 
Staaten bleiben besser außerhalb des Bundes, damit es desto weniger Schwierig- 
keit habe, diejenigen Teile jener beiden Monarchien, die mit in den Bund aufge- 
nommen werden, allen Bundesgesetzen mit zu unterwerfen und das Band desto 
fester zu knüpfen. Österreich und Preußen als Mächte schliefen aber jnit der 
Föderation ein unauflösliches Bündnis, und garantieren besonders die Verfassung 
und Integrität derselben!" Der Hardenbergsche Entwurf wurde den Vorkonfe- 
renzen, zu denen sich Humboldt mit dem Hannoverschen Gesandten Graf Plardenberg, 
Solms-Laubach imd dem Staatsrat v. Martens vom 5. bis g. September in Wien ver- 
einigte, zr Grunde gelegt. Über den § 27 des Entwurfs betr. das Bundesgericht 
verbreitete sich Humboldt des Näheren in einer Denkschrijt (No. XLVII). 

Nach Hardenbergs Eintreffen in Wien traten er, Mettej-nich, Humboldt und 
der Hannoveraner Hardenberg am 7. Oktober zu einer Besprechung zusammen, 
tmterzogen die 41 Artikel einer Revision imd zogen sie auf 12 zusammen, da der 
österreichische Staatskanzler nur die Grundlagen für den deutschen Bund in 
Wien geschaffen, die Einzelheiten dem Bundestage überlassen sehen wollte. Diese 
72 Artikel wurden nun dem Komitee für die deutschen Angelegenheiten zur Be- 
ratung übergeben. Es bestand aus Metternich und Wessenberg für Österreich, 
Hardenberg imd Humboldt für Preußen, Wrede für Bayern, Münster und Har- 
denberg für Hannover, Linden und Wintzigerode für Württemberg ; Martens 
führte das Protokoll. Am 14. Oktober hielt es seine erste Sitzimg. In der dritten 
Sitzung, am 20. Oktober, übergab W^rede schriftliche Bemerkungen zu dem Ent- 
wurf und opponierte außer gegen andere Pimkte vor allem gegen § g, welcher 
den Staaten, die keine Länder außerhalb Deutschlands besitzen, Kriege für sich 
77iit auswärtigen Mächten zu führen, an demselben teilzunehmen, Bündnissubsidien 
oder andere die Überlassung von Truppen betreffende Verträge einzugelien verbot. 
Obgleich in der s- Sitzung vom 24. Oktober von selten der österreichisch-preußischen 
Bevollmächtigten eine mildere Fassung dieses Artikels vorgeschlagen wurde, be- 
harrte Wrede auf seiner Opposition. Über diesen Punkt verbreitete sich Humboldt 
in der folgenden Denkschrift (No. XL VIII). Zu der Gegnerschaß Bayerns ge- 
sellte sich die Württembergs und führte eine Stockung in den Verhandlungen 
herbei: seit dem 16. November fanden keine Sitzungen des Komitees mehr statt. 
Auch die polnisch-sächsische Frage befand sich in einer gefährlichen Krisis, und 
die üble Lage der Kongreßverhandlungen blieb der Öffentlichkeit nicht verborgen. 
Um sie zu beruhigen schrieb Humboldt einen Zeitungsaufsatz (No. XLIXJ, dem 
er eine kurze Notiz (No. L) über die Einführung der ständischen Verfassung in 
den Südstaaten folgen ließ. 

Nachdem die gefahrvolle Spannung in dem Streit über die Territorial- 
gestaltung überwunden war, trat man von neuem an die Erörterung und Lösung 
der deutschen Verfassungsfrage. Humboldt hatte die Zwischenzeit benützt, um 



I. Als Cicsandtit in Wirn. 2(>' 

einen f^rußcn Entwurf in doppelter Fassung { So. LI) auszuarbeiten, hie Grund- 
lage desselben bilden die r2 Artikel in derjenigen Redaktion, die sie in den Komitee- 
Sitzungen erhalten hatten; die einzelnen .Artikel (•;. <i. <S'. lo. u. 12.) hat er näher 
entwickelt, hinsichtlich der Justizorganisation nimmt er seine eigenen früheren 
Vorschläge wieder auf .§() y4—jcf>, die Bestimmungen über die Rechte der Me- 
diatisierten entstammen seinen Basen und ihrer Erweiterung in den Vorkonferenzen 
(§§ 55"~79'>' ^f /"e^ seine Vorschläge für die I^vidstände und die Individualrechte 
wieder ein (§§ fi-j—g-j) und hält am liundesgericht fest (§§ fß—r2o). Nur die 
Militärverfassung zu entwerfen überläßt er dein dafür eingesetzten Ausschuß. 
Dieses umfangreiche Gesetz legte er in zwei Fassungen vor: mit und ohne Kreis- 
einteilung und sprach sich in einer Denkschrift (No. LH) und in einem Briefe 
an Hardenberg (No. LIII) über den Unterschied beider des näheren aus. Als 
ihm aber ein von österreichischer Seite herrührender Entwurf bekannt wurde 
der eine vollständige Gleichstellung aller deutschen Staaten und die Vereinigung 
ihrer Bevollmächtigten in einem Bundesrat festsetzte, entwarf auch er „eine von 
den bisherigen Vorschlägen abweichende Ori^anisation der Bundesversanwilung'' 
(No. LIV>. Inzwischen hatte die sächsische Krisis ihre Lösung gefunden. Der 
Monat Januar 181^ war darüber verstrichen, und nun sandten die preußischen 
Staatsmänner die beiden Entwürfe mit und ohne Kreiseinteilung an Metternich 
mit einer ausjührlichen erläuternden Note, die Humboldt verfaßt hatte (No. L V . 
Während sie also den Weg beschritten, der nun endlich zum Ziele führen sollte, 
trat eine vorübergehende Hemmung ein, indem Stein eine lebhafte Agitation für 
die Wiederherstellung der Kaiserwürde begann. Im „Rheinischen Merkur" vom 
i-j. Februar i8is erschien ein Artikel, der unter heftigen Angriffen gegen Preußen 
die Übertragung der Kaiserwürde an Osterreich forderte. Humboldt entwarf 
einen Gegenartikel , .Vo. LVI), legte ihn dann aber bei Seite, wohl weil er Ge- 
legenheit fand, sich offiziell darüber zu äußern. Stein veranlaßte nämlich den 
Grafen Capo d'Istria zur Abfassung einer Denkschrift in diesem Sinne und 
knüpfte (ij. Februar) eine eigene Arbeit daran. Er legte dar, wie Preußen das 
größte Interesse an einer starken Bundesverfassung habe, während Österreich 
dem Bunde gleichgültiger gegenüberstehe. „Oesterreich wird durch seine geogra- 
phische Lage zur Seite Deutschlands geschoben." „Ausserdem ist eine Entfrem- 
dung zwischen den Oesterreichern und den Deutschen vorhanden." „Wenn riian 
zugesteht, dass Oesterreich ein geringeres Interesse an Deutschland hat als Preusscn, 
dass sogar in seinem Innern Bestandtheile sind, die nach einer Trennung streben, 
wenn itian dessenungeachtet glaubt, dass die Vereinigung Oesterreichs mit Deutsch- 
land für letzteres unerlässlich, und für das politische Wohl Europas im Ganzen 
nützlich ist, so kann man sich auch nicht weigern einzuräumen, dass ein ver- 
fassungsmässiges Band gebildet werden muss, welches Oesterreich wieder mit 
Deutschland vereinige, und beide dadurch verbinde, dass Jene/n ein grosser Einfluss, 
ein Ucbergewicht eingeräumt werde, yvelches ihr gegenseitiges Verhältniss auf Vor- 
theil und Pßicht begründe. Da die gegenwärtige Lage Deutschlands die seltsame 
Verbindung einer Macht wie Preussen von zehn Millionen Menschen mit dem 
Fürstenthum Vaduz von 4/joo zeigt, so wird jedes .■Xn.'ielu'n, werde es nun einem 
Directorium von Fünfen, oder einem einzigen und alleinigen Oberhaupt anver- 
traut, auf so verschiedene Theile eine Wirkutig äussern. /ü< wird einwirkend 
sein für den einen, befehlend für die andern, aber in beiden Fällen ein festeres 



:o4 



I. Als Gesandter in Wien. 



und lebendigeres Bestehen Juhen, wenn es einem Ein:if^en, als ivetin es mehreren 
übertragnen ist; denn im letzteren Falle wäre es schwach im Grundsatz und 
schwach durch die Beschaffenheit des Werkzeuges, welches es ausübt.'' „Die 
Gesetzgebung über Gegenstände von allgemeiner Wichtigkeit für den Bund und 
das Recht des Krieges und Friedens müssen dem Bundestag und dem Kaiser 
anvertraut werden; die richterliche Gewalt wird ausgeübt durch ein Gericht, 
dessen Vorstand der Kaiser, dessen Mitglieder der Bundestag ernenttt; die Leitung. 
der Kriegstnacht wird in Kriegszeiten dem Kaiser und einem Rathe dreier Fürsten 
anvertraut, deren einer stets Preussen ist; die beiden andern erwählt der Bundestag." 
— Humboldt schrieb sofort eine Widerlegung (No. LVII), deren Abfassung in 
die Tage zwischen den i8. imd 23». Februar 1815 fällt, da vom i-]. Steins Denk- 
schrift datiert und am 24. Februar Hardenberg di: Humboldtsche Denkschrifl 
Stein übergab. Dieser las sie und wandte in einem Schreiben an Hardenberg 
('27. Februar i8i>;) dagegen ein, daß das kaiserliche Ansehen auch noch vor 
seiner Auflösung wohltätig gewirkt, Bayern an der Bedrückutig der kleinen 
Staaten verhindert, diese zur Erfüllung ihrer Verpflichtungen gegen das Reich 
gezwungen habe. Preußens Unabhängigkeit war nicht beengt. Ohne leitende 
Einrichtimg wird der Bundestag gelähmt. Schließlich wiederholt er das Argument 
von der Notwendigkeit, Österreich an Deutschland zu knüpfen. Humbold verfaßte 
eine zweite Denkschrifl (No. LVIII) vom j. März i8is, die von neuem die Aus- 
führungen der Steinschen zurückwies. Nach dieser folgenlosen Unterbrechung 
kehrte man in den nun wieder beginnenden Verhandlimgen, die durch den neu 
ausbrechenden Krieg beschleunigt wurden, auf den Boden der Entwürfe Hum- 
boldts zurück. Er selbst fertigte aus diesen einen Auszug in 14 Artikeln, arbeitete 
ihn noch zweimal um und sandte ihn an Metternich. Dieser legte einen von 
Wessenberg ausgearbeiteten Plan vor, und über diesen fanden Besprechungen der 
österreichischen, preußischen und hannoverschen Bevollmächtigten statt.. Während 
dieser Zeit fand Humboldt Veranlassung, sich noch einmal ausführlich über die 
politische Stellung der Mediatisierten (No. LIX) auszusprechen. Aus diesen Be- 
sprechungen ging ein abgeschwächter Entwurf hervor, über den am 25. Mai die 
Beratung begann. Da von allen Seiten jetzt noch Anträge und Veränderungs- 
vorschläge eingingen, entwarf Humboldt in Hardetibergs und seinetn Namen an 
Metternich eine Note (No. LX), die diesen drängte, ein Ultimatum zu stellen und 
auf keine Diskussionen mehr einzugehen. Aber erst nach erneuter Mahnung ent- 
schloß sich Metternich, am 5. Juni eine derartige Erklärung abzugeben, und so 
kam endlich am 8. Juni 181^ die Bundesakte zustande. 



XLIl. Memoire preparatoire pour les Conferences des 

cabinets allies sur les affaires de l'Allemagne. 

April 18 14. 

(Abschrift im Geh. Staatsarchiv; das Memoire gedruckt bei Schmidt, Deutsche 

Verfassungsfrage S. i42ff., die Beilagen nur teilweise.) 

11 a ete resolu dans une des dernieres Conferences*) du comite 
des ministres des Cours alliees: 



•y Entweder ist die in der Einleitung erwähnte Ministerkonferenz in Bar sur 



I. Als Gcsandtirr in Wien. 20^ 

de mcttrc des il preseni iin lenne aiix mcsurcs arbitraires que 
qucKiLies princes de rAllcmagne se permeitent conire leurs sujcis 
et en particiilier contre Icurs anciens (Jo-eiais, les princes et comtes 
m^diatis(fs; 

de determincr les droits personnels dorn tout Allcmand doii 
jouir, ainsi que ceiix des Mddiatises; 

de lixer le Minimum des Privileges qui doivent ctre accordes 
aux l-.tats Provinciaux; 

et de proclamer ces droits et Privileges comme une regle 
sanctionnde provisoirement par les (>ours alliees. 

Rien ne sauroit etre plus sage que l'adoption d'une pareillc 
mesure, rien de plus urgent que son execution. L'edifice politique 
de TEurope manquera de son principal fondement, autant que 
TAllemagne ne poss^dera point une Constitution forte par sa com- 
position et assur^e par une distribution juste des droits entre ses 
ditVerents membres; il serait en vain de regier les rapports politi- 
ques des Ktäts, si Ton n'avait pas soin en meme temps d'attacher, 
par la justice et Tequite de la legislation int^rieure les nations ä 
leurs patrics et ä leurs gouvernemens; la nation Allemande entin 
a tant fait pour sa ddivrance qu'elle merke aujourd'hui. que les 
(]ours allides lui rendent justice, qu'elles la prennent sous leur pro- 
tection immediate et ne labandonnent point aux mesures arbitraires 
de ceux qui, en partie. Tont empechee d'arriver plutöt au but 
glorieux oü les elVorts genereux des souverains allies l'ont conduite. 

11 est ndcessaire aussi de mettre lin tout de suite aux abus 
qui se commettent journellement de la part de quelques uns parmi 
les Princes de TAllemagne; on peut meme dire que les (>ours 
alliees ont Tobligation de le faire, puisqu^n abolissant la (Konföde- 
ration du Rhin elles peuvent avoir Fair d'avoir annulle la derniere 
norme il laquelle les parties Idsees pouvaient encore recourir et 
d avoir öle le dernier frein qui aurait pü encore contenir le des- 
potisme des Princes. 

Quoique par ces raisons il soit impossible de difVdrer la publi- 
cation de la defclaration, destinde a fixer les droits et les privileges 
des Sujets envcrs leurs (jouvcrncmens cn Allcmagnc, jusqu'au mn- 

Aubc am -jj. März tSi4 gemeint oder die Beschlüsse wurden in einer der lie- 
sprechungen zu Paris gefaßt; dann ergäbe sich für die Datierung der Termin 
nach dem lu. April, da Hardenberg erst an diesem Tage in Paris eintraf. Doch 
scheint das erstere ivalirsi/u'iniuher. 



2o() I. Als Gesancher in ^Vicn. 

ment oii la Constitution ellc-nicmc sera cnticrement regicc, il ne 
semble n^anmoins pas prudent de separer ces dcux travaux tout- 
ä-fait Tun de Tautre. 

Les droits des sujcts d(^coulcnt de la (Constitution et varient 
d'apres sa nature. 11 n'est donc gueres possible de faire un tra- 
vail solide, sans avoir ces deux objets a la fois devant les yeux. 
On pourrait donner Heu au reste, a des rapprochements egalement 
iniustes et odieux. si Ton voulait proclamer les droits de sujets, 
sans parier en meme temps de la Constitution qui doit regier ccux 
des Princes. 

Ceux parmi ces derniers qui ne verront dans une pareille 
D^claration qu'un frein mis ä leurs actes arbitraires, s'en trouveront 
doublement offens^s et effrayes, s'ils ignorent entierement quelles 
seront les bases de la Constitution future, et ils ne manqueront 
pas de representer cette mesure comme une tentative des Cours 
alliees, ou de quelques-unes d'entre elles de s'arroger un pouvoir 
absolu sur TAllemagne entiere. 

L'opinion de la nation Allemande enfin pourrait etre egaree 
par une declaration isolee de ses droits. Ceux dont la tete s'exalte 
facilement, pourraient se croire degages de tout lien envers leurs 
Gouvernemens ; d'autres pourraient ne pas trouver une garantie 
assez föne dans une declaration denuee des institutions qui seules 
peuvent assurer l'execution des principes proclames. Tous enfin 
verraient avec regret encore remis ä une epoque indeterminee ce 
ä quoi tendent tous leurs voeux, de voir fixe leur sort, de savoir 
ä qui et de quelle maniere ils appartiendront ? Car on ne saurait 
assez le repeter qu'autant qu'il etait sage et prudent de laisser 
beaucoup de rapports politiques et sociaux en suspens aussi long- 
temps que la grande lutte presentait une issue incertaine, autant 
il est urgent maintenant de mettre une prompte fin ä tout etat 
provisoire qui paralyse, jusqu'au sein des dernieres familles, chaque 
projet domestique, arrete par lä l'industrie nationale, inquiete les 
esprits et met ä la place du zele et du patriotisme une apathie et 
une indifference dangereuse. 

Dans ces circonstances, les Cours alliees pourraient obvier au 
double inconvenient expose ici, en tenant la marche suivante. 

I. 
Les Souverains allies pourraient, et ceci semble en effet urgent 
et indispensable, convenir des principes qui devraient servir de 



I. Als Gcsandti-r in Wien. "iO" 

bases ä ceiix qui scront cliari^cs de la rcdaciion d'unc Constitution 
poiir rAllcmagne. 

(!c travail nc scrait guercs ni long ni diflicüc. Lcs Soiivcrains 
allids ont ddji\ prononcd dans Icurs irailcs inutiicis quelle doit etre 
la forme de cette (Constitution cn gdneral.') 11 ne s'agit plus que 
d'^claircir iin petit nombre de qucstions Ibndainentales. et il ne 
reste apres qu'un travail de detail i\ faire. 



(]cs bases devraicnt ctrc rcmises a un (](jmite qui serait Charge 
de la r^daction definitive de la Constitution, ainsi que de l'acte 
fdd^ratif tcl qu'il devra etre sign^ par tous les Princes de l'Alle- 
magne. 

Mais pour mieux s'assurer d'avoir en eilet un travail dont 
la bont^ et la soliditd rdpondit entiercment i\ Timportance de Tob- 
jct, pour lui donner plus de solcmnit^ et plus d'autorite, et pour 
reunir au but de dresser l'acte de la Constitution d'abord aussi 
celui de le rendre acceptable aux Princes et de le faire adopter 
par eux, il serait bon, de communiquer les bases de la (Consti- 
tution a ceux des Princes Allemands qui, conjointement avcc la 
Prusse et l'Autriche, doivent former le directoire de la Diete future, 
de lcs faire reconnaitre et signer par eux et de les inviter ä en- 
voyer chacun un Ministre, accompagne d'un (Conseiller verse dans 
le droit public de TAllemagne, dans une ville qu'on d^terminerait, 
pour y faire le projet de la (^Constitution et de son acte fonda- 
mental. Les Puissances garantes de la Constitution future pour- 
raient y envoyer ^galement des Ministres, qui n^anmoins ne pren- 
draient point de part immcdiate et directe ä la confection de la 
(Constitution, qui ne peut-etre qu'un ouvrage national. Tout autre 
Ministre, Depute ou Agent d'une puissance ou d'un Prince quel- 
conque serait exclü de ccs confeC'rences et meme du sejour dans 
la ville oü elles se tiendraient. 

Outre que ce comite serait Charge de la redaction de la (Con- 
stitution, il pourrait, jusqu'au moment oü la Diete serait assemblde, 
servir de point central pour pouvoir, selon la latitudc des pouvoirs 
qu'on lui accorderait, ou rt^gler ou proposer de rdgler les alVaires 
qui exigeraient une ddcision prompte et immddiate, soit ddfinitive, 
soit provisoire. (C'est ainsi que les principes proclamds dans la 



*J Die Beschlüsse von l^ingres und C.luumünt; s. Einleitung. 



2o8 I- Als Gesandter in Wien. 

declaration des droits recevraieni unc garantie de plus par 
rexistence d'iinc auiorite a laquelle on pourrait recourir dans le 
cas oü ils seraicnt enlVeints. 

Ce Comite sc reunirait le i er de Juillet. Son travail principal, 
la redaction de la Constitution Germanique et de l'acte federatif, 
devrait immanquahlcment etre termine le i er decembre de cette 
annee, mais le Comite ne serait dissous qu'au moment oü la diete 
future serait reellement assembl^e. II se servirait, tant dans ses 
Conferences, que dans ses pieces ofiicielles uniquement de la langue 
Allemande, et de la Francaise seulement dans ses Communications 
avec les Ministres des Puissances garantes. 

Le delai jusqu'au i er juillet peut etre necessaire aux Cours 
alliees pour donner plus d'etendue aux bases generales et som- 
maires dont elles conviendront immediatement ä present, pour 
consulter d'autres personnes sur elles, enfin peut-etre meme pour 
faire revoir ces bases de nouveau par un Comite prepai^atoire, 
nomme uniquement par elles et travaillant au quartier general. 

3- 
Les Cours alliees publieraient des a present la declaration 
projettee. Pour adoucir cette mesure et ne point diminuer dans 
la nation le respect qu'elle doit a ses Souverains legitimes, il fau- 
drait dire dans le preambule que cette declaration se faisait de 
concert et d'un accord commun avec les principaux Princes de 
l'Allemagne, consultes ä cet egard; et pour cet effet il faudrait 
reellement la faire communiquer a quelques-uns des Princes, p. e. 
aux Rois de Baviere et de Würtemberg, mais sans permettre que 
pour cela son contenu fut change ou sa publication retardee con- 
siderablement. Elle devrait toujours paraitre avant le 15 de Mai. 
II serait enonce dans cette declaration: 

a. que les Cours alliöes s'occuperaient incessamment de faire 
avoir ä TAllemagne une Constitution aussi rapprochee que possible 
de l'ancienne et modifiee seulement selon Texigeance des rapports 
politiques du moment actuel et des changemens sun^enus dans 
ces dernieres annees, sur lesquels il serait impossible de revenir; 

b. que d'apres cette Constitution tous les Princes de l'Alle- 
magne formeront une ligue Germanique (Deutschen Bund) dont 
ils seront membres Souverains-que les affaires de la Ligue seront 
reglees par une Diete dont un nombre tres retreci de Princes 
formera le Directoire-qu'il y aura pour toute l'Allemagne une 



I. AJs Gcsundtcr in Wien. 20Q 

Organisation niilitairc commune et im iribunal siiprcme — que des 
Imitats Provinciaux seront uu insiilucs ou rctablis dans chaquc l-Aat 
particulier — que par ce moyen et par le Tribunal de la Li^iie 
Ics droits de chaque Allemand scront assures et garantis — qu'il 
sera otabli une egalite parfaitc entre tous les cultcs — que la 
libcrtc de la presse sera protegee et assurce — qu'enfm la (Con- 
stitution aura des egards particuliers pour les Princes et (]omtes 
m^diatis^s et qu'elle aura soin de concilicr leur interct particulier 
avec le bien-etre gdndral; 

c. qu'un Comite de iMinistrcs de TAutriche, de la Prusse, de 
la Baviere et du Hannovre se reunira le i er Juillet ä .... pour 
s'occuper de la redaction de la (Constitution future, que son travaiJ 
sera termin^ immanquablement le i <>■ Decembre et tout de suite 
apres sanctionne par leurs Cours, muni de la garantie de la Russie 
et de TAngleterrc et accept^ par les autres Princes de l'Allemagne ; 

d. mais que, pour empecher que des sujets d'une province 
Allemande quelconquc ne soyent memc en attendant leses dans 
leurs droits par Icur gouverncment qui, se croyant alVranchi de 
toute autorite superieure par Tabolition de l'ancienne (Constitution 
Germanique et de la Confederation du Rhin, pourrait oublier que 
cette abolition n'a point pu aneantir ni les droits de chaque Alle- 
mand ni la Constitution particuliere des dilTerens Etats, les Cours 
alliees declarent vouloir maintenir les principes renfermes dans le 
present acte qui seraient enonces ensuite, et reprimer toute tenta- 
tive d'un gouvernement Allemand quelconque de les enfreindre. 

11 est ä prevoir que cette declaration et le projet de la (Con- 
stitution elle-meme trouveront une Opposition sourde aupres de 
plusieurs des Princes AJIemands. Mais eile n'osera point eclater, 
et les (Cours allides ne pourront mcme jamais faire un usage plus 
juste et plus bicnfaisant des forces que la Providence a reunies 
entre leurs mains, qu'en les employant pour mettre une Nation 
qui a acquis de titres indubitables a leur protection, ä Tabri d'un 
despotisme qui depuis les siecles les plus rccules a ei6 ^tranger a 
la Constitution Allemande et qui n'a os^ lever le masque qu apres 
que les catastrophes les plus malheurcuses ont renverses tous les 
boulevards de la libertd (Germanique. 



Conformemcnt aux idces ci-dessus exposdes, on a Joint au 
präsent memoire: 

Humboldt, Poliliiche Denkjchriften II. I4 



o|Q I. Als Gesandter in Wien. 

1. Ics bascs qui dcvraicnt scn-ir de norme au (]omite charge 
de la rddaction de la Constitution future (A); 

■2. un expos^ des droits qui scraicnt proclamcs dans la dccla- 
ration des Cours ailides (B). 

(^n a elcve la question: s'il ne serait pas bon d'invitcr la 
Hollande et la Suisse a entrer dans la ligue (jermanique? 

La Constitution de ces deux pays, entieremcnt dilVercnte de 
Celle des Etats Allemands, ne semble point leur permettre de faire 
proprement des parties de la Ligue. Mais il serait possible et 
extremement utile de les lier par des trait^s d'alliancc, conclus a 
perpetuite, a TAllemagne d'une maniere plus intime et plus parti- 
culiere que ne le seront les autres Puissances Europeennes. 

Le point le plus important par rapport a la Hollande serait 
d'etablir un Systeme combine de defense moyennant les places 
fortes des Pays-Bas et Celles de l'Allemagne, de facon que les 
premieres, en recevant en partie des garnisons Allemandes, ser- 
^^ssent en meme temps de barrieres a l'Empire Germanique. 

La Suisse n'abandonnera jamais facilement son Systeme de 
neutralite, et on pourrait meme le sanctionner ä perpetuite par le 
traite ä conclure, pourvü que 

a. eile s'engageat ä garnir, dans le cas de chaque guerre de 
la Ligue Germanique avec la France, ses frontieres d'un nombre 
stipule de troupes, de maniere a empecher reellement toute vio- 
lation de son territoire; 

b. qu'elle donnät une fois pour tout un certain nombre de 
troupes ä la solde de l'Allemagne et promit de l'augmenter en cas 
de guerre; comme la Hollande a eü constamment l'usage de 
recevoir des troupes etrangeres ä sa solde et la Suisse d'en donner, 
la premiere pourrait payer ä l'Allemagne une certaine somme pour 
les troupes Allemandes qui feraient partie des garnisons des forte- 
resses HoUandaises, et cette meme somme pourrait servir a l'Alle- 
magne pour en payer les troupes Suisses; 

c. qu'elle renoncat au droit de donner des troupes a la solde 
d'un autre gouvernement quelconque. 



Les questions sur lesquelles les cabinets allies doivent mainte- 
nant se decider, sont les suivantes: 

I. s'ils approuvent la marche qu'on a propose ici de tenir 
pour la confection de la Constitution future? 



I. Als (Irsatxltir in Wien. 2 1 I 

■2. s'ils approiivcnt ou non Ics bascs propos^cs pcnir cctte 
Constitution, et si, dans Tun ou l'autre cas, ils croyent ndcessaire 
de les soumcttrc de nouvcau i\ la rdvision d'un (]omitd prdpa- 
ratüire nommd seulement par cux et travaillant au quartier gdndral? 
Dans ce cas il faudrait tout de suite nomnier ce (^omitd; 

;^. s'ils approuvent qu'il soit publice au nom de leurs (>)urs 
une d<5claration dans le scns de cclle proposc^e ici? Dans ce cas 
il laudrait incessammcnt charger quelqu'un de la rddaction de cetie 
piece. ».|ui dcvait otre ccrite et publiee en Allemand. 



XIJII. Bases qui pourraientservir denormeauC^omitd 
qui sera Charge de la redaction de la (Constitution 

(j erm ani q ue. 

I. 
Tous les Etats de rAllemagne formeront un corps politique 
federatif qui portera le nom deLigue Germaniquc, Deutscher 
lUind. 

2. 

Tous les membres de la Ligue jouiront du droit d'une Souve- 
rainete, limitee par la Constitution. 

3- 

Les membres de la Ligue qui doivcnt en signer Tacte fonda- 
mental, seront: 

a) l'Autriche, la Prusse, le Hannovre, Ic Dannemarck pour la 
Pomeranie Suddoise et le Holstein, qu'il faudrait revcndiquer a 
TAllcmagne; 

b) tous les Princes auxquels les (]ours alliees ont garanti 
leur exisience et leur souvcrainetd par des traitds; auxquels il 
laut ajouier les Maisons de Brunsvic et dXJldenbourg, auxquelles 
une teile garantie n'a pas encore 6t6 donnde ; et la Maison de 
Hesse-Hombourg ä laquelle les (Cours alliees ont promis de la 
rendre immddiate. 

c) les trois villes Anscatiques. 

NB. Pour facililer l'examen de cet article, ainsi quc de TAn. 4 
et 13 on a ajoute il cette piccc une liste de tous les Princes et 
(Comtes de Tllmpirc, ainsi qu'ils existaient ä l'dpoquc de la dis- 
soluti(3n de TLnipirc (jermaniquc. avec Tindicaiion de la population 



212 I- Als Gesandter in Wien. 

de leurs posscssions d'apres Touvrage statistique de Hassel public 
en 1805. 

4- 
Tous les autres Princes et (]omtes qui, ayant dependü autre- 
fois immediatement de THrnpire Germanique, ont 6te mediatises 
par la Conföderation du Rhin, continueront d'appartenir aux terri- 
toires auxquels ils ont dte incorpores, mais licndront le premier 
rang parmi les Etats Provinciaux de ces pais, et jouironl de Privi- 
leges particuliers, fixes par la Constitution. 

5- 
Le but de la Ligue est non seulement la defense de la patrie 
commune contre toute attaque exterieure, mais aussi la garantie 
de tous les droits des differentes Classes et Individus de la Nation 
dans chaque Etat en particulier. 

6. 
La Ligue seramise sous la garantie de laRussie et de l'Angleterre. 

7- 
La ligue ne pourra etre dissoute que d'un accord commun. 
Jusques lä aucun membre n'a le droit de s'en separer, et toute 
tentative de le faire, sera traitee de felonie. 

8. 
Aucun membre ne peut contracter une alliance, ou faire un 
traite quelconque qui soit contraire aux obligations que lui impose 
la Constitution Germanique. 

9- 
Tous les membres, ä l'exception de riVutriche, de la Prusse 
et du Dannemarck qui seules sont en meme tems des Puissances 
Europeennes, renoncent expressement au droit de former des 
Alliances avec des Cours etrangeres, de prendre part ä d'autres 
guerres que Celles decretees par la ligue elle-meme, de permettre 
l'entree dans leurs Etats ä des trouppes etrangeres, ou de mettre 
leurs sujets ä la Solde d'une Puissance quelconque. 



Tous les membres, sans exception, renoncent au droit de 
guider les armes ä la main les disputes qui pourraient s'elever 



I. Als (Jfsandtcr in Wien. 



•2 IS 



entr'ciix, mais promettcnt de Ics termincr ä ramiablc. ou de sc 
Süumcttre :\ la ddcision de la lii^uc. 



Ix's intcTcts communs de la I.igiie seroni regles par iinc diele 
(Hu ndcsversani m 1 u n <T) presidee par un Directoire (B u n dcs- 
a II ssch II ss^. 

12. 

I,e Directoire scra formd par les Ddputds des quatre maisons 
qui sont les seules qui resient de Tancicn (^orps Klectoral avant 
1792 ^poque i\ laquelle les Cours alli^es se sont r^f^r^es dans la 
plupart de leurs transactions, savoir par les D^putes de rAutrichc, 
de la Prusse, de la Baviere et du Hannovre. L'Autrichc et la 
Prusse auront chacune deux voix; la Baviere et le Hannovre 
alterneront entr'eux dans le droit d'en avoir deux, pour qu'il 
puissc se trouver unc majorite absolue de voix dans les delibera- 
tions: (xtte maniere de voter n'aura Heu que lä, oü le Directoire 
votera pour lui scul. 

'3- 
La Dietc sera composee du Directoire et des Deputes de tous 
les autres Membres de la Ligue, dont les possessions renferment 
une population de 100 000 ames, ou au delä, rdunis dans une 
meme chambre. La population des possessions des ditTerentes 
branches diine maison sera comptd ensemblde, mais ces branches 
ne pourront exercer que collectivement leur droit de voter. et le 
meme cas sera des trois villes Anseatiques. II y aurait par la. le 
Directoire y compris, 17 votens dans la Diete. 

14. 
Les membres de la Ligue qui ne siegent pas dans le Directoire, 
auront egalcmcnt un dilVdrent nombre de voix, pour qu'il regne 
une juste proportion entre l'c^tendue de leurs possessions et leur 
inlluence sur les ddliberations communes. Mais pour maintenir 
aussi un dquilibre convenable entr'eux et le Directoire, ce dernier 
aura dans les ddlibdrations de la Diete un nombre de voix qui 
excddera d'une, le nombre de Celles de tous les autres membres 
priscs ensemble. La sf)mme des voix du Directoire sera rdpani 
entre ses membres d'apres la meme proportion et avcc le meme 
mode d'alterner que dans scs ddlibc^rations particulieres. 



214 



I. Als Gesandter in Wien. 



15- 
Le Directoire de la Diete sera le pouvoir executif de la Ligue, 
€t decidera a lui scul et sans consulter la Diete, de la question de 
la guerre et de la paix, et de tout ce qui appartient aux relations 
extörieures, a rorganisation militaire et aux moyens de defense de 
la Ligue. 11 concluera et ratifiera seul les traitds avec les Puis- 
sances ^trangeres, et les Cours qui le forment, auront seules le 
droit d'envoyer des Agens aux Cours Etrangeres et d'en recevoir, 
a Texception des Konsuls pour les villes Anscatiques. 

i(). 
Toutes les autres questions qui regardent les interets communs 
de la Ligue, et dont la decision ne decoule pas immediatemcnt de 
Tacte constitutionnel lui-meme, devront etre portees ä la deliberation 
de la Diete. 

17- 
La Diete ne se rassemblera qu'une fois par an pour un terme 
qui sera fixe; le Directoire sera permanent. 

i8. 

11 sera cree un Tribunal de la Ligue Germanique 
(Deutsches Bundesgericht). II residera dans un autre en- 
droit que la Diete; jouira d'une independance entiere tant des 
Princes en particulier, que du Directoire, et ne sera soumis qu'ä 
la Diete entiere. La nomination des juges dependra de tous les 
membres de la ligue d'apres des modifications qui seront fixees 
dans la Constitution. 

19. 

Ce Tribunal sera particulierement destine ä decider des griefs 
que les sujets, ou les Etats d'un des Membres de la ligue portent 
contre leur Gouvernement. 

20. 
Quant aux contestations des Membres de la J^igue entr'eux, 
il dependra des parties Interesses d'en remettre la decision d'un 
commun accord au Tribunal, ou au Directoire. S'ils ne peuvent 
point convenir lä dessus entr'eux, le Directoire renverra l'affaire 
au Tribunal, ou la jugera lui-meme, selon qu'elle est plus de 
nature juridique ou politique. II devra neantmoins s'il la decide 
lui meme, toujours s'associer des juges du Tribunal, desquels les 
pardes pourront recuser un certain nombre. 



I. Als Gcsaiull.r in Wien. 



•21:, 



21. 

I/AIlcmnc[nc scra distribiidc cn quatrc ccrclcs a chacun dcs- 
lucls presidera iin des Princcs qui formcnt Ic Dircctoirc. Ottc 
Jistribution des ccrclcs a Ic triple bin: 

a) de rcxdcution des decrcts de la Dictc. ou du Dircctoirc; 

b) de Torganisation militairc: 

c) de ror^anisatiün iudiciairc. 



(;haque nicmbrc de la Liguc s'cngage par Tactc consiituiionnel 
meine a tenir sur pied cn tems de paix et de gucrre un certain 
nombrc de trouppes reguliercs, et de Landwehr. II s'oblige 
^galemcnt a Torganisation du Landsturm. 



Tous Ics membrcs de la Liguc qui ne siegent point au Dircc- 
toirc, scront soumis pour Icur Organisation militairc aux Ddcrets 
du Dircctoirc de la Liguc, et ä Linspection de cclui des Princcs 
qui prcsidc ä leur (]crclc, pour l'execution des mesurcs ordonnees 
par Ic Dircctoirc. Mais ceux qui fournissent cn tcms de gucrre 
cn trouppes reguliercs et cn Landwehr 25000 hommes, ou au 
deltl, auront Ic droit de former un C^orps d'arm^e separe, com- 
mande par un chef choisi par eux. Les trouppes des autrcs sc 
reuniront dans un Corps d'armee du Cercle, dont Ic Chef scra 
nomme par le Dircctoirc. 

24. 
Les lääts Allemands qui ont une population de 100 ooo hommes, 
et au dclül, scront les sculs qui jouiront du droit de non appel- 
lando. Tous les autres scront soumis rclativemcnt a Texercice 
de la justice ä cclui qui presidc ä leur (iercle. en autant qu'ils 
devront 

a) rcnv(jyer les proccs de Icurs sujets, en 3. instancc au tri- 
bunal suprcme de cet I\tät; 

b) soumetirc les senlenccs criminelles des qu'ellcs porient la 
peinc d'cmprisonncmcnt de 10 ans. ou une majeure, a la 
rdvision des tribunaux du mcmc; 

c) reconnoitre ceite mcmc revision pour toutcs les Ordon- 
nances par Icsquelles ils voudraicnt changer la legislation, 
ou Tordrc judiciairc cn maticrcs civilcs, ou criminelles. 



2i6 I. Als Gesandter in Wien. 



Chaquc Membrc de la l.igue Germanique s'engage ä instituer 
ou ä r^tablir des Ktäts Provinciaux dans ses Etats. Si ces Etats 
Provinciaux n'ont ^t^ abolis qu'a l'epoque oü l'Empire Germanique 
^tait dissous. ils pourront prdtendre de rentrer dans les memes 
droits qu'ils avaient alors, et les contestations sur la fixation de 
ces droits seront du ressort du Tribunal de la Ligue. Le Minimum 
des droits des Etats Provinciaux sera: 

a) que les impöts, tant directs qu'indirects, ne pourront etre 
augmentds sans leur consentement; 

b) qu'aucune dette contract^e par le Gouvernement ne sera 
valide sans leur approbation; 

c) que le Gouvernement leur devra rendre compte annuel- 
lement de Temploi qui aura ete fait des deniers publics ; 

d) qu'ils auront le droit de faire des representations au 
Gouvernement sur tous les abus qu'ils croiront decouvrir 
dans la legislation, ou l'administration du pays. 

26. 
Si leurs griefs, touchant le maniement des deniers publics, ou 
la maniere d'exercer la justice ne sont point entendus, ils pourront 
les porter ä la diete qui pourra dans le premier cas aller jusqu'ä 
mettre le pavs sous sequestre, dans le second ordonner une re- 
vision generale de ses tribunaux. 

27. 
Les Princes et Comtes mediatises tiennent le premier rang parmi 
les Etats Provinciaux du pays auquel ils appartiennent qui sont 
de la meme classe qu'eux. Leurs droits et leurs charges seront 
fixes d'une maniere detaillee par la Constitution, et toutes les 
Ordonnances paniculieres des Etats, relatives ä eux, seront abolies 
des que la Constitution sera promulgee. Les principes d'apres 
lesquels leur sort sera regle, sont les suivans: 

a) qu'il n'existe point de subjection personelle ni pour eux, 
ni pour les membres de leur famille, et qu'on ne leur 
peut par consequent imposer aucune restriction, ou Service 
personnel ; 

b) qu'on ne peut intenter aucune action personnelle contr'eux 
aupres des tribunaux du pays auquel on les a incorpores, 
mais seulement dans les premieres instances aupres des 



1. Als Gesandter in Wim. 



217 



tribunaiix de Tctät qui prcisidc au Clcrclc, 011 s'ils sont de 
cct (5tät mcmc, du plus grand etat voisin et cn derniere 
instance aupres du tribunal supremc de la ligue; 

c) qu'ils ne jouissent pas du dnjit de l'autonomie, ni 
d'aucun de ceux qu'en ddcoulent, mais qu'on leur consen'c 
du rcstc tous ccux de la supdrioriic^' territoriale qui sont 
compatibles avec Tadministration gdndrale; 

d) qu'ils continuent i\ pcrccvoir les dixines, rentes etc. de 
leurs Sujets sous les moditications fixees par les loix ge- 
ndrales du pays. mais que ces dixmes et rentes ne peuvent 
etre ^chang^es contre une somme d'argcnt par le Prince 
Souverain sans leur conscntement; 

e) que leurs personnes, celle de leur famille et leurs biens 
ne peuvent etre graves d'impöts qu'en autant que la per- 
sonne et les biens du Prince Souverain lui-meme portent 
les mcmes charges. 



XI. 1\'. l-^xpose des droits de tout sujet Allemand en 

general et des Princes et (lomtes mediatises en 

p a r t i c u li e r. 



La Constitution particulicre des difTerens Etats de TAllemagne 
n'a point et^ abolie ni par la dissolution de TEmpirc Germanique, 
ni par celle de la Confdd^ration du Rhin, et eile ne peut par 
cons^quent point etre changee par la seule autorite des Princes. 



Aucun Allemand ne peut cire prive ni de sa libertc, ni de ses 
propridt(fs sans une sentence prononcce par le tribunal comp(5tent 
d'apres les loix existantes. Toute arrestation d'un Allemand faite 
par mesure de Police, ou par ordre supdrieur, doit etre suivie 
dans les 2.^ heures d'unc procddure formelle intcntc^e par le juge 
compdtent. 

Le cours de la justice ne pcui etre intenerti par Tordrc d'une 
autoritd quelconque, et comme le Souverain devient panie dans 
les causes ou son intdret pourrait etre concerne, les tribunaux 
n'osent suivre aucun ordre qui leur parviendrait ou de sa part, 
ou de Celle de son Ministere dans une pareillc cause. 



-2 1 8 I- Als Gcsaudlcr ia Wien. 

4- 
La libcrte de la presse ne sera limitee que par une Censure 
iuste et raisonnable. 11 est permis a chaque Allemand d'imprimer 
SOS ouvragcs dans quo! pays Allemand il le juge a propos, et 
aucun Auteiir ne pciit etre poursuivi, ni puni que pour avoir 
enfreint les loix cxisiantcs pour la (>ensurc. 



11 est generalement permis d'etudier a une Universite Alle- 
mande quelconque, sans qu'aucun Gouvernement ne puisse y 
mettre obstacle. 

6. 

Chaque Allemand peut entrer au senice civil ou militaire de 
chaque autrc Etat Allemand, et meme de chaque Puissance etran- 
gere qui n'cst point en guerre avec l'Allemagne. 

7- 
11 est libre a tout Allemand d'emigrer d'un pays de l'Alle- 
magne dans un autre, sans que le Gouvernement puisse lassu- 
jettir ä autre condition de son emigration qu'au paiment de 
l'impöt, nomme Abzugsgeld, la oü cet impöt n'est point encore 
aboli. 

8. 

Les Princes et Comtes mediatises ne se trouvent dans aucun 
rapport de subjection personelle envers le Prince Souverain au 
tcrritoire duquel ils appartiennent, et toute restriction, ou Obligation 
personelle qui pourrait Icur avoir ete imposee a eux ou aux 
membres de leurs familles, cesse des ä present. 

9- 
Comme les Conventions par lesquelles quelques Princes Sou- 
verains ont achete les dixmes, rentes et autres revenüs que les 
Princes et Comtes mediatises percevaient de leurs sujets, et le 
Systeme d'apres le quel ces Etats mediatises ont ete imposes, doit 
etre soumis ä une revision generale, des que la Constitution Ger- 
manique sera promulgee, aucun Prince ne pourra "faire un change- 
ment quelconque a Fune ou l'autre de ces objets que moyennant 
un accord commun avec la partie interessee. 

IG. 

Les pactes de famille, Conventions et stipulations quelconques 
qui ont existe entre les diflerentes branches de maisons princieres 



I. Als (Jcsancllc-r in \Vi 



2U) 



de l'Allcmagnc ä l'dpoquc de la dissolmion de rilmpire Germanique, 
n'ont point pü etrc annullds ou älteres dcpiiis par des actes uni- 
lat^raux des branches regnantes de ces maisons, et lentreni des 
i\presenl dans leur ancicnne validitc. 



\L\'. An Hardenberg. 2h. Juni 1S14. 
(Reinschrift im Geh. Staatsarchiv.' 

Mon Pri nee. 
Je prends la liberte de prdsenter ä ^'ot^e Altesse quelques 
rdflexions que la resolution qui vient d'etre prise, de remettre le 
(]ongres de Vienne a une epoque assez eloignee, m'a fait naitre. 
O (]ongres a deux objets tres dilV^rens; il doit fixer le sort 
du Duche de Varsovie, de Tltalie et des Provinces conquises sur 
la France; il doit donner en meme tems une nouvelle Constitution 
a l'Allemagne. 11 est naturel que des interets qui tiennent imm^- 
diatement a la politique de TKuropc, ne peuvent etrc regles qu'en 
presence des Souverains et par leurs (^abinets reunis; mais un 
ouvrage tel qu'un acte constitutionel, peut etre fait avant fouver- 
ture du (^ongres d'apres des Bases dont les Cabinets peuvent 
facilement cncore convenir entre eux; il gagnera meme, si Ton 
s'en occupe isolement, et je n'hesiterai point de dire qu'il serait 
nuisible de le remettre egalement a une epoque doignee, oü des 
arrangemens d'une toute autre nature doivent etre pris, et oü la 
presence des Souverains limitera necessairement le tems qu'on 
pourra lui vouer. 

Je crois donc devoir proposer a X'otre Altesse de tächer de 

faire que des Ministres nomm^s pour cet elTet s'assemblent 

des le 1 " AoiJt, ou meme des le 1 5,. Juillct ä \'ienne pour 

r^diger l'acte constitutionnel de la Ligue Germanique de 

maniere qu'il puisse etrc approuvd et sanciionne au momcnt 

meme de l'ouverturc du (^ongres. 

Sans vouloir pr(^*juger, quels seront les Princes qui entreront 

dans le Directuire de la Ligue, je serais d'avis de n'admettre a ce 

(^ o m i t e p r c jvi r a t o i r e d e 1 a ( ] o n s t i 1 11 1 i n \ 1 1 c m a n d e ( car 

c'est ainsi que je le nommerais) que les Ministres de rAuiriche, 

de la Prusse, du Hannovre, de la Baviere et du W'ürtemberg. (>e 

sont la les seuls Princes AUemands qui, soit par la grandeur de 

leurs possessions, soit par les clVorts qu'ils ont faits pour la 



■joQ I. Als Gesandter in Wien. 

bonnc cause, ont droit d'intcrvcnir a la lixation du sort de leur 
patric, et nul autrc nc saurait etre blcssd d'etrc exclü d'un 
Comitc qui nc doit que prdparer et qui par sa nature ne peut 
etre compos^ quc d'un petit nombre de personnes. 

Ce Comite iravaillerait sur des Bases dont les Cabinets AUi^s 
convicndraient et pour abregcr Ic tcavail, je joins ä cette lettre 
unc redaction de ces Bases qui pourrait encore etre prise en con- 
siddration avant notre depart de Londres. 

Les avantages de la mesure que je viens de Vous proposer, 
Mon Prince, me semblent evidens. La Baviere et surtont le 
Würtemberg seront satisfaits d'etre appelles ä concourir a l'oeuvre 
de la Constitution, les Princes mediatisds et la nation Allemande 
verront qu'cntin le tems s'approche oü leurs droits seront fixes et 
assures; les Princes dont les mesures arbitraires ont donne Heu ä 
des plaintes, deviendront plus moderes en s'appercevant qu'on 
s'occupe a les rappeler a une juste mesure. Si au contraire on 
laisse subsister l'etät actuel des choses jusqu'ä la fin du Congres, 
l'incertitude et l'inquietude generales peuvent avoir les suites les 
plus facheuses, et tous les Cabinets Allies doivent sentir qu'il est 
urgent de retablir en Allemagne un etat de choses qui, en fixant 
tous les droits respectifs, assure le repos et le bien-etre publics. 

Je prie Votre Altesse d'agreer l'assurance de ma haute con- 
sideration. 

ä Londres, ce 2() Juin, 1814. 

Humboldt. 

A Son Altesse Monsieur le Prince 
de Hardenberg, Chancelier d'Etät de S. M. 
le Roi de Prusse etc. etc. 



XLVL An Hardenberg. 31. August 1814. 

(Eigenhändiger Entwurf und dechiffrierte Abschrift im Geh. Staatsarchiv : 
teilweise gedruckt bei Schmidt a. a. O. S. i88ff.) 

Au Prince de Hardenberg. 

A Vienne, ce 31 aoüt 1814. 
Mon Prince, 
V. A. aura daigne voir par mes precedentes depeches que 
i'attendois uniquement le plan de la Constitution Allemande qu'Elle 
avoit promis de communiquer au Prince de Metternich, pour 



I. Als (jcsandtcr in Wien. -t'l I 

cntrcr cn Conferences avec cc Minisire sur ceite atlaire. Ne Tayani 
poinl recu cncore et manquant par consequent d'instructions sur 
cct objct, je n'ai rien pu faire jusqifici. Dans ce momeni le (dornte 
de Solms-Laubach,*) qui vient d'arriver ä \'icnne, m'a dii que 
V. A. l'avoit address^ i\ moi, et ma communiqu^ le plan qu'l'lle 
Uli a envoyd de Lcipsick en daie du 2;^ du mois pass^, en y ajou- 
tant des corrections dans une lettre datdc de Berlin du ?'> du 
meme mois. 

\'. A. conccvra aisement avec quelle impatience j'ai parcouru, 
lu et relu un travail aussi interessant par lui-memc et que j'attcn- 
dois depuis plusieurs semaines. Tai fait rdttexion cnsuite si je 
devois le mettre cntre les mains du Prince de Mettcrnich et con- 
ferer avec hii sur ces bases; j'ai 6t6 tres-tent^ de le faire, puisqu'en 
etVet Tepoque du C^ongres, avant laquelle le plan de la (Constitution 
Allemandc devoit eire discut^ entre la Prusse, TAutriche et le 
Hannovre et meme encore ensuite avec la Baviere et le Wiirtem- 
berg, approche de plus en plus et que le tems presse intiniment. 
Mais, apres avoir pes^ toutes les circonstances, j'ai vu que je ne 
pouvois pas le faire, et je n'en parlerai point au l'rince de Mettcr- 
nich, avant que de n'avoir pas recu des ordres positifs ä cet egard 
de la pan de V. A. 

Car puisque cc plan etoit dejä termine le 23 de juillct, V. A. 
l'auroit sans deute d'autant plus envoye ici, ou au Prince de 
Mettcrnich ou a moi, que je Ten avois pri^e depuis SchatThausen, 
si son idee avoit ^te qu'il devoit etre präsente ainsi ä cc Ministre. 
Son Intention n'a certaincment pas ete non plus que je dussc le 
recevoir par le Comte de Solms pour cet elYct. Car Elle ne Charge 
point le Comte dans ses lettres qu'il m'a fait lire, de me le donner, 
et Elle ne m'a point aveni de Tarrivec du Comte. Elle a donc 
voulu probablcmcnt encore faire des changemens ä cc plan, avant 
que d'en faire un usage officicl, et je ferois tres-mal de le com- 
muniqucr au Prince de xMctternich dans une autre facon que celle 
dans laquelle Elle veut qu'il le voye. O qui me contirme dans 
cette opinion, c'est que le Prince de Mettcrnich m'a racontd 
qu'EUe a dit au Comte de Zichy qu'i^lle expedieroit incessamment 
un Courier pour m'envoyer son travail. 



*) Friedrich Graf zu Solms- I^iuhach, der spätere (Jberpräsident in Köln, 
war der VerirMiensvuinn Steins in der deutschen Verfassun>^sfrage und hatte 
auch dessen Konferenzen mit Jlardenberf^ in Frankfurt heigeu'ohnt. 



ooo 1. Als (Icsaniltir in Wien. 

En communiquant ci'aillcurs cc plan au Prince de Mettcrnich, 
je devrois neccssaircmcnt lui dire de quelle maniere je l'avois rccu. 
Or le Prince fcroit les memes rdtlexions que moi, il ne croiroit 
voir dans cc travail que des idees que V. A. s'etoit proposee de 
changcr cncore, declineroit d'entrcr en discussions serieuses sur 
cette picce, et la veritable qui viendroit apres, manqueroit son 
etVct. puisque les idecs }' renfermdes ne le frapperoient plus par 
leur nouveaute. De la maniere que je connois le Prince de 
Metternich, il faut, pour etre sür qu'il accede ä nos idees, les lui 
presenter avec le plus d'assurance et le moins de doute possible. 
i/autorite de V. A. aura, d'apres la confiance qu'il met dans Ses 
connoissances intimes de tout ce qui regarde TAllemagne,*) et dans 
Sa maniere de voir juste et lumineuse, beaucoup plus de poids 
aupres de lui que tous les raisonnemens par lesquelles nous pour- 
rions appuyer nos propositions. 

J'attendrai en consequence des ordres ulterieurs de V. A., 
mais je La conjure de me les faire parvenir le plutöt possible. 

Quant au plan lui-meme, je n'ai pas besoin de dire ä V. A. 
quel jugement j'en porte. J'y ai retrouve toutes les idees qu'Elle 
avoit dejä eu la bonte de m'exposer quelquefois de bouche, et 
dont je Lui ai temoigne souvent combien je les trouve justes, sages, 
adaptees aux circonstances et propres ä assurer a l'Allemagne 
rindependance politique au dehors et le maintien de tous les droits 
individuels au dedans. 

II n'y a qu'un seul point, en parlant de ceux qui sont vraiment 
essentiels, sur lequel je La supplie de me permettre de Lui faire 
dejä aujourd'hui quelques representations. 

V. A. propose de separer et d'exclure, pour ainsi dire, de la 
ligue Allemande les provinces Prussiennes en decä de l'Elbe et 
l'Archiduche d'Autriche proprement dit, ainsi que la Boheme et 
la Silesie. J'avoue que je ne saurois approuver cette Idee. II y 
a quelque chose de penible et de douloureux et pour ces Provinces 
et pour l'Allemagne elle-meme dans le projet de les en separer; 
je Vous avoue sincerement, Mon Prince, et je n'hesite pas de 
Vous le dire, sachant que Vous etes fait pour apprecier des argu- 
mens de cette nature, que je ne sais point si l'on en auroit le droit 
devant la nation Allemande. La ville qui depuis des siecles a ete 
la residence des Empereurs de l'Allemagne, n'y appartiendroit plus. 



*) Hier folgen die Worte et de ses rapports. 



I. Als Clesandlcr in Wiiii. 22^ 

du moins pas politiqucnicnt. mais seroit siniplcmcni unc ville 
Autrichicnncr I.a capiialc L]iii a plus contribud quaucunc autre 
a repandrc les lumicrcs et Ics connoissanccs, scroit d'ordnavant 
une ville IVussicnne et deviendroit dtrangere a rAllemagne? J'osc 
dire que cctte idc^e choqueroit la partie du public la plus estimablc 
dans toutc rAllcmagne et surtuut chez nous-mcmcs. La ligue 
entiere pcrdroit de sa dignitt^ et Ton ne la regarderoit que comme 
une ligue partielle. l)\in autre cöt^, je ne vois pas la ndcessitd 
de cet arrangcment. 11 vaut micux, ce me semble, de s'imposer 
la tächc de vaincre quelques diflicultes de plus. Je n'ai jamais cru 
que la Prusse et TAutrichc pourroicnt se soumettre entierement 
aux restrictions qu'on dcvra prcscrire aux Princes entierement 
Allemands, beaucoup moins puissans, et par la, puisque Tetendue 
du pouvoir memc apporte des correctifs a la tendance d'en vouloir 
abuser, plus enclins ä outrepasser Ics limites de leurs droits. Mais 
si le Gouvernement Prussien se soumettoit ä ces restrictions dans 
ses Provinces tres-eiendues au dela de TKlbe, pourquoi sV oppo- 
scroit-il dans les Marches, la Pomeranie et la Sil^sie: 

J'ai cru devoir dire a \\ A. mon opinion sur ce point avec 
toutc la franchise ä laquelle Ses bontes m'ont accoutume. Je puis 
me tromper, mais je La supplie de bien peser encore une fois cet 
objet qui, en ayant aussi seulement dgard a Topinion publique, 
n'est certainement point inditVerent. 

J'ose encore prier V. A. de vouloir bien, cn me l'aisant par- 
vcnir le plan qui me servira d'instruction, aussi me renvoyer les 
dilVerens memoires que j'ai eu Thonneur de Lui communiquer ä 
Dijon et a Londres sur cet objet, dont je n'ai point garde copie. 

Je La prie d'agreer cet. cet. 



XIA'II. Denkschrift über das Bundesgericht. Sept. 1S14. 

.id § 27*) des F.nlwurfs des Herrn Fürsten v. Hardcnber«:. 
(Eigenhändiger Entwurf ohne Datum und Unterschrift.) 

Da das Bundesgericht nur für die Gesamtangclegenhcitcn 
des Bundes, nicht aber für Streitigkeiten einzelner Lntcrthanen 

*/ § 27 des Hardenberi^schen Entwurfs lautet: ,,E<: wird ein cii:nes liundes- 
gericht in Erankfurt a. M. angeordnet, dessen Mitglieder von den liundesständen 
nach einer zu bestimmenden Sonn zu prasenliren sind, t(nd welches einen Senat 



•224 



I. Als Gesandter in Wien. 



der rnindcsstaaien bestimmt ist, so gehören zu dem Wirkungs- 
kreis desselben nur diejenigen Streitigkeiten 

1. zu deren Entscheidung der Inhalt der Bundesacte die 
Grundlagen abgeben muss, oder 

2. diejenigen, für welche verfassungsmässig kein anderer 
Richter vorhanden sein würde. 

Zu der ersten (Gattung müssen gerechnet werden: 

a) alle Fälle, in welchen die Stände eines Bundesstaats gegen 
ihren Landesherrn Beschwerde zu führen veranlasst sind. 

Das Grundgesetz des Bundes setzt das Minimum der ständischen 
Rechte fest, und bestätigt ausserdem diejenigen, welche in jedem 
Lande ohnehin verfassungsmässig bestehen. Mit jeder Kränkung 
dieser Rechte ist daher jenes Grundgesetz verletzt. 

Das Bundesgericht nimmt in diesen Fällen die Klage an, be- 
stimmt die Thatsachen, und urtheilt darüber nach der allgemeinen 
Bundes- und der besondern Landesverfassung dergestalt ab, dass 
dem Rath der Kreisobersten nur die Vollstreckung des gefällten 
Urthel übrig bleibt. 

b) alle Fälle, wo ein einzelner Unterthan eines Bundesstaats 
in Rechtshändeln gegen seinen Landesherrn über Verweigerung 
der Gerechtigkeit, der Hemmung, oder Unregelmässigkeit im 
Rechtsgange Beschwerde zu führen hat. 

In diesen Fällen müsste das Bundesgericht bloss über die 
Form erkennen, nicht über das Materiale des Prozesses. Wäre 
die Form richtig, so würde der in dem einzelnen Bundesstaat er- 
gangene Spruch bestätigt; wäre sie verletzt worden, so würde das 
Verfahren für nichtig erklärt, und ein neues angeordnet. 

Es könnte angemessen scheinen, dass in diesen Fällen das 
Bundesgericht selbst einen neuen Spruch fällte; allein ich halte es 
deswegen nicht für gut, weil sonst zwischen diesen, bloss dem 
bürgerlichen Recht angehörenden Geschäften und den übrigen 
mehr staatsrechtlichen des Bundesgerichts eine zu grosse Ver- 
schiedenheit obwalten würde. Wollte man daher den Rechtsstreit 
nicht wieder denselben Gerichten anvertrauen, so würde ich mehr 



zur Instruktion und einen zum Spruch in erster Instanz, einen dritten zum Spruch 
in letzter Instanz in Streitsachen der Fürsten und Stände unier sich enthalten 
soll. Mediatisirte können nur in persönlichen Sachen oder in solchen, die aus 
Verletzung des Bundesvertrags entstehen, vor diesem Bundesgerichte Recht nehmen. 
Uebrigens gehören ihre Prozesse vor die Landesgerichte. Der Rechtsgang ist 
näher zu bestimmen.'^ 



I. Als CfsandtiT in Wien. 22^ 

dafür scyn, dass die Macht, ihn /u cntsclicidcii, dem (Icrichie 
eines anderen Kreisubersten durch das Hundesj^crichi über- 
tragen würde. 

Jeder Fall dieser An ist eine Kränkung eines der wichtigsten 
Bürgerrechte, und mithin eine \'erlet;?ung der Bundesverfassung. 
Derselbe bildet daher natürlich eine Beschwerde der Stände, es 
scheint aber zweckmässiger, um die Stände nicht zu oft in Händel 
mit dem Landesherrn zu verwickeln, diese Fälle geradezu an das 
ikmdesgericht zu verweisen. 

Die zweite Gattung der vor das Bimdesgericht geh(>renden 
Gegenstände fasst die Streitigkeiten der regierenden Fürsten unter- 
einander, die auf das Recht der Selbsthilfe Verzicht geleistet haben, 
in sich, und ist von der Art, dass dieselben mehr, oder weniger 
einer rein staatsrechtlichen Beurtheikmg bedürfen, und eine 
grössere oder geringere politische Wichtigkeit haben. lOs scheint 
mir daher nothwendig für diese eine eigene An von (jerichten 
zu bilden. 

Hierzu ntm würde ich ein gemischtes von (Gesandten der 
Kreisobersten und Mitgliedern des Bundesgerichts vorschlagen. 
Von beiden müsste die Anzahl gleich seyn. Entscheiden diese 
durch Mehrheit der Stimmen, so wäre der Spruch sogleich rechts- 
kräftig. Wären dagegen die Stimmen in diesem Gerichte gleich, 
so würde die Sache an die übrigen Mitglieder des Raths der 
Kreisobersten gebracht, und d(jrt nach Mehrheit der Stimmen ab- 
gemacht. 

Da diesem (Bericht immer die Austrägal-Instanz vorherginge, 
so scheint es nicht nothwendig noch andere Instanzen zur Ent- 
scheidung dieser Angelegenheit festzusetzen. Wollte man es 
dennoch, so dass das gemischte (Bericht nur die letzte wäre, so 
müssten es die beiden imtern des Bimdesgerichts seyn. 

Ob nun eine Streitigkeit zwischen zwei unabhängigen Bundes- 
staaten durch das Bundesgericht, oder ein auf oben gesagte Weise 
aus diesem und dem Rath der Kreisobersten zusammengesetztes 
entschieden werden solle.' Darüber müsste zunächst die licber- 
einkunft der Partheien entscheiden. Könnten sich diese nicht 
hierüber mit einander verstehen, so müsste diese \'orfrage durch 
den Rath der Kreisobersten entschieden werden. 

Der vollständige Gang in dieser .\ngelcgenheit wäre demnach 
folgender : 

Humboldt, Politische l)enlcschr.f;et\ II. 1$ 



226 '• ^'^ Gesandter in Wien. 

i) Austriigalinstanz. 

•2) (Wenn man wollte: l^ntschcidung durch die beiden untern 
Instanzen des Bundesgerichts.) 

•},) Uebereinkunft der Partheien 

oder 
Kntscheidung durch den Rath der Kreisobersten, ob in 
letzter Instanz das Bundesgericht, nemlich dessen höchster 
Senat, oder das zusammengesetzte Gericht entscheiden 
solle ? 

4) Spruch durch das Bundesgericht im ersten oder durch das 
zusammengesetzte im letzten Falle. 

5) Definitive Kntscheidung durch den Rath der Kreisobersten 
bei Stimmengleichheit im zusammengesetzten Gericht. 



Die obigen aus ganz allgemeinen Grundsätzen herfliessenden 
Bestimmungen müssten meines Erachtens in Absicht der Mediati- 
sirten Stände nur folgende geringe Abänderungen erhalten: 

1) Rechtshändel der Mediatisirten unter einander würden 
ganz und gar wie Streitigkeiten anderer der Landeshoheit 
unterworfenen Bürger behandelt, nur dass die Mediatisirten 
des am meisten privilegirten Gerichtshofes genössen. 

2) Rechtshändel der Mediatisirten gegen ihre Regierungen, 
wenn sie keine Beeinträchtigung ihrer verfassungsmässigen 
Rechte beträfen, und mithin keine Verletzung der Bundes- 
akte enthielten, würden gleichfalls wie die jedes andern 
Bürgers behandelt und der Recurs an das Bundesgericht 
wäre nur dann verstattet, w^nn die Gerechtigkeitspflege 
verweigert, gehemmt oder verzögert würde. 

3j Rechtshändel der Mediatisirten aber gegen ihre Regie- 
rungen, die sich auf eine Klage über Verletzung der ihnen 
durch die Verfassung zugesicherten Rechte gründeten, 
könnten, wenn sie auch nur einen einzelnen Stand be- 
träfen, gleich der Beschwerde der Stände, unmittelbar an 
das Bundesgericht gebracht werden, und würden auf eben 
diese Weise entschieden. 



Peinliche Fälle könnten bei dem Bundesgericht nie vorkommen, 
da, wenn sie bei Mediatisirten Ständen sich zutragen sollten, ein 
Judicium parium über dieselben entscheiden würde. 



X L\' 1 1 1 . l c b e r das K c c h i d c r i\ r i c g f i\ h r u n u, und der 

Bündnisse einzelner Deutscher Staaten. 

2'-,. Oktober 1N14. 

^Abschrift mit eigenhändii^cr Korrcklur im Geh. St.iJlsarchii'.J 

her Kimiglich baierische Bevollmächtigte hat in der Sitzung 
vom 24. hujus das Kecht der Kreisobersten, für sich Krieg zu 
rühren und Bündnisse zu schliessen, ausdehnen wollen:*) 

i) auf den Fall, wo ein einzelner Staat Ocsterreich oder 
Preussen, wenn sie mit einer auswärtigen Macht im Kriege wären, 
ohne den Bund, für sich, zu Hülfe kommen wollte; 

2) auf den, wo ein einzelner Staat in einem Kriege Oester- 
reichs gegen Preussen ohne den Bund, für sich, einem oder dem 
andren Theilc beizustehen für gut fände; 

S) auf den, wo ein einzelner Staat sich mit einer auswärtigen 
Macht zum Kriege gegen eine andre auswärtige Macht verbinden 
möchte. 

Auf den letzteren Fall hat er jedoch nicht so viel Gewicht 
als auf die beiden ersten gelest. 



*J Nach dem Sitzungsprutokoll (Kliiber, Akten des Wiener Kongresses II 116) 
erklärte Wrede, daß das Recht der Kriege und Bündnisse seinem Souverän in 
folgenden Fällen vorbehalten bleiben müsse: „ij wenn Preussen und Oestcrreich, in 
Hinsicht ihrer ausserhalb des Bundes gelegenen Staaten, gegen eine dritte fremde 
Macht einen Krieg führen wollten; als in welchem Fall es Baiern frei stehen 
müsse, für sich allein für die beiden Staaten Oestcrreich und Preussen wider die 
dritte Macht erklären zu können ; -jj ivenn Oestcrreich und Preussen wider einander 
Krieg führen wollten, 7nüsse, wenn auch der Bimd seine Theilnahme versagt, es 
Baiern freistehen, sich mit dem einen oder dem andern Theile zu verbinden, und 
ihm von dem Kriege abzurathen ; j) wenn Preussen und Oestcrreich wider Frank- 
reich einen Krieg führen wollten, woran der Bund keinen Tlieil nehme, so müsse 
Baiern das Recht haben, sich frei zu erklären, nicht um sich mit Frankreich zu 
verbinden, sondern um dadurch Preussen und Oestcrreich vom Kriege abzuhalten, 
oder doch zu verhindern, dass sie nicht ihre Truppen durch die Staaten der 
Bundesmitglieder marschiren lassen, um die Neutralität zu erhalten; 4} könne 
es Fälle geben, wo der Bund bei den mit auswärtigen Mächten zu schlicssenden 
Bündnissen, ihrer Entlegenheit halber, nicht gefährdet werden könne, wie dies 
z. B. bei Spanien der Fall sein würde, und es gleichwohl in der Folge dem 
Interesse eines einzelnen deutschen Staates gemäss sein könne, sich mit diesem zu 
verbünden; in diesem Falle müsse Baiern das Recht haben, durch Bündnisse an 
diesem, nicht gegen den Bund oder dessen einzelne Glieder gerichteten Kriege 
Thcil zu nehmen.'' 



•228 I- --^Is Gesandter in Wien. 

Alle drei nun sind olTcnbar insc^fern schädlich, als dadurch 
Deutschland der (lefahr ausgeset;^t wird, in Kriege verwickelt zu 
werden, die sein eignes Interesse wenigstens nicht unmittelbar 
angehen. Alle sind auch eigentlich gegen den allgemeinen Grund- 
satz, der aus dem BcgriiVe des Gescllschaftsvcrtrags hertiiesst, dass 
eine Handlung, die dem Ganzen (Gefahr bringt, nur durch das 
Ganze beschlossen werden kann. 

Allein im Einzelnen lindet sich zwischen diesen drei Fällen 
ein mächtiger Unterschied. 

Bei dem ersten erhält ein Deutscher Staat Hülfe gegen einen 
fremden: geht der Krieg glücklich, so wird durch die Kraft und 
Kühnheit, mit der ein einzelner Staat Oesterreich oder Preussen 
beispringt, das Unglück des Kriegs von Deutschland entfernt. 
Könnte man noch weiter gehen und annehmen, dass der ganze 
Bund eigensüchtig und kleinmüthig handelte, so würde sogar ein 
solcher Entschluss eines Einzelnen eine wirkliche Rettung im 
Augenblick der Gefahr. 

Bei diesem Fall sind daher augenscheinliche Vortheile, welche 
vielleicht den Nachtheilen die Wage halten. 

Der zweite Fall ist bei weitem nachtheiliger für Deutschland. 
Ein Krieg zwischen seinen beiden Hauptmächten kann durch den 
Beitritt eines Einzelnen zu einem beider Theile nur schlimmer 
und erbitterter werden, da hingegen die Schritte, die der ganze 
Bund ergriffe, dem Unglück ein Ende machen könnten. Allein 
ein solcher Krieg hebt ohnehin die Verfassung auf und ist schon 
für sich eine Verletzung derselben. Was also auf diesen Fall ver- 
ordnet wird, hat schon für sich eine geringere constitutionelle 
Wichtigkeit und kann eher eingeräumt werden. 

Der dritte Fall dagegen ist nachtheilig, ohne allen nur denk- 
baren Vortheil für den Bund; die darin gegebene Freiheit löst 
offenbar die Glieder vom Ganzen ab, und der Bund kann, wenn 
derselbe eingeräumt wird, nur noch dem Namen nach bestehen. 

Obgleich die nachtheiligen Folgen davon von selbst in die 
Augen springen, so ist es dennoch nicht unnütz, folgende ausdrück- 
lich namhaft zu machen. 

I. Jede auswärtige Macht, die auf diese Weise einen deutschen 
Staat zum Widersacher erhält, bekommt dadurch das volle Recht, 
Deutschland von ihrer Seite anzugreifen. Die nicht zum Rath der 



I. Als Gcsandlor in Wien. 220 

Kreisobersten*) gehörenden Fürsten, wclclic schf)n der \'crfassiing 
grosse Opfer bringen müssen, erhalten also jetzt nicht einmal da- 
für eine irgend gesicherte Aussicht auf dauernden I^Vieden, sondern 
müssen eines einzigen Staats wegen, der für sich Krieg zu führen 
Lust hat, denselben nun als von fünf verschiedenen Seiten m<',g- 
lich ansehen. 

l*'.s liisst sich auch nicht sagen, dass sie derselben (iefahr 
doch immer von Oesterreich und Preussen her unterliegen. Denn 
sie ist von ihnen aus ollenbar weniger gross, da beide, als 
machtigere Staaten, den Feind eher ferne halten können, und da 
der Krieg in ihren ausserdcuischen Provinzen geraume Zeit ge- 
führt werden kann, ohne Deutschland zu bedrohen; wozu ausser- 
dem noch kommt, dass beide, ihrem System nach, den bVieden 
wünschen müssen, da hingegen Baiern leicht den Gedanken hegen 
kann, die durch die letzten Kriege gewonnenen Vortheile durch 
neue zu vermehren. 

2. Jeder solche Krieg entzieht Deutschland auf eine völlig un- 
nütze Weise kostbare Streitkräfte, und eine solche eingeräumte 
bYeiheit führt wieder das durch ganz Deutschland gehässige \'er- 
holtniss zurück, dass deutsches Blut für ganz fremdes Interesse, 
bloss durch den Ehrgeiz eines Fürsten, in der Fremde verspritzt 
wird. Dies unmöglich zu machen, ist gerade einer der Haupt- 
zwecke des Bundes selbst, der, wenigstens in Absicht der bloss 
deutschen Staaten, erreicht werden muss. 

3. Wird diese Freiheit eingeräumt, so kann sogar der Staat, 
der davon Gebrauch macht, leicht in die Xothwendigkeit gesetzt 
werden, gegen den Bund zu fechten. Denn der Bund kann sich 
gegen den Alliirten dieses Staats, wenn dieser schon im Krieg ist, 
erklären, und alsdann ist es nicht immer möglich, sich und seine 
Truppen wieder aus einer solchen Allianz herauszuziehen. 

4. Wenn auch bloss deutsche Fürsten ganz frei und ohne Zu- 
stimmung des Bundes an europäischen Kriegen Theil nehmen 
dürfen, so werden sie in das ganze Spiel und alle Intriguen der 
äusseren Politik gezogen; den fremden Mächten werden Mittel in 
die Hände gegeben, Deutschland zu entzweien und zu schwächen, 
und so wie man daher dies zugesteht, giebt man mehr als zur 
Hälfte die Idee auf, gerade durch den Deutschen Bund in der 

*' Zu diesem Rat sollti' nach ii 5 Osterreich, Preußen, Iliyern, Hannover, 
W 'ürttemberg gehören. 



2^0 '■ •■^l"' Gesandter in Wien. 

Mitte Europas eine ruhiire. die Dauer des Friedens sichernde, mit 
geringer Thätigkeit, aber mit grosser Kraft der Trägheit begabte 
Ländermasse 7.u bilden. 

5. Wenn bloss deutsche Staaten diese unbeschränkte Freiheit 
fordern, so fordern sie nicht bloss Gleichheit mit Oesterreich und 
Preussen, sondern einen Vorzug vor denselben. Denn Oesterreich 
und Preussen dies Recht einzuräumen, dafür spricht der natür- 
liche Grund, dass beide Mächte Staaten besitzen, für deren Schutz 
sie allein sorgen müssen, weil der Bund sie nicht garantirt, und 
dass, wie ad i gezeigt ist, ihre Kriege Deutschland mit geringerer 
Gefahr bedrohen. Jene Staaten aber fordern die ganz gleiche 
Begünstigung, ohne in derselben, die Forderung rechtfertigenden 
Lage zu sein. Sie wollen sich überdies nicht einmal in Kriegen 
mit Auswärtigen gegen Auswärtige an die Zustimmung des Bundes 
binden, obgleich vorauszusehen ist, dass der Bund diese nicht ver- 
sagen wird, wenn er den Krieg für sich unschädlich hält. Durch 
Beides beweist daher diese Forderung eine dem Zw'eck und der 
Xatur des Bundes entgegenlaufende Gesinnung, die ihn immer, 
früher oder später, doch untergraben würde. 

Aus allen diesen Gründen glaube ich, dass man auf diesen 
dritten Punkt n i e nachgeben dürfe. Fragt man, was daraus wer- 
den solle, wenn Baiern auf der Forderung besteht, so weiss ich 
darauf keine andre Antw^ort, als dass nicht der, welcher Recht, 
sondern der, w^elcher Unrecht hat, nachgeben muss, und dass 
schon sehr viel politisches Unheil aus der Befolgung des entgegen- 
gesetzten Princips entstanden ist. 

Wien, den 25. October 1814. 

Humboldt. 



XLIX. Ein Zeitungsaufsatz. 

Ende November oder Anfang Dezember 1814. 

(Eigenhändiger Entwurf im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt Spenersche Zeiiung 
Nr. 148, den 10. Dezember 1814.J 

Wenn von dem Gange des Wiener Congresses weniger im 
Publikum verlautet, als sich die allgemeine Eirwartung vielleicht 
schon jetzt versprach, so ist dies hauptsächlich der Ursache zu- 
zuschreiben, dass die Geschäfte einzeln und zunächst immer nur 



I. Als (jcsumllcr in Wiiii. -t"! I 

von den (Gesandten der geradezu dabei interessinen Müchte ver- 
handelt werden. Warum aber gerade dieser (Jang der zweck- 
massigste war, hat bereits vor einiger Zeit ein angeblich aus der 
lYager Zeitung genommener Artikel des ( )cstcrrcichischen Be- 
obachters sehr gut entwickelt. Die l'rucht der im Innern der 
(Kabinette mit ununterbrochener Thätigkeii fortgesetzten Arbeit 
kann erst alsdann zur allgemeinen Kenntniss kommen, wenn sie 
zur Reife gediehen ist. His dahin gewährt nur die Widerlegung 
der unter verschiedenen (Gestalten herumgehenden falschen Ge- 
rüchte eine Beschäftigung, welche durch die Natur dieser (}crüchte 
selbst, auch den Uneingeweihten, wenn er nur ein irgend unbe- 
fangenes Urtheil hat, nicht schwer fallen kann. So hörte man 
schon mehr als Kinmal behaupten, dass die Ansichten über die 
polnischen Angelegenheiten so weit gehen, dass sich schwer eine 
\'ereinigung über dieselben erwarten lasse; und seit einigen Tagen 
heisst es plötzlich im (iegentheil, dass diese \'ereinigung so gut 
als bewirkt sey. \'orsichtige Beurtheiler werden sich hüten, hierin 
einen so schnellen Wechsel zu sehen,*) sie werden es natürlich 
finden, dass Mächte, welche gemeinschaftlich ein Werk vollbrachten, 
das, ohne vollkommenste Eintracht, nothwcndig hätte scheitern 
müssen, sich auch über schwierige Angelegenheiten unter einander 
auszugleichen wissen, und gerade der ruhige und überlegte (iang, 
dem auch diese Angelegenheiten folgen, wird ihnen als ein Beweis 
gelten, dass eben diese Mächte alle ihre Unterhandlungen dem 
allgemeinen Bestreben unterordnen, die Dauer der Ruhe Kuropas 
auf ein wohlberechnetes Gleichgewicht zu gründen. 

Die Arbeiten des Comites über die künftige deutsche \'er- 
fassung schreiten in dem Masse vor, wie ein so schwieriges, und 
vielfache Ucbcrlegung forderndes Werk es erlaubt. Ocsterrcich 
und I'reussen sind darin die vorschlagenden 'Jheilc und die Ab- 
sicht, ihre Vorberathungen zu Ende zu führen, hat eine augen- 
blickliche Unterbrechung der allgemeinen Sitzungen veranlasst. 
Obgleich die Bruchstücke, welche hier und da im Publikum von 
diesen Vorschlägen herumgehen, nur einen sehr unvollständigen 
Massstab zu einer richtigen Beurtheilung an die Hand geben; so 
ist nur Eine Stimme darüber, dass beide Mächte von dem echt 
vaterländischen Sinne beseelt sind, die Unabhängigkeit Deutschlands 
gegen das Ausland zu sichern, und jeden Deutschen gegen \'er- 



*) „an einen so sc/inclloi Wechsel :it t^ljuben, und vielmehr finden 



o-io ^- ■^Is GcsancUer in Wien. 

IcLzung seiner verfassungsmässigen Rechte im Innern zu schützen. 
Auch gehen beide Mächte niit dem Beispiel voran, sich jeder all- 
gemeinen I-jnrichtimg unterzuordnen. Bei beiden sollen die ehe- 
maligen, durch fremde Uebermacht mittelbar gewordenen Reichs- 
stiinde eine grosse Gunst gemessen, und es soll schon ernsthaft 
von einer modificirten Herstellung ihrer alten Rechte die Rede 
se}n. Ob dies wirklich der Fall ist, wird sich wenigstens bei 
Preussen, das schon in seinen wiedereroberten Provinzen mehrere 
mediatisirtc Besitzungen zählt, ausweisen. Denn wo, wie in diesem 
Falle, die einzelne Gesetzgebung die Lücken ausfüllen kann, welche 
die allgemeine lässt, wird es dem (ieist einer einzelnen Regierung 
möglich, sich deutlicher auszusprechen. 

Da das (]omite der deutschen i^ngelegenheiten , wie das, 
welches den gesammten Congress leitet, nach einem historischen 
Princip, ausschliesslich aus denjenigen deutschen Fürsten gebildet 
worden ist, welche sich früher, als die übrigen, im letzten Kriege 
verbündet hatten, so haben die Gesandten der übrigen auch von 
ihrer Seite \^ersammlungen gehalten. In diesen ist eine, an das 
Oesterreichische und Preussische Cabinet, vielleicht auch an die 
andern Höfe übersandte Note *) entstanden, von der man hie und 
da Abschriften sieht, in welchen sie die Rechte ihrer Fürsten 
gegen die Ausschliessung des Comites verwahren, auf eine sehr 
liberale Weise die Bereitwilligkeit derselben zu allen für die 
äussere und innere Sicherheit Deutschlands nöthigen Massregeln 
mitzuwirken erklären, sich ausführlicher über die allgemeine Bil- 
dung landständischerVerfassungen auslassen, ihre Rechte bestimmen, 
und mit der Ueberzeugung schliessen, dass die deutsche Verfassung 
ihren festesten Bestand nur dann würde behaupten können, wenn 
sie ein gemeinsames Oberhaupt besässe. Diese Note hat bei den 
Höfen, an die sie gerichtet war, die Aufnahme gefunden, welche 
schon der darin so lebhaft ausgedrückte Vorsatz verdient, eine kräf- 
tige und dauernde Verfassung in Deutschland, selbst durch bedeu- 
tende Aufopferung bisher ausgeübter Rechte gründen zu wollen. 
Was darin von den Landständen gesagt ist, musste nament- 
lich bei der Preussischen Regierung Eingang finden, die schon 
vor einigen Jahren aus ganz freier Bewegung Ständeversammlungen 
aufs Neue gebildet, ihnen Rechte eingeräumt, und dadurch den 
Grund zu einer erneuten festen Verfassung denselben gelegt hat. 

*J Note der bevollmächtigten Abgeordneten 2g deutscher souveräner Fürsten 
und Städte, Wien, den 16. Novet)iber 1814 bei Kliiber a. a. O. I. i. J2ff. 



I. Als Gesandter in Wim. .^•i't 

Wenn über die kiinlti^en 'l'erritorialverhältnisse in Deutsch- 
land die \'crhandliin£^en xii einer gewissen Reife gediehen seyn 
sollten ; so sind sie in den Schleier eines tiefen (icheimnisscs ge- 
hiilii. Die provisorische Bcsct/ung Sachsens durch IVeussische 
Truppen hat das künftige Loos dieses Landes aufs Neue häufig 
zum Gegenstand politischer Vermuthungen gemacht. Je mehr die 
einen die provisorische Besitznahme schon jetzt als eine definitive 
darstellten, desto lebhafter wurde ihnen von den andern wider- 
sprochen. Daher die schwankenden Gerüchte über diesen Punkt. 
Allein wenn auch die Meinungen über denselben verschieden sind, 
so vereinigen sich die vernnünftigen und gemässigten darin, dass 
eine Zerstückelung für Sachsen selbst die bedeutendsten Xach- 
theile haben würde, und dass die Herstellung der Preussischen 
Macht in gehörig verbundenen Staaten eine nothwTndige Be- 
dingung in jedem haltbaren System des Europäischen Gleich- 
gewichts ist. Da Preussen allein in dem Fall ist, von demjenigen, 
was es erhalten wird, bis jetzt nur einen Theil seiner alten Pro- 
vinzen zu besitzen, und daher mehrere jetzt herrenlose Länder 
die Erwanung haben können, mit ihm verbunden zu werden, so 
ist Preussen mehr als eine andere Macht gegenwärtig ein Gegen- 
stand des Gesprächs. Allein wie sich auch alsdann die Ansicht 
jedes ein2elnen ausspricht, so ist immer das Unheil allgemein, 
dass das Loos, Preussen anzugehören, nur ein günstiges genannt 
werden kann, und wenn man auf den Namen, den sich Preussen 
im letzten Kriege erworben hat, die Gerechtigkeit und Milde der 
Regierung, die feste Beschützung der Pressfreiheit, die strenge 
Ordnung in den Finanzen, das fortwährende Steigen aller Staats- 
papiere sieht, so wird ein solches Llrtheil begreiflich. 

Das Gomit^ für die Schweitzer Angelegenheiten besteht aus 
den Gesandten Oesterreichs, Englands, Frankreichs, Russlands imd 
Preussens. Er beschäftigt sich vorzüglich jetzt mit Anhörung der 
Eröffnungen der hier anwesenden Schweitzer Gesandten. Die des 
Helvetischen Gesammtbundes haben dem ('omit^ den dringlichen 
Wunsch zu erkennen gegeben, dass die Höfe den neuen Bundes- 
vertrag in ihre Garantie nehmen, die Neutralität der Schweitz auf 
ewige Zeit sichern, und der Schweitz die ihr durch i-Yankreich 
entrissenen imd nun wiedereroberten Stücke wiedergeben möchten. 
Ueber die gegenseitigen Ansprüche der (]antone sollen sie sich 
nicht ofriciell erklärt haben. 



'2''>A I- Als GcsamUcr in Wien. 



L. Zeitungsartikel. Anlang Dezember 1814. 

f Eigenfündiger Entwurf itn Geh. St.j.U:ijrchiv ; gedruckt Spenersche Zeituyig 

Nr. i4Q den jj. Dezember 181 4.) 

Zu den glücklichen \'eränderungen, deren sich Deutschland 
bald zu erfreuen haben wird, gehört auch die allgemeine Her 
Stellung der ständischen Verfassungen in allen deutschen Staaten. 
In Baiern und Würtemberg wird schon seit einiger Zeit daran ge- 
arbeitet. In dem letzteren Lande soll, wie man vernimmt, bloss 
der Besitz eines Eigenthums von gewisser Grösse zur Theilnahme 
an den Ständen berechtigen. Baden hat jetzt gleichfalls seinen 
Entschluss, Stände einzuführen, zu erkennen gegeben,*) und sich 
dadurch nunmehr ganz nahe an die gemeinschaftliche auf den- 
selben Punkt gerichtete Erklärung der übrigen Fürsten ange- 
schlossen. 



LI. Entwürfe zur Bundesverfassung mit und ohne 

Kreiseintheilung. November 1814. 

(Eigenhändige Entwürfe und korrigiene Abschriften im Geh. Staatsarchiv ; 

gedruckt bei Klüber, Akten des Wiener Kongresses II, 5, S. i8ff.) 

Entwurf einer Deutschen Bundesverfassung, mit Eintheilung 
Deutschlands in Kreise. 

^^orbemerkung.**) 

Man hat in dem folgenden Entwürfe zugleich eine 

systematischere Ordnung als in den bisherigen Arbeiten 

herrschte, zu befolgen gesucht. Um jedoch diejenigen §§ 

kenntlich zu machen, welche schon in Berathung genommen 



Entwurf einer Deutschen Bundesverfassung, ohne Eintheilung Deutschlands 
in Kreise. 
Uebersicht der befolgten Ordnung. 
Allgemeiner Begriff des Bundes §1.2. 
Bundesversammlung § j. 
Erster Rath derselben j^" 4-17- 



*) Durch eine an Hardenberg gerichtete Note vom r. Dezember 1814 hatte 
Großherzog Karl von Baden diese Absicht kundgetan. 
**y Vorbemerkung gleichlautend mit der obigen. 



I. Als Ccsandtir in Wicii. 2^^ 

worden sind, hat man neben der Zahl der 'y^ diejenige 
Zahl bemerkt, welche sie in dem aus den (>)nferenz-Proto- 
collen gemachten Aus/uge führen. 

Uebersichi der befolgten Ordnung. 
Allgemeiner Hcgrilf des Hundes. [] i. .:. 
Hundesversammlung, ^' 3. 
Krster Rath derselben, ^ 4 — 17. 
Zweiter Rath derselben, ^' i.S — 24. 
l. interpersonal beider Räthe, ^ 23. 
Kreisvorsteher, 5 -<> — 44- 

\'erhältnisse derselben, als Heauftragic des Hundes, -^ 27 — '-jcj. 
Allgemein, ,^ 27 — 30. 
insbesondere, 

i) in Absicht auf X'ollstrcckung der P>undcsbcschlüsse, 
!^ 31—32. 

2) in der Absicht auf das Kriegswesen, 33. 

3) in der Absicht auf die Rechtspflege, 34 — 39. 
\'erhältniss der Kreisvorsteher, als Directoren der Kreisvcrsamm- 

lung, 40—44. 
\"erhältniss der einzelnen Staaten zum Hunde, 4:, — 34. 
Allgemein, 45. 
insbesondere, und zwar 

i) in Absicht auf das Vcrhältniss zum Auslande, 4<). 
2) in Absicht auf die Krfüllung des Bundesvertrags und 
der Bundesbeschlüssc, 47 — 49. 

Zweiter Rath derselben § 18—24. 
Unterpersunal beider Räthe § 25. 

Verltältniss der einzelnen Staaten zum Bunde ^ 26—40. 
Allgemein ^ 26, 
insbesondere und 

i) in Absicht auf das Verhältniss zum Ausland ,«' 27. 

2) in Absicht auf die Erfüllung des Bundesvertrags und der Bundes- 

schliisse »^" 28 —ji. 
jj in Absicht auf das Kriegswesen «^" j2. 

4) in Absicht auf die Rechtspßege ^ J,';»'— J7- 

5) in Absicht auf die Beiträge zu den Bundeskosten ^ jS-4^. 
Verhältniss der mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsstände insbesondere §41 — 64. 
Verhältniss der einzelnen Staaten gegen einander if (ij^—OO. 

Verhältniss derselben gegen ihre L'nterthancn § fi--8j. 
Bundesgericht § S4—106. 



•230 



I. Als GcsamlUr 



S) in Absicht auf das Kriegswesen, 50. 
4) in Absicht auf die Rechtspflege, 51. 
in Absicht auf die Beiträge zu den l^undeskosten, 

Verhähniss der mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsstände 

insbesondere, 55 — 79. 
Verhähniss einzelner Staaten gegen einander, «So — 8i. 
Verhähniss derselben gegen ihre Unterthanen, 82 — 97. 
Bundcs^ericht. 08 — [20. 



Allgemeiner Begriff des Bundes. 
§ I. (Auszug § I.)*) 
Die Staaten Deutschlands, mit Inbegriff Oestreichs und 
Preussens für ihre Länder N. N., vereinigen sich zu einem Bunde, 
welcher den Namen des Deutschen führen wird. Jeder Ein- 
tretende leistet Verzicht auf das Recht, sich ohne Zustimmung 
der Uebrigen davon zu trennen. 

S 2. (2) 

Der Zweck dieses Bundes ist die Erhaltung der äussern Ruhe 
und Unabhängigkeit, und die Sicherung der verfassungsmässigen 
Rechte des Einzelnen, so wie des Ganzen, nach den in den folgen- 
den §§ bestimmten Grundsätzen. 

Bundesversammlung. 

Die gemeinschaftlichen Angelegenheiten des Bundes werden 
durch eine Bundesversammlung besorgt, in welcher die Bevoll- 
mächtigten aller Mitglieder desselben Sitz und Stimme haben, 
und die aus einem ersten und zweiten Rath besteht. 

Zugleich wird Deutschland in folgende Kreise (hier sind die 
Namen und Grenzen der Kreise einzuschalten) abgetheilt; über 
w^elche folgende Fürsten (hier werden die Namen der Kreisvor- 
steher angegeben) das Kreis -\^orsteheramt führen sollen.***) 



*J Im zweiten Entwwf § i. 2 --^ obigen ^ 1. 2. 

**) Im zweiten Entwurf § j ohne den Schluß : „Zugleich wird Deutschtand u.s.n 
***J Fehlt im eigenhändigen Entwurf 



I. Als CJcsandlcr in Wien. 2X1 

I-j-sicT Kalh. 

§ 4. (s)*) 

In dem ersten Kath treten die Bevollmächtigten folgender 
Staaten zusammen: — — — — — — — — — — — 

Die Bevollmächtigten von Oestreich und Preussen führen 
jeder zwei Stimmen, die der übrigen eine Stimme. Wie es, um ein 
bestiindigcs Uebergewicht der vier ersten Stimmen zu verhindern, 
in dem Falle gehalten werden solle, wenn denselben die drei 
andern entgegenstehen würden bestimmt '■ 8. 

S b- (<>) 
Der erste Rath ist ununterbrochen in der Stadt X. N. ver- 
sammelt. 

§ <>• (7) 
Die von den Mitgliedern des ersten Raths Abgeordneten sind 
als Gesandte zu betrachten, und werden mit \'ollmachten und 
Instructionen versehen. 

§7- 
Der Vorsitzende Bevollmächtigte ist befugt, von den an den 
Rath eingehenden Sachen Kenntniss zu nehmen; er ist aber ver- 
bunden, sie den übrigen Mitgliedern vor der Berathung ohne 
Unterschied mitzutheilen, und sie ohne Aufschub in Berathung zu 
bringen. Dasselbe findet in Ansehung derjenigen Vorschläge statt, 
welche jedes der übrigen Mitglieder des Rathes in Antrag zu 
bringen für gut findet. 

§ ^^- (9) 
In allen vor den ersten Rath gehörenden Geschäften ent- 
scheidet die Mehrheit der Stimmen. Falls jedoch Oestreich und 
Preussen zusammengenommen, einer andern Meinung als die drei 
übrigen Mitglieder wären, so entscheidet die Mehrheit der ersten 
nicht, sondern es wird die Sache so angeschen, als ob Gleichheit 
der Stimmen vorhanden wäre. In diesem Falle werden die Häuser 
der Fürsten N. N. durch ihre Bevollmächtigten zu der in ihrer 
Gegenwart anzustellenden abermaligen Berathung und zu Ablegung 
ihrer Stimmen zugezogen. 



*J Im zweiten Entwurf ^ 4—S ^ obigen § 4—iS. 



■2-y$ I. Als Gesandter in Wien. 

.^ [). (lO)*) 

Die Rechte des ersten Raths sind tlieils solche, die ihm allein 
zustehen, theils solche, die er mit Zuziehung eines Ausschusses 
des zweiten Raths, theils endlich solche, die er gemeinschaftlich 
mit dem ganzen zweiten Rath ausübt. 

Allein kommen ihm zu : 

i) die Leitung und ausübende (jewalt des Bundes; 

•2) die Vertretung desselben da, wo er als ein Ganzes gegen 
auswärtige Mächte erscheinen muss. 

Mit Zuziehung eines Ausschusses des zweiten Ivaths, (J^' 14) 
berathschlagt und entscheidet er über Krieg und Frieden. 

Gemeinschaftlich mit dem ganzen zweiten Rath, übt er die- 
jenigen Rechte aus, welche zu dem Wirkungskreise dieses letzteren 
gehören. 

In wiefern der erste Rath zugleich Theil an der richterlichen 
Gewalt haben solle, bestimmt § 105 — 107.**) 

§ 10. (11) 
Kraft der dem ersten Rathe zustehenden Leitung und aus- 
übenden Gewalt des Bundes liegt ihm ob: 

1) die abgefassten Bundesschlüsse***) zur öffentlichen Kennt- 
niss zu bringen; 

2) vermittelst der Kreisvorsteher die Vollziehung der Bundes- 
schlüsse, so wie die der Erkenntnisse des Bundesgerichts 
zu bewirken, und zu dem Ende die nöthigen Weisungen 
an die Kreisvorsteher ergehen zu lassen. 

S 'I. (i7)t) 
Bei der \'ertretung des Bundes gegen auswärtige Mächte, lässt 
der erste Rath, der Regel nach, keine auswärtigen Gesandten bei 



*) Im zweiten Entwurf § g = obigen § g. 
**) Am Schluß heißt es: bestimmt § gi — g^. 
**) Im zweiten Entwurf: 

i) die abgefassten Bundesbeschlüsse zur öffentlichen Kenntniss zu bringen, 

und die Sprüche des Bundesgerichts den Partheien mitzutheilen ; 
2) darauf zu sehen, ob die einen und die andern gehörig vollzogen werden, 
und im entgegengesetzten Falle die Vollziehung durch die weiter unten 
angegebenen Mittel zu bewirken. 
;V Im zweiten Entwurf § 11 — 25 = obigen § 11 — 25. 



I. Als r.i-sandtcr in Wien. 



-IVJ 



seiner X'ersammlunf; zu. Jedoch liat derselbe das Ivecht, ausser- 
ordentliche (iesandtschalten \on Auswärtigen anzunehmen. Diese 
überreichen ihre Beglaubigungen dem genannten Ivath durch cicn 
\'orsit2enden. 

Der XOrsitzcndc ist befugt, ihre \'ortr;ige anzuhören, und ver- 
pllichtet, sie sogleich dem Hunde mitzutheilen. Zu l'nterhand- 
lungen mit ihnen ordnet der Kath, insofern er nicht für gut (indet.^ 
in der (iesammtheit daran 'l'heil zu nehmen, dem \'orsitzendcn 
wenigstens zwei seiner Mitglieder zu. 



Obgleich der Deutsche Bund keine Cjcsandschaften bei aus- 
wänigcn Staaten unterhält, so ist der erste Rath gleichwohl be- 
fugt, zu einzelnen l nterhandlungen Bevollmächtigte an dieselben 
abzusenden. 

§ 13- 
Kraft der \'crbindlichkeit des lUmdes, jedes Mitglied desselben 
gegen jede widerrechtliche Gewalt einer auswärtigen Macht in 
Schutz zu nehmen, ist es die PHicht des ersten Raths, zu unter- 
suchen, ob der Kall, oder die (lefahr einer solchen (iewalt vor- 
handen sey, und alsdann schleunigst die nothigen Mittel zu er- 
greifen, um dem verletzten Bundesgliede diejenige Sicherheit und 
Genugthuung zu verschaffen, welche die Natur der von ihm er- 
littenen, oder zu befürchtenden N'erJctzung seiner Ivechte oder 
seines (Gebiets erheischt. Bei einem wirklichen feindlichen Kinfall 
in ein Deutsches (iebiet muss die thätige Hülfe des Bundes so- 
gleich nach der in den weiter unten folgenden ^^'^ festgesetzten 
Art, wie die Bundestruppen in Bewegung zu setzen sind, geleistet 
werden. 

Ist der erste Rath in dem Falle, über Krieg und 1-Yi<.'den 
einen Schluss zu fassen, so wird von demselben ein Ausschuss 
des zweiten zugezogen, welcher bei der Schlussfassung mit zwei 
Stimmen zu erscheinen hat. N. N. sind, als erste Repräsentanten 
des zweiten Raths, beständige Mitglieder dieses Ausschusses. 
Diesen werden drei andere zugetheilt, welche von dem zweiten 
Rath durch Mehrheit der Stimmen auf die Dauer von einer 
Sitzung zur andern erwählt werden. 



■240 ^- *^^^ Gesandter in Wien. 

^^ 15. (22) 

Bei einem abzuschlicssenden Frieden, steht dem ersten Rathe 
nicht zu, über das Gebiet eines Bundesgliedes, oder über einen 
Theil desselben zu verfügen, ohne Zuziehung des Bethätigten, und 
ohne dass daraus für den Bund die Verbindlichkeit entspringe, 
dieses Bundesglied für den ohne dessen Schuld erlittenen Verlust 
verhiiltnissmässig möglichst zu entschädigen. Die Bestimmung der 
Art, wie demselben genügt werden könne, muss mit Zuziehung 
des Betheiligten geschehen. 

§ 16. (23) 
Staatsverträge, welche mit Auswärtigen geschlossen werden, 
sind, sofern sie zu ihrer Vollziehung Gesetze erfordern, der Ge- 
nehmigung des ersten und zweiten Raths, als gesetzgebenden 
Körpers des Bundes, zu unterwerfen. 

§ 17- (24) 
Der Antheil des ersten Raths an der Gesetzgebung, als dem 
eigentlichen Geschäfte des zweiten Raths, besteht darin, dass er 
i) Gesetzentwürfe zur Berathschlagung mittheilt; 
2) über die von dem zweiten Rath hierauf, oder von selbst 
an ihn kommenden Gesetzvorschläge, auch an seinem 
Theile in Berathung eingeht. 
Wie alsdann aus dieser seiner Berathung, und dem vom 
zweiten Rath gemachten Vorschlag, ein wirkliches Bundesgesetz 
entstehe, ist § 22 bestimmt. 

Zweiter Rath. 

§ 18. 

Der zweite Rath besteht aus allen Mitgliedern des Bundes, 
welche mit dem Stimmrechte bei den Berathschlagungen begabt 
sind. Dieselben üben entweder Viril- oder Curiat-Stimmen aus. 

Die Aufzählung der Stimmen, muss bis zur Festsetzung des 
Besitzstandes aller Deutschen Staaten, vorbehalten bleiben. 

S 19- 
Fr versammelt sich jährlich in der nemlichen Stadt, wie der 
erste Rath. Die Dauer der Versammlung hängt von der Natur 
der vorliegenden Geschäfte ab. Der Rath ist aber befugt, die- 
jenigen Gegenstände, deren Vollendung die Sitzung zu sehr ver- 
längern würde, zu der nächsten aufzuschieben. 



I. Als Gesandter in Wien. 



241 



Der Wirkungskreis des ;ivveitcn Kaths dehnt sich auf alle 
Gegenstände aus, welche den Sloll" zu einem allgemeinen, für ganz 
Deutschland gehenden Gesetze abgeben können. 

Das erste Mitglied im Kangc führt, wie in dem ersten Rath, 
den X'orsitz, ohne mit demselben bes(jndere \'orrechte zu ver- 
binden. 

Die Abstimmung der Bevollmächtigten geschieht im zweiten 
Bundesrath, wie in dem ersten, nach der Ordnung, welche die- 
selben in dem ehemaligen Deutschen Reiche unter sich beob- 
achteten. Diese Ordnung begründet jedoch, ausser dem Kreise 
der deutschen Angelegenheiten, keinerlei Kangvcrschiedenheit unter 
den Höfen und Staaten selbst. 



Die Gegenstände werden durch den ersten Rath in \'orschlag 
gebracht; indess steht es jedem Mitglicde des zweiten Raths zu, 
einen Vorschlag in Berathung zu bringen, in sofern er wirklich 
auf Bundesangelegenheiten Bezug hat. 

§ 22. 

Der in ^'orschlag gebrachte Gegenstand wird von dem zweiten 
Rath in Berathung genommen, und darüber nach Mehrheit der 
Stimmen ein Beschluss gefasst. 

Dieser Beschluss wird sodann an den ersten Rath gebracht, 
und von demselben entweder angenommen, oder verworfen. Im 
letzteren Falle wird er von dem ersten Rath, nebst Zuziehung des 
Ausschusses des zweiten Raths, neuerdings in Berathung ge- 
nommen, und die delinitive Kntscheidung durch abermalige Ab- 
stimmung hervorgebracht. 

In I-'ällen, wo es zweifelhaft ist, (jb ein (Gegenstand zum \'or- 
trage im zweiten Rath geeignet ist, wird darüber von dem ersten 
Rath mit Zuziehung des Ausschusses des zweiten Raths ent- 
schieden. 



In den b'älien. wo der erste Rath über Krieg und I-Yiedcn 
einen Schluss zu lassen hat, wird von demselben ein Ausschuss 
des zweiten Raths zugezogen, wie solcher;! 11 festgesetzt worden. 

Humboldt, Politische Denkschriften U. : 



242 



1. Als Gcs.iiuUor in Wien. 



§ 24. 

Der in ^^ 14 bestimmte Ausschuss des zweiten Raths, bleibt 
an dem Orte der Bundesversammlung bestandig beisammen. Er 
wird von dem /weiten Rath für alle jene Fälle bevollmächtigt, 
welche eine schleunige Berathung erfordern, oder in welchen der- 
selbe bei den N'erhandlungen des ersten Raths y.u erscheinen hat. 

rnterpcrsonal beider Räthe. 
§ 25. 
Beide Räthe haben nur eine Kanzlei und ein Archiv, jedoch 
in zwei Abtheilungen geschieden. An der Wahl der dabei anzu- 
stellenden Personen, nehmen beide Räthe Thcil. 

Kreisvorsteher. 

S 2().*) 

Die Kreisvorsteher haben ein doppeltes Verhältniss: 

1 ) als Fürsten, welche im Namen des Bundes handeln ; 

2) als Kreisstände, welche als Directoren der Kreisversamm- 
lungen mit ihren Mitständen für das Wohl ihrer Ivreise 
thätig sind. 

Verhältniss der Kreisvorsteher als Beauftragte des Bundes. 

Allgemein. 

§27. 

In Absicht des ersten Verhältnisses, sind sie Beauftragte des 

Bundes, und stehen als solche unter der Aufsicht des ersten Raths, 

welchem sie für die Gegenstände ihres Amtes untergeordnet und 

verantwonlich sind. Der Bundesvertrag und die ihnen mitzu- 



§ 28. 
Der Wirkungskreis der Kreisvorsteher beschränkt sich genau 
auf die ihnen im Bundesvertrag übertragenen Arten von Gegen- 
ständen. Beschwerden von Ständen ihrer Kreise, können daher 
nicht bei ihnen, sondern nur unmittelbar bei dem ersten Rathe, 
oder bei dem Bundesgerichte angebracht werden. 



*J Im zweiten Entwurf fallen obige §§ 26— J2 Jort. 



I. Als Gesandter in Wien. 2/l'> 

S 29. (13) 

Beschwerden gegen die Kreisvorsteher selbst, sie mögen 
Gegenstände ihrer Amtsführung betreuen, oder nicht, w^erden, wie 
die gegen andere Mitglieder des Bundes, bei dem ersten Rathe an- 
gebracht, und von demselben untersucht. Wenn sie gegründet 
befunden werden, so erfolgt die Abhülfe auf eben die Weise, wie 
^^ 49 bestimmt ist, nur dass die Vollziehung des desshalb zu er- 
theilenden Auftrags, einem andern Kreisvorsteher übertragen wird. 

§ 30- 
Die zu dem Amte der Kreisvorsteher gehörenden Gegenstände, 
sind folgende: 

a) die Aufrechthaltung des Bundesvertrags und die Voll- 
streckung der einzelnen Bundesschlüsse in ihrem Kreise; 

b) die oberste Aufsicht über das Ivriegswesen aller Stände 
desselben ; 

c) die Bildung eines gemeinschaftlichen Gerichtshofs, für 
diejenigen Stände des Kreises, welchen, nach weiter unten 
zu bestimmenden Grundsätzen, das Recht der dritten In- 
stanz nicht zusteht. 

Insbesondere, 
i) In Absicht auf die Vollstreckung der Bundesschlüsse. 

§ 31- 
Die Bundesschlüsse werden den Kreisvorstehern vom ersten 
Bundesrathe zugeschickt. Diese theilen sie den Ständen ihres 
Kreises mit, fordern sie auf, denselben Genüge zu leisten, und 
üben die gehörige Aufsicht über die Befolgung aus. 

§ 32. 
Jedoch steht denselben keineswegs, weder bei dem § 30a, 
noch bei dem § 3 1 erwähnten Falle, die Befugniss zu, wenn diese 
Befolgung von einem Kreisstande verabsäumt oder verweigert 
wird, für sich die Vollziehung zu erzwingen. Sie haben vielmehr 
in einem solchen Falle die Sache vorher dem ersten Bundesrathe 
anzuzeigen, und seine Entschliessung und Aufträge darüber abzu- 
warten. Dasselbe findet in demjenigen Falle statt, wo die Kreis- 
vorsteher Verletzung des Bundesvertrages, bei einem der Stände 
des Kreises wahrnehmen. Xur bei Militär-Angelegenheiten und 

16* 



244 



I. Als Cicsanilter in Wien. 



auch da nur in dringenden l-'ällen sind die Kreisvorsteher er- 
mächtii^. ohne /.u/iehung des ersten Ikindesraths, auf ihre eigene 
Verantwonlichkeit zu nöthigenden Maasregeln zu schreiten, jedoch 
alsdann auch verbunden, dem Rathe jedesmal sogleich Kenntniss 
davon zu geben, und die Gründe ihres \^erfahrens ausführlich 
auseinander zu setzen. 

•2) In Absicht auf das Kriegswesen. 

§ 33-*) 
Dieser ganze Abschnitt bleibt der Bearbeitung des Militär- 
Comite überlassen. 

3) In Absicht auf die Rechtspflege. 

§ 34-*^) 

Diejenigen Staaten, welche weniger als 300000 Einwohner 
zählen, besitzen nicht das Recht der dritten Instanz. 

Wenn von mehreren Zweigen desselben Fürstenstammes, 
einige die Zahl von 300000 erreichen, andere aber nicht, so 
schliessen sich die letzteren an einen der ersteren in Ansehung 
der Rechtspflege in dritter Instanz an. Wenn hingegen zwar 
keiner einzeln, allein alle zusammengenommen, die erw^ähnte 
Volkszahl erreichen, so steht es ihnen frei, gemeinschaftlich einen 
obersten Gerichtshof zu bilden. 



*) = § j2 des 2. Entwurfs. 
**) Hierfür im 2. Entwurf: 4) In Absicht auf die Rechtspflege. 

§30- 
Diejenigen Staaten, welche weniger als jooooo Einwohner zählen, besitzen 
nicht für sich das Recht der dritten Instanz, sondern müssen solche gemein- 
schaftlich mit andern, sich iin gleichen Falle befindenden bilden. Es werden daher 
folgende oberste Gesammtgerichte mit folgenden Sprengein angeordnet. 
(Hier ist die genaue Bestimmung derselben einzuschalten.) 

§ 34- 
Diese Gesammtgerichte stehen gemeinschaftlich imter den Regierungen, für 
welche sie ayigeordnet werden. Jede derselben ernennt eine verhältnissmässige 
Zahl von Mitgliedern derselben, imd die Richter sprechen zwar allemal im Namen 
des Gesammtgerichts, allein jedesmal nach den, in demjenigen Lande, von dessen 
Gerichte appellirt worden ist, geltenden Gesetzen. Es versteht sich zugleich von 
selbst, dass übrigens zwischen den Beisitzern der verschiedenen Staaten und 



I. Als Gesandter in Wien. 



245 



Im den, im vorigen [] bc/eichnctcn Staaten eine dritte Instanz 
zu verschallen, werden dem obersten (Gerichtshöfe der Kreisvor- 
steher Beisitzer von denselben zugeordnet, und er bildet alsdann, 
in dieser erweitenen (iestalt, ein gemeinschaftliches Kreisgericht. 
Die Zahl dieser von den Staaten, welche die Bevölkerung von 
•^00000 Seelen nicht erreichen, zu ernennenden Beisitzer, wird 
nach den Onsverhältnissen für jeden Kreis besonders,*) und zwar 
dergestalt bestimmt, dass auf 3O000 Seelen ein Beisitzer kommt. 

:n 3''. 
Dies so gebildete Kreisgericht spricht natürlich nur in den- 
jenigen Angelegenheiten, welche aus den Ländern der Kreisstände 
an dasselbe gelangen; nicht in denjenigen, welche die eigenen 
Unterthanen des Kreisvorstehers betretVen. In jenen dagegen, 
nehmen alle Beisitzer gleichen Antheil an allen Arbeiten, ohne 
Unterschied des Landes, von welchem die Appellationen einge- 
sandt worden sind. 

Das Kreisgericht spricht in den aus den V) 34 erwähnten Kreis- 
ländern an es kommenden Sachen, nach den in diesen geltenden 
Gesetzen. 



diesen, alle Anhänglichkeit Verbindung aufhört, und die Beisit:er nur dem Ge- 
richte selbst angehören. 

^35- 
Alle sechs Jahre sollen die Gesammtgerichte die zu ihren Gerichtssprengeln 
gehörenden Gerichte visitiren lassen. Bemerken sie in der Justizvenvaltung 
irgend eine Unregelmässigkeit, so sind sie verpßichtet, zu deren Abstellung die 
nach der Lage der Sachen erforderlichen Einleitungen zu treten. 

^ 3f^- 
So wie die Gesammtgerichte mit ihren Sprengein bestimmt sind, wird von 
Commissarien der zu jedem gehörenden Regierungen, eine Verfassung und ein 
Reglernent für dasselbe, mit besonderer Beziehung auf den nach Ortverhältnissen 
zu bestimmenden Antheil der verschiedenen Staaten davon entyvorfen, und der 
Bundesversammlung zur Bestätigung vorgelegt. Diese nimmt diese vorge- 



*} Fehlt im eigenhändigen Entwurf 
**) Im eigenhändigen Entwurf heißt der §: „Wenn das Kreisgericht i'n- 
regelmässigkeiten in dem Verfahren der Gerichte, von welchen die Appellation in 
letzter Instanz an dasselbe kommt, bemerk-t, so ist es befugt Justizvisitationen bei 
gedachten Gerichten vornehmen zu lassen ; §f yS entspricht dem jetzigen jj. §. 



24.6 I- •^'* Gosandtcr iii Wien. 

Alle .lahre sollen die Kreisgerichte die zu ihrem Gerichts- 
sprengel gehiirigen (ierichte visitiren lassen. Bemerken sie in der 
Justi/verwaltimg irgend eine Unregelmässigkeit, so sind sie ver- 
prtichtet, zu der Abstellung die nach der Lage der Sache erforder- 
lichen Einleitungen zu trelVen. 

v^ 39- 
Die in denjenigen Ländern, deren Regierungen das Recht der 
dritten Instanz nicht besitzen, abgefassten peinlichen Erkenntnisse, 
müssen gleichfalls den Kreisgerichten in zweiter Instanz vorgelegt 
werden. Die alsdann von denselben bestimmten Strafen, kann die 
Landesregierung zwar lindern, oder erlassen, aber nicht schärfen. 

^'erhältniss der Kreisvorsteher, als Directoren der Kreis- 
versammlung. 

S 40- 

Die Kreisversammlungen bestehen aus allen Kreisständen, 
unter Vorsitz des Kreisvorstehers. Kreisstände sind alle diejenigen 
Regierungen, welche Länder in dem Kreise besitzen, und mit 
einer Viril oder Curiat-Stimme in dem Bundesrathe begabt sind. 

Zu denselben gehören namentlich alle mediatisirte Reichs- 
stände, welche ehemals auf dem Reichstage eine Viril- oder Curiat- 
Stimme führten. Dieselben üben aber auch in den Kreisversamm- 
lungen nur Gesammtstimmen aus, deren Zahl in jedem Kreise 
besonders festgesetzt wird. 



schlagenen Entwürfe gleich andern Bundesgesetzen in Beratlning, und so wie sie 
in beiden Käthen entweder bestätigt oder modifizirt werden, behalten sie verbind- 
liche Kraft für die Staaten, welche sie vorgeschlagen haben, und können von 
denselben nicht wieder ohne vorhergängige Zustimmung der Bundesversaynmlung 
eine Abänderung erleiden. 

^31- 
Die in denjenigen Ländern, deren Regierungen das Recht der dritten Instanz 
nicht besitzet!, abgefassten peinlichen Erkenntnisse müssen gleichfalls den Ge- 
saynmtgerichten in zweiter Instanz vorgelegt werden. Die alsdann von denselben 
bestimmten Strafen kann die Landesregierung zwar lindern, ändern und erlassen, 
aber nicht schärfen. 



*) Im zweiten Entwurf fallen die §§ ^8—44 fort. 



I. Als Gcsandtrr 



247 



S 4'- 
Die KreisvcTsammlungcn werden jährlich, zwei M(jnate vor 
der Zusanimenkiinlt des zweiten Bundesrathes, in der Hauptstadt 
des Kreises gehalten. Der Kreisvorsteher kann dieselben auch 
ausserordentlich /usammcnberul'en. 

S 4-^. 
Die Vo\ii,c ihrer Sitzung, und der des Bundesrathes, dient 
dazu, die in den einzelnen Theilen Deutschlands bemerkten Ge- 
set^bedürfnisse zu einer allgemeinen Berathung vorzubereiten. 
Ihr Wirkungskreis dehnt sich daher theils auf diejenigen (jegen- 
stiinde aus, welche, als bloss den einzelnen Kreis betreuend, zur 
Wohlfahrt desselben festgesetzt, angeordnet und ausgeführt werden 
sollen, theils auf solche, über die man für gut hält, sich unter 
einander zu vereinigen, um ihre Ausliihrung in ganz Deutschland 
in Vorschlag zu bringen. 

:^ 4:^ 
Der Kreisvorsteher übt, seines Vorsitzes ungeachtet, kein 
weiteres \'orrecht in der Kreisversammlung aus. Kr hat nur 
eine Stimme darin, und die Beschlüsse werden nach Mehrheit 
der Stimmen gefasst. Falls dieselben gleich sind, so entscheidet 
die des Kreisvorstehers. 

§ 44- 

Die \'ollziehung der Kreisschlüsse gehört zu dem Wirkungs- 
kreise des Kreisvorstehers. Er ist jedoch hierbei nicht befugt zu 
nöthigenden Maassregeln zu schreiten; es müssten denn gleich 
bei Fassung der Ikschlüsse Strafen festgesetzt seyn, welche als- 
dann als ( Konventionalstrafen anzusehen sind. 

(ilaubt er in dringenden F'ällen weiter gehen zu müssen, so 
ist er verpflichtet, die Genehmigung des Bundes einzuholen. 

\'erh;iltniss der einzelnen Staaten zu dem Bunde. 
Allgemein. 

§ 45- (3)*) 
Indem die Bundesglieder zur Erreichung des ;; •.: angegebenen 
Zweckes zusammentreten, behalten sie alle und jeder den vollen 



*} = § 36 des zweiten Entwurfs. 



•48 



I. Als Gesandtor in Wien. 



und freien Genuss ihrer Regierungsrechte, in so weit selbige 
nicht durch den im ,^ -i bestimmten Zweck eingeschränkt, und 
diese Einschränkungen in der Bundesurkunde namentlich ausge- 
drückt sind. 

Insbesondere, und zwar 
i) in Absicht auf das Verhältniss zum Auslande. 
,^ 4Ö. (21)*) 
Um zu verhindern, dass ein einzelner Bundesstaat die Sicher- 
heit Deutschlands in Gefahr bringe, verpHichten sich die sämmt- 
lichen Mitglieder des Bundes, sie mögen Staaten ausserhalb 
Deutschland besitzen, oder nicht, keine Verbindungen mit Aus- 
wärtigen einzugehen, die gegen den ganzen Bund, oder einzelne 
Mitglieder desselben gerichtet sind, oder dem ganzen Bunde oder 
dessen einzelnen Mitgliedern unmittelbar oder mittelbar gefährlich 
werden könnten; diese Verbindungen mögen auf Krieg oder 
Frieden, oder Subsidien, oder was immer für eine Hülfeleistung 
Bezug haben. Uebrigens bleibt die Befugniss der Mitglieder, 
Verträge zu schliessen, uneingeschränkt; dieselben verpflichten sich 
jedoch, den Bund von denjenigen in Kenntniss zu setzen, welche 
auf Krieg, Frieden, Subsidien, oder jede andere Art von Hülfe- 
leistung Bezug haben. 

2) In Absicht auf die Erfüllung des Bundesvertrags und der 
Bundesschlüsse. 

§ 4in 

Jedes Mitglied des Bundes macht sich verbindlich, sowohl den 
Bundesschlüssen, als den rechtskräftigen Urtheilen der Austrägal- 
Instanz und des Bundesgerichts, unbedingt Folge zu leisten, so 
wie ihm dieselben in gesetzlicher Form mitgetheilt werden. 

Jedem Mitgliede steht es frei, dem ersten Rath Anzeige von 
denjenigen Fällen zu machen, in welchen es Verletzungen dieser 
Verbindlichkeit wahrnimmt. 



*J = § 27 des 2. Entwurfs. 
**) ^ § 28 des 2. Entwurfs. 
***) = § 2g des 2. Entwurfs. Dann folgen 

§30- 
Wenn eine solche Uebertretung stattfindet, so ist es die Pßicht des ersten 
Raths, einem Bundesgliede die Untersuchung derselben aufzutragen, und hierzu 



I. Als Gesandter in Wien. 



249 



:- 41 »• 

Der crsic Rath untersucht alsdann die angebrachten Be- 
schwerden, mit oder ohne Zuziehung des Kreisobersten, *) welchem 
er. wenn er es niithig findet, einen /weiten beiordnen kann.*) 

3) In Absicht des Kriegswesen. 

;^ 3,0. 
Hierüber ist schon ^^ 33 das Nöthige verfügt. 

4) In Absicht auf die Rechtspflege. 

;^ ?'• 
Die hierher gehörenden Bestimmungen sind bereits ;^ ;.;4 — 39 
enthalten. 

--,) In Absicht auf die Beiträge zu den Bundeskosten. 

Die Kosten des Bundes, werden gemeinschaftlich von allen 
Mitgliedern zusammengeschossen. Dieselben tragen in folgenden 
Verhältnissen dazu bei: 

(Hier ist das Verhältniss einzuschalten.) 

.' 31v 
Ueber die gewöhnlichen Ausgaben des Bundes w^ird, sobald 
die Bundesversammlung constituirt ist. von beiden Käthen ein 
Etat gefertigt. Krhöhungen dieses Ktats, oder ausserordentliche 



dasjenige auszuwählen, von dem sich die parteilose Prüfung der Sache und die 
sicherste Abhülfe erwarten lässt. Er ertheilt in diesetn Falle diesem Mitgliede 
eine bestimmte Instruction, und schreibt ihm insbesondere genau vor, ob dasselbe 
nach genommener Rücksprache mit demjenigen, welchem die Vebertretung zur 
Last fällt, sogleich, wo es nothwendig ist, zu l'ollsti'cckungsmassregeln schreiten 
oder erst an ihn hinüber berichten soll. 

Derjenige, an welchen ein solcher Auftrag ergeht, kann sich nicht weigern 
ihn zu vollziehen; er handelt aber dui-chaus nur als Beauftragter des Bundes 
und in seinem i^'amen, und ist demselben für jede Ueberschreitung der Grenzen 
seines Auftrags verantwortlich. 

*J Im ersten Entwurf § 4^ heißt es statt dessen: „und verfügt die erforder- 
lichen Mittel denselben abzuhelfen, und künftige i'cbertrctungen zu verhüten. 
Er bedient sich hierbei der Hülfe des Kreisobersten, welchem er, wenn er es 
nöthig findet, einen zweiten beiordnen kann.'' 

**) Im zweiten Entwurf § jü. jfj. 40 = obigen § 52. 5j. ^iJ. 



■2i^O '• •^1'^ Gesandter in Wien. 

Ausgaben, kCmncn nur unter Zustimmung beider Käthe gemacht 
werden. Bloss in dringenden Fällen kann der erste Rath mit 
Einwilligung des Ausschusses des zweiten Rathes, ohne die Zu- 
sammenkunft dieses abzuwarten, damit vorschreiten. 

.^^ 34- 
Die Ausgaben selbst werden unter Aufsicht des ersten Raths 
besorgt, und berechnet, und die Rechnungen alljährlich dem 
zweiten zur Prüfung vorgelegt. Die Beiträge der Bundesglieder 
werden unter Autorität des ersten Raths eingezogen, welcher, wo 
es nöthig, dabei eben so, wie bei Vollstreckung der Bundes- 
schlüsse, verfährt. 

\'erhältniss der mittelbar gew^ordenen ehemaligen Reichsstände 
insbesondere. 

§ 55-*) 
Die mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsstände, w^elche 
auf dem Reichstage Sitz und Stimme hatten, sollen jetzt Gesammt- 
stimmen in dem zweiten Bundesrathe und auf den Kreisversamm- 
lungen ausüben, allein zugleich in engerem, in nachstehenden §J^ 
näher bestimmten, und unter den Schutz und die Garantie des 
Bundes gestellten ^'erhältniss zu grössern Staaten stehen. 

^^ 56. 
Wenn mittelbar gewordene Fürsten oder Grafen Besitzungen, 
welche auch in dem ehemaligen teutschen Reiche als unmittelbar 
anerkannt wurden, in mehr als einem Kreise haben, so gemessen 
sie in jedem der Rechte der Kreisstände, ohne dass dieses jedoch 
in ihrer Gesammtstimme im zw^eyten Bundesrath eine Aenderung 
hen-orbringt. 

.^ 37* 
Diejenigen, deren Besitzungen zu noch gegenwärtig bestehen- 
den Regierungen geschlagen worden, und von denselben auch 
durch die gegenw^ärtigen Gebietsveränderungen nicht getrennt 
worden sind, geniessen in dem Staate, zu w^elchem sie gehören, 
folgende Rechte. 

§ 5B. 
Sie machen in ihrer Verpflichtung und ihrem Rechte, ge- 
borene ^'ertreter ihrer Angehörigen und Unterthanen zu seyn, als 



') Im zweiten Entwurf § 41—44 = obigen § 55—59- 



1. Als (irsundtor in Wien. 2t I 

Standeshcrrcn, die ersten I-;indst;indc der Staaten aus. /u welchen 
sie gehr)ren. 

[] .VI. 

Als solchen Standesherren sichert ihnen der gegenwärtige 
Bundcsvertrag ferner alle diejenigen, ihre Personen, Familien und 
Besitzungen betreuenden Ivechte /au welche mit den Kegierungs- 
rechtcn der Staaten, welchen sie angehören, vereinbar sind, es 
mögen solche bisher in diesen Staaten mittelbaren 1 ntertiianen 
zugestanden haben, oder nicht. 

Namentlich sollen sie 

^" <>o.') 
I ) unbeschränkte Freiheit für sich und ihre b'amilien geniessen. 
ihren Aufenthalt, nach Gutdijnken, in jedem, mit dem Bunde in 
Frieden lebenden Staate zu nehmen, und in K'riegs- imd (üvil- 
dienste jeder teutschen Macht zu gehen. 

§.<^'.") 
■2) des N'orzugs, nach den Grundsätzen der frühern deutschen 
Verfassung, über ihre Güter und Familienverhältnisse selbständig 
für ihre Nachkommenschaft verbindliche Verfügungen zu tretVen, 
theilhaftig bleiben. Alle Gesetze und Verordnungen, wodurch die 
auf Verträgen und andern rechtlichen Titeln beruhenden Primo- 
genitur- und Familien-Kinrichtungen aufgehoben, die Stammguts- 
Eigenschaft der F'amilicnbesitzungen vernichtet, und das alte 
Familie n-(}ut der Disposition des gemeinen Rechts imterworfen 
worden ist, sind ausser Wirkung gesetzt. 

§ 62. 

3) p]s wird ihnen das Eigenthum der Fürstenthümer, Graf- 
und Herrschaften, über welche der pariser \'ertrag vom 1.2. Julius 
i(So<)*") in Bezug auf Souverainetät disponirt hat, mit allen daraus 
herzuleitenden Ausflüssen garantirt. 

Keine Regierung, sie müsste denn auf Bestandtheile dieser 
Besitzungen frühere besondere Ansprüche haben, kann die Bei- 
bringung der i'Twerbstitel verlangen, und wenn der I*'iscus auf 
einen oder den andern (gegenständ rechtliche Ansprüche vorbringen 

*J Im zweiten Entwurf ^ 45 — obigen ^ (kt mit \\'egL7ssuni; der letzten 
Worte: im Kriegs- und (Avildienst etc. 

**) Im zweiten Entwurf if 4/J—-;4. = obigen it hi —bfj. 
***! Die RJieinbundsacte. 



■2'-y2 '• Als GcsamUor in Wien. 

ZU können vermeint. S(i soll er solches nur im ordentlichen Weg 
und vor den competenien Riclucrn iliun können. 

.'^ <>3- 
j) Die mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsstände be- 
halten zwar da. wo ihnen solche im ehemaligen Deutschen Reiche 
zugestanden hat. die Rechtspflege in zwei Instanzen, jedoch nur 
alsdann, wenn ihre mit einer derselben Regierung verbundenen 
Besitzungen eine Bevt)lkerung von wenigstens 20 bis 25000 Seelen 
in sich fassen. Wo dies nicht der Fall ist, steht ihnen nur das 
Recht Kiner Instanz zu. Jedoch können mehrere zu demselben 
Familienstamme gehörende Häuser, wenn zugleich ihre Besitzungen 
an einander liegen, ihre Unterthanen zur Bildung einer gemein- 
samen zweiten Instanz zusammenzählen. Die Rechtspflege in den 
Besitzungen der ehemaligen Reichsstände ist aber immer den Ge- 
setzen und der Aufsicht der obersten Justiz-Behörde des Landes, 
zu welchem sie gehören, unterworfen. 

§ 64. 
5) Die Ausübung der Polizei unter denselben Finschränkungen. 

()) Die Steuern betreuend, so stehen zwar 

a) alle Steuern, w^elche verfassungsmässig am J2. Julius 
1806 in die Landes- und (]ontributions-Kassen flössen, 
den die höhern Regierungsrechte ausübenden Fürsten 
zu, hingegen verbleiben alle solche, welche zur Kategorie 
der directen und indirecten Steuern nicht zu zählen 
sind, den Mediatisirten. 

b) die Mediatisirten selbst, sind den ausserordentlichen 
Landessteuern, gleich den übrigen Unterthanen, unter- 
worfen. 

z) Auch geniessen sie keiner Exemtion von den ordent- 
lichen [>andessteuern; jedoch ist das Quantum, mit 
welchem sie zu letzteren beitragen sollen, schon vor 
der Organisation der Stände, nach einem richtigen Ver- 
hältnisse zwischen den Steuern und dem reinen Ein- 
kommen, aus dem zu besteuernden Gegenstande aus- 
zumitteln. 

:: (]h. 

-]) Zu den oben erwähnten, zur Kategorie der directen und 



I. AN C.rsaiull. 



2^% 



indircctcn Steuern nicht i,'ch(»rii;cn, und daher den Mediatisirien 
verbleibenden Renten, werden namentlich gezählt : 

a) Die sogenannten Lehen- und Herrenrechte, die I'V<jhnen, 
Zinsen, (jülten, und andere grundherrhchen Abgaben. 

Die über die AbschalVung solcher (ierechtsame etwa 
erlassenen (lesctze werden , jedoch dergestalt , ausser 
Kraft gesetzt, dass da, wo die Ablösung wirklich erfolgt 
ist, es bei dem getrolVenen Abkommen sein lkwenden 
haben soll. Glaubten sich jedoch ehemalige I^eichsstände 
durch geschehene Ablösung in ihren Rechten verletzt, 
so steht es ihnen frei, binnen sechs Monaten von Unter- 
zeichnung des Bundesvertrags an, rechtliche Hülfe des- 
halb nachzusuchen. 

b) Gleich dem übrigen Kigcnthum, wird das der Waldungen, 
die Forstpolizei und Bestrafung der Waldfrevel, so wie 
der Aufsicht über die Gemeinde- und Unterthanen- 
Waldungen, den Mediatisirten zugesichert. 

c) Auch bei dem Iksitz der Zehnt-Gerechtsame, so wie sie 
solche bis jetzt besessen haben, werden sie ferner ge- 
schützt. 

Und der Rott- oder Neubruch-Zehnt in den media- 
tisirten Distrikten, wird ihnen von der bisher vorge- 
nommenen Ausrottung, und den künftigen, in so lange 
verbleiben, bis etwa dieses Recht durch die Gesetzgebung 
ganz aufgehoben werden sollte. 

d) Auch die Bergwerke gehören zu dem Kigenthum der 
ehemaligen Reichsstände. Was sie an solchen in ihren 
Gebieten besitzen, verbleibt ihnen, und zwar frei von 
allen Bergzehnten. 

Der Bau neuentdeckier, so wie die l!riheilung der 
Schürfscheine, geh()rt nicht zu den höheren Regierungs- 
rechten der Landesfürsten, auch können diese nicht 
neue Bergwerke mit einer andern Abgabe, als der ge- 
wöhnlichen Steuer belegen, .ledoch müssen die Media- 
tisirten nicht nur, bei dem Betrieb ihrer Bergwerke, die 
allgemeinen Bergwerks- Anordnungen genau befolgen, 
und sich der ( )beraufsicht auf den Betrieb, und den 
Anordnungen des Staats zum Besten desselben fügen, 
sondern auch bei allen l-Tzeugnissen derselben der 



-34 



I. Als Cii-sandtcr in \\'icn. 



Landesregierung das ^'erkaufsrecht zu den laufenden 
Preisen einräumen, 
e) Wenn ehemaligen Reichsständen durch den Reichs- 
dcputations-Recess Zölle zur Entschädigung angewiesen 
sind, so sollen ihnen dieselben entweder verbleiben, oder 
sie eine Schadloshaltung dafür empfangen. 

8) Die mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsstände be- 
halten das Recht der 1 Besetzung der Pfarr- und Schulstellen, der 
Aufsicht über ihr Kirchen- und Schulwesen, und die Verwaltung 
des Vermögens ihrer Kirchen und milden Stiftungen durch eigene 
Behörden, jedoch immer unter Befolgung der .Landesgesetze, und 
unter der Leitung der obersten Kirchen- und Schulbehörden. 

§ 68. 

9) Als Ehrenrechte sollen den mediatisirten vormaligen Reichs- 
ständen insbesondere zustehen: 

a) Der persönliche Gerichtsstand bei der höchsten Gerichts- 
stelle des Landes, so fern andere von Adel und der 
Fiskus dieses Vorrechtes geniessen. 

b) Der privilegirte Gerichtsstand der den obersten Landes- 
gerichten unmittelbar untergeordneten (schriftsässigen) 
Vasallen als Real-Forum. 

c) Das Recht der Austrägal-Instanz in peinlichen Fällen, 
welches jedoch nur die Häupter der Familie geniessen. 

d) Die Ertheilung des Prädikats: Herr in allen Ausferti- 
gungen der Landes-Collegien. 

e) Das Kirchengebet. 

f) Das Trauergeläute bei Sterbefällen in der Familie des 
Mediatisirten. 

§69. 
Diejenigen mittelbar gewordenen vormaligen Reichsstände, 
deren Besitzungen zu nicht mehr bestehenden Regierungen ge- 
schlagen worden, oder von den noch bestehenden, zu welchen sie 
gehörten, getrennt worden sind, werden in folgendes Verhältniss 
mit denjenigen Staaten gesetzt, mit welchen sie gegenwärtig ver- 
einigt werden. 



I. Als Gcsandlir in Wien. _. 

:^ 7<>-') 

Sie f;chörcn nicht zu den Landstiinden, scjndern bleiben, als 
eigene Kreisstände, für sich bestehen. 

$ 7'-") 
Sie können aber keine eigenen Truppen haken, sondern ihre 
Unterthanen sind der Militär-(]onscription des Staats unterworfen. 
Jedoch steht ihnen IVei. l-',hrcn\vaclicn zu hahen. 

In Absicht der Rechtspflege treten sie. wenn sie ehemals zwei 
Instaazen gehabt haben, und ihre Besitzungen eine Volkszahl von 
•20 bis 25000 Seelen erreichen, in das Verhältniss derjenigen Kreis- 
stände, welchen das Recht der dritten Instanz nicht zusteht, und 
ernennen Beisitzer zu den Kreisgerichten, •r)im Verhältniss der 
Zahl ihrer Unterthanen. 

Die von ihren Gerichten gefällten peinlichen Erkenntnisse, 
sind gleichfalls der Revision der Kreisgerichte in zweiter Instanz 
unterworfen; allein die alsdann erkannte Strafe kann von ihnen 
gelindert, oder erlassen werden. 

Haben sie im ehemaligen Reiche nur das Recht einer Instanz 
gehabt, oder enthalten ihre Besitzungen nicht eine Volkszahl von 
20 bis 25000 Seelen, so müssen ihre Unterthanen in der zweiten 
bei den Gerichten des Staats, mit dem sie verbunden sind, Recht 
nehmen, und es steht ihnen bei peinlichen Erkenntnissen nicht 
das Recht der Begnadigung zu. 



"; Im zyvi'iten Jiniwurf sLiit dieses § ~o — ^' 55; „Sie sind f^leiclijalls 
Sundeshcrren, die ersten Stande der SUMen, mit dem sie verbunden werden.'^ 
•*; Im zweiten Entwurf § ^0 ^= obigen § 7/ ohne das Wort „aber'' im Eingang. 
•••; Im zweiten Entwurf statt dieses § -2 — ^'57; In Absicht der Rechtsfßegc 
werden sie imtcr Oberaufsicht des Staats gestellt, und ihre Unterthanen nehmen, 
je nachdem ihre Besitzungen die Vulkszahl von •20—25000 Seelen erreichen oder 
nicht, in der letzten oder den beiden oberen Instanzen, bei den cinschla^enden 
Gerichtshöfen des Staates Recht. Ebenso müssen auch die peinlichen Erkennt- 
nisse ihrer Gerichte, dem peinlichen Gericht des Staates in zweiter Instanz vor- 
gelegt werden. Jedoch bleibt denjenigen, welche zwei eigene Instanzen besitzen, 
das Recht, die alsdann bestimmte Strafe zu erlassen, oder zu lindern. 

f) Im ersten Entwurf heisst es: „im Verhältniss der Sammtstimmen, welche 
sie in den Kreisversammlungen fuhren'* und der folgende Absatz bis „erlassen 
werden" fehlt. 



2^0 



1. Als Gesandter in Wien. 



§ 73.*) 

Alle allgemeine polizeiliche Münz-, Bergwerks- und Handels- 
verordnungen des Staats, gelten auch für ihre Unterthanen und 
Besitzungen ; sie besorgen aber überall die Ausführung durch ihre 
Behörden. Kben so nehmen sie dasselbe Gesetzbuch und das- 
selbe processualische \'erfahren mit dem Staate an, so wie gleich- 
falls dieselben allgemeinen kirchlichen und Schuleinrichtungen. 

S 74- 
Ihre Unterthanen werden eben so wie die Unterthanen des 
Staats besteuert. Die directen Steuern verbleiben den Mediatisirten 
und werden von ihnen erhoben ; die indirecten hingegen zieht der 
Staat, und lässt sie durch seine Behörden erheben. Von ihren 
Domanial-Besitzungen erlegen die Mediatisirten keine Steuern, 
können sich dagegen von der Theilnahme an ausserordentlichen, 
zum Behufe oder in Folge eines Krieges ausgeschriebenen Steuern 
nicht ausschliessen. 

§ 75.**) 

Die in den §§ 71 — 74 aufgeführten Ausnahmen abgerechnet, 
steht ihnen aber übrigens der Genuss aller Rechte zu, welche sie 
ehemals auf ihren Besitzungen ausübten, dieselben mögen zu den 
Regalien gerechnet werden, oder nicht. 

Nur bleibt dem Staat das, § (36 d festgesetzte Vorkaufsrecht 
der Bergwerkserzeugnisse vorbehalten. 

§ 76-***) 
Die ehemals unmittelbare Reichsritterschaft tritt, als erster 
Landstand, in das Recht der Landstandschaft ein. 



*y' Im zweiten Enhvwf § 56'. 59 = obigen § yj. 74. 

**J Im zweiten Entwurf § 60 = obigen § 75; nw statt § 71—74 legatur 
§ s^~~59'^ ""^ -^^^ §' ^'^^ legatur § sid. — Statt obigen § 76 folgt § 61: „Die 
ehemals unmittelbare Reichsritterschaft geniesst gleichfalls das Recht der Land- 
standschaft, und nimmt unter den Landständen ihre Stelle immittelbar nach den 
§ 41 erwähnten mittelbar gewordenen ehemals mit dem Stimmrecht auf dem 
Reichstage begabten Reichsständen ein." Außer allen den übrigen etc. gleich- 
lautend, nur sub a statt § 61 legatur § 46. 

***) § 7O—81 fehlen im eigenhändigen Entwurf. 



I. Als GesantltiT in Wien. ■>-- 

Ausser allen Jen übrigen, dem Adel in denjenigen Ländern, 
zu welchen sie gch()rt, zustehenden Rechten, gcniesst sie: 

a) der Autonomie in ihren Familien-N'crhaltnisscn nach den 
in ^ ()i enthaltenen Bestimmungen; 

b) des privilegirtcn (ierichtstandes; und 

c) der nach der allgemeinen Landesverfassung modificirten 
l'atrimonial-Cjerichisbarkeit auf ihren (iütern. 

Die beiden Rechte ad b und c stehen derselben auch 
da zu, wo dieselben sonst mittelbaren Lnterthanen nicht 
eingeriiumt werden. 

:^ 11-) 

Sie ist den ausserordentlichen und ordentlichen Steuern unter- 
worfen; jedoch müssen die letztern in ein richtiges N'erhältniss 
mit dem dermaligen Hinkommen der Güter gesetzt werden. 

§ 7«- 
Alle l-ehnsverbindung, mit welcher ihre Güter beschwert sind, 
werden in Absicht des dominii directi, und so viel es unbeschadet 
der Rechte der Agnaten geschehen kann, hierdurch aufgehoben, 
und das Gleiche findet auch bei den Lehen der ehemals mit 
Stimmrecht begabten Fürsten und Grafen statt. 

§ 79-") 

Es versteht sich übrigens von selbst, dass die Verfügungen 

der ^§ 7() — 78, in sofern sie die liegenden Gründe betretVen, nicht 

auf solche Güter ausgedehnt werden können, welche XLitglieder 

der unmittelbaren Reichsritterschaft nur als mittelbare Güter be- 



Ncrhiiltniss der einzelnen teutschen Staaten gegen einander. 
:; -^o. (14)"*) 
Die Hundesglieder ohne Ausnahme machen sich verbindlich, 
einander unter keinerlei Xdrwand zu bekriegen, oder ihre Streitig- 



*) Im zweiten Entwurf § 0-2. hj ^= §§ 77. 7A'. 

**) Im zweiten Entwurf § 64. = obigen § 79; nur statt §§ ~fi-~~tS legatur 
§ 61-63. 

***) Im zweiten Entwurf § 6^ u. 6<j = obigen §§ <fo. <Si ; nur im ersteren statt 
1OJ—108 legatur § Sg ~ g4. 

Humboldt, Politische Denkschriften II. I? 



2:;,{s I. Als Gesandter in Wien. 

kciten durch (icwalt zu behaupten, den Fall der Nothwehr aus- 
genommen. Sie wollen vielmehr, wenn Streitigkeiten entstehen, 
solche auf die Weise entscheiden lassen, welche § 103 — 108 näher 
angegeben ist. 

§ 81. 
Dagegen verpflichten sich sämmtliche Bundesglieder, ebenfalls 
ohne Ausnahme, einander gegen auswärtige Gewalt mit allen ihren 
Kräften und Mitteln beizustehen. 



Verhältniss der einp^elnen teutschen Staaten zu ihren Unterthanen. 

§ 82.*) 
In allen teutschen Staaten soll entweder die schon vorhandene 
ständische Verfassung erhalten, oder eine neue eingeführt werden. 

§ 83. 

Die Art der Einrichtungen derselben steht jedem Staate frei, 
und richtet sich nach den Local-Verhältnissen und der bisherigen 
Verfassung jedes Landes. 

Es dürfen aber in Absicht der periodischen Versammlungen 
der Stände, des Rechts der Regierung, sie wieder auseinander 
gehen zu lassen, und des in Bezug auf die zwischen den Ständen 
und der Regierung nothwendigen Mittheilungen eingeführten Ge- 
schäftsganges, keine Bestimmungen gefasst werden, welche den 
Endzweck der Einrichtung ganz, oder grösstentheils vereiteln 
würden. 

§ 84. 

Die eingerichtete Verfassung wird dem Bunde vorgelegt, und 
befindet sich, so wie dies geschehen, unter dem Schutze desselben, 
wird von ihm vertreten, und kann nicht, ohne Zustimmung der 
Stände und neue Mittheilung an den Bund, abgeändert, oder auf- 
gehoben werden. Dasselbe gilt von allen, nachher zwischen den 
Landesherren und Ständen geschlossenen Verträgen. 

§85. 
Unabhängig von der Verschiedenheit landständischer Ver- 
fassungen in den einzelnen Ländern, besitzen alle teutsche Stände 
folgende Rechte: 



V Im zweiten Entwurf § 67—74 = obigen § 82 — 8g. 



I. Als Grsanilt.r in Wirn. 



2--,0 



a) Das der Miibcralhung, bei I-'.nhcilun^ neuer, allgemeiner, 
die persönlichen und Migenihumsrechte der Staatsbürger 
betreuenden ( k-sctzc. 

:^ Nti. 

b) Das der Bewilligung bei Minlührung neuer Steuern, oder 
bei !-'.rhi)hung der schon vorhandenen. 

>• ■^'- 

c) Das der Heschwerderuhrung über .Missbräuche oder Mängel 

in der Landesverwallung, woraul" ihnen die Regierung die 
nöihige Krklärung darüber nicht verweigern darf, 

§ XS. 

d) Das der Schützung und \'ertretung der eingeführten \'er- 
fassung, und der durch dieselbe und durch den Hundcs- 
vertrag gesicherten Rechte der Minzeinen, bei den Landes- 
herren und bei dem Runde. 

:: N(). 

Alle Mitglieder des Rundes machen sich verbindlich, jedem 
ihrer L'ntcrthanen folgende Rechte, als solche, deren jeder Teutsche 
geniessen muss, unverbrüchlich einzuräumen: 

a) die Freiheit ungehindert und ohne Entrichtung irgend 
einer Abgabe, in jeden andern zum Runde gehörenden 
Staat auszuwandern. 

Hiervon wird bloss der Austritt in aufrührerischen Absichten, 
wie bei Zusammenrottirungen von Handwerkern, der um der 
l 'ntersuchung eines \'erbrechens zu entgehen, und der um sich 
der Kriegspriicht zu entziehen, ausgenommen. In dieser letztern 
Rücksicht ist jedoch jeder zum Kriegsdienst, sey es im stehenden 
Heere, oder in der Landwehr, Verpllichtete, nur von seinem iN. 
bis 2-^. Jahre, ohne erhaltenen Abschied, in seinem Vaterlande zu 
bleiben verbunden. Während eines Krieges, hört alles Aus- 
wanderungsrecht für jeden zu irgend einer Art der \'aterlands- 
Vertheidigung N'erpllichtcten auf. 

b) Die Freiheil in (^ivil- oder Kriegsdienste eines andern 
Rundesstaates zu treten. Rei diesem ;^' gelten dieselben 
Einschränkungen, welche bei [] So bemerkt sind. 

*) Im zweiten Entwurf ^ 75 = obigen § (fO, nur stJtt ^ Sif legJtur <i ~4. 

«7' 



2(X) '• -^Is Gcsandlcr in Wien. 

Solche, welche Interthanen mehrerer Staaten zugleich sind, 
bleiben /war für ihre Besitzungen und die darauf haftenden Real- 
rechte, l'nterthancn jedes der Staaten, in welchen diese Besitzungen 
liegen. Allein für ihre Person müssen sie sich erklären, w^en sie 
als ihren Landesherren anerkennen wollen, und die Umänderimg 
ihrer Krklärung steht ihnen nachher nur unter denselben Be- 
stimmungen frei, welche nach ^' 89 das Recht der Auswanderung 
beschränken. 

c) Die Freiheit, sich auf jeder deutschen Lehranstalt zu 
bilden. 

Da das Studieren auf fremden Universitäten, nicht einer Aus- 
wanderung gleich zu stellen ist, so finden bei diesem ^^ auch nicht 
die § 8() bemerkten Einschränkungen statt, sondern auch die zum 
Ivriegsdienst verptiichteten jungen Leute brauchen Erlaubniss auf 
fremden Universitäten zu studiren, nur in so ferne nachzusuchen, 
als sie, den in ihren Ländern über den Kriegsdienst bestehenden 
Gesetzen nach, einer solchen Erlaubniss zu jeder w^esentlichen 
Entfernung von ihrem Wohnort bedürfen. 

Uebrigens ist es genug, w^nn sie sich auf die an sie ergehen- 
den Aufrufe unverzüglich stellen. In Absicht jener Erlaubniss, 
machen sich die Mitglieder des Bundes gegen einander verbind- 
lich, dieselbe nicht zu erschw^eren, und nicht anders als in den- 
jenigen Fällen zu verweigern, wo das Gleiche auch bei der Nach- 
suchung der Erlaubniss, eine gleich weit entfernte inländische 
Universität zu beziehen, geschehen wmrde. 

d) Die gesetzmässige Freiheit und Sicherheit der Person, so 
dass keine dieselbe kränkende Verfügung getroffen werden 
kann, welche nicht genau mit den Landesgesetzen überein- 
stimmt, und durch den ordentlichen Richter verfügt wird. 

:^ 93- 

e) Die Sicherheit des Eigenthums gegen jede Beeinträchtigung, 
und mithin auch gegen den Nachdruck. 



*J Im zweiten Entwurf § 76 = obigen § 9/ erster Abschnitt, nur statt § 
legatur § j4; und § jj = obigen § rji von c an „die Freiheit etc." statt § 
legatur § j4. 

**; Im zweiten Entwurf § j8—8i =^ § 92—95. 



I. Als (JrsandliT in Wii-n. 2^)1 

5 04. 

I cbcr den letzteren (icgcnstand soll /war ein eigenes 
organisches (icsetz gegeben werden; indess wird schon hier 
besiimmt. dass keine mit dem Privilegium eines deutschen 
Bundesstaats gedruckte Schrift, soll während der Lebens- 
zeit des \'crfassers, und während dreissig Jahre nach seinem 
Tode, innerhalb der (Ircnzen Deutschlands nachgedruckt 
werden können. 

.^ 9h' 

f) Die lYeiheit, Beeinträchtigungen der perscinlichen oder 
Kigenthumsrechte gegen Jedermann nach den (besetzen 
vor dem ordentlichen Richter verfolgen, und wegen ver- 
weigerter, verzögerter, oder gesetzwidrig geübter Rechts- 
priege, Beschwerden bei dem Bunde führen zu können. 

.^ ()<•/) 

g) Auf die \'erantwortlichkeit der Schriftsteller, oder falls 
diese nicht genannt sind, der Buchhändler oder Drucker 
gegründete, und mit der nöthigen polizeilichen Aufsicht 
auf die Herausgeber periodischer Schriften vereinbarte 
Pressfreiheit. 

§ 97") 
h) Gänzliche Aufhebung der Leibeigenschaft (worunter jedoch 
nicht blosse, an dem Besitze gewisser Grundstücke haftende 
Leistungen zu verstehen sind) wo solche noch vorhanden 
ist, mit allen aus derselben herfliesscndcn Rechten. 

Bundesgericht. 

L'm in denjenigen Ivillen, W(j die Gerechtigkeit nur von dem 
Bunde selbst gehandhabt werden kann, dieselbe nach festen und 
unwandelbaren Gnindsät/en auszuüben, und alle W'illkühr und 



*) Im zweiten Lnlwurj 1^ -v- lautet: ,^J Auj die Vcmntu'urtlhhkcit der 
Schriftsteller i^egründete, und mit der nöthi^^en polizeilichen Aufsicht, auf die 
Herausgabe periodischer Schriften, vereinbarte Pressfreiheit." 
**) Im zweiten Entwurf j^' Sj - obif^en § 97. 
*) Im zweiten I'ntwiirf ^ <S'4 -AVy = obif^en ^ ffS lo-j. 



••«I 



2(-i2 I- '^Is Gesandter in Wien. 

jeden persönlichen Kintluss davon auszuschliessen, wird ein be- 
ständiges Bundesgericht, welches in derselben Stadt, wie der 
Bundesrath. seinen Sitz hat. errichtet. 

§ [)[)■ 

Dasselbe besteht aus ... Beisitzern, und alle mit Viril-Stimmen 
begabten Mitglieder des Bundes nehmen, nach folgender Be- 
stimmung, an der Besetzung der Stellen darin Theil. 

(Hier ist die namentliche Bestimmung einzuschalten.) 

Das erstemal ernennen die Bundesglieder selbst, können jedoch 
nur solche Personen erwählen, welche schon Richterstellen in 
höheren Gerichtshöfen oder in Juristen-Facultäten wirklich be- 
kleidet haben, oder bei angestellten Prüfungen zu denselben taug- 
lich befunden worden sind. In der Folge aber wechselt, bei Er- 
ledigung von Beisitzerstellen, die Ernennung durch die Bundes- 
glieder, mit der Wahl des Gerichts, zu welcher jedoch die Bundes- 
mitglieder den Vorschlag machen, ab. 

Bei der Ernennung wird der Ernannte dem Gericht angezeigt, 
und von demselben zur Prüfung zugelassen. 

Bei der eigenen Wahl des Gerichts, werden demselben zwei 
Personen von dem oder den zu dem Vorschlage bei der erledigten 
Stelle Berechtigten präsentirt. 

Dieses entscheidet sich, nach Mehrheit der Stimmen, für eine 
von beiden, unterwirft den also Gewählten einer Prüfung, und 
nimmt ihn, wenn derselbe die Prüfung besteht, in die Zahl seiner 
Mitglieder auf. Fällt die Prüfung ungünstig aus, so tritt der 
andere der beiden Vorgeschlagenen an die Stelle des untüchtig 
Befundenen. Besteht auch dieser die Prüfung nicht, so verlangt 
das Gericht neue Vorschläge von dem, oder den zur Besetzung 
Berechtigten, muss jedoch die Untauglichkeit der abgewiesenen 
Personen durch Mittheilung des Prüfungs-Protocolls darthun. 

Dasselbe findet statt, wenn die Prüfung gegen einen von 
einem Bundesgliede wirklich Ernannten ausfällt. 

Das untergeordnete Personal nimmt das Gericht selbst ohne 
Zuziehung des Bundes auf. 

Da es noch zweifelhaft scheint, ob es nothwendig se3^n wird, 
das Bundesgericht in verschiedene Senate zu theilen, so wird dieser 
Punct fürs erste hier übergangen. 



I. Als (losandtcr in Wien. 



263 



<J 100. 

Die Mitglieder des Bundesgerichts können ihrer Stellen bloss 
durch einen llrtheilsspruch des (ierichts selbst verlustig gehen. 
Doch ist Jeder befugt, Klage gegen sie auch bei dem Bunde xu 
erheben. 

§ 101. 

Da» Präsidium in dem Bundesgerichte führt der Bundes- 
richter. Kr wird von dem ersten Bundesrathe mit Zuziehung 
des Ausschusses des zweiten gewählt, und diese Wahl ist nicht 
an die Mitglieder des Gerichts gebunden. 

li 102. 
Zur Befugniss des Bundesgerichts gehören nur zwei Arten 
von Rechtshändeln, nämlich: 

a) die Streitigkeiten der unmittelbaren Bundesglieder unter 
einander; 

b) die Klagen mittelbarer Personen gegen unmittelbare Bundes- 
glieder, wegen \'erletzung der innern Landesverfassung, 
und solcher in denselben gegründeten einzelnen Rechte, 
welche durch den Bundes- oder einen andern Staats- 
vertrag ausdrücklich zugesichert sind. 

5 103. 
I . Streitigkeiten der unmittelbaren Bundesglieder unter einander. 
Für diese Streitigkeiten giebt es zwei Instanzen: 

a) die der >\usträge; 

b) die des ersten Bundesraths und des Bundesgerichts, jedes 
einzelnen oder beider verbunden. 

Ks hangt jedoch von der Uebereinkunft beider streitenden 
Theile ab, auf eine dieser beiden Instanzen Verzicht zu leisten, 
und sich entweder sogleich an den Bund zu wenden, oder im 
Voraus übereinzukommen, bei der Kntscheidung der Austräge 
stehen bleiben zu wollen. 

^' 104.*) 
Bei Ij'greilung der Austrägal-Instanz. schlägt der Beklagte 
dem Kläger drei unmittelbare Bundesglieder vor, aus welchen 



*) Im zweiten EnlnnirJ § c^j ^^ obigen § 104, schließt Jedoch mit Jen Worten: 
„welche drei Instanzen in ihren Staaten haben" mit W'ef^ lassung der Worte: „oder 
eins der Kreisgerichte, oder einer Juristen- Facultät". 



264 



1. Als Gesandter in Wien. 



dieser eines /um Richter auswählt. Der /um Richter gewählte 
Bundesstand, lässt sodann die vSache durch seinen obersten Ge- 
richtshof entscheiden. 

Es können jedoch zu Austrägal-Richtern auch solche Bundes- 
glieder, welche drei Instanzen in ihren Staaten haben, oder eines 
der Kreisgerichte. oder eine Juristen-Facultät vorgeschlagen werden. 

.^' 105/) 
Beruhigen sich die streitenden Theile nicht bei dem Krkennt- 
niss der Austrägal-lnstanz, so geht die Sache an den ersten Bundes- 
rath, wenn nicht beide Parteien übereinkommen, dieselbe dem 
Bundesgerichte zu übergeben. 

§ io(5. 
Gelangt die Sache zum ersten Bundesrath, so untersucht der- 
selbe, ob sie einer streng richterlichen Entscheidung fähig ist, 
oder mehr einer mit Rücksicht auf die Verhältnisse unabhängiger 
Staaten gegen einander (welche doch ihre Streitigkeiten von einer 
ihnen gleichen Behörde geschlichtet zu sehen fordern können) 
abgefasste schiedsrichterliche Entscheidung erheischt, und schlägt 
hiernach einen der folgenden beiden Wege ein, 

a) sie entweder an das Bundesgericht zu verweisen, 

b) oder sie mit Zuziehung des Ausschusses des zweiten Raths 
und einer solchen Anzahl von Beisitzern des Bundgerichts, 
dass die Bundesräthe die absolute Stimmenmehrheit haben, 
selbst zu entscheiden. 

Verlangen beide Parteien gemeinschaftlich einen dieser Wege, 
so kann der Rath sich nicht entbrechen, ihrem Wunsche Genüge 
zu leisten. 

§ 107. 

Die Beisitzer des Gerichts, welche der erste Bundesrath sich 
zuordnet, hängen allein von der Bestimmung des Bundesgerichts, 
nicht von der des Raths ab. 

§ 108. 
So wie, bei nicht ergriffener Appellation, die Austrägal-lnstanz, 
oder bei eingelegter, der erste Bundesrath oder das Bundesgericht 
gesprochen haben, ist das Urtheil rechtskräftig, und es findet kein 
weiteres Rechtsmittel dagegen statt. 

*) Im zweiten Entwurf § fji—ioo = obigen § 105— 114. 



1. Als Gesandtor in Wien. 2'^^ 

.^ lOO. 

2. Klagen mittelbarer Personen gcf^cn unmittelbare Hundes- 
glieder. 

Diese Klagen linden bei dem Hundesgerichte nur dann statt, 

1 ) wenn über die \'erlet/ung der \'erfassimg, oder solcher 
in derselben gegründeten einzelnen Rechte, welche durch 
den Bundes- oder einen andern Staatsvertrag ausdrücklich 
zugesichert sind, Beschwerde geführt wird, und nachdem 

2 ) vorher die gewöhnlichen Mittel Abhülfe zu erhalten, nach 
dem Inhalte des § i i i *) vergebens angewendet worden sind. 

;^ MO. 

Sie können daher gar nicht angestellt werden, bei blossen 
Forderungen mittelbarer Personen an ihren eigenen, oder einen 
fremden I.andesherrn. 

Diese müssen vielmehr bei dem ordentlichen Landesgerichte 
angebracht werden, das aber für solche Fälle seines Fides gegen 
seinen Landesherrn entbunden ist, und bloss auf die \'orschrift 
der Gesetze zu sehen hat. 

Die Ausnahmen von diesem .^ sind in folgenden ad ;^ nament- 
lich bemerkt. 

§ 111. 
Klagen von der '-^ 109") beschriebenen Art ktmncn erhoben 
werden : 

i) von den Landständen, als verfassungsmässig bestehendem 
Staatsk(")rper; 

2) von den mittelbar gewordenen ehemaligen Reichsständen 
gemeinschaftlich oder einzeln; 

3) von einzelnen Unterthanen. 

In allen diesen Fällen aber muss vorher nach § 109"*) die 
Rechtshülfe bei dem Landesherrn selbst vergebens versucht worden 
seyn, und die Zuflucht zum Hundesgericht tindet nur dann statt, 
wenn in dem einzelnen Staate, gegen welchen geklagt wird, das 
Recht verweigert, verzögen, oder in seinen gesetzmässigen wesent- 
lichen Formen verletzt worden ist. 



*) Im zweiten LnUvurf legatur § 97. 
*) Im zweiten Entwurf legJtur § 95. 
*J Im zweiten Entwurf § Q^f. 



2Ö(> I- Als GcsainUor iii Wien. 

:^ 112. 

Wenn der l-\ill eintritt, dass das Bundesgericht ein Verfahren 
eines Landesgerichts, in Sachen der § loq") beschriebenen Art, 
bei einer Klage über verletzte Gerichtsform für nichtig erklärt, 
und daher der streitige Gegenstand noch einmal entschieden 
werden muss, so schickt es die Sache zwar an das Gericht zurück, 
bei welchem die Nullität vorgegangen ist, schreibt ihm aber dabei 
vor. was es zur \>rbesserung derselben thun soll. 

•^ ' ' :v 

Bei allen ^ 109*) erwähnten Klagen, findet gegen das Kr- 
kenntniss des Bundesgerichts kein ferneres Rechtsmittel statt. 

Hier tritt die Frage ein, ob eine Eintheilung eines Bundes- 
gerichts in zwei Senate und die Bestellung des zweiten, als 
Appellations-Senates, für Beschwerden dieser Art rathsam erscheint. 

.^' I 14- 
Das Bundesgericht entscheidet nach Mehrheit der Stimmen. 
Wenn Gleichheit derselben eintritt, entscheidet der Bundesrichter, 
welcher sonst keine Stimme hat. 

Das Bundesgericht überschickt seine E^rkenntnisse dem ersten 
Bundesrath zur \'ollstreckung, welcher dieselbe nicht zu verweigern 
noch aufzuschieben befugt ist. Die Vollstreckung dieser Erkennt- 
nisse, so wie der nach § 106 von ihnen selbst gefällten, geschieht 
durch die Kreisvorsteher nach den Bestimmungen der § 31 u. 32. 

Beschwerden gegen das Bundesgericht selbst, können bei dem 
ersten Rath, als der ausübenden Macht des Bundes, welchem sein 
Gericht untergeordnet ist, angestellt werden. Sie können aber 



*j Im zweiten Entwurf legatur § 95. 

**) Im zweiten Entwurf § loi statt obigen § 115: „Das Bundesgericht über- 
schickt seine Erkenntnisse dem ersten Bundesrath zur Vollstreckimg, welcher die- 
selbe nicht zu verweigern, noch aufzuschieben befugt ist. Die Vollstreckung 
dieser Erkenntnisse, sowie der nach § cp von ihm selbst gefüllten, geschieht auf 
eben die Weise, wie nach § ^o Beschwerden gegen ein Bundesgericlit abgeholfen 
werden soll." 

***; Im zweiten Entwurf § i02—io_s = obigen ,^' iiO'—iig. 



I. Als Gesandter in Wien. 



2t)7 



nur rcbcrschrcitiin^ der Hciugnisse, \'cT/()^cTung der Sachen, und 
X'erabsaunuini; der vorgeschriebenen l'^ormen beiretVen. 

:: <'7- 
Hei jeder Beralhung über Beschwerden dieser Art, muss der 
erste Rath den Ausschuss des /weiten mit /u/iehen. Wird aber 
alsdann, nach vorhergegangener rntersuchung, die erhobene Klage 
für begründet erklärt, so steht dem ersten Rathe das Recht zu, 
dem entdeckten Missbrauch zu steuern, und dazu diejenigen Mittel 
anzuwenden, welche die Umstände nöthig machen. Der erste 
Rath kann in diesem Ivillc zu einer ausserordentlichen Unter- 
suchung des Bundesgerichts durch (>ommissarien schreiten. Regel- 
mässige Untersuchungen des Bundesgerichts werden auf die gleiche 
Weise vom ersten Bundesrath alle sechs Jahre angeordnet. 

:^^ I I X. 

Die Mitglieder des Bundesgerichts stehen, die Dauer ihres 
Amtes hindurch, für ihre Person und ihre bei ihnen domicilirende 
Familie lediglich unter dem Bunde, und geniessen einer voll- 
kommenen Freiheit, sowohl von dem Staate, in welchem der Sitz 
des (Berichts ist, als von denen, deren Unterthanen sie waren, ehe 
sie ihre Stelle erhielten. Persönliche Klagen gegen sie, können 
daher nur bei dem Bundesgerichtc selbst angebracht werden, ding- 
liche folgen den \^orschriften des gemeinen Rechts. 

Die Bestimmung der Art, wie bei diesen Klagen zwei In- 
stanzen, auch wenn das Gericht nur einen Senat hätte, entweder 
durch Ik'stellung eines Ausschusses aus dessen Mitte, oder durch 
Verschickung der Acten, gebildet werden sollen, wird der Ab- 
fassung der Gerichtsordnung vorbehalten. In dieser wird gleich- 
falls festgesetzt werden, in wiefern auch das l'nterpersonal des 
Gerichts an der F\emti<>n der Mitglieder Theil nehmen soll. 

Sobald das Bundesgericht bestellt ist. nniss es sich damit be- 
schäftigen ; 

i) in einer Bundesgerichtsordnung das Gerichtsverfahren, 
welches bei derselben beobachtet werden soll, zu be- 
stimmen : 

2) diejenigen (Grundsätze festzusetzen, nach welchen ausser 
den Familien- und andern \'erträgen. und den allgemeinen 



>(S^ 1. Als Gesandter in Wien. 

Staats- und völkerrechtlichen Grundsätzen, auch noch die 
ehemaligen Reichsgesetze zur Richtschnur bei Entscheidung 
der Streitigkeiten der unmittelbaren Bundesglieder dienen 
sollen. 
Beide Entwürfe müssen, als künftige Bundesgesetze, dem 



§ 120/) 
Da CS aber unumgänglich nothwendig ist, das Bundesgericht 
sogleich in Thätigkeit zu setzen, so wird gleich jetzt durch ein 
aus rechtsverständigen Personen zusammengesetztes (]omite ein 
Provisorium über die beiden in vorigem § enthaltenen Puncte 
entworfen, und den Höfen zur \'ollziehung vorgelegt werden. 
Dies Provisorium wird dem Bundesgerichte, bis zur Vollendung 
der künftigen Bundesgerichts-Ordnung, zur Norm dienen. 



LH. Gutachten zu den beiden Entw^ürfen mit und 

ohne Kreiseint heilung. 9. Dezember 1814. 

(Eigenhändiger Entwurf und Abschrift mit eigenhändigen Korrekturen im 

Geh. Staatsarchiv ; gedruckt bei Schmidt a. a. O. 306 ff.) 

Wenn man die beiden vorliegenden V^erfassungsentwäirfe, 
welche, wie ich mir w-enigstens schmeichle, unparteiisch, und ohne 
Vorliebe für die eine oder die andere der ihnen zu Grunde liegen- 
den Ideen, ausgearbeitet sind, miteinander vergleicht, so kann man 
sich meiner Meinung nach, nicht des Urteils enthalten, dass der 
ohne Kreiseinteilung zwar einfacher, kürzer und allgemeiner an- 
nehmbar erscheint, dagegen der andere sowohl theoretisch bei 
weitem konsequenter als auch praktisch zu mehr sicheren und 
allgemein erspriesslichen Resultaten führend ist. 

Die aus dem Mangel einer Kreiseinrichtung unfehlbar ent- 
stehenden Xachtheile scheinen mir folgende zu sein: 

i) Deutschland soll doch, nach seiner neuen Verfassung, die 
nicht bloss die politische Selbständigkeit, sondern auch die innere 



*y Im zweiten Entwwf ^' 106 = obigen § 120; addatur aber am Schluß 
nach den Worten „zur Norm dienen^': „dasselbe bestimmt zugleich, auf welche 
Weise die vor die Gesammtgerichte gehörenden Rechtssachen, bis zur vollständigen 
Einrichtung derselben, entschieden werden sollen." 



I. Als Gfsaniltir in Wien. Hh) 

Sichenini; der Rcchic und die alli^cnicinc \\'(jhllahri der .\ati(jn 
/um Zweck hat, ein in allen seinen Theilen verbundenes (ianzes 
ausmachen. In diesem nun wird die lunwirkuni; der (]cniral- 
gevvalt immer schwcicher sein, wenn sie «Geradezu, und ohne ein 
verfassungsmässig dazu bestimmtes Organ geschieht; und selbst 
die \'crbindung der einzelnen untereinander wird lockerer werden, 
wenn nur die immer losere allgemeine beständig ist, die stärkeren, 
besondren aber dem Zufall und dem \\'echsel unterworfen bleiben. 
In dieser Hinsicht ist die Kreisverfassung, als eine Mittelstufe der 
X'erbindung schon in hohem Grade empfehlungswürdig. 

■2} Die Aufrechthaltung der Bundesschlüsse, da wo schon 
wirklich l'ebertretungcn vorgefallen sind, kann allerdings ebenso- 
wohl durch einzelne Aufträge als durch Kreisvorsteher (welches 
Wort man vielleicht statt: Kreisobersten wählen könnte) geschehen. 
Allein man muss immer gestehen, dass die Aufmerksamkeit der 
Kreisdirectoren auf solche, vielleicht sonst nicht zur Sprache 
kommenden Uebcrtretungen fehlt, und dass die Kreisverhältnisse 
günstige Gelegenheiten darbieten, dass eine gleiche Wachsamkeit 
auch von den Kreisständen auf den Kreisdirector selbst, gegen 
welchen ja jede Klage erlaubt ist, und gegenseitig aufeinander 
ausgeübt werde. Noch viel heilsamer ist es, dass durch die an- 
haltende gemeinschaftliche Beschäftigung der Kreisstände mit 
Bundesangelegenhciten manchen Abweichungen auf eine geschickte 
und sanfte Weise vorgebeugt werden kann. 

3) In der iNlilitairv'erfassung ändert die Verschiedenheit beider 
Entwürfe nichts ab, weil Bezirksabtheilungen in dieser Absicht 
immer nothwendig bleiben. Allein in Absicht der RechtspHege 
haben die Sammtgerichte bei grossen Sprengein immer den Nach- 
theil, dass die zu ihnen gehörenden Staaten zu entfernt, und in 
ihren (besetzen und \'erfassungen zu verschiedenartig sind, bei 
kleinen hingegen den, dass eine gehörige Organisation derselben 
(schon wegen des Aufwandes) kaum zu erreichen ist, auch die 
Richter den persönlichen \'erhältnissen der streitenden Theile zu 
nahe bleiben. 

4) Der Mangel der Kreisversammlungen ist nicht gleichgültig. 
Denn wenn sich auch allerdings durch \'erträgc und auf diplo- 
matischem Wege dasjenige erreichen lässt, was nicht mehr auf 
verfassungsmässigem möglich ist, so kann hier immer ein Einzelner 
verhindern, was alle um ihn herum liegende Fürsten ihrem Ge- 
sammtwohl zuträglich finden, und so sind N'cnräge dieser Art 



•j-Q '• •^'* CJcsandtci in Wien. 

immer wandelbar. Hei wirklichen und gemeinschaftlichen Berath- 
schlagungen dagegen wirkt schon, selbst wenn die Stimmenmehr- 
heit nicht verbindend sein sollte, das gegenseitige Erwägen der 
Gründe, und der sich zugleich aussprechende Wille Vieler sehr 
stark; und das einmal Beschlossene kann nicht, ohne neue Be- 
rathschlagung mit Allen, umgestossen w^erden. 

Es ist auch nicht 'zu leugnen, dass, wenn mehrere Regierungen 
sich in regelmässig wiederkehrenden \>rsammlungen mit der 
Sorge für das Wohl desselben nahe verbundnen llieiles von 
Deutschland beschäftigen, sie mehr ein lebendiges und ein solches 
Interesse daran gewinnen, in w^elchem die einseitigen und eigen- 
süchtigen Ansichten, die sich sonst bei grossen und kleinen nur 
zu leicht einfinden, gegen einander abgeschliffen werden; und die 
Berathschlagungen im zw^eiten Bundesrath gewinnen sicherlich, 
wenn mehrere Fürsten schon gemeinschaftlich darüber gefasste 
Meinungen, als w'enn sie jeder seine einzelne dazu mitbringen. 

Was man auf der andern Seite der Kreisverfassung entgegen- 
setzt, ist, dass das Verhältniss der Kreisdirectoren eine zu grosse 
Ungleichheit unter den deutschen Fürsten begründet, dass die 
Rechte derselben gemissbraucht werden können, dass dadurch ein 
Zerfallen Deutschlands in fünf grosse Theile vorbereitet ward, dass 
die Kreiseintheilung bei den Kreisdirectoren selbst grosse Schw^ierig- 
keiten finden wird, und dass sie aus allen diesen Gründen die- 
jenigen Fürsten, welche nur beigeordnete Kreisstände, nicht selbst 
\'orsteher sein können, von der ganzen vorgeschlagenen Verfassung 
abwendig macht. 

Diese Gründe haben unläugbar ein sehr grosses Gewicht. 

Kein Mensch kann so sehr gegen eine Theilung Deutschlands 
in so und so viel Theile sein, als ich. Keiner fühlt so sehr, dass 
gerade die Vorzüge, welche die Deutschen auszeichnen, in der 
\'ielfachheit der Regierungen und der Verschiedenheit der Ver- 
fassungen ihren Ursprung haben, wenn auch Deutschland manch- 
mal sehr schwer dafür durch die Bedrohung und den Verlust 
seiner Unabhängigkeit büssen musste; keiner ist daher jeder Idee 
so entgegen, die auf Beherrschung, Unterdrückung oder Ver- 
schlingung des kleineren Staates durch die mächtigeren geht. 

Ebenso ist Gleichheit der Fürsten jedem wahren Deutschen 
teuer und heilig; er will die Rechte der Nation vorzüglich in den 
Rechten ihrer Fürsten ehren. Nur möchte man freilich gern 
unter den Fürsten alle ehemaligen Reichsstände, auch diejenigen, 



I. Als (icsandtcr in Wien. o-| 

welche nicht durch deutsche Acht, nicht weil sie dem \'aterlande 
in seiner Not nicht beigesprungen waren, darin die Stimme ilircr 
eignen l'nierthanen verkannt, und sich mit dem l'Vinde verbunden 
hatten, sondern durch fremde Cicwalt aus ihrem Kreise gestossen 
waren, darimter mitbegrilVen wissen. 
Allein 

1 ) die (jicichheit der deutschen Fürsten leidet nicht dadurch, 
dass es Kreise giebt, und dass einige von ihnen ausschliesslich 
X'orsteher derselben sind. Dies Gefühl war in der ehemaligen 
deutschen N'erfassung gar nicht so bei den Fürsten, und die Cileich- 
hcit in einer Hundesverfassung wird nicht dadurch aufgehoben, 
dass die Ausübung einzelner Rechte auch ausschliesslich gewissen 
Mitgliedern, als ein Amt, übertragen wird. Fs muss dies noth- 
wendig bei allen den Gegenständen der Fall sein, die, ihrer Natur 
nach, nur wenigen angehören können, und es würde unmöglich 
werden, darum auf alle solche I^nrichtungen A'erzicht zu leisten. 

2) Die Gefahr, dass Deutschland in einige grosse Theile zer- 
falle, rührt nicht von der Eintheilung in Kreise her, und dies ist 
ein so überaus wichtiger Punkt, dass er, wie auch die Angelegen- 
heit der Kreise entschieden werden mag, immer eine eigene Be- 
leuchtung verdient. Diese Gefahr entsteht aus der überwiegenden 
Macht einiger Staaten, der grossen durch die Sücularisationen und 
Mediatisationen entstandenen Verringerung der Zahl der übrigen, 
und der natürlich durch die Zerstörung des Deutschen Reichs 
herbeigeführten Entwöhnung von aller auch noch so billiger ge- 
meinschaftlicher X'erfassung. Gegen alle diese Ursachen , und 
mithin auch gegen ihre Resultat, ist aber das kräftigste und 
sicherste (Gegenmittel gerade die Wiederherstellung einer \'er- 
fassung; und die Kreiseintheilung vermehrt so wenig die oben 
erwähnte (iefahr, dass man vielmehr zweifelhaft bleiben kann, ob 
sie dieselbe nicht gerade im (iegentheil vermindert. Da einmal 
mehr und minder mächtige Staaten in Deutschland neben einander 
vorhanden sind, so kann es nicht fehlen, dass sie nicht, wenn es 
keine Kreisverbindung giebt, auf dem Wege diplomatischer \'er- 
handlungen l'ebereinkommen miteinander über (Gegenstände gegen- 
seitiger Konvenienz schliessen sollten. 

Nun aber frage ich, ob, wenn man einmal bei den grösseren 
Staaten die Absicht voraussetzt, die kleineren in Nachtheil zu 
i^ringen, ein Abgeordneter eines kleineren b'ürsten") mit einem 

* Im EnUx'urf zuerst „ein Rcussischer Ab^curdnctcr in Berlin". 



2--J l. Als Gesandter in Wien. 

mächtigeren Hole unter dem (jeheimniss eines Kabinetts vortheil- 
hafter unterhandeln wird, als in einer olTenen Kreisversammlung, 
wo der Mächtigere sein Begehren vor allen Kreisständen recht- 
fertigen muss. und diese den Schwächeren schon unterstützen 
werden: Ich frage weiter, ob, da es viele Arten, einen Nachbar 
zu belästigen, giebt, die nicht leicht einen Erfolg versprechende 
Klage erlauben, ein minder Mächtiger*) sich eines Unrechts, das 
ein grösserer Staat*) einem kleineren zufügt, ebenso annehmen 
wnrd, wenn er nicht in diesem Unrecht eine Willkür eines Kreis- 
directors erblickt, die schon an sich auch sein eignes Verhältniss 
beleidigt ? 

Ich frage endlich, ob, wenn**) ein kleiner Staat**) von einem 
andern etwas grösseren beeinträchtigt v\''ürde, der noch Mächtigere***) 
ihn ebenso bereitwillig schützen würde, w^enn er nicht eine Ver- 
bindlichkeit dazu in seiner Eigenschaft als Kreisdirector fände? 

Man sagt w^ohl, dass man der schon beträchtlichen physischen 
Macht, nicht noch durch die Verfassung ein Gewicht zulegen 
muss: allein dies ist ganz falsch ausgedrückt. Gerade dadurch, 
dass man bei Staaten, w^o die physische Macht, richtig geleitet, 
eine Wohlthat für den Schwächeren w^ird, derselben auch ihren 
Platz in der Verfassung einräumt und sie zu einer verfassungs- 
mässigen macht, verwandelt man sie in eine moralische, bildet 
Gesetzmässigkeit und Verantwortlichkeit, und mindert auf diese 
Weise den Xachtheil des blos physischen Uebergev^dchts. 

3) Dem immer möglichen Missbrauche muss allerdings vor- 
gebeugt werden. Allein ich glaube, dass dies in dem anliegenden 
Entwürfe mit grosser Sorgfalt geschehen ist, und wäre in dieser 
Art noch etw^as versäumt, so würde man unstreitig immer bereit 
sein, es nachzuholen. 

P^ndlich darf man einen Gesichtspunkt nicht vergessen. 
Militairbezirke und Oberhäupter derselben sollen fortdauernd 
sein, und müssen es nothwendig, wenn nicht der erste Zw^eck des 
Bundes verloren gehen soll. Hierbei die Vorbereitungen in der 
Ruhe zu vernachlässigen, und die grosseste Anstrengung nur im 
Augenblick der Thätigkeit zusammenzudrängen, welches eigentlich 
das Bonapanische System war, ging nur damals an, wo die An- 



*) „Weimar sich eines Unrechts, das Preussen Reitss zufügt." 
**) „Reuss und Gotha." 
**) „Preussen." 



I. AU Gf 



273 



Wendung keines Mittels gescheut wurde, um /um Zweck /u ge- 
langen, und wo der Zustand der Kuhc die Ausnahme und die 
Anspannung der Krül'te eigentlich fortdauernd war. (Gerechte*) 
und nicht despotische Staaten fordern ein anderes System, und in 
diesem geht alle Kraft schlechterdings verloren, wenn das deutsche 
Kriegswesen unmittelbar, und nicht mittelbar durch die mäch- 
tigeren l*'iirsten, unter dem Ikmde stehen soll. Giebt es aber ein- 
mal Militairbe/irke, so weiss ich nicht, ob grade die l'jgenthüm- 
lichkeit der Kreise die (icfahr des Missbrauchs vermehrt. Die 
gemeinschaftliche Sorge für andere und friedliche Oegenstände 
könnte vielmehr sogar den leicht einseitig werdenden, bloss mili- 
tärischen Gesichtspunkt sanfter und milder machen. 

Nach Erwägung dieser Gründe und Gegengründe bin ich der 
Meinung, dass der Kntwurf mit einer Kreis Verfassung 
dem andern vorzuziehen ist. 

Kine P'Jnwendung, welche man hiergegen noch erhebt, ist, 
dass die Zahl der eigentlichen Bundesmitglieder (der noch unab- 
hängig bestehenden Staaten) so zusammengeschmolzen sei, dass 
sie selbst für sieben und fünf Kreise zu klein, und diese noch so 
ungleich in Deutschland verteilt sei, dass in den wenigsten Kreisen 
werde an eine \'ersammlung gedacht werden können. 

Dieser Kinwurf fällt nun zwar hinweg, wenn man die media- 
tisinen Reichsstände jetzt wieder zu Kreisständen erhebt, was die 
Gerechtigkeit laut fordert, und was auch an sich der neuen \'er- 
fassung wohlthätig sein würde. Allein es ist ungewiss, ob dies 
geschehen wird, und alsdann bleiben freilich, auch jeder Zweig der 
Gesammthäuser, und jede freie Stadt besonders gezählt, nur 30 
Staaten unter die Kreise zu vertheilen übrig, von denen etwa -20 
auf die nördliche Hälfte Deutschlands fallen. Allein auch im ehe- 
maligen Deutschen Reiche hatte der Burgundische Kreis gar keine 
und der Oesterreichische nur sehr wenige und unbedeutende 
Kreisstände, und sicher ist es, dass, da doch einmal, wenigstens 
in einem Theile Deutschlands, mehrere minder mächtige Fürsten 
neben einander vorhanden sind, die X'ortheile einer Kreisverbindung 
dort eintreten würden. 

Indess läugne ich nicht, dass dieser l'mstand die lüitscheidung 
der Frage weniger erheblich macht, und das (iewicht der für die 
Beibehaltung der Kreisverfassung streitenden Ciründe verminden. 



*) Dafür sUnd zuerst : „Üeulschland und die jetzige Zeit" 

Humboldt, Politische Denkschriften 11. 



•274 



I. Als Gesandter in Wien. 



Die Fürsten des zweiten Raths machen auch noch die Ein- 
wendung gegen die Kreisdirectoren, dass etwaige Beschwerden 
gegen dieselben keine parteilose Beurtheilung beim ersten Rath 
finden würden, da dieser bloss aus Fürsten derselben Klasse be- 
stünde. Wenn daher mit ihnen von dem in einigen Fällen dem 
ersten Rath beizuordnenden Ausschusse die Rede sein wird, 
werden sie vermuthlich verlangen, dass alle Beschw^erden dieser 
Art immer mit Zuziehung dieses Ausschusses geprüft werden 
sollen, und diese Forderung wäre gegründet. 



Bei Gelegenheit dieses Ausschusses und des Widerspruchs, 
in dem diese Fürsten mit den ihnen bekannt gewordenen Ideen 
des Comites stehen, komme ich auf einen Vorschlag, welcher un- 
streitig beide Theile viel näher bringen w^ürde. 

Die F'ürsten fühlen sich vorzüghch durch ihre gänzliche Aus - 
Schliessung von dem ersten Rath gekränkt. In einem mir zu 
Gesicht gekommenen Plane*) geschieht daher der Vorschlag, dass 
alle Staaten des zw^eiten Bundesraths mit vier Gesammtstimmen 
im ersten Rathe Sitz haben sollen. 

Diese Gesammtstimmen sollen durch vier Directoren der zu 
denselben zusammentretenden Häuser ausgeübt werden, das 
Directorium soll wechseln, alle Theilhaber an einer Gesammt- 
stimme sollen ihre Stimmen zur Instruktion des Gesandten geben, 
und dazu, wegen der verschiedenen Volkszahl, auf looooo Seelen 
Eine Stimme haben. 

Diese Einrichtung wäre nun w'ohl zu verwickelt, zu vielen 
Zögerungen unterw^orfen , und zu gefährlich für das, im Voll- 
ziehungsrathe oft nothwendige Geheimnis, als dass sie ange- 
nommen werden könnte. Von diesem Begriff einer aus mehreren 
einzelnen Meinungen zusammengesezten Gesammtstimme müsste 
man daher in jedem Falle abstrahiren. 

Allein die Idee der Gleichheit kann unmöglich verlangen, dass 
alle Rechte in einer Verfassung auch immer von Allen wirklich 
ausgeübt werden; es ist schon hinlänglich, wenn nur alle deutsche 
Fürsten nach und nach zur Mitwirkung in den ersten Rath ge- 
langen, oder, wenn die Sache auf Wahl beruhen sollte, wenigstens 
gelangen können. Dann ist es auch äusserst bedenklich, in einer 
Versammlung von 5 Mitgliedern, w^elche, wie im Vollziehungs- 



*.' Er erhielt ihn vom weimarischen Minister v. Gersdorff am 6. Dezember 



I. Als (irsaiultcr in Wi 



•^Ib 



rath. einen sichein \\x\<[ lesten danu halten nuiss. vier jährlich 
wechselnde aufzunehmen. 

Aus diesen beiden Rücksichten isi die in dem (y)miie ent- 
standene Idee eines Ausschusses von zwei beständigen und drei 
wechselnden Mitgliedern bei weitem vorzuziehen. 

Wenn man aber erwagt, dass dieser Ausschuss. nach den 
jetzigen Kntwürfen, zugezogen werden soll: 

I ) bei Ikrathschlagungen über Krieg und Frieden : 

■1 ) wenn die vier Stimmen Oesterrcichs und Preussens gegen 
die drei Hayerns, Hannovers und Württembergs sind; 

'\) wenn der ganze erste und zweite Rath verschiedene 
.Meinungen über einen (jesetzentwurf hegen ; 

4) wenn es zweifelhaft ist, ob ein (Gegenstand sich zimi N'or- 
trag im zweiten Rath eignet; 

5) wenn Beschwerden gegen das Hundesgericht geführt werden; 
()) wenn der Hundesrichter gewühlt wird; wozu allem An- 
schein nach noch 

7) der Fall, wenn Beschwerden gegen einen Kreisdirector 
untersucht werden, 

kommen wird, so fragt man sich allerdings, ob es nicht ein gutes 
Kinigungsmittel zwischen dem Comit^ und den übrigen Fürsten 
wäre, und nicht selbst den Ausschuss, der doch einmal eine sehr 
wichtige Rolle spielt, mehr mit dem Interesse des Raths verbinden, 
und den gegenseitigen Finfluss beider aufeinander verstärken würde, 
wenn man diesen Ausschuss ein für allemal in den ersten Rath 
aufnähme.- ihn aber, wie jetzt angenommen ist. fortdauernd aus 
zwei beständigen Mitgliedern (Kurhessen und Baden) und drei 
wechselnden bestehen Hesse? Die Bestimmung des Grundsatzes 
des Wechsels könnte man den Fürsten des zweiten Raths 
überlassen. 

*)l)er Ausschuss veränderte darum keineswegs die ihm jetzt 
angewiesene Bestimmung. Fr bliebe ursprünglich und wesentlich 
immer der Repräsentant des zweiten lUmdesraths für die Zeit, 

*) Statt des Folgenden hieß es zuerst im eigenhändigen lintwurf: „In 
diesem Fall würde ich aber dem Vorschlage die liestimvnmg hinzujügen, dass 
die bisher ausschliesslich als Mitglieder des Comitcs betrachteten Hufe jeder zwei 
Stimmen, die neu hinzukommenden aber nur eine führten. Hierdurch würde der 
Widerspruch Bayerns gegen die doppelte Stimme Oesterrcichs und Preussens 
gehoben. Die übrigen Fürsten könnten es aber auch nicht unbillig finden, wenn 
die sonst mächtig.';ten .Mitglieder." 



276 



I. Als Gesandter in Wien. 



WO dieser nicht versammelt wäre; zugleich aber stimmte er im 
ersten Bundesrathe mit. Er hätte daher eine doppelte Natur: 

1 ) als \'ertreter des zweiten Bundesraths in der Zeit der Ab- 
wesenheit dieses; 

2) als Theilhaber im ersten. 

In dem ersteren \'erhältniss handelte er ganz eigentlich als 
Ausschuss. versammelte sich für sich, entschiede nach Mehrheit 
der Stimmen, und brächte seine auf diese Art gefasste Meinung, 
als die Stelle eines Schlusses des zweiten Raths ersetzend, in 
den ersten. 

In dem zweiten \'erhältniss rathschlagten die ihn bildenden 
Bevollmächtigten nicht gemeinschaftlich und abgesondert, und 
gäben nicht eine Gesammtmeinung, sondern, sowie die andern 
Mitglieder des Raths, jeder die seines einzelnen Hofes ab.*) 

Die Zahl der Kreise dürfte nicht vermehrt werden, allein 
Kurhessen und Baden könnten Mitdirektoren der übrigen sein. 

Hiernach würde ich nunmehr vorschlagen: 

i) die Kreiseintheilung beizubehalten; 

2)**) die jedesmaligen Mitglieder des Ausschusses des zweiten 
Raths. nach der für denselben in den bisherigen Konferenz- 
protokollen vorgeschlagenen Organisation, zu beständigen Mit- 
gliedern in den ersten Rath aufzunehmen; 

3) Kurhessen und Baden zu Mitdirektoren ihrer Kreise zu 
bestellen. 

Auf diese Weise ist kein Fürst des zweiten Raths von dem 
Eintritt in den ersten ausgeschlossen; die ehemaligen Kurfürsten 
gemessen eines vorzüglichen Rechts, und die Kreisverfassung 
führt, soviel es jetzt noch möglich ist, die vormalige wohlthätige 
Einrichtung zurück. 

Wien, den 9. Dezember 1814. 



LIII. Begleitschreiben an Hardenberg. 

1 1. Dezember 1814. 

(Eigenhändiger Entwurf und Abschrift im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt bei 

Schmidt a. a. O. Jisff-J 

„Ew. Durchlaucht habe ich die Ehre, anliegend den doppelten 
mir aufgetragenen Verfassungsentwurf, dem ich auch gesucht habe, 



**j Gestrichen: „Kurhessen, Baden und die wechselnden Mitglieder des 
zweiten Raths in den ersten aufzunehmen." 



I. Als Gesandter in Wien. ■>-- 

- / / 

eine Iichlvi)llc Ordnung /u geben, und mein Gutachten darüber 
ergebenst zu übersenden. Das letztere ist, wie Mw. Durchlaucht 
sehen werden, durchaus der Beibehaltung der Kreise günstig. 

Ich habe in dem Gutachten natürlich nur der allgemeinen 
Gründe erwiihnt; die besondere Lage Preussens enthält aber noch 
andere, die ich Ew. D. nicht erst aufzuzählen brauche. Da wir 
immer das Unglük haben werden, kein abgerundetes (Gebiet zu 
besitzen, so werden wir durch die Viellachheit um unsere I^ro- 
vinzen herum und zwischen denselben liegender unabhängiger 
Regierungen mancherlei \'erlegenheiten ausgesetzt bleiben. Auf 
der andern Seite aber scheint es mir auch ungemein wichtig, dass 
Preussen den kleineren Fürsten nicht als eine Gefahr, sondern 
iils ein Schatz erscheine, und daher, glaube ich, müssen wir 
nicht zu ängstlich danach trachten, verfassungsmässig das- 
jenige zu erlangen, was uns durch unseren Kintiuss, als mächti- 
gerem Staat, ja doch nicht entgehen kann, und ein wenig mehr 
Mühe, es zu erwerben und zu erhalten, nicht scheuen. Die Stärke 
Preussens an sich, und in Deutschland, wird immer zum Tlieil 
eine moralische sein müssen, und ist es in unserer Nation gerade 
jetzt in hohem Grade. Dass sie es auch noch mehr, als schon 
jetzt, in Deutschland werde, und dass sich diejenigen, die für uns 
sind, freier aussprechen können, dahin muss unser Bemühen gehen, 
und wir haben daher jeden Schein zu vermeiden, durch unsere 
Macht auf fremde Freiheit einwirken zu w^ollen. Ich weiss zu 
sehr, dass E. D. selbst diese Ansicht ganz und gar haben, als dass 
ich mich weiter dabei aufzuhalten brauche. 

Die \'orschläge am Schluss meines Gutachtens werden H. D. 
vielleicht auf den ersten Anblick befremden, ich halte aber in 
der That ihre Ausführung nicht für bedenklich, und mein eigent- 
licher Grund dazu war folgender: 

Man hat uns, wie K. D. gewiss auch bemerkt haben, nicht 
ohne Absicht, gern bei den deutschen Verfassungsangelegenheiten 
vorangestellt, und uns leicht und gern in allem nachgegeben, weil 
man es wohl mochte, wenn lieber wir. da man auch von uns 
wusste, dass wir immer eine feste und kräftige N'erfassung wollen 
würden, den Fürsten, denen allen die Fesseln einer (Constitution 
lästig sind, unangenehm würden, oder gefährlich erschienen. 
Nebenher hernach, oft ohne vorhergängige Berathung, hat man 
Ausgleichungsmittel für die vermutheten Ansprüche der Fürsten 
vorgebracht, und vorzüglich ist in der letzten Zeit die Neigung, 



2"~8 I- '^Is Gesandter in Wien. 

ihren Wünschen nachzugeben, sichtbar geworden. Kommen die 
andern P^ürsten selbst zu den Berathschlagungen hinzu, so wird 
das noch weiter getrieben werden, und so glaube ich voraus- 
zusehen, dass, was ich jetzt vorschlage, ja vielleicht nicht einmal 
etwas so Unschädliches, auf eine Weise vorgebracht werden wird, 
wo wir nur die Wahl haben v^'erden, nachzugeben, oder uns in 
Widerspruch mit der Mehrzahl der Fürsten zu stellen. 

Dagegen können wir jetzt das Verdienst haben, einen Vor- 
schlag zuerst gemacht zu haben, um welchen sich ihre vorzüg- 
lichsten Wünsche herumdrehen, und dadurch sie für uns gewinnen. 
Selbst wenn wir jetzt, im Fall diesen Vorschlägen lebhaft wider- 
sprochen werden sollte, nachgäben, würden die Fürsten immer 
erfahren, dass wir etwas ihnen Angenehmes gewollt hätten, und 
würden die Hoffnung behalten, dass wir sie darin auch künftig 
noch unterstützen würden. Wir dürfen es aber gewiss nicht ausser 
Acht lassen, sie, soviel es ohne Nachtheil der \^erfassung des 
Ganzen geschehen kann, zu gewinnen. 

Der Vorschlag, in dem Ausschuss Kurhessen und Baden einen 
beständigen Platz anzuweisen, wird vermuthlich den übrigen 
Fürsten missfällig seyn; und für uns selbst hat er die Unbequem- 
lichkeit, dass, wenn, wie, allen Protestationen ungeachtet, doch 
wohl einmal der Fall sein wird, die Königl. Sächsische Dynastie 
eine Entschädigung erhält, wir dieselbe schwerlich werden hindern 
können, gleichfalls einen beständigen Sitz im Ausschuss zu haben. 
Unser eignes Prinzip, auf die Ordnung der Häuser im alten 
Reiche zurückzugehen, würde uns da im Wege stehen. Es kann 
daher angemessen scheinen, den Ausschuss aus lauter wechselnden 
Häusern bestehen zu lassen. Mir hat es aber wichtiger geschienen, 
uns Hessen-Kassel, auf das wir schon zählen können, ganz zu 
versichern, und auch Baden mit uns zu verbinden, was ich wegen 
der Eifersucht auf Bayern und Würtemberg für möglich halte. 

Ob ich das Verhältniss derjenigen Mediatisirten, welche mit 
Preussen verbunden werden sollen (in dem Entwurf mit Kreis- 
eintheilung § 68 — 74 und in dem anderen § 54 — 60), richtig ge- 
fasst habe, bitte ich E. D. vorzüglich aufmerksam in Erwägung 
zu ziehen. Ich glaube, man muss ihre Lage sehr vortheilhaft 
machen, theils um zu zeigen, dass Preussen sich durch die Sorge 
für die Herstellung dieses Unrechts vor allen Fürsten auszeichnet, 
da die Kleinen ihrer nicht einmal erwähnen, und Oesterreich sich 
ihrer höchst kalt annimmt, theils aber auch, weil sonst sie gerade 



I. Als (icsandter in Wien. 



279 



dadurch, dass sie nicht /u den Landständen irehciren sollen. Nach- 
theil erfahren würden. 

\\'cnn 1*!. 1). mein (liitachten und die Lntvvürle genehmigt, 
oder abgeändert haben werden, müssten wir, dünkt mich, noch 
ohne das militärische (kitachten abzuwarten, alles Oesterreich und 
Hannover mittheilen, mit ihnen uns über die in meinem (lut- 
achten aufgestellten Hauptfragen vereinigen, und hernach in Kon- 
ferenzen schnell diejenigen Punkte durchgehen, die noch nicht 
gemeinschaftlich angenommen sind. 

Alsdann, ohngefähr, wenn wir nicht zögern, in acht 'lagen, 
könnten wir unsere Konferenzen mit liayern und Würtemberg 
wieder anfangen. 

Wien, den 11. Dezember 1S14. 

Sr. I). Herrn Staatskanzler 
Fürsten von Hardenberg. 

Humboldt. 



LI\'. Kntwurf einer von den bisherigen X'orschlägen 
abweichenden Organisation der Bundesversammlung. 

i Abschriften mit eigenhändigen Korrekturen im Geh. Staatsarchiv.) 



Die gemeinschafdichen Angelegenheiten des Bundes werden 
durch eine Bundesversammlung besorgt, in welcher alle Mitglieder 
desselben durch Bevollmächtigte Sitz und Stimme haben. 



Die Bundesversammlung handelt entweder als engerer Aus- 
schuss, oder als Versammlung des ganzen Bundes. In beiden 
Fallen aber sind die stimmberechtigten Mitglieder dieselben, und 
die Verschiedenheit liegt nur in der Vertheilung der Stimmen, und 
der Art dieselben abzugeben. 



Als engerer Ausschuss handelt sie gewöhnlich, und geht, als 
solcher, nie auseinander. So oft sie als Versammlung des ganzen 
Bundes auftreten soll, muss es den Mitgliedern angezeigt werden. 



280 ^- '^Is Gesandter in Wien. 

§4. 

Als Versammlung des ganzen Bundes wird nur in folgenden 
Fällen abgestimmt, aber in diesen, ohne Ausnahme: 

1) bei Abänderung des Bundesvertrages, oder eines in der 
ganzen Versammlung gefassten Bundesschlusses. 

2) bei \''orschliigen sich auf ganz Deutschland erstreckender 
innerer Einrichtungen und die Kraft allgemeiner Gesetze 
enthaltender Verfügungen. 

§5. 
Die Venheilung der Stimmen ist folgende : 
i) wenn die Bundesversammlung als engerer Ausschuss 
handelt, treten auf 

O esterreich i Stimme 

Preussen i „ 

Bayern i „ 

Sachsen i „ 

Hannover i „ 

Württemberg i „ 

Holstein - Glückstadt (wenn der dänische 
Hof geneigt sein sollte, es wieder mit 
Deutschland zu verbinden) Oldenburg, 

und die Hansestädte i „ 

Kurhessen, die Herzoglich Sächsischen 
Häuser, die Schwarzburgschen und 

Reussischen Häuser 1 „ 

Baden, die Hohenzollcrschen Häuser, 

Lichtenstein i „ 

das Grossherzogliche Hessen, die Nassau- 
ischen, Lippischen und Waldeck . . i „ 
die Mecklenburgischen Häuser, Braun- 
schweig und die Anhaltischen Häuser i „ 

zusammen 11 Stimmen 

§6. 
2) Wenn sie als Versammlung des ganzen Bundes erscheint, 
geben ihre Stimmen einzeln ab 
Oesterreich 
Preussen 
Bayern 



I. Als Gesandter in Wien. 28 1 

Sachsen 

Hannover 

Württemberg 

Baden 

Kurhessen 

Holstein-Gliickstadt (unter der (jbcn bemerkten Voraus- 
setzung) 

Sachsen-Weimar 

Sachsen-Gotha 

Sachsen-Goburg 

Sachsen-Meiningen 

Sachsen-Hildburghausen 

Braunschweig 

Oldenburg 

Mecklenburg-Schwerin 

Mecklenburg-Strelitz 

das (irossherzogliche Hessen 

die Anhaltischen Häuser 

die Hohenzollerschen Häuser 

Nassau 

die Schwarzburgischen Häuser 

Waldeck 

die Lippischen Häuser 

das Reussische Gesammthaus 

Lichtenstein 

die freyen Städte 
und zwar wird jedem dieser Staaten dergestalt eine verschiedene 
Anzahl von Stimmen nach Massgabe seiner Bevcilkerung bei- 
gelegt, dass 

auf eine Bevölkerung bis 230000 Seelen 1 k(jmmt 

500 000 2 

I 000 000 3 

5 000 000 4 

über diese Anzahl 3. 

$7- 
Bei der Abstimmung im engern Ausschuss werden die Ge- 
sammtstimmen immer nur durch den Iknollmächtigten eines der 
unter ihnen begrilVenen Staaten abgegeben, welcher alsdann das 
Directorium führt. 



2S2 1- A.ls Gesandter in Wien. 

§ 8. 

Ks steht aber den übrigen an dieser Stimme theilnehmenden 
Staaten frei, gleichfalls Bevollmächtigte an dem Orte der Bundes- 
versammkmg zu haben und unter diesen \'^orberathungen halten 
zu lassen, und der Direktor ist alsdann verpflichtet, die Meinung, 
über welche sich alle vereinigt haben, als Gesammtstimme abzu- 
geben. Findet diese Vereinigung nicht einstimmig statt, so ent- 
scheidet die Mehrheit der Stimmen, und zwar übt alsdann jeder 
zu einer Gesammtstimme gehr)rende Bevollmächtigte soviel Stimmen 
aus, als der Staat, welcher ihn abgesendet, 50000 Seelen in sich 
fasst. 

§9- 

Damit aber das Abgeben der Gesammtstimmen den Berath- 
schlagungen nicht nachtheilig w^erden könne, so darf der Umstand, 
erst von allen zu der Gesammtstimme Berechtigten die nöthigen 
Weisungen einholen zu w^ollen, die Abgabe der Stimmen nicht 
verzögern, und so hängt es von der, als Ausschuss, berath- 
schlagenden Versammlung ab, alle Berathung des Directors einer 
Gesammtstimme mit den in derselben verbundenen Staaten in 
Fällen, wo es auf Geheimniss ankommt, zu untersagen. Alsdann, 
so wie w^enn es an Zeit mangelt, w^eitere Instruktionen, als von 
seinem eigenen Hofe einzuholen, gibt der Directorial- Bevoll- 
mächtigte die Meinung dieses als Gesammtstimme ab, ohne dass 
sein Hof dadurch den übrigen, für deren Gesammtheit er ge- 
stimmt hat, verantwortlich werde. 



Die Führung des Directorii w^echselt bei der ersten der an- 
geführten Curiatstimmen alle zwei Jahre zwischen dem König von 
Dänemark und dem Herzog von Oldenburg, bei der zweiten 
zwischen dem Kurfürsten von Hessen und dem Senior der Herzog- 
lich Sächsischen Häuser, bei der vierten zwischen dem Gross- 
herzog von Hessen und den Nassauischen Häusern, bei der fünften 
zwischen Mecklenburg-Schwerin und Braunschweig- Wolfenbüttel, 
bei der dritten steht dasselbe Baden allein zu. 

§ II. 
Bei der Abstimmung in der ganzen Bundesversammlung fällt 
zwar mit den Gesammtstimmen auch der Begriff des Directorium 



I. Als (icsiindtcr in Wien. 



•283 



hinweg. Indcss sieht es jedem Mitglied des lUmdes frei, die Ab- 
gebung seiner Stimme dem Ikvollmiichtigten eines andern Mit- 
gUedes, und folglich auch dem DirectorialbevoJImachiigten /u 
übenragen. 

!i '-• 
Der Uevolhnacluigte ( )csterreichs führt den X'orsit/ in der 
Hundesversammlung, sie mag als engerer Ausschuss, oder als voll- 
ständige \'ersammlung zusammenkommen. 

S '3- 

Der Bundesversammlung liegt die Besorgung aller derjenigen 
Angelegenheiten ob, welche von dem Bund gemeinschaftlich be- 
trieben werden müssen. 

Sie hat daher 

1) die ganze vollziehende (lewalt des Bundes 

a) sowohl in Absicht auf die innern Angelegenheiten, die 
Erhaltung eines hinlänglichen \'ertheidigungszustands, 
die allgemeine Wohlfahrt, die Aufrechthaltung des 
Bundesvertrags und der Bundesbeschlüsse: 

b) als auf die auswärtigen \'erhältnisse; die \'ertretung 
des Bundes gegen fremde Mächte, das Recht des Kriegs 
und Friedens. 

2) Die gan^e gesetzgebende Gewalt, insofern dieselbe in einem 
Staatenverein möglich ist; 

3) einen in der Folge näher zu bestimmenden Anthcil an 
der richterlichen. 

:; '4- 

Zur Betreibung aller dieser Angelegenheiten bedient sich die 

Bundesversammlung aus ihrer Mitte gewählter (Kommissionen. 

welche dieselben vorbereiten, der Versammlung vonragen, und 

sie nachher der l-ntscheidung derselben gemäss ferner bearbeiten. 

^^ '5- 

Diese (Kommissionen befinden sich, ohne eigene (iewalt aus- 
üben zu kimnen, in demselben N'erhältniss zur Bundesversamm- 
lung, in welchem jede andere von einer X'crsammlung ernannte 
(Kommission steht. 

FKs hängt aber von der Bimdcsversammlung ab, ihnen nach 
BeschalVenheit der l mstände, einen ausgedehnteren Wirkungskreis 



.■>J>^^ I. Als GesancUcr in \Vien. 

und wirkliche ^'ollmacht, im Namen des Bundes zu handeln, zu 
enheilcn. Hierzu jedoch wird nicht bloss absolute Stimmenmehr- 
heit in der Versammlung, sondern eine solche relative erfordert, 
dass zwei Drittheile für die zu ertheilende Vollmacht stimmen. 

§ i6. 
Obgleich es lediglich von der Bundesversammlung abhängt 
einzelne Angelegenheiten auch einzelnen, nur auf sie beschränkten 
Commissionen anzuvenrauen ; so gibt es doch für die laufenden 
Geschäfte folgende 4 allgemeine, immer fortdauernde: 

eine für das Kriegswesen 

eine für die auswärtigen Verhältnisse 

eine für die Finanzen 

eine für die inneren Angelegenheiten des Bundes. 
Jede derselben besteht aus den Bevollmächtigten dreier Mitglieder 
des Bundes, welche ein Jahr hindurch darin bleiben, und nach 
Ablauf desselben entweder bestätigt, oder durch neugewählte er- 
setzt werden. 

§ 17- 
Der Geschäftsgang ist hiernach folgender. Jede neu ein- 
kommende Sache ward von dem Vorsitzenden Mitgliede der Ver- 
sammlung erbrochen, und ohne Aufschub an die einschlagende 
Commission abgegeben, welche dieselbe wiederum in der möglichst 
kurzen Frist, mit Hinzufügung ihres Gutachtens, bei der ganzen 
Versammlung zum Vonrag bringt. Hiernach hängt es von der 
Natur der Angelegenheit und dem Gange der ferneren Berathung 
ab, ob sie von der Versammlung selbst betrieben oder der weitern 
Bearbeitung der Commission überlassen, oder einer neuern aus- 
drücklich für sie ernannten anvertraut werden soll. 

§ 18. 
Vorschläge zu allgemeinen Gesetzen oder Einrichtungen können 
von jedem Mitgliede der Bundesversammlung (auch wenn es im 
Ausschuss nur zu einer Curiatstimme berechtigt ist und nicht das 
Directorium führt), gemacht werden. 

:^ f9- 

Sie werden alsdann durch die Directorialbevollmächtigten den- 
jenigen Bundesmitgliedern mitgetheilt, welche keine eigne Bevoll- 
mächtigten im Ausschuss haben, und diese eingeladen, sich zu 



I. Als (;cs;iiuitrr in \Vi.„. 



28c 



erklären, ob sie den X'orschhii; /iir unbedingten Annahme (ider 
zur N'erwerluni; oder zur weitern Bcrathung geeignet linden? 
Wird durch die Mehrheil der Stimmen das letzte entschieden, so 
werden die im Ausschuss nicht rcpräscntirten Mitglieder ersucht, 
entweder eigne Bcvollmiichtigie an den ( )rt der N'ersammlung zu 
schicken, oder schon im Ausschuss sitzende mit ihren Vollmachten 
zu versehen. Zur Bequemlichkeit der Mitglieder kann festgesetzt 
werden, gewisse Monate zu der Beraihung über alle in den übrigen 
Theilen des Jahres eingegangene X'orschläge dieser Art regelmässig 
zu bestimmen. 

§ 20. 
Wenn es zweifelhaft erscheint, ob ein gemachter Antrag zur 
Herathung im engern Ausschuss oder in der ganzen Versammlung 
geeignet ist; so entscheidet hierüber der Ausschuss. 



lA'. Note an den Fürsten Metternich. 

10. Februar 181 5. 

(Eigenhändiger Entwurf und Abschriften im Geh. StaMsarchiv ; gedruckt bei 

Kliiber, Akten des \Viener Kongresses II, 186 ff.) 

— Die Note wiederholt die Denkschrift „Gutachten zu den beiden Entwürfen 

mit und ohne Kreiseintheilung, 9. December 1814" (s. o. No. LH) bis zu den 

Schlussworten „das Gewicht der für die Beibehaltung der Kreisverfassung 
streitenden Gründe vermindert'^ und fahrt dann fort — 

„indem die Unterzeichneten bei Ausarbeitung der anliegenden 
Kntwürfc die ganze \'erfassung in doppelter Rücksicht durchzu- 
gehen genothigt waren, haben sie zugleich über die eigentlichen 
(Grundlagen derselben reiflichere Betrachtungen angestellt, und sie 
würden l'nrecht zu ihun glauben, wenn sie, sich zu streng an 
die Resultate der schon wirklich angestellten Betrachtungen haltend, 
diese (iclcgenhcit verabsäumten, ihre (Gedanken auch hierüber 
dem l'^ürsten von Metternich zu erölVnen. 

Was ihnen hierin vorzüglich Stol] zu neuen X'orschlägen ge- 
geben hat, ist die Zusammenfügung des (Ganzen, und die eigent- 
liche (]entral-(iewalt des Bundes. 

Diese liegt nach den bisherigen I'-ntwürlen in dem ersten 
Rath der Bundesversammlung, welcher allein beständig zusammen- 



ov^^ I. Als Ocsanciter in Wien. 

bleibt, und die ganze vollziehende Gewalt in sich vereinigt. Gerade 
aber, weil dies so ist, und weil der erste Rath nur aus wenigen 
und den mächtigsten Fürsten besteht; so ist es unumgänglich 
nothwendig, zugleich für ein festes Verbindungsmittel zwischen 
beiden Räthen Sorge zu tragen, um zu verhüten, dass sich nicht 
im zweiten ein Geist des Misstrauens und des Widerspruchs 
gegen den ersten bilde, und die zu diesem nicht gehörenden 
Fürsten nicht allen, für ihre eigenen und den gemeinsamen Schutz 
so nothwendigen Einrichtungen, auf denen die Kraft und das An- 
sehen des Ganzen beruht, darum abgeneigt werden, weil sie von 
jeder Berathung über Vollziehungsmassregeln ausgeschlossen sind. 

Als ein solches Verbindungsmittel ist bereits die Zuziehung 
eines Ausschusses des zweiten Raths, welcher aus zwei beständigen 
Mitgliedern und drei, vom zweiten Rath zu wählenden, wechselnden 
besteht, und mit zwei Stimmen im ersten erscheinen soll, in 
mehreren Fällen bestimmt worden; allein die Unterzeichneten 
sind der Meinung, dass man noch nur einen Schritt weiter gehen, 
und diesen Ausschuss ein für allemal in den ersten 
Rath aufnehmen müsse. 

Wenn dies geschieht, so bleiben die Gegenstände der Voll- 
ziehung und Gesetzgebung gehörig gesondert, und jeder einer 
seiner Natur angemessenen Versammlung anvertraut, und es ist 
dadurch der Sache vollkommen Genüge geleistet; zugleich aber 
werden auch die billigen Forderungen der Bundes -Mitglieder 
durch Erhaltung der Gleichheit befriedigt, die nicht darin bestehen 
kann, dass jeder in jedem Augenblick alle Rechte wirklich ausübt, 
sondern nur darin, dass jeder zur Ausübung aller gelangen kann 
und in der Zeit wirklich gelangt; so ist dem zweiten Rath soviel 
Antheil an den Arbeiten des ersten gegeben, als ohne Nachtheil 
an der, bei Gegenständen der Vollziehung nothwendigen Schnelle 
und Bew^ahrung des Geheimnisses (v^^oran jedem einzelnen Bundes- 
mitglied für seine eigene Sicherheit gelegen sein muss) möglich 
ist, und so w'ird der, jeder vaterländischen Gesinnung so sehr 
entsprechende Zweck erfüllt, alle Mitglieder des Bundes enger 
und allgemeiner mit einander zu vereinigen. 

Der Ausschuss verändert übrigens darum keineswegs die ihm 
angewiesene Bestimmung. Er bleibt ursprünglich und wesentlich 
immer der Stellvertreter des zweiten Bundesraths für die Zeit, 
wo dieser nicht versammelt ist, zugleich aber stimmt er im ersten 
Bundesrath mit. 



I. Als CJcsandtrr in Wien. 287 

It hat daher eine doppchc Natur: 

I ) als N'crtreter des zweiten liiindesrathcs in der Zeit der 

Abwesenheit dieses: 
•2) als Theilhaber im Krsten. 
In dem ersten Verhältniss handelt er ganz eigentlich als Aus- 
schuss, versammelt sich für sich, und bringt seine Beschlüsse, als 
die Stelle eines Schlusses des zweiten Haths ersetzend, in den ersten. 
In dem zweiten N'crhältniss rathschlagcn die ihn bildenden 
Bevollmächtigten gemeinschalilich mit denjenigen . welche im 
ersten Rath ihren Sitz haben. 

Die Zahl der Kreise dürfte nicht vermehrt werden; allein die 
beständigen Mitglieder des Ausschusses würden Miidirectoren der 
übrigen. 

Die Unterzeichneten ersuchen nunmehr den Herrn Fürsten 
von Metternich, diese von ihnen hier gemachten N'orschläge einer 
aufmerksamen Prüfung zu unterwerfen, und sie, sobald es 
möglich, wissen zu lassen, welches die Meinung des kaiserlich- 
österreichischen Hofes 

über die Einführung einer Kreisverfassung, und über 
die der Bundesversammlung zu gebende Hinrichtung 
ist. Sobald die Hauptfragen entschieden sind, wird es nur einige 
Stunden erfordern, aus den bisherigen Entwürfen einen neuen 
zusammenzusetzen, welcher der künftigen Berathung zur (Grund- 
lage dienen kann. 

Die Unterzeichneten werden die gegenwärtigen \'orschläge 
auch sogleich dem königlich bairischen, hannoverschen und würt- 
tembergischen Hofe mittheilen. Sie glauben hierbei die Zustim- 
mung des kaiserlich österreichischen voraussetzen zu dürfen, und 
es scheint ihnen zweckmässiger, auch die Meinung dieser Höfe 
erst vorläurig über jene beiden Hauptpunkte zu erforschen. 

Ks giebt bei der deutschen \'erfassung nur drei Punkte, von 
denen man, nach der innersten Ueberzeugung der Unterzeichneten, 
nicht abgehen kann, ohne der Erreichung des gemeinschaftlichen 
Endzwecks den wesentlichsten Nachtheil zuzufügen: 
eine kraftvolle Kriegsgcwalt, 
ein Bundesgericht, und 

landständische, durch den Bundesvertrag gesicherte 
\'erfassungcn. 
Die Unterzeichneten können sich schmeicheln, dass auch 
der (■)sterreichische Hof die .Ansicht theilt, dass die Erreichung 



2S8 I- -"^'s Gesandter in Wien 

einer deutschen Verfassung nicht bloss in Absicht auf die Ver- 
haltnisse der Höfe, sondern eben so sehr zur Befriedigung der 
gerechten Ansprüche der Nation nothwendig sei, die, in der Er- 
innerung an die alte, nur durch die unglücklichsten Ereignisse 
untergegangene Reichsverbindung, von dem Gefühle durchdrungen 
ist, dass ihre Sicherheit und Wohlfahrt, und das Fortblühen acht 
vaterländischer Bildung grösstentheils von ihrer Vereinigung in 
einen festen Staatskörper abhängt; die nicht in einzelne Theile 
zerfallen will, sondern überzeugt ist, dass die trellliche Mannig- 
faltigkeit der deutschen \'ölkerstämme nur dann wohlthätig wirken 
kann, wenn sich dieselbe in einer allgemeinen Verbindung wieder 
ausgleicht. Geht man aber von dieser Betrachtung, dem allge- 
meinen Verlangen nach einer nationalen Verbindung, aus, so er- 
halten die drei erwähnten Punkte eine verstärkte Wichtigkeit. 
So ist es z. B. unläugbar, dass wenn es der künftigen Verfassung 
an einem Bundesgericht fehlt, man nie wird die Ueberzeugung 
aufheben können, dass dem Rechtsgebäude in Deutschland der 
letzte und nothwendigste Schlussstein mangle, und die Unter- 
zeichneten theilen selbst vollkommen diese Ueberzeugung. 

Die meisten übrigen Punkte der \^erfassung lassen verschiedene 
und zum Theil vielfache Bestimmungen zu, und die Unterzeich- 
neten sind sehr bereit in diesen, und namentlich in der Bildung 
der Bundesversammlung, sowohl selbst neue Vorschläge zu machen, 
als auf ihnen zu machende einzugehen, vorzüglich wenn dadurch 
der wichtige und dem preussischen Hof vorzüglich am Herzen 
liegende Endzweck einer festen Uebereinstimmung der deutschen 
Fürsten, und eines engern und vermehrten Eifers in der Theil- 
nahme an der neuen Verfassung erreicht werden kann. Denn 
jede Verfassung hat ihr Gedeihen und ihr Fortbestehen nur von 
dem Geiste zu erwarten, der ihre Mitglieder beseelt. 

In Ansehung der anliegenden ausführlichen Verfassungs-Ent- 
würfe ist noch zu bemerken, dass die Unterzeichneten sich in der 
protocollmässigen Fassung der schon in Berathung gekommenen 
Paragraphen keine, auf den Sinn Einfluss habende, Abänderung 
erlaubt haben. 

Sie haben daher auch -^ 4 und 4(3 (des Entwurfs mit einer 
Kreiseintheilung) unverändert stehen lassen, ob sie gleich in An- 
sehung des ersten von ihrem Hofe ermächtigt sind, zu erklären, 
wie sie hiermit thun, dass Preussen auf das Recht einer doppelten 
Stimme Verzicht leistet, und ob sie gleich dem 46. § noch immer 



I. Als Gesandter 



289 



eine I'\issiing wiinschten, welche die Kühe Deutschlands mehr und 
dauerhafter sicher stellt. 

\m Ucbrigcn enthalten diese J-Jitwürre Abschnitte, welche, wie 
die über die Mcdiatisirten, die Stiindeverfassung, das IJundesgcricht, 
bei jeder Organisation der Ontralgcwalt immer, nur mit sehr 
geringen N'erschicdenheiten , dieselben bleiben, und daher eine 
vollkommen abgesonderte Heurtheilung erlauben. 

Wien, den 10. Februar i(Si5. 

b\irst von Hardenberg 
Frhr. von Humboldt. 



LVI. Min Zeitungsaufsat 2. Februar 181 5. 

(Eigenhändiges Konzept mit Zusatz Cessat im Geh. Staatsarchiv; gedruckt bei 
Schmidt a. a. O. S. ^ojff.) 

Im „Rheinischen Merkur" Nr. igs Freitag den 17. Februar 1815 ist die 
Note der j2 vereinigten unabhängigen teutschen Fürsten und freien Städte vom 
■2. Februar j8i>; (Klüber, Acten des Wiener Congresses I, j, i2-jff.) abgedruckt, 
in der sie auf die Eröffnung des „teutschen Congresses, unter gehöriger Zu- 
ziehung aller Theile des künftigen Ganzen" drängen, und daran folgender Auf- 
satz geknüpft: „Es ist wohl nicht zu zweifeln, dass dem Begehren der hier Nach- 
suchenden, welches in Recht imd Gerechtigkeit vollkommen gegründet ist, billige 
Folge wird geleistet werden. \\ 'as der Fünfcrausschuss seither gethan, muss als \ 'or- 
arbeit und Vorbereitung betrachtet werden; obgleich mit dieser Arbeit nicht viel 
gefördert worden, wodurch aber eben auch der einzige scheinbare Grund für die 
Ausschliessung der Andern weggefallen. Der letzte Humboldtische Verfassungs- 
plan hat sich durch Teutschland nur geringeren Beyfalls zu erfreuen; obgleich 
er manches Gute aus der alten Verfassung aufgenommen und Anderes hinein- 
getragen, geht er doch gerade am Wesentlichsten vorüber, wofür sich der ge- 
sunde Wcltverstand in der Nation sogleich einstimmig erklärt, und woran trotz 
alles Sträubens imd Ignorirens doch nicht vorbey zu kommen ist, will man anders 
ein sUrkes Teutschland ivieder auf eigene Füsse stellen. Solyman, der türkische 
Kaiser, pßegle von den Teutschen zu sagen, sie seyen unter sich eins wie die 
Finger an seiner Hand; eine solche gespreizte, nicht geballte Sultansfaust wäre 
statt eines Hauptes in jenem Fünferdirektorium aus dem teutschen Akephalus 
herausgewachsen, und nun recht konstitutionell festgeschraubt. Alle Teutschen 
wünschen aus Herzensgrund, Oestcrreich und Preussen mögten fortan immer 
unzertrennlich eins und einig .seyn, und gerade die guten Folgen dieser Eintracht 
haben in jenem Entwürfe vernichtet werden müssen, weil dem Fall begegnet 
werden sollte, dass Beyde zur Unterdrückung der drey Mitstände sich vereinigten. 
Darum sollten im Falle der Einigkeit Oesterreichs und Preussens die drey Stimmen, 
die etwa Millionen vorstellen, so viel gelten als die vier, die für y(j Millionen 

Humboldt, PolilUche Denkschriften 11. '9 



»00 



1. Als Gesiindtcr in Wien. 



reden, und die AfpelUjtion soll nach unten hin her de}- Kammer der kleinen 
Fürsten ein^elef^ werden. Solche Künstlichkeit, die ausser dem Leben eine 
Mjschiene bjuen will, die alle Verrichtungen des Lebens übt, 77iuss in sich selbst 
verstricken, und nach zwer, drey UmUiufen wird, ivie wir es an Frankreich so 
oß gesehen, das yerpetuum mobile stocken, und nicht mehr weiter können. Nein, 
auf die Seele sollt ihr rechnen, auf den lebendigen Athem, den Gott über das 
Volk gehaucht, und die Form dann so einfältig machen und .w einfach, als sich's 
immer schicken will; so lange jener beseelende Geist uns nicht entweicht, wird 
Alles aufs Beste dann von statten gehen, und das Leibliche wird ihm schon nach- 
wachsen 7nüssen. Hört doch nur aller Orten hin im ganzen Reiche, was Jung 
und Alt, und Gross imd Klein zum Werke sagen; Alle werden auf eure Frage 
in Einfalt des Herzens erwidern: einen Kaiser sollt ihr uns wieder geben, wie 
wir seit undenkliclien Zeiten ihn gehabt, wie er unser Schützer und Führer ge- 
wesen ist, in aller Fährlichkeit und Noth, und uns gehandhabt hat gegen unserer 
eigenen Fürsten Ueberdrang im Frieden, und gegen des Feindes Wuth im Kr-ieg. 
Ihr dürft flieht suchen, wo ihr diesen ausfindet, er ist nicht vej-borgen vor euren 
Augen, er ist keinem Herzen ß-emd, Alle rufen nach ihm mit freyer, voller 
Stimme, ihm dem Bewährten haben Alle längst die Würde zugesprochen. Eure 
künstlichen Werke begreifen wir nicht, hegen auch billigen Zweifel, dass sie uns 
frommen werden; wir haben wieder erstritten im Felde mit tinserm Blute die 
alte, teutsche Ehre, so gebt uns denn auch Altteutschland wieder, das ganz aus 
der Reihe der Staaten verschwunden ist; gebt ims verjüngt und erfrischt das alte 
Reich und seinen Kaiser, und habt ihr ihm die Krone wieder aufgesetzt und den 
neuen Purpur ihm angelegt, statt der alten Fezzen, die er weggeworfen, als ihn 
der Vasallen Uebermuth in Stücken zerrissen; dann huldigt ihm mit uns aus 
vollem Herzen, wie wir Euch huldigen. Ihr werdet kein Opfer bringen, das 
Euch nicht zehnfältig vergolten würde; in dem Maasse wie Ihr Euch demüthigt 
vor der Idee des Reiches, werdet Ihr erhoben seyn vor der Welt, in Kraft und 
Ehre und Würde und Ansehn, und Ruhe und Sicherheit; drey Jahrhunderte 
haben uns belehrt, und mit unserm besten Blut und Lebett und Vermögen, theuer 
die Lehre erkauft, wie es um einen Staat beschaffen, wo jeder seines Willens ist, 
und Alle nach allen Richtungen auseinanderlaufend, Länder, Stadt' und Leut', in 
Brand und Verderben bringen. 

Es ist so viel herzlich guter Wille bey denen, die das Schicksal Teutschlands 
in ihretyi Willen tragen; sie achten in so Vielem preisswürdig auf die öffentliche 
Stimme: darum sollten sie dieselbe hier im wichtigsten Punkte nicht überhören, 
und vielmehr ehren mit zarter Scheu diesen from^nen Gehorsam des Volkes, und 
seine Anhänglichkeit an die alte Liebe, und bedenken, wie sehr ein unwilliges 
Widerstreben gegen die Unterordnung unter eine höhere Einheit, die allein erst 
aus allen teutschen Völkerschaften ein Ganzes machen kann, und das Reich ab- 
gränzen als eine besondere Persönlichkeit von dem übrigen europäischen Staaten- 
bund, wie sehr eine so ungesellige Abneigung nothwendig auch im Innern der 
einzelnen Grundstaaten die Banden der Gewalt auflösen, und die Hingabe der 
Unterwürfigkeit schwächen muss. Mit ihren Augen haben sie wahrgenomnien, 
yvohin solche Bestrebungen geführt, die bloss der Seinen und der eigeneti Be- 
sonderheit wahrgenommen, und keinen höhern Zug und keine Liebe anerkannt. 
Demüthigung und Schande ohne Gleichen hat Alle miteinander heimgesucht, und 



I. Als r.rsandtrr in \Vi 



■2f)I 



i.iie Ehre fuU sich n.ich hartem Streite erst u-ieJer emi^efunden, als man in der 
Entiedrii^un^ nach der alten Eintracht sich wieder umgesehen. Und will man, 
nachdem man >:;r(>ss gestritten, jetzt kleinlicher l'ntcrhandlung pßegen, und nach- 
dem man dürftig eine lockere Halbheit im Verfassungswerke aufgeführt, mit 
Erkaltung im Herzen, und geheimem Groll und Eeindschaft auseinandergehen? 
Nein! lassen wir diese zwey Königs- und Eürstenkammern ohne Haupt und 
Kaiser, wo die untere der Schiedsrichter der obern werden soll, und wu diese 
Obern, weil sie sich zur Hälfte zu viel, zur Hälfte zu wenig herausgenommen, 
den l'ntern gestatten müssen, was in guter Verfassung nie gestattet werden darf, 
das Recht nach eigner Willkühr Verträge abzuschliesscn : unvergleichlich besser 
als solche unförmliche Form ist unsere alle Verfassung mit allen ihren Mängeln 
gewesen. Wird Teutschland ein Staatenbund, dann summiren sich bloss seine 
einzelnen getrennten Kräfte, und es ist dem Auslande leicht dem Aggregate jede 
beliebige Zahl von Gliedern abzuziehen; in Teutschland als Staatenstaat sind alle 
diese Kräfte Faktoren, mit sich selbst in ein Produkt multiplizirt, und keine 
europäische Macht wird vermögen, mit des Schiverdtes Schärfe diesen Fels zu 
theilen. Oesterreich um seiner Macht und Gewalt und früherer Verdienste willen, 
gebührt die Kaiserwürde ; Oesterreich hat seines Vortheils wahrgenommen, wie 
Alle dem Ihrigen nachgegangen; es hat sich getrennt vom Reich, und irrig ge- 
glaubt, es dürfe nicht seiner achten, und selbständig abgeschlossen für sich be- 
stehen, Gott hat es dafür wie die andern heimgesucht; das Reich, yvo es nicht 
mit Oesterreich ist, ist gegen Oesterreich. Darum wird es fortan ihm ein treuer 
Hort und Mehrer seyn; und das Beschützte dem Schutzherren wieder eine starke 
Schutzwehr werden. Den nächsten Rang nach ihm sagt einstimmig das ge- 
sammte teutsche Volk Preussen zu; und weil dieses Haus von Ursprung an den 
Waffen sich ergeben, und atn Kriegsspiel sich erfreut, darum werde sein König 
zum Krun-Fcldhcrren des Reichs erkoren; und weil seine Macht aus der Refor- 
mation hervorgewachsen, darum scy das Direktorium sämmtlicher evangelischen 
Stände im Reich dem jedesmaligen Kronprinzen, wenn der König nicht selbst 
zugegen ist, übergeben, während der erste kaiserliche Prinz, zugleich Rcichs- 
Schatzmeister, die Leitung der Katholischen übernimmt. Nicht soll nach jenem 
unseligen Gedanken, einem hängen gebliebenen Gallizism, der Mayn Gränze des 
ersten und zyveyten Teutschlands seyn ; es ist alles dagegen, und kein vernünftiger 
weder natürlicher noch historischer Grund dafür; wohl aber ist der Gegensatz 
der Religion in einem natürlich men.schlichen Verhältniss begründet, und soll fest- 
gehalten werden. Württemberg und Anderes den Rhein hinunter würde also zum 
preussi.when System gehören, Münster und Belgien und was sonst katholisch ist, 
wenigstens in der Mehrheit, zum Andern, und gerade das verwirrte Durch- 
einanderliegen und l'ebergreifen, wird recht fest die beyden durchwachsenen 
Theile zusammenhalten. Wollte Oesterreich dann auch die gegenwärtige Welt- 
lage, die einzig in ihrer Art so nicht mehr wiederkehrt, benutzen, und Italien in 
einen Btmdesstaat unter Leitung eines seiner Prinzen als Inhaber der eisernen 
Krone ver.sammeln, dann yvürden jene drey Fürsten als die ersten Würdenträger 
des Reicßis, und die ur.sprünglichsten Au.sßüsse der kai.^erlichen Macht den Thron 
umgeben, und um sie her alsdann die übrige Reichsstandschaft sich in voller 
Gleichheit der Rechte in weitem Doppelkreise sammeln. 

5'» urtheilen viele Wchlgesinntc in allen Theilen des Reichs über die mögliche 

19* 



2Q': 



I. Als Gesandter in Wien. 



AnorJnuns^ der teutschen Angclcf;;enheitcn in schlichter und einfachster Weise, 
die immer die beste ist, weil dann die wenigsten Verwicldungen nöthig sind. Sie 
wissen wohl, dass damit noch kein goldnes Jahrhundert unmittelbar gegeben wäre; 
dass auch da mancherlei Irrungen möglich sind, und dass, wenn der Geist und 
die Verständigung nicht das Beste thun, diese Form ebenso imnütz seyn würde, 
als jede Andre; aber sie können nicht glauben, dass ihre Ansichten der Dinge, 
welche die bessere Geschichte Teutschlands für sich haben, unausführbarer seyn 
sollten, als die engherzigen Rathschläge der eigensüchtigen Natur, die zweimal 
aufs härteste gedehmütiget von dieser Zeit, einmal als der ausgelassene Hochmuth 
zu Fall gekommen, utid dann als die Verzagtheit wider Willen durch die Gewalt 
der Ereignisse zum Sieg gedrungen worden, doch nicht zum Verständniss ge- 
kommen ist. Sie können sich nicht überzeugen, dass jene, im Laufe eines Jahr- 
hunderts eingewurzelte Abneigung zweyer verwandten Stämyne desselben Volkes, 
etwas Natürliches, Nothwendiges imd Bleibendes sey; sie glauben vielmehr, dass 
alle Sorge der nächsten Zukunft darauf gehen müsse, sie gänzlich bis auf die 
letzte Spur auszurotten, und dass hiezu der feste Grund in der Verfassung gelegt 
werden muss. Oesterreich stark durch die neue Ordnung, stark durch die Liebe 
und die Einigimg des teutschen Volkes, dürfte dann nicht kleinlich mit Preussen 
um Seelen imd Quadratrneilen handeln; reichlich und kaiserlich vielmehr könnte 
es den Genossen ausstatten, und als muthig gewonnenen und wohl verdienten 
Kampfpreis ihm frey entgegentragen, was es als Entschädigung und Recht ge- 
fordert, nicht gestatten wollte. Preussen gekräftigt imd zur innerlichen Fülle 
gelangt, würde mit dem Nachlass der bisherigen gewaltsamen Spannung in sich 
selber ruhig werden, und gesichert gegen den fiirchtbai-en Nachbar durch den 
Reichsverband, ohne Sorge und Störung seiner innerlichen Entwicklung obliegen. 
Die übrigen Stämme des Reichs, geschützt durch ein Vertheidigungssystem, das 
dem Uebermuth des Angreifenden wenig Hoffmmg einigen Erfolges lässt, würden 
fröhlich wachsen und gedeihen, und so wäre die grosse starke, teutsche Völker- 
burg Zimt Heile des ganzen Welttheils in seiner Mitte wieder aufgerichtet. 
Teutschland wird dann aus dem grossen Kampf geläutert und wiedergeboren 
herausgehen, ein junger Phönix, der aus den Flammen steigt, und ein neues 
tausendjähriges Leben beginnt; es wird die alten Formen und Züge wieder an 
sich haben, nur mit jugendlicher Kraft erfüllt und entfaltet, wie es der Forlschritt 
der Zeit mit sich bringt; es wird die vorige Gestalt seyn, aber wie das Ganze 
an Umfang zugenommen, so werden auch die einzelnen Glieder und Gliedes- 
glieder in grössern Massen ausgewirkt und verbunden seyn, und gerade hier wird 
der Gang des Weltgeistes am offenbarsten werden, der, wie er durch die Zeit- 
alter sich entwickelt, die Höhe seiner Abstraktion immer weiter treibt, und ferner 
um sich greifende Gedanken denkt, und eine immer stärkere Begriffesmasse zu 
bemeistern weiss. In anderer Weise will nichts Dauerhaftes, Bleibendes zu Stande 
kommen, und es kann nicht geschehen, dass ein wehrloses, innerlich lose gebundnes 
und darum uneiniges Volk, die Mitte eines Welttheils halte; es wird in Knecht- 
schaft genoyyimen, oder an die Ränder und auf die fernen unzugänglichen Ge- 
bürge hingetrieben. Darum mögen die Fürsten zweyten Ranges in ihrem Be- 
ginnen sich nicht stören lassen, und die Einheit für Teutschland verlangen und 
den Kaiser ausrufen, sie sind hierin die Vertreter der Volksmeymmg, und weit 
der grösste Theil der Nation ist auf ihrer Seite, und wird mit freudigem Zuruf 



I. Als ticsandtcr in Wirn. '2Q'l 

bekräftigen, u\7S sie beschlossen haben. Mo^te nur noch einuujl in die Herzen 
der Monarchen die religiöse Stimmung wiederkehren, die sie ergriffen, als sie 
auf dem Schlachtfelde von Leipzig gekniet, und Teutschland wäre als das heilige 
Reich von neuem geweiht auf Jahrhunderte." 

Gegen diesen Artikel wendet sich Humboldt im folgenden Aufsatz: 

„Hin Zcitungsblatt ist eine so vorübergehende Erscheinung 
und aus so zufälligen L'rsachen entstanden, oder auf so augen- 
blickliche Wirkung berechnet, dass man am besten thut, abwartend, 
dass die Welle die Welle verdrängt, es der Vergessenheit zu über- 
geben. Wenn aber, wie vor kurzem geschehen ist, ein deutsches 
Zeitungsblait, zwar ohne Nennung des Namens, aber auf eine 
noch hinterlistigere Weise mit unverkennbarer Hindeutung, 
Preusscn eine „eigensüchtige Natur nennt, die zweimal aufs 
härteste gedemüthigt in (von) dieser Zeit, einmal als der ausge- 
lassene Hochmuth zu Falle gekommen, und dann als die Verzagt- 
heit wider Willen durch die Gewalt der Ereignisse zum Sieg ge- 
drungen (eine Nöthigung eigener Natur) worden, doch nicht zum 
Verständniss gekommen ist'': so ist es Pflicht, allen Deutschen zu 
sagen, dass einer ihrer angeblichen Mitbürger dies im Jahre 1815, 
als es schon mehr als jährig war, seit Deutschland in Deutschland 
zuerst durch Preussens Anstoss, und nach einem von allen deut- 
schen Mächten über drei Monate, trotz jener blutigen Schlachten, 
zweifelhaft gelassenen Kampfe, befreit worden ist, zu behaupten 
gewagt hat. Darauf zu antworten, wäre, es mag nun damit der 
in ganz Europa verehrte König, oder die von niemand bis jetzt 
im Ernst angefochtene Regierung, oder die, nicht am wenigsten 
durch die stille Anerkennung ihres P'eindes geehne Nation ge- 
mcynt sein, unter der Würde jedes Deutschen. Bemerken muss 
man nur, dass, wenn Preussen nicht zum \'erständniss gekommen 
wäre, es wenigstens niemanden hindert, es zum Verständniss zu 
bringen, da derselbe Zeitungsschreiber, der dies ausspricht, von 
Preussens Freiheit vertheidigendcm Schutze entblösst, längst hätte 
verstummen müssen. 

Eeber den übrigen Theil des Artikels, aus welchem die oben 
erwähnte Stelle genommen ist, würden wir, als ein Zeitungsblatt, 
das sich begnügt, das Erfahrene schlicht zu erzählen, nicht aber 
halbbeendigte (iongressangelegenheiten zu beurtheilen, keine Silbe 
verlieren. Doch müssen wir bemerken, dass wir, die wir wirklich 
schlicht und einfältig sind, nicht begreifen, wie die Kaiserwürde, 
die nicht durch äussere Ereignisse, sondern weil sie längst in sich 



204 



I. Als Gesandter in Wien. 



erstorben war, unterging, jetzt wieder aufleben, die Seele seyn 
soll, auf die man rechnen kann, der lebendige Athem, den Gott 
über das Volk gehaucht hat. Es ist empörend, über eine so sehr 
Ehrfurcht gebietende Sache, als die deutsche Kaiserwürde ist, in 
einem von überspannter Empfindung, die immer die wirkliche 
ausschliesst, und olVenbarem Panheigeist zusammengesetzten Tone 
reden: gegen Oesterreich, mitten unter dadurch selbst wieder ver- 
nichteten Lobsprüchen, sagen zu hören, dass es seiner früheren 
\'erdienste wegen an der Spitze Deutschlands zu stehen würdig 
ist, dass es dem allgemeinen Beispiel folgend, trotz der Pflichten 
seiner Kaiserwürde, seinen Vortheil wahrgenommen, und sich vom 
Reiche getrennt hat, aber dafür von Gott heimgesucht worden ist, 
und darum von jetzt an des Reiches treuer Hort und Mehrer seyn 
wird ; man weiss nicht, was man denken soll, wenn man Entwürfe 
liest, wie die, dass der erste kaiserliche Prinz des Reichs Schatz- 
meister seyn; dass ItaUen in einem Bundesstaat unter Leitung 
eines österreichischen Prinzen versammelt werden soll; dass das 
verwirrte Durcheinanderliegen und Lebergreifen gerade recht 
fest durchwachsene Theile zusammenhält. Auf so unergründliche 
luftige Art, welcher weder Thatsachen, noch Vernunftgründe das 
Wort reden, Pläne zu schmieden, war nicht deutsche Sitte in der 
guten Zeit, als die Schlözer, Schlosser, Iselin und andere, auch 
für das ^^olkswohl, und auch oft stark gegen die Fürsten schrieben ; 
es ist Gottlob ! noch jetzt nicht Weise der Mehrzahl der Deutschen, 
von denen nur Wenige auftreten, w^eil freilich das Schreiben mit 
jedem Tage mehr durch das Lesen verleidet werden muss; was 
aber keiner unbemerkt lassen kann, ist, dass die österreichische 
Regierung selbst, die Europa ebenso wohlthätig durch ihre 
Mässigung, als durch ihre oft und noch im letzten Kriege be- 
wiesene Kraft geworden ist, nicht nach einer Würde strebt, die 
jetzt nie mehr sein könnte, was sie ehemals war; dass sie fühlt, 
dass, was sonst die Idee und die Meynung wirkte, jetzt nur die 
physische Kraft vermöchte, und dass das Kaiserthum dadurch mit 
seinem mildesten, auch seinen schönsten Glanz verlöre; dass sie 
daher, in der tiefen Ueberzeugung, dass sich das Todte nicht in's 
Leben zurückrufen lässt, mit Wärme, Treue und Eifer gemein- 
schaftlich an einer Verfassung arbeitet, die keine Ansprüche macht, 
mehr zu seyn als erleichternde und schützende Form. Deutsch- 
lands Sicherheit hängt nicht gerade von einer Kaiserwürde ab, 
nicht von dieser, oder jener alten, oder neuen Form; sie beruht 



I. Als Grsandlcr in Wien. 



2q: 



auf Jen deutschen l-'ürsten, unter deren ersten, wie an Macht so 
an Gesinnung, der österreichische Kaiser steht, die ihr und 
F.uropa's Wohl an Deutschland geknüpft haben; auf der Nation, 
deren Art es nicht ist, sich in politische Spekulationen zu verlieren, 
sondern mit Emsigkeit und Treue den einzig wahrhaft belohnenden 
Weg des einzelnen Lebens zu verfolgen: die eben jetzt mehr als 
je, bereit ist, wie deutscher Hoden bedroht wird, jedes einzelne 
Ciut und jedes einzelne (ilück der \'ertheidigung des Oanzen zu 
opfern; die innere \'erfassung der deutschen Staaten wird l-'enig- 
keit und Sicherheit fmden, weil Fürsten und Völker von dieser 
Nothwendigkeit überzeugt sind, und der Zustand der Gesetzlosig- 
keit der letztverriossenen Jahre jedes rechtliche Gemüth mit Ab- 
scheu erfüllt hat; den Staatsmännern wird dabei nichts übrig 
bleiben, als dieser doppelten, dem Aeussern und Innern Schutz 
versprechenden Kraft und (Besinnung, welche da ist und nicht 
erst geschalVen zu werden braucht, die Gleise zu bahnen, in welchen 
sie sich ohne Reibung bewegen kann." 



LVII. Gegen Steins Denkschrift über die deutsche 
Kais er würde. i8. — 23. Februar 181 5. 

(Eigenhändiger Entwurf und Abschrift mit eigenhändigen Korrekturen ohne 

Unterschrift und Datum im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt bei Schmidt a. a. O. 

S. 4i4ff.^ 

11 est si naturel d'accuser un directoire de plusieurs Princes 
de foiblesse et de manque d'unite, et si specieux qu'on remedie 
ä Tun et ä Tautre de ces ddfauts en donnant un chef unique a la 
ligue, que Tidde de retablir la dignit^ Imperiale doit se präsenter 
ä tous ceux qui r^H^chissent sur la (Constitution future de TAlle- 
magne. Mais j'ai toujours ^t^ convaincu qu'en examinant avec 
calme et impanialitd la V(^ritable Situation des choses, on trouvera 
ais^ment que la reconstruction de TAllemagne, comme Fmpire 
subordonne i\ un seul (Chef, est impossible et que, des qu'on ne 
veut point se contenter de mots, il faut s'en tcnir ä une simple 
association d'etats indcpendans. 

ün veut supplder par un Kmpereur au manque de force qu'on 
reproche ä une fdd^ration. 11 faut donc que l'Kmpereur poss^de 
cette force; mais il faut en mcme tems qu'il ait aussi Celle de 



2q(i 1. Als Gesandter in Wien. 

vaincrc la Jalousie et ropposition qui naitront de l'existence meme 
de sa dignit^. 

Car personne ne voudra soutenir que les grands etats en 
Allemagne s'v soumettront toujours et dans toutes les circon- 
stances sans difficult^. 

Et commcnt liii donncra-t-on cette force? Est-ce qu'on for- 
mera une armde de l'Empire d'au moins looooo hommes qu'on 
mettra a sa disposition pour s'en servir, des que les loix de 
TEmpire seront violdes selon son Interpretation? Je doute qu'un 
seul etat de TAllemagne veuille souscrire ä cette condition. 

Mais des qu'une pareille armde n'est point toujours prete, des 
qu'elle n'est point ä la disposition absolue de l'Empereur, des, 
enfin, que TEmpereur n'est pas seul juge et interprete des loix, 
la meme foiblesse et le meme manque d'unite qu'on reproche 
avec raison ä la federation, se trouvera dans les deliberations dont 
le r^sultat devra premierement guider les demarches de l'Empereur 
et les rendre legales. Le plan qu'on nous presente, en donne 
dejä la preuve; les droits qu'on y accorde ä l'Empereur, sont 
tellement circonscrits qu'ils montrent dejä la defiance qu'on a 
qu'il ne veuille abuser de son pouvoir. 

En voulant faire revivre d'anciennes denominations, il faut 
penser bien mürement aux circonstances sans lesquelles ces deno- 
minations perdent leur veritable sens. 

La dignite Imperiale n'a ^te forte et n'a vraiment servd ä 
proteger l'Empire que dans le tems oü les autres Princes Alle- 
mands se croyoient bonnement et serieusement vassaux et meme 
Sujets de l'Empereur, oü le rapport dans lequel ils etoient avec 
lui, ressembloit exactement ä celui qui existe dans un pays entre 
le Souverain et les Etats. Depuis que ce sentiment s'est perdu 
insensiblement, la dignit^ Imperiale a perdu d'autorite et n'a plus 
et^ en etat ni de defendre l'Allemagne vigoureusement contre 
l'etranger ni d'empecher des actes arbitraires des Princes dans 
rinterieur. 

Mais oü est le mo3'en de faire renaitre ce sentiment äpresent, 
oü les pretentions d'independance et de souverainete sont descen- 
dues jusqu'aux plus petits Princes? 

Je ne nie point qu'encore dans les cinquante ans qui prece- 
derent la dissolution de l'Empire, sa Constitution, meme dans sa 
foiblesse, n'ait eu des effets fort salutaires. Mais il seroit entiere- 
ment faux de s'imaginer que, si alors un Empereur, meme foible, 



I. Als Grsancitrr in Wien. 



297 



etoit utile, il Ic scroit aiissi nprescnt. Dans iine Institution c|ui 
tombc inscnsiblcmcnt cn decadcnce, Ic Souvenir mcmc de la force 
qui n'cxistc plus, continuc cncore d'agir; dans une nouvclle la 
force rdelle mcme qu'on lui donnc, est moins puissante pour 
qu'elle n'inHuc point encorc sur Topinion et qu'on doute encorc, 
pour ainsi dire, de snn existence. 

l'ne autre considdration extrcmement imporiante et qu'on 
paroit oublier, est celle quc, quelle que soit la puissance qui prcnne 
aujourd'hui la dignitd Imperiale, eile conservera toujours des intdrets 
politiques paniculiers et dilVdrens de ses rapports avec PEmpire. 
Le Souverain qui acceptera la Couronne Imperiale, devra, meme 
pour rester lidele aux devoirs envers ses propres sujets, faire lui 
meme ceite distinction, et le cas peut arriver que, sans qu'on 
puisse lui en faire un reproche fond(?, il sacrifie ses rapports avec 
TAllemagne a ses intdrets paniculiers. Moins il pourra regarder 
l'Allemagne comme son domaine, plus la Constitution lui liera les 
mains*) pour s'en sen'ir arbitrairement, plus cette Separation, dont 
naitront les collisions, deviendra sensible. 

(]'est ainsi qu'on se trouvera dans une contradiction com- 
plette, puisqu'on voudra ä ia fois renforcer le pouvoir de PEmpe- 
reur pour le lier d'avantage ä l'Empire et lui poser des bornes 
pour empecher qu'il n'en abuse. 

En un mot, quoi qu'on fasse, on ne sortira jamais de l'alter- 
native vicieuse ou d'accorder a la dignite Imperiale des droits 
dangereux pour l'inddpendance des autres Princes et meme pour 
la süretd de TAllemagne, ou de circonscrire tellement son pouvoir 
qu'elle reste un vain nom chargd encore du poids des jalousies 
et de l'envie qu'elle ne laissera pas que (?) de susciter. 

Les droits qu'on lui assigne dans le travail que nous avons 
sous les yeux, sont d'un cötd trop etcndus et de l'autre beaucoup 
trop retrdcis. 

Si la sanction Imperiale est necessaire a une ddclaration de 
gucrre, Tintdret paniculier ou la pusillanimite d'un Cabinet Impe- 
rial pourroit donc arreter un mouvement national et gdndral. i']t 
qu'en arriveroit-il ndcessairemcnt? Evidemment rupture et scission. 
Les grands dtats de l'.Mlemagnc feroicnt la gucrre a eux sculs el 
entraineroient les petits avec eux. 



V So steht im eigenhändigen Entwurf; im Druck heißt es lui livrj les 
moyens. 



OQ^ I. Als Gesandter in Wien. 

Si. d'iin autrc cöte, rKmpereur ne pourra executer, meme en 
tems de paix. les reglemens militaires de l'Empire que du consente- 
ment d'un conseil de trois Princes, et que ce meme conseil doit 
aussi prendre part a la direction de la force armee dans le cas 
d'une gucrre. ce directoire de quatre Cabinets (moins unis 
naturcllemcnt, puisque Tun devient par sa preeminence meme un 
objet de Jalousie et de defiance) qu'on nomme fautif dans le 
svsteme feddratif, est appliqud a la partie de la (Constitution qui 
prdcisement a le plus besoin d'unite, de force et de promptitude. 

Ce ne sont ndanmoins point lä de simples fautes de plan qu'il 
seroit facile d'dviter; on y retombera necessairement aussi souvent 
qu'on voudra fixer les droits d'un Empereur qu'on desideroit bien 
de rendre fort, mais qu'on craint toujours de trouver dangcreux. 

On dit encore dans le plan que, comme le chef, quel qu'il 
soit, aura seulement une action influente sur quelques membres 
de la Ligue, ou de l'Empire, et une action imperative sur d'autres, 
un Chef unique sera toujours plus fort qu'un Directoire compose 
de plusieurs. Mais je crois que cette assertion n'est rien moins 
que prouvee. Car si celui sur lequel l'action du chef pourroit 
etre imperative, se place sous la protection de celui sur lequel eile 
ne peut etre qu'influente, il est evident qu'il s'y soustrait. 

Or ces Protections seront, pour ainsi dire, organisees par la 
Constitution meme, des que la creation d'une dignite Imperiale 
excitera ä la fois l'envie, la Jalousie et la crainte. Dans un directoire 
composd de plusieurs la preponderance sera variable d'apres les 
combinaisons politiques et meme d'apres les objets dont il sera 
question; l'opinion publique meme a laquelle un Cabinet seul 
refuse facilement l'acces, se fait ecouter plus aisement par plusieurs ; 
il sera donc beaucoup moins facile de se soustraire par des Pro- 
tections ä l'action du Chef ä laquelle aussi un grand etat, tel 
que la Prusse, sera plus dispose ä se soumettre, s'il voit plusieurs 
autres rdunis contre lui, que s'il doit simplement reconnoitre un 
decret d'un Empereur; il existera meme sans doute par rapport 
ä des violations de l'ordre interieur des cas oü quiconque se les 
seroit permises, invoqueroit envain la protection d'un des grands 
Etats. 

Une certaine pudeur publique qu'aucun gouvernemcnt ne 
viole impunement, et l'equite reconnue par plusieurs etats impar- 
tiaux exerceront une plus grande force morale que ne pourroit 
etre celle, materielle et physique, qu'on accorderoit ä un Empereur. 



I. Als (jcsandlcr in Wim. 



299 



I-!n cxaminaiu avec calnic la siuiaiion prescntc cl cn Consultant 
l'expcricnce de rhistoire, on troiivcra ccrtainemcnt ».|iic la dif^nitc 
Imperiale de rAllemagne est du nombre de ces institutions i^randes, 
belies et bicnlaisantes qui recurent leur force et leur eclat des 
^venemens, du tems et des habiludcs et de Tesprit des siecles *.]ui 
les virent naitre, mais qu'il seroit cnvain de vouloir creer par une 
(lonsiituiion faite expres et a loisir. 

Aussi laut-il avouer >.]ue cc n'est ni Biionapartc ni la renon- 
ciation de la Maison Amrichienne qui ont mis lin a ri-^mpire 
(iermanique. Cc corps auquel le suc nourricier et Tesprit vivi- 
tiant manquerent depuis longtems, dtoit mon et d(^peri bien avant 
qu'on osa prononcer qu'il avoit cess^ d'exister. 



Si les argumens exposes jusqu'ici ont une certaine force, ils 
en gagnent beaucoup plus dans Tapplication ä TAutriche qui evi- 
demment est la seule puissancc en Allemagnc capable de porter 
la couronne Imperiale. 

Le plan dont il est question, prononce d'une maniere tres 
severe que cette Cour est en quelque facon etrangere ä l'Allemagne 
€t qu'il y a meme un certain eloignement entre les deux nations. 
Mais, poursuit-il, puisque cela est ainsi, il faut, si Ton croit l'union 
de TAutriche a l'Allemagne indispensable, 1'}^ attacher par une 
preponderance qui ^tablisse leurs rapports mutuels sur Tinterct et 
sur le devoir. 

Sans obsen^er que la necessite d'avoir une dignite Imperiale 
est subordonn^e ici a celle d'unir TAutriche ä TAllemagne, de 
fa^on que cette dignitd ne paroitroit plus n^cessaire, si Ton renon- 
cait ä cette union, toute la conclusion semblc un peu paradoxale. 
II paroitrait plus naiurel de retourner Targument etdedire: puis- 
que TAutriche seule peut avoir la dignite Imperiale et que 
TAutriche ne tient pas assez dtroitement a TAllemagne, il faut 
renoncer i\ cette dignitd. 

Je suis loin de partager eniicrcment Topinion enoncce sur 
TAutriche dans le plan en question, qui, au contraire, me semblc 
exag^r^e. 

Mais deux choses restent ncanmoins vraies et immuaMes, la 
premiere que Tinteret politique de TAuiriche (suriout depuis qu'elle 
renonce au Hrisgau et ne recouvrera gueres une grande partie des 
provinces-limitrophes de la Haviere) est beaucoup plus etroitement 
li^ au sort de l'Kst de riüirope et de Tltalie qu'i\ celui de plusieurs 



•^oo 



I. Als Gesandter in Wien. 



parties de rAllemagne qui ncanmoins sont toiit-a-fait essentielles 
a celle-ci, et la secondc quc la composition intc^rieure de la Mo- 
narchie Autrichienne est teile que plusieurs institutions vraiment 
allemandes ne pourront jamais prendre ögalement racine en eile. 

l.es deiix grands points qu'il faut mettre sous la sauvegarde 
de la (Ainstitution Germaniquc, la süret^ exterieure et l'inviola- 
biliie de Tordre politique interieur, seront donc, selon ma con- 
viction intime, bien mieux assurds par le Directoire proposd par 
le Comite Allemand que par rAutriche rcvctuc de la dignitd Im- 
periale. 

Le seul cöt6 diiqucl TAllemagne ait encore peut-etre des con- 
quetes etrangeres ä redouter, est celui de l'Ouest. La France, 
meme la Hollande pourroient empieter sur eile. La Russie, quel- 
que grande que puisse etre son infiuence, ne pensera gueres ä 
posseder elle-meme des Provinces en Allemagne. 

Or quel mal, quel dangcr pressant en resulteroit-il pour 
l'Autriche, si la France ou la Hollande s'emparoient d'une partie 
de la rive gauche du Rhin.? Evidemment aucun. II peut meme 
arriver des combinaisons politiques oü un Ministre Autrichien 
trahiroit les intdrets de son Souverain, s'il ne consentait pas plutöt 
ä ce mal qu'ä une perte plus sensible ailleurs ou ä la continuation 
d'une lutte difficile? Or est-ce bien lä un motif de securite pour 
le reste de l'Allemagne? et ne vaudra-t-il pas beaucoup mieux que 
la question de la guerre et de la paix soit discutee par ceux qui 
sont vraiment Interesses ä Tintegrite de l'Allemagne en pleine 
liberte et sans dependre d'une sanction ou preponderance Impe- 
riale .' Si Ton croit que l'Autriche ne se decidera pas ä des trans- 
actions nuisibles ä l'Allemagne, precisement ä cause de la dignite 
Imperiale, on oublie qu'une puissance doit toujours agir ainsi 
que son interet reel l'exige imperieusemcnt. 

Or la dignite Imperiale de l'Allemagne restera constamment 
une attribution accessoire pour l'Autriche qu'elle pourra voir 
diminuee et qu'elle pourra meme perdre, sans que cela affecte 
proprement ce qui constitue l'essence de sa puissance. 

C)uant ä l'ordre politique interieur des Etats Allemands, 
l'Autriche est egalement dans une Situation moins favorable pour 
veiller ä son maintien. Car n'ayant point et ne pouvant avoir des 
Etats tels que la (Constitution les demande, eile doit soutenir des 
institutions dont eile ne donne point l'exemple, et comment peut- 
on par cela meme s'imaginer qu'elle voudroit facilement se brou- 



I. Als Gesandter 



301 



illcr avcc la IVussc, la liavicre, Ic W'ürtcniberg pour des qiicsiions 
auxquelles, il faut ravoucr, cllc nc prend et ne pcui prcndrc ^irun 
inlc^rct foiblc et gendral ? Si Ton voulait objecter qirelle le (erait 
pour niaintenir et ^tendre son aiitoriie, on prouveroit trop. (]ar 
il seroit ä craindre pour lors qu'clle n'allat au deU\ des bornes 
prcscrites par la Constitution. 

Kien de ce qui vient d'ctrc dit ici a Tegard de rAutriche, ne 
part de maximes, de vucs politiques, de prt^juges, cn un mot de 
dispositions passagcres qu'on lui suppose, mais tout decouie de 
sa Situation exterieure et interieure; existera par cette raison autant 
que dure cette meme Situation; peut etre avanc^, sans blesser en 
rien un Gouvernement qui a si eminemment sem la cause de 
l'Europe, et devra etre a\oue par tout Ministre Autrichien meme 
qui connoitra les intt^Tcts veritables de sa monarchie et ne voudra 
pas se faire de vaines illusions. 

LWutriche, comme Etat cofedere, sera d'une utilite extreme 
pour TAllemagne et un de ses appuis les plus solides; mais il 
seroit dangereux pour l'Allemagne et pour eile, si, revetue de la 
dignit^ Imperiale, eile devoit porter tout le poids de la respon- 
sabilitc et avoir un pouvoir capable d'arreter ou de changer 
cnticremcnt Timpulsion venant des Etats dont tous les int^rets 
pariiculiers sont amalgames avec ceux de la commune patrie. 



En me declarant ainsi contre le rdtablissement de la dignitd 
Imperiale, je suis bien ^loignd de faire absolument Tapologie du 
Systeme feddratif et d'un directoire compos^ de plusieurs Princes. 

Mais je suis persuadd que c'est le seul lien commun que 
l'Allemagne puisse supporter, et une institution qui au moins ne 
erde pas de nouvellcs diflkultes dans la Constitution qu'il faut 
prdvenir par de nouveaux moyens, ainsi que c'est le cas du 
Systeme unitaire. (>ar je n\ii point vu jusqu'ici de plan renfermant 
la dignitd Imperiale, qui ne propose pas en meme tems un contre- 
poids ä cette meme dignit(^. Aussi le projet dont nous parlons, 
y a pensd, puisqu'il assure ä la Prusse une place hxe dans le 
C^onseil qui doit entourer TEmpereur dans la pariie la plus essen- 
tielle de son pouvoir exdcutif. 

Un sccond avantage trcs essenticl du Systeme federaiif est 
celui dont j'ai deji\ parle ci-dessus qu'il est propre ä se laisscr 
intluencer par l'opinion publique, par la volonte nationale et par 



•^Q2 I. Als Gesandter in Wien. 

Tesprit du tcms qui nc dcmande plus quc des institutions qui lui 
rdpondent, pour s'am^liorer lui-meme de jour en jour. 

La force de la f^d^ration ne doit pas pr^cis^ment etre cher- 
ch^c dans le licn fdddratif seulement, eile reside dans la puissance 
de chacun des grands Etats qui la composent, dans la circonstance 
qu'ctablie sur des bases d'egalite et d'independance, eile n'excite 
point de Jalousie et ne reveillc point mal a propos les passions, 
et qu'elle ofTre neanmoins partout la oü la sürete exterieure ou 
Interieure pourroit etre en danger, des voyes constitutionnelles 
dans lesquelles la Ligue, forte des moyens de ceux qui la compo- 
sent, peut exerccr l'influence necessaire. Si les opinions sont 
divergentes, et elles le seront certainement, il y en aura pourtant 
plusieurs qui se reuniront, et il sera plus facile d'obtenir parmi 
elles une majorite favorable au bien-etre de l'ensemble que de 
forcer un chef unique a donner sa sanction meme ä la volonte 
reunic la oü eile seroit contraire a son interet ou ä sa conviction. 



LVIII. Gegen Steins Denkschrift über die deutsche 
Kaiserwürde. 3. März 1815. 

(Abschrift ohne Unterschrift und Datum im Geh. Staatsarchiv; gedruckt bei 

Pertz, Das Leben des Ministers Fi-eiherrn von Stein IV S. 752^. mit obigem 

Datum.) 

On propose de retablir la dignite Imperiale en Allemagne, 
parcequ'un Conseil de Princes manqueroit de force et d'unite, et 
qu'il conviendroit d'attacher par cette mesure l'Autriche ä l'Alle- 
magne et de lui donner un interet ä defendre celle-ci et ä ne pas 
s'en s^parer. 

11 n'est pas difficile de prouver que ce double but ne peut 
etre atteint par Texecution de cette idee, specieuse en theorie, mais 
ä laquelle les considerations les plus importantes s'opposent. 

1. II est impossible de donner ä un Empereur d'Allemagne 
le pouvoir etendu qu'il lui faudroit. La Prusse ne peut s'y sou- 
mettre, la Baviere, les autres Princes preponderans ne le vou- 
dront pas. 

2. Sans ce pouvoir la dignite Imperiale ne donneroit pas au 
chef de FEmpire cet interet qu'on a en vue, ou n'empecheroit 
pas qu'il ne pr^ferät toujours ä celui de l'Allemagne celui de ses 



1. Als Gesandter in Wien. 



303 



propres l-"tais; il n'cxcrceroit son inihiencc quc ptnir cc dcrnicr, 
Sans circ iiiile i\ ri-!mpire: il lui dcvicndroit danj^crcux, il le 
deviendroit pour les puissanccs dtrangcrcs. 

•^ Tous CCS argumens sont beaiicüiip plus forts cncore, lors- 
qu'on les appliqiie a rAutriche, quc s'il s'agissoit de tout autrc 
Prince allemand. I'.lle n'a plus comme autrefois et la Bclgique 
et des posssessions sur Ic Rhin et cn Souabe; eile n'a plus cctte 
inlluence ddcisive sur des Ktats cccl^siastiques, qui confondoicnt 
ses intcrcts avcc ceux de rAllcmagne; ses possessions cn Italic, 
en Hongrie, en Pologne constitucnt la grande massc de sa puis- 
sance; Celles qu'cllc a conserv^cs en Allemagnc, sont dans un 
meme arrondisscmcnt avec ces premieres ; de tout tems la maison 
d'Autriche a su les soustraire aux obligations qu'avoient les autres 
membres du Corps germanique, et maintenant Tinterct de l'Autriche 
est plus SL^par^ quc jamais de cclui de rAllcmagne. Or, il ne 
peut pas paroitre douieux que ce dernicr ne soit sacrilid au prcmier, 
lorsqu'on considcre que meme sous les circonstances qu'on vicnt 
d'indiqucr, TAutriche jugca de son interet d'abandonner Mayence 
et la rive gauche du Rhin contre TEtat Venitien et d'autres avan- 
tages. Aujourd'hui que tous ses intercts politiques sont tourn^s 
vers l'Est de TKurope et vcrs Tltalic, sa Situation est bien moins 
favorable ä TAllcmagnc, et si TAutriche acccptoit la couronnc 
Imperiale, eile seroit ponöc par la nature des choses meme a la 
regardcr ou comme une prerogative accessoire qui en cas de 
besoin devroit etre sacriride ä des intdrets majeurs, ce qui seroit 
dangereux pour rAllcmagne, ou comme un moyen d'augmentcr 
sa force individuelle comme Puissance isol^e, cc qui seroit dan- 
gereux ä la fois pour TAllcmagnc et TKurope. La ddpendance 
des petits Etats allemands seroit en gencral une suite n^ccssaire 
et immediate de toute scission que des combinaisons funestes 
pourroicnt faire naitre entre rAutriche et la Prussc: TAuiriche 
se trouveroit pour lors vis-ä-vis de ces Etats a peu prcs dans les 
memes rapports dans lesquels la France etoit avec la (^onf(fd^ration 
du Rhin. Ees Puissances ^trangcres ont un interet Evident de 
maintenir la disposition du Traitd de Paris, qui vcut que rAllc- 
magne soit une liguc d'luats indt^pendans. (;ar quoique cette 
phrase n'exclue pas littcralement le r^tablisscmcnt de la dignite 
Impdriale, nous savons tous quc cette exclusion etoit dans Tintention 
des parties contractantes. 

4. Quelques soicnt les dcfauts d'unc fedcration manquant de 



304 



I. Als Gesandter 



chel", eile presenie toujours les plus grands avantages que les 
circonstances permettent d'atteindre; eile seule ecarte les incon- 
v^niens, eile scule est possible. Developpons encore plus ce que 
nous vcnons d'avancer. 

:,. I/autorite Imperiale devroit toujours etre contre-halancee 
par d'autrcs institutions. Aussi tous les plans faits jusqu'ici pour 
le retablisscment de la dignite Imperiale renferment-ils de pareilles 
institutions en attribuant tantöt ä la Prusse, tantöt ä eile et ä la 
Baviere, tantöt ä dcux Princes electifs des prerogatives capables 
de mettre un frein au pouvoir Imperial. Par lä et par la Jalousie 
et les m^fiances qui ne laisseroient pas de s'dever contre le nouvel 
Empereur, on cre^roit des difficultes etrangeres au Systeme fedd- 
ratif et se verroit oblige de donner ä la dignite Imperiale outre 
la force necessaire pour la defense de l'Allemagne encore celle 
qu'il faudroit pour vaincre les obstacles qui naitroient de son 
existence meme. 

6. Les questions de la guerre et de la paix, dependront-elles 
uniquement de l'Empereur? — Dans ce cas il disposeroit ä son 
gre de TAllemagne; — sa sanction au moins, y sera-t-elle neces- 
saire? Alors il pourroit arreter le mouvement national le plus 
juste et le plus genereux; — son avis equivaudra-t-il simplement 
ä un certain nombre de voLx? — Le meme manque de force et 
d'unitd qu'on reproche aux plans d'une federation sans chef, para- 
lysera aussi la nouvelle Constitution. 

7. II ne faut point oublier que la proportion qui existoit 
autrefois entre la maison Imperiale et la plupait des nombreux 
Etats Allemands, est tellement changee depuis les secularisations 
et les mediatisations que lä oü l'Empereur n'avoit besoin autre- 
fois que de prononcer sa volonte, il devroit maintenant envoyer 
des armees. 

8. En liant l'Allemagne par la dignite Imperiale aux destinees 
d'une des Puissances Europeennes, on l'entraineroit dans toutes 
les chances que cette puissance eprouveroit; danger evidemment 
moins grand dans le Systeme federatif, qui offre ä ses membres 
la possibilite de se reunir autour des autres puissances et de rester 
neutres. Quelles que seroient les pr^cautions qu'on prendroit pour 
distinguer l'Autriche, chef de l'Allemagne, de l'Autriche, puissance 
Europeenne, ces distinctions n'existeroient jamais que sur le papier, 
on compliqueroit la machine et entraveroit sa marche dans les 



I. Als Gesandter in Wim. 



305 



tems ordinaires de formcs constitiuionnclles qui, au moment de 
la crisc, deviendroicnt toutcs inuiilcs ei nuisibles. 

(). Le mOme cas existcroit pour Ics alVaires intdrieurcs. La 
puissance revetue du pouvoir Imperial devant prcndre sur eile la 
responsabilitd enticre et tout l'odieux des ddmarches que des vio- 
lations de Constitution ndcessiteroient, consulteroit ses propres 
int(^rcts et se garderoit bien de sc brouiller avec un des Ktats 
puissans de i'Allcmagne; au lieu que dans le Systeme fed(^ratif eile 
fera bien moins de dil'licult^ de se ranger de Tavis de la pluralitd. 

10. (7est ainsi que pour Texterieur et pour rinterieur les 
maximes de la (]our Imperiale et meme Celles de son Ministere 
pr^vaudroient constamment et souvent d'une maniere peu adaptde 
ä Tesprit national, tandis que dans le Systeme f^deratif, qui offre 
des combinaisons beaucoup plus variees et oü Topinion publique 
aura plus d'intluencc, une tendance nuisible pourra ctre beaucoup 
plus facilement ecartee et remplacee par des determinations salu- 
taires. Kt voila ce qui convient ä l'esprit de la nation allemande, 
qui n'est ni inquiet ni remuant, mais qui tend ä se porter en 
avant et i\ profiter du progres des lumieres, qui s'oppose a cette 
immobilitd pour laquelle l'experience n'est ricn et les siecles 
s'ecoulent en vain. 

11. La tranquillite et la sürete de TAllemagnc et TinHuence 
que celles-ci exerceront sur T^quilibre de TEurope, d^pendront 
toujours de Tunion de la Prusse et de l'Autriche, et le rentable 
danger pour TAllemagne sera toujours une lutte entre ces deux 
puissances. Par cons^quent un des principaux points de vue. en 
travaillant a une Constitution allemande, doit etre d'^viter autant 
que possible dans les rapports constitutionnels de ces deux puis- 
sances tout motif de desunion et de rendre, dans le malheureux 
cas d'une gucrre entr'elles, le choc qui en resulteroit, pour TAlle- 
magne et pour l'Europe moins sensible. Or il est Evident que 
sous ces deux rappons le Systeme d'une Föderation egale est prefd- 
rable au rdtablissement de la dignite imperiale, (^ette derniere 
cree par son existence meme un Systeme d'opposition entre 
l'Autriche et la Prusse et force l'Allemagne, dans le cas d'une 
guerre, (H1 de sc ranger du cötd de la prcmicre ou d^enfrcindre 
la Constitution. 

Le Systeme f^ddratif au contraire rend tous les points de con- 
tact entre ces deux Puissances plus doux et moins dangcreux, et 
si neanmoins une lutte s'engageoit cntr'clles, TAllemagnc pourroit 

Humboldt, Politische DcnUschrifteii H. 20 



oQ(> 1. Als Gcsundtor in Wien. 

encore conserver sa neutralit^ dans des voies constitutionnelles 
sous la protection de la Bavicre, du Hanovre et d'autres Etats 
pr^ponddrans germaniques et des autres Puissances ^trangeres. 

Quand mcme entin eile seroit entrainc^e, ses Princes se parta- 
geroient probablement cntre les deux combattans, et le poids de 
ceux-ci deviendroit par la meine moins redoutable pour l'Europe. 



LIX. Uebcr die Mediatisi rten. 12. Mai 181 5. 
(Eigenhändiger Entwurf und Abschrift im Geh. Staatsarchiv.) 

Da es bei mehreren noch nicht ganz beendigten Unterhand- 
lungen von grosser Wichtigkeit ist, die Gesichtspunkte richtig 
aufzufassen, von welchen aus die Verhältnisse der ehemaligen, 
durch den Rheinbund oder seit seiner Stiftung mittelbar ge- 
wordenen Reichsstände angesehen werden müssen, so nehme ich 
mir die Freiheit, E. Durchlaucht meine Meynung über diesen 
Gegenstand ausführlich darzulegen. 

E. Durchlaucht kennen meine Gesinnungen, von denen ich 
Gelegenheit gehabt habe, auch genug öffentliche Beweise zu geben, 
hinlänglich, um überzeugt zu seyn, dass ich die durch Franzö- 
sische Uebermacht vorgenommene Mediatisirung für eine schreiende 
Ungerechtigkeit halte, und dass ich den durch dieselbe zv^ischen 
ehemals gleichen Fürsten begründeten Unterschied von Souverainen 
und \"asallen für eine Quelle mannigfaltigen Unglücks ansehe. 
Allein ich habe mich nie überzeugen können, dass dies Gefühl so 
lebhaft werden dürfe, dass man darum bei Beurtheilung und Be- 
handlung der wirklichen Staatsverhältnisse den nicht immer zu 
ändernden Zustand der Wirklichkeit mit dem, den man erst her- 
vorzubringen wünschte, das innere Recht mit dem äussern ver- 
mischen und die Rücksicht auf geschlossene oder anerkannte Ver- 
träge bei Seite setzen müsse. So gewiss es ist, dass die Folgezeit 
immer streben muss, die Ungerechtigkeiten der vergangenen gut 
zu machen, eben so wahr und gewiss ist es auch, dass, wenn 
Ungerechtigkeiten einmal eine Reihe von Jahren hindurch be- 
standen und sich in mannigfaltige Verhältnisse fest verwebt haben, 
es bei w^eitem nicht immer möglich ist, den alten reinen Zustand 
unmittelbar zurückzuführen, und dass ein nicht von gehöriger 
Vorsicht geleitetes Bemühen danach wohl ein Unrecht einem andern 



I. Als Gfsanillcr in \Vi 



307 



entgegen-, nicht leicht aber das Kcchi an die Stelle des l'nrechts 
setzen kann. 

l'ni die N'erhaltnisse der Mcdiatisirten rein zu beurtheiien, 
muss man zulörderst untersuchen, in welchem rechtlichen Ver- 
hältnisse sie jetzt stehen, und zweitens, wie dies X'erhältniss den 
gerechten Absichten der verbündeten Mächte nach geändert werden 
kann und soll. 

Ms ist seit einiger Zeit angefangen worden, zu behaupten, 
dass die Mediatisirten durch die Aufhebung des Rhein- 
bunds unmittelbar und ipso jure in ihren alten Zustand 
rechtlich zurückgekehrt wären, 
und 

dass es von ihnen abhänge, an welchen grösseren Staaat 
sie sich anschliessen wollten.*) 
Ik'ide Sätze kann ich keinesweges für richtig anerkennen: es 
ist auch leicht darzuthun, dass die verbündeten Mächte seit dem 
Herbst 1813 nicht in Gemässheit derselben gehandelt haben. 

Der Rheinbund ist allerdings aufgehoben worden (dissolu, 
wie sich die darüber vorhandenen französischen Acten ausdrücken). 
Bei einem bestehenden und, sei es erzwungener Weise oder freiwillig, 
von mehreren Mächten in allen üblichen staatsrechtlichen Formen an- 
erkannten Staatenbunde ist unstreitig eine doppelte Wirkung seiner 
Aufhebung zu unterscheiden, nemlich die, dass die aus dem- 
selben entspringenden Verhältnisse nicht fortbestehen sollen, und 
die, dass auch retroactif Alles, auch Rechte eines Dritten mit ein- 
geschlossen, für vernichtet angesehen werden soll, was durch den- 
selben seit seiner Entstehung geschehen ist. Dass die Aufhebung 
nicht noth wendig beide Wirkungen in sich schliesst, ist wohl 
ebenso sehr in die Augen fallend, als es auf der andern Seite bei 
weitem nicht ebenso erwiesen ist, dass die andere, retroactive 
Wirkung nun überall und vorzüglich in Rücksicht auf den Dritten, 
Statt linden könne. Im bürgerlichen Recht leidet es keinen Zweifel, 
dass diese letztere nicht unbedingt zugegeben werden würde. 



*J Diese Behauptungen finden sich in den fast f^leichlautenden \olen des 
Fürsten Wilhelm von Sayn- Wittgenstein votn -jy. April /A'/5, des Fürsten August 
zu Wied-i\eun'ied vom jo. April ifiifi, des Geh. Rates von Gärtner als Bevoll- 
mächtigten des Grafen von Bentheim vom 5. Mai iSif; und der Mitglieder des 
fürstlichen und gräßichen Hauses Sotms vom 7. Mai iSij^, in denen sie ihren 
freiwilligen Anschluß an Preußen erklären (bei Klüber, Akten des Wiener Kon- 
gresses II 0, S. -2;^-ff-)- 



oQ<^ 5. Ideen zu einem Versuch 

In dem gegenwiirtigcn Fall aber bedarf es dieser Ausführung 
nicht. Denn dieselben Mächte, welche die Auflösung des Rhein- 
bundes bewirkten und aussprachen, schlössen in demselben Augen- 
blick neue \'erträge, die nicht ohne die erheblichsten Folgen für 
die Mediatisirten sein konnten. Hätten sie in der That der von 
ihnen selbst ausgesprochenen Auflösung des Rheinbunds, von der 
daher auch sie die einzig rechtmässigen Ausleger sind, diese Aus- 
dehnung gegeben, so hätten sie nicht bloss mit den sogenannten 
Rheinbundsfürsten, sondern ebensowohl mit den Mediatisirten 
Verträge abschliessen müssen. Denn kamen diese letzteren durch 
die Auflösung des Rheinbundes in ihren alten /'ustand zurück^ 
so waren sie selbstständige und bis das ehemalige deutsche Reich 
durch eine neue Obergewalt ersetzt wurde, durch den Mangel 
einer solchen souverain gewordene Fürsten und Herren; wie es 
denn in dem heutigen Zustand Europas überhaupt kein Mittelding 
zwischen einem (beschränkt oder unbeschränkt) Regierenden und 
einem (mehr oder minder privilegirten) Unterthanen giebt, und 
mit dem ersteren keine Verbindung als durch Venräge möglich ist. 

Auf diese Weise sahen eben die verbündeten Mächte die 
Mediatisirten nach der Schlacht von Leipzig nicht an. 

Mit keinem einzigen, selbst nicht denen, welche damals unter 
keiner anderen Landeshoheit standen und wo also gar keine Rück- 
sichten auf einen Dritten statt fanden, wurde ein Vertrag abge- 
schlossen. E. Durchlaucht erinnern Sich vielleicht noch, dass ich 
in Freiburg der Meinung war, dies mit dem Bentheimischen Hause, 
in Verbindung mit einigen andern zu thun, Sie selbst aber, zu- 
gleich mit dem Oesterreichischen Cabinet, dies nicht angemessen 
fanden. 

Dagegen wurde der Besitzstand derjenigen Fürsten, welche 
Mediatisirte hatten, nur mit Einschränkungen, von Vv'elchen ich 
gleich weiter reden w^erde, von den verbündeten Mächten garan- 
tin; und die Besitzungen derjenigen ehmaligen Reichsstände in 
Norddeutschland, welche Napoleon von Rheinbundsfürsten zu 
Unterthanen gemacht hatte, wurden ohne weitere Erklärung unter 
die provisorischen Gouvernements gestellt, und sobald die Regie- 
rung nicht Verträge mit ihnen, wie mit Fürsten, abgeschlossen 
hatte, konnten die Gouverneure, mit wie viel Schonung sie auch 
verfahren mochten, ihre Besitzungen doch nur als gänzlich der 
Landeshoheit unterworfen behandeln. Jeder Mittelzustand hätte 



I. Als ficsandlrr in Wim. '^OO 

durch Vertrüge oder Proclamationen oder l'*dicic bestimmt werden 
müssen, deren es keine dieser Art gab. 

Die I'Yankfuner Verträge garantinen den Besitzstand nun 
allerdings, nur mit der Kinschränkung, dass die b'ürsten sich in Ab- 
sicht desselben \'cränderungen müssten im \'oraus gefallen lassen. 
Hei Haden, Hessen-Darmstadi und Nassau wurde dies in geheimen 
Artikeln noch bestimmter, allein dagegen auch mit einem allge- 
meinen Versprechen der Entschädigungen, welche die l'mstände 
erlauben möchten, ausgedrückt. Wollte man behaupten, der Bc- 
siti^stand dieser Fürsten sei nun mit Ausschluss der mediatisirten 
Districte garantirt worden, so wäre dies eine ganz willkührlichc 
und, wie alle nachherige l^icta bewiesen haben, irrige Auslegung. 
Man behielt sich durch diese Fassung bloss die Möglichkeit vor, 
auch solche Districte künftig abzureissen. Dass man jedoch bei 
diesen Clausein nicht einmal vorzüglich an die Mediatisinen dachte, 
beweist der doppelte Umstand, dass man sie allen \'erträgcn, auch 
mit Fürsten, die nie Mediatisirtc gehabt hatten, beifügte, und dass 
man die bestimmter verbindende geheime z. B. bei Hohenzollern- 
Sigmaringen nicht hinzusetzte, obgleich nirgends die Vergrösscrung 
durch Mediatisation so auffallend und widersinnig ist als da. 

Seit den Frankfurter Verträgen bis zum Congress wurden die 
Mediatisinen zwar immer von den verbündeten Mächten in Schutz 
genommen, allein man sähe doch immer die mit Baiern. Wünem- 
berg u. s. f. verbundenen als \'asallen dieser Staaten , und die 
Norddeutschen als den provisorischen Gouvernements unterworfen 
an. Auf diese Weise nun Hess man \'eränderungen für die ersteren 
eintreten, und das abschriftlich anliegende, noch in Frankfurt er- 
lassene (jrcular*) an alle unsere Gesandtschaften bei denjenigen 
Höfen, die Mediatisine erhalten hatten, spricht die damals unter 
den Höfen geltenden Grundsätze sehr klar und bestimmt aus und 



*) In dieser von Humboldt verfaßten ZirkuLvnote an die am badischen Hofe 
acccreditierten preußischen Gesandten, Frankfurt, Dezember /A'/j,' (Konzept im 
Geh. Staatsarchiv) heißt es: „Sie werden vorzüglich darauf aufmerksam machen, 
dass die Aufrechthaltung der gegenseitigen Rechte auch im Innern der deuL'ichen 
Staaten ein besonderer Gegenstand der Sorgfalt der verbündeten Mächte ist, dass 
sie es sich zur Pßicht machen werden, dieselben bei dem künftigen Friedcnsschluss 
und den alsdann in Deutschland allgemein zu treßenden Einrichtungen . . . mög- 
lichst zu sichern, und dass die Grundsätze, nach welchen die souveränen Fürsten 
gegenwärtig ihre ehemaligen Mitstände behandeln, auch auf die Schranken Einßuß 
haben werden, die man wird ihrer eigenen Machtvollkommenheit setzen müssen." 



«IQ 1. Als Gesandter in Wien. 

verdient um so mehr hier beachtet zu werden, als sich die 
Mediatisirten selbst oft darauf für sich bezogen haben. 

Auf dem (Kongresse selbst hat man ebenso immer den Grund- 
satz befolgt, dass die Mediatisirten erst in einen mehr selbst- 
ständigen Zustand kommen müssen, und sie sind weder von den 
verbündeten Mächten noch von den andern deutschen Fürsten je 
zur wirklichen Mitberathung über die deutsche Verfassung zuge- 
lassen worden. 

Nach allen diesen \'oraussetzungen kann man daher, glaube 
ich. mit Sicherheit behaupten, dass der Satz, dass die Mediatisirten 
unmittelbar durch die Auflösung des Rheinbundes wieder in ihren 
alten Zustand zurückgekehrt wären, weder in der Natur der Sache 
liegt noch von den verbündeten Mächten bisher als die Richt- 
schnur ihres Betragens gegen dieselben angenommen ist. 

Mit dem Satze der von selbst und ipso jure erfolgten Wieder- 
einsetzung der Mediatisirten in ihren vorigen Stand fällt nun auch 
von selbst der zweite, dass es ihnen freistehe, sich, an welchen 
grösseren Staat sie w^ollten, anzuschliessen, über den Haufen. 
Dieser letztere hat mir, w^ie ich gern gestehe, immer noch weniger 
eingeleuchtet. Denn w^enn die Mediatisirten das Recht wieder 
erlangt haben, über sich selbst politisch zu entscheiden, so begreift 
man nicht, warum sie nicht auch sich an niemand anschliessen 
konnten. Dass die Fürstenberge, Oettingen, Leiningen u. s. f. 
ganz anders selbstständig seyn könnten als Liechtenstein, Hohen- 
zollern und selbst Waldeck und Lippe, leuchtet wohl jedem ein. 

Bei den Congressverhandlungen ist dieser Grundsatz der 
Freiheit des Beschliessens so w^enig angenommen w^orden, dass 
man bei den Territorialbestimmungen Hannovers (im Protokoll 
der Sitzung vom 21. Februar) Meppen und einen Theil der Be- 
stimmungen von Looz-Goswaren mit Hannover verbunden, auch 
eine künftige Gränzbestimmung über diese letzteren zwischen 
Hannover und Preussen vorbehalten hat, ohne dass von einer 
Einwilligung der Besitzer dabei nur irgend die Rede ist. 

Nach Allem diesem kann ich mir das Verhältniss der Media- 
tisirten nicht anders denken, als dass sie bis jetzt sich in dem 
Zustande befinden, in welchen die Mediatisirung sie versetzt hat, 
dieser Zustand aber durch den Deutschen Bund oder durch ge- 
meinschaftliche Massregeln der verbündeten Mächte sowohl ver- 
bessert als gesichert werden soll. Diese Voraussetzung ist auch 
die einzige, w^elche sich mit einer gesunden, auf Ruhe und allge- 



I. Als Gi-sancltir in Wien. 



3" 



meines Wohl ausgehenden Politik vertriigt. Jedem Mediatisirten 
zu erlauben, sich als in den Zustand von 1S03 zurückversetzt an- 
zusehen und eigenmächtig sich einen Schutzherrn, und allenfalls 
auch keinen zu wühlen und dadurch bestehende und anerkannte 
Regierungen in ihren Besitzungen zu zcrreissen, kann nur \'er- 
wirrung, l'nruhcn und zuletzt selbst, vorzüglich im gegenwärtigen 
Augenblick, höchst schädliche l^il'ersucht, sogar unter den grossen 
Mächten, hervorbringen. Diese selbst würden dabei auch sehr 
wenig gewinnen. Denn wenn sich z. B. an Preussen einige 
Mediatisirte an der Lahn anschliessen, könnten, nach dem gleichen 
[^rincip, und dies wird nicht fehlen, andere in \\'estphalen sich 
von ihm lossreissen und seine Besitzungen trennen oder nach- 
theilige Knclaven darin hervorbringen. Die Viclfachheit , zwar 
nicht souverainer, aber doch selbstständiger Regierungen konnte 
bei dem Aufhören des Deutschen Reichs nicht fortbestehen, und 
kann jetzt nicht wieder in gleicher Art aufleben. Dass die grössern 
Massen im Jahre 1806 durch Zufall und Ungerechtigkeit gebildet 
worden sind, ist ein bedauernswürdiges Unglück. Die Abhülfe 
nachher war aber nur auf einem doppelten Wege möglich, ent- 
weder indem man, ohne Rücksicht auf die vorgenommenen Ver- 
änderungen die Grade der Selbstständigkeit der Fürsten in Deutsch- 
land allgemein bestimmte und dann die Anwendung, ohne allen 
Unterschied, auf Mediatisirte oder nicht Mediatisirte machte, oder 
indem man die Reformen mit der möglichsten Schonung der in 
der Zwischenzeit entstandenen Verhältnisse versuchte. Das Erste 
hätte im Jahre 181 3 vor allen \'erträgen geschehen müssen, ist 
nicht geschehen und hatte auch so bedeutende vSchwierigkeiten, 
dass, wer sie zu würdigen versteht, seinen Tadel wenigstens gewiss 
massigen wird. Kine Hauptschwierigkeit lag darin, dass gerade 
diejenigen Mediatisirten, welche, wenn man einem Principe folgte, 
allein auf eigentliche Selbstständigkeit, ihrer Grösse nach, Anspruch 
machen könnten, die Hohenlohe, Fürstenberge, Oettingen, Leiningen, 
leider zerstückt und unter Regierungen vcrtheilt waren, von denen 
die Absonderimg viele Hindernisse fand. Da dies nicht geschehen 
ist, bleibt nur der zweite Weg übrig. Auch gleich nach der Auf- 
lösung des Reichs hätte die politische Existenz der \'ielfachheit 
der auf einmal isolirten Reichsstände nur durch einen gemein- 
schaftlichen Beschluss und nur mit der Zustimmung der grossen 
Mächte organisirt werden können, und selbst wenn man annimmt, 
dass man jetzt in diesen Zustand zurückversetzt sei, muss wiederum 



-"^l-l 



I. Als Gesandter in Wien. 



dasselbe geschehen. Damit aber ist die bYeiheit jedes Einzelnen, 
sich willkiihrlich anzuschliessen. durchaus unverträglich. 

Wenn hierbei vorzüglich die äussern politischen Rücksichten 
beachtet worden sind, so verdienen die Innern darum nicht ge- 
ringere Aufmerksamkeit. Es kann unmöglich die Absicht der 
Mächte seyn, bei Bestimmung des Schicksals der Mediatisirten 
nur auf diese Familien zu sehen, und es muss gewiss gleich 
grosse Rücksicht auf ihre Untenhanen genommen werden. So- 
lange das Deutsche Reich bestand, hatten diese eine politische 
Existenz als Deutsche, neben der die als Unterthanen dieses oder 
jenen kleinen Reichsstandes gleichsam verschwand. Jetzt, auch 
wenn ein Bund wirklich geschlossen wird, kann das nicht wieder 
in gleichem Grade möglich seyn. Soll nun eine so wichtige Sache, 
als die, welchem grössern Staat ein mediatisirter sich anschliesst, 
bloss der Entscheidung des Herrn überlassen seyn.^ Sollen die 
Untenhanen eines Mediatisirten über einen so wichtigen Gegen- 
stand nicht mitreden dürfen, indess den Unterthanen der Souve- 
rainen (um sie kurz entgegenzusetzen) nicht die geringste Steuer 
soll ohne ihre Einwilligung aufgedrungen werden können.'^ Also 
auch von dieser Seite ist die unbedingte Freiheit des Anschliessens 
mit richtigen Grundsätzen nicht zu vereinigen. 

Nach der jetzigen Lage der Dinge ist demnach rechtlich und 
politisch kein anderer als folgender Weg einzuschlagen. 

1. Man kann es nicht ändern, die Mediatisirten, bis der 
Deutsche Bund oder ein anderes Einverständniss derjenigen Mächte, 
welchen die Entscheidung zusteht, etwas Anderes bestimmt hat, 
als mediat, einer Landeshoheit unterworfen anzusehen, weil die 
Mächte, als sie Deutschland befreiten, sie als Mediate gefunden 
haben, und das Zurückgehen aus diesem Zustande, wenn nicht 
Verwirrung entstehen soll, nur in einen gehörig und durch all- 
gemeines Einverständniss organisirten neuen Zustand möglich ist. 

2. Man muss den Mediatisirten in der Deutschen Verfassung 
einen Rechtszustand sichern, d. h. einen solchen, der durch den 
Bund selbst vertreten wird. Bei Bestimmung desselben muss man 
einerseits auf die Rechte der Herren, andererseits aber auch ganz 
vorzüglich auf die ihrer L^nterthanen sehen, damit dieselben nicht 
des Antheils an der Landstandschaft, den Gesetzen und allen den 
Instituten beraubt werden, welche nur ein grösserer Staat in ge- 
höriger Vollkommenheit besitzen kann. Man muss endlich auch 
auf Deutschland überhaupt Rücksicht nehmen, damit in Krieg 



I. Als Gesandter in Wien. o 1 o 

und l'Yicden die Lasten mit (ileichheit vcrthcilt sind und nicht 
ungerechte und dadurch die Andern drückende Befreiungen davon 
existiren. 

7,. Man kann auch da, wo die rmstände es rathsam machen, 
Mediatisirtc von den Regierungen, zu welchen sie gehören, trennen 
und an andere anschliessen. Allein diese Trennung kann immer 
nur in (iemässiieit der bestehenden Verträge geschehen, und die 
Anschliessung muss sich nach dem politischen (jrundsatz richten, 
dass die Mediatisirten sich an diejenigen grösseren Staaten an- 
schliessen müssen, in deren Gebiet oder Nachbarschaft sie liegen, 
in dem hier und da geäusserten Princip, dass nur Königlichen 
Hofcn Mediatisirte angeschlossen seyn könnten, gestehe ich gern, 
nie (Konsequenz gefunden zu haben. 

Ich glaube hier K. Durchlaucht meine Ansichten über die Be- 
handlung der Mediatisirten hinlänglich auseinandergesetzt zu haben, 
und fürchte nicht, der Undeutschheit und der Ungerechtigkeit be- 
schuldigt zu werden, wenn ich, ursprünglich allerdings auf unge- 
rechtem Wege entstandene, aber hernach wiederholt anerkannte 
Verhältnisse mit Gewalt und auf eine mir ganz eigenmächtig 
scheinende Weise umzustossen abrathe. Der Deutschheit müsste 
anders geholfen werden als dadurch, dass man bis zum Jahre 1805 
zurückginge, und zwar nur zurückginge mit den Mediatisirten, 
nicht mit den Reichsstädten, denen Deutschland viel mehr ver- 
dankt, nicht mit der Reichsritterschaft, dem Deutschen Orden, der 
beraubten und beinah umgestürzten Kirche; und bei Herstellung 
auch der schreiendsten Ungerechtigkeiten werde ich immer die 
Wege vorziehen, welche \'erletzungen selbst nur des förmlichen 
Rechts vermeiden. \'on dieser Seite muss ich E. Durchlaucht 
bitten, meine Bemerkungen anzusehen. 

In näherer Beziehung auf Preussen glaube ich K. Durchlaucht 
vorschlagen zu können: 

I. bei den Berathungen über die Deutsche \'erfassung die 
Mediatisirten, soviel es nur möglich ist, zu berücksichtigen: 

■2. für die mit Preussen verbundenen eine mit Hannover zu 
verabredende Bestimmung ihrer \'erhältnisse und Rechte nach den 
bereits vorgeschlagenen billigen Grundsäzen herauszugeben, um 
den Klagen gegen unsere Gouvernements auf einmal ein l-',nde zu 
machen: 

3. den Weg zu verfolgen, die mit Nassau und Hessen-Darm- 
stadt verbundenen Mediatisirten von ihnen zu trennen, welches 



3 '4 



I. Als Gesandter in Wien. 



zwar vermuthlich nicht jetzt, aber nach dem Kriege wohl gewiss 
möglich ist; 

4. in dem Kndvertrag des Congresses die Anschliessung der 
bereits mit uns verbundenen Alediatisirten von den Mächten aus- 
drücklich anerkennen zu lassen. 

Wien, den i2tcn },\a\ 18 15. 

Humboldt. 
An des Königlichen Staatskanzlers 
Fürsten v. Hardenberg Durchlaucht. 



LX. Note an den Fürsten Metternich. 

{Eigenhändiger Entwurf und Abschrift im Geh. Staatsarchiv; gedruckt bei 

Schmidt a. a. O. S. 472ff.) 

Wien, den 27. Mai 181 5. 

Die in der gestrigen Sitzung über den Entw^urf eines Deutschen 
Bundesvertrages gemachten Aeusserungen, zusammengenommen 
mit der Kürze der Zeit, welche noch zur Erledigung aller Kongress- 
geschäfte übrig bleibt, veranlassen die Unterzeichneten, dem Herrn 
Fürsten von Metternich, Fürstliche Gnaden, folgende vertrauliche 
Eröffnungen zu machen. 

Es ist von dringender und absoluter Nothwendigkeit, die An- 
gelegenheit des Bundesvertrages vor dem Abgange der Cabinetter 
von Wien zu beendigen. Ohne zu gedenken, dass es nachher 
den Unterhandlungen an allem Nachdruck gebrechen, und daher 
Zögerungen jeder Art eintreffen würden, lässt sich auch jetzt über- 
sehen, dass die Schlussakte des Kongresses unmittelbar nach der 
Entfernung der Cabinetter, wenn nicht vielleicht noch vor der- 
selben beendigt sein wird. Allein unstreitig werden dann nicht 
alle Kongressgesandten hier bleiben wollen, bis der Deutsche Bund 
geschlossen ist, und dieser und seine Hauptgrundgesetze werden 
also nicht in die Schlussakte eingetragen werden können. Alsdann 
aber verliert man gänzlich die Vortheile, die man sich mit Recht 
von der schnellen Schliessung des Bundes verspricht, und welchen 
die Vorschlagenden so viele und wichtige Punkte aufgeopfert 
haben. Es würde alsdann wenig Unterschied zwischen der Unter- 
handlung hier und der in Frankfurt sein, und wenn man es wollte 
dahin kommen lassen, wäre es besser, alles bis Frankfurt aufzu- 
schieben. 



Als Gtsundtir in Wit'n. 



Vb 



V.s ist ferner keineswegs raihsam, über die gestern zu iinserm 
Kntwiirl'e gemachten Hemerkungen eine förmliche Diskussion zu 
erölVnen. Da die verschiedenen Meinungen so weit voneinander 
abweiclien, dass Haycrn einigemal geäussert hat, dass der Bundes- 
vertrag kein inneres WThahniss der Staaten betreuen dürfe, und 
die vereinigten l'^ürsten dagegen ausdrücklich auf licstimmung der 
Ivechte der Landstände gedrungen haben, und da wir von der 
nächsten Sitzung an mit den Abgeordneten aller Fürsten und 
Städte, also mit einer grossen Anzahl, uns zu berathen haben 
(was, da einmal Baden und Darmstadt in unserer Versammlung 
einzeln auftraten, zu verweigern weder möglich noch gerecht war), 
so ist von einer Diskussion schwerlich eine Uebereinkunft und 
am wenigsten eine schnelle zu erwarten. Bei dieser Diskussion 
würden aber auch Preussen, Oesterreich und Hannover in einem 
ganz falschen Lichte und einer durchaus unrichtigen Stellung er- 
scheinen. Denn, um die allgemeine Lebereinkunft zu erleichtern, 
und nicht gegen ihren eignen Entwurf zu reden, würden sie die- 
jenigen Meinungen nicht unterstützen können, welche einen be- 
stimmten, kräftigen und den gerechten Erwanungen Deutschlands 
entsprechenden Bund wünschen; und gerade die Höfe, die seit 
dem Anfang der Unterhandlung alles, was von ihnen abhing, ge- 
than haben, um wieder einen allgemeinen Rechtszustand in 
Deutschland zu begründen, würden hier das Ansehen haben, alle 
dahin abzweckenden Einrichtungen zu schwächen, zweifelhaft zu 
machen oder wenigstens in die Ferne zu stellen. 

Die Unterzeichneten sind bei allen ^'orberathungen durchaus 
der Meinung Sr. Fürstlichen Gnaden des Herrn Fürsten Metternich 
beigepflichtet, dass dasjenige, was die früheren Entwürfe hierüber 
enthielten, nur der Xothwendigkeit, jetzt und schnell den Bund 
wirklich zu schliessen, aufgeopfert werden könne; und sie gestehen 
frei, dass sie, einzig und allein aus diesem Grunde, um nicht jede 
allgemeine Vereinigung der Fürsten Deutschlands zu hindern 
oder aufzuschieben, aber übrigens mit sehr schmerzlichen Gefühlen, 
einen Entwurf mit vorgelegt haben, von dem sie nur zu sehr 
empfinden, wie wenig er dem wichtigen Zwecke entspricht, den 
man sich unmittelbar nach der Befreiung Deutschlands von der 
fremden Überherrschaft und noch bei dem Anfang des Kongresses 
vorgesetzt hatte und wie ungünstig dies auch auf die allgemeine 
Stimmung einwirken wird. Sollte dieser Entwurf durch eine Dis- 
kussion, für welche der jetzige Augenblick, in dem die schnelle 



3i6 



I. Als Gesandter in Wien. 



allgemeine rebereinkunft der vorherrschende Gesichtspunkt ist, 
immer ungünstig bleibt, noch mehr geschwächt werden, so ist 
kaum der mindeste günstigere Erfolg der Verhandlungen in Frank- 
furt abzusehen. 

Unter diesen rmständen scheint die Vorlegung eines Ultima- 
tums das einzige zum Zweck führende Mittel. Im gegenwärtigen 
Augenblick ist der Widerspruch noch mit vieler Mässigung und 
von einigen Seiten nur halb geäussert worden; jetzt ist dafür die 
Zustimmung zu einem schon ganz auf allgemeine Annahme be- 
rechneten Entwurf noch möglich; auch ist das Gefühl allgemein, 
dass auf jeden Fall etwas zustande kommen müsse, und wird, so- 
wie bestimmt und entschieden erklärt wird, dass weitere Unter- 
handlungen unmöglich sind, zur Annahme wirken. 

Der Vorschlag, welchen die Unterzeichneten der Prüfung des 
Herrn Fürsten Metternich, Fürstl. Gnaden, vorlegen zu müssen 
glauben, geht demnach dahin: 

r. Dass die Bevollmächtigten der drei Höfe die gestern ge- 
machten Bemerkungen auf das Genaueste prüfen und so viel da- 
von in ihren Plan aufnehmen sollten, als möglich ist, und als sich 
durch die Mehrheit derer, welche dafür stimmen, empfiehlt. 

2. Dass Oesterreich und Preussen alsdann in der Montags- 
sitzung den so abgeänderten Vorschlag mit der Eröffnung vor- 
legten, dass sie die Bemerkungen, soweit als sie es für mögUch 
hielten, benutzt hätten, allein nunmehr in ihrem Entwurf keine 
w^eiteren irgend wesentlichen Abänderungen annehmen, noch in 
Diskussion von Vorschlägen dazu eingehen könnten, da sie über- 
zeugt wären, dass er nichts weder für das Ganze noch irgend 
einen Einzelnen Bedenkliches enthalte, dasjenige hingegen, was 
ihm fehle, in Frankfurt nachgeholt werden könne. 

3. Dass sie bereit wären, mit jedem der Fürsten, welcher 
diesem Entwurf beitreten wolle, den Bund wirklich abzuschliessen. 

Eine solche Erklärung würde höchstwahrscheinlich die An- 
nahme von Seiten der meisten Mitglieder der Versammlung so- 
gleich zur Folge haben, und sollten sich noch einige für jetzt 
ausschliessen, dürften sie wohl unfehlbar später, wenn sie sehen, 
dass der Bund wirklich zustande gekommen wäre, den Beitritt 
nachsuchen. 

Die Unterzeichneten haben die gegenwärtige Note zugleich 
der königlich Hannoverschen Kongressgesandtschaft mitgetheilt. 



I. Als Gesandter in Wien. •« I - 

Sie benutzen diese (lelegenheit, Sr. l*\irstlichen (inaden dem Herrn 
Fürsten Metternich die \'ersicherung ihrer volikommsten Hoch- 
achtung /u erneuern. 

1 lardenbery. I himboldt. 



LXI. Über freie Schiffahrt auf dem Rhein. 

3. l'Y'bruar 1N15. 

(Eigenhändifcr Entwurf im Geh. Staatsarchiv ; gedruckt bei Klüher, Akten des 
Wiener Kongresses j, S. 24 ff.) 

Artikel V des Pari.ser Friedens hatte die freie Schiffahrt auf dem Rhein 
verheißen und die nähere Bestimmung der dafür maßgehenden Grundsätze den 
Beratungen des Kongresses überlassen; im j. Geheimartikel war die gleiche 
Bestimmung für die Scheide getroffen. Das Komitee der acht Mächte hatte am 
14. Dezember 1S14 eine besondere Kommission dafür eingesetzt, der Humboldt 
als Vertreter Preußens angehörte. Sie trat am 2. Februar /6V5 zum erstenmal 
zusammen. Humboldt legte ihr die folgende Denkschrift als Leitfaden für die 
Beratung vor. Der erste eigenhändige Entwurf trägt das Datum jo. De- 
zember 1S14 und weicht bedeutend von der endgültigen Redaktion, wie sie bei 
Klüber gedruckt ist, ab. 

Memoire preparatoire sur le travailde la (Kommission 
de navigation. 

1/article 5 du traite de Paris doit faire ia Base du travail de 
la Commission etablie pour se concener sur les mesures propres 
ü la meltre en exdcution. 

11 pose en principe que la navigation sur les rivieres sera 
libre, et que les droits que les Ktäts riverains en percoivent. seront 
reglds de la maniere la plus egale et la plus favorable au commerce 
de toutes les nations. Le trait^ applique ce principe nommement 
et d'unc maniere positive ä la navigation sur le Rhin et. d'aprt^s 
l'anicle 3 secrct, in cellc sur l'Kscaut; il veut ensuite que le (Kon- 
gres examine et d<?cide, de quelle maniere les memes dispositions 
pourront etre etendues i\ la navigation sur tous les Heuves qui, 
dans leurs (iours navigables, separent ou traversent plusieurs Ktäts. 

Pour rendre d'apres ces bascs le travail de la (.'ommission ä 
la fois mcthodiquc et complet, il convient 

I ) d'examiner quels sont les principes que Tinieret general du 
Commerce rendrait desirable de fixer, et qui pourraicnt etre dtablis 



3.8 



1. Als Gesandter in Wien. 



Sans entrer dans des d^tails*) qu'il est impossible de suivre, sans 
avoir egard ä la ditVdrence des localit^s; 

•2) d'appliqucr ces principes a la navigation du Rhin et de 
TEscaut. et d'y ajouter les d^tcrminations plus particulieres que 
les connaissances locales que la (Kommission reunit deja dans son 
sein, ou quelle pourra se procurer facilement, permettent, et que 
les rappons des Etats riverains entr'eux exigent, pour remplir 
pleinement les stipulations du traite; 

•:;) de convenir, comment on pourra effectuer que les memes 
principes soient appliques en tems et Heu, et autant que les cir- 
constances le permettront dans un objet aussi vaste, aussi ä d'autres 
rivieres. et successivement a toutes Celles qui peuvent interesser 
le commerce dans quelque partie de l'Europe que ce soit. 

I. 

Examen des principes en general. 

Pour concilier l'interet du commerce avec celui des Etats 
riverains, il est necessaire que d'un cöte, tout ce qui est indis- 
pensable ä la liberte de la navigation, du point oü une riviere 
devient navigable jusqu'ä son embouchure, soit fixe d'un commun 
accord par une Convention ä laquelle rien ne puisse etre change 
Sans le consentement de tous ceux qui y ont pris part; mais que, 
de l'autre, aucun Etat riverain ne soit gene dans l'exercice de ses 
droits de souverainete, par rapport au commerce et ä la navigation 
au-delä des engagemens renferm^s dans cette Convention, et qu'en 
meme tems il jouisse de sa part des droits leves sur la navi- 
gation en Proportion de l'etendue de la rive qui lui appartient,**) 
11 sera necessaire d'etablir sur ces bases des principes tellement 
generaux que la difference des localites ne pourra affecter que les 
modiftcations de leur application. On se borne ici, pour ne pas 
prejuger le travail de la Commission, ä indiquer seulement les 
points qui devront etre regles par ces principes, sans les enoncer 
eux-memes. Ces points semblent etre les suivans. 



*J Gestrichen : dont l'examen exige indispensablement iine connaissance exacte 
des differens rapports que la modification de leur application. 

**) An Stelle dessen steht im eigenhändigen Entwurf: De lä decoulent les 
principes suivans, tellement generaux que la difference des localites on peut affecter. 



I. Als CrsanHtrr in Wie 



3'9 

I. 



La libcrie de la navigalion. 



Lcs droits d'dtape li\ oü ils existent ddja, puisqu'il nc saurait 
etre doiiteux qii'au moins personne ne voudra en etablir de 
nouveaux. 



*) Im eigenhändif^en Entwurf lauten die (f§ folgendennaßen : 

Hie ne sem genee pjr aucun droit d'ctape, ou de reläche ä etablir dans la 
suite, et il sera exaviine et decide si ceux qui existeraient dejä, devrunt etre 
maintenüs, ou abolis. 

3- 
Lcs droits a lerer sur la iiavigation serunt regles dans leur totalite . . . 

La hase de cette ßxation sera tiniquement le poids de la cargaison et la 
distance que les navires pareourent sans qu'on ait egard ä la qualite et au prix 
variable des marchandises. 

II sera neantmoins fixe des droits inferieurs au taux ordinaire pour les 
matieres dont la valeur n'est point assez considerable et le besoin (comme c'est le 
cos des objets nccessaires ä l'agriculture, tels que l'engrais est) trop grand pour 
les soutnettre aux droits etablis generalement. 

4- 
Le nombre des bureaux deslincs ä la perception de ces droits sera determinc, 
soit qu'on la fixe directement, soit qu'on enonce celui qu'il ne devra point exceder. 

5- 
Les douanes des Etats riverains partout vü il en existe resteront entiere- 
ment separees des bureaux de la perception des droits sur la navigation. Les 
premieres ne peuvent pas que sur l'importation des marchandises dans les pa't's 
riverains; et il sera rigoureusement dej'endii aux Douaniers d'excercer une fonction 
quelconque de leur emploi sur la riviere, fiit ce meme la poursuite d'un individü 
compris en fraude manifeste. 

fj. 
La recctte provenant des droits levee sur la navigation sera partagee entre 
les Etats riverains ä raison de leur etendu sur la rive, deduction faite: 
/ ' des fraix d'administration 

2/ des fraix d'entretien nccessaires ä la navigation eile vu'mc. 
On ne cnmptera neantmoins parmi ces derniers fraix que ceux de l'cntretien 
des chemins de hallage et du nettoyement de la riviere; tous les autres travaux 
destincs ä garantir le pais des immdations restant ä la charge de l'administration 
de chaque etat riverain. 

La police tant sur la navigation que sur rcntrcdcn de la riviere cn etat 



V20 



I. Als Gesandter in Wien. 



3- 

Le tarif des droits a lever. II est indispensable de regier ces 
droits dans leur totalite, du point oü la riviere devient navigable 
iusqu'a son embouchure, d'une maniere fixe, uniforme et invariable, 
sauf ä convenir, si Ton le juge necessaire, d'une revision periodique 
du tarif faite par tous les etats riverains apres un nombre deter- 
niin^ d'anndes. 

11 est egalement necessaire, que la tixation des droits soit assez 
independante de la qualit^ particuliere des marchandises, pour que 
la navigation ne soit pas arretee par un examen detaille de la 
cargaison des batimens a la perception du peage. Quant ä la 
qualite du peage, il faudra voir, s'il sera possible d'etablir un prin- 
cipe assez general, pour etre facilement applique partout, pour en 
determiner au moins le maximum. 

4- 

Le nombre des bureaux destines ä la perception de ces droits. 
Comme rien n'est si nuisible ä la navigation que l'obligation de 
s'arreter souvent pour payer les droits, la plus grande diminution 
du nombre des bureaux doit surtout fixer l'attention de la Com- 
mission. 

5- 

Une Separation absolue de la perception des douanes et de 
Celle des droits de navigation, et les precautions necessaires, pour 
empecher que le droit des etats riverains d'etablir des douanes, 
ne puisse point entraver la navigation. 

6. 

L'emploi de la recette provenant des droits leves sur la navi- 
gation, et la distribution du residu entre les etats riverains, ä raison 
de leur etendue sur la rive. 

La Separation des travaux necessaires ä la navigation, et de 



navigable sera excercee d'une maniere entierement uniforme soit qu'on cree une 
autoriie centrale pour cet effet soit qu'on y pourvoye par d'autres moyens. 

8. 
Si la guerre venait ä avoir Heu entre quelques uns des Etats riveraiiis la per- 
ception des droits de la navigation continuera librernent, et Von tächera de prendre 
toutes les mesures necessaires pour que merne alors la navigation soit aussi peu 
que possible. 



I. Als (;rs;in(ltrr 



321 



cciix, qui ont poiir bui de j^arantir Ics pays d'inondations, Ics pre- 
cautions neccssaircs pour qiie ces doiiblcs travaux S(Ment cntrepris 
d'aprcs un memc Systeme, et ne puisscnt point se niiire mutu- 
ellement. 

Le reglemcnt de la police ü ^tablir siir la naviifalion. Oite 
police doit (l'tre uniforme, et f\\6e d'un accfjrd commun, sans puu- 
voir etre changde par un seul des eiats riverains: mais eile ne 
doit point entraver celle quc ces etats, en vertu de leur droit de 
souverainete, sont appel^s i\ exercer sur les riAieres, sans nean- 
moins poner Ic moindrc prejudicc a la libene de la navigation. 

S. 
Kngagemens mutuels a prendre pour assurer, autant que cela 
sera possible, la libene de la navigation meme dans le cas malheu- 
reux d'une guerre entre les etats riverains. 



Application des principes generaux au Rhin et a TKscaut. 

A) Au Rhin. 
Les principes mentionnes ci-dessus etant tires pour la plupart 
de la Convention sur l'octroi de navigation du Rhin, conclue en 
1804, rien n'est plus facile que de les appliquer ä cette riviere. 
La Convention en contient ^galement toutes les modillcations qu'il 
pourra etrc utile dV ajouter; eile est, d'apres le jugement de tous 
ceux qui s'entendent en ces matieres, un fort bon ouvrage, et a 
prouvd son utilit^ par Texp^rience; la Commission fera bien en 
cons^quence de recourir ä eile, et de voir quelles sont Celles de 
ses dispositions qu'il conviendra de remettre en vigueur.*) Mais 
en l'cxaminant, il sera necessairc d'avoir egard. 

i) aux changcmcns territoriaux sun'enus depuis 1^04; 

2) aux points qui, ainsi que par exemple celui des rentes 
assigndcs sur le revenu de Toctroi et autres. sont des alVaires 
domestiques de l'Allemagne desiincc. d'aprcs la paix de Paris, ä 
former un etat conf(^'ddr^; 

3) aux modifications tellement deiaillces et tcllement dopen - 
dantes des localites, qu'il conviendra de les renvoyer a une com- 
mission speciale.*) 

*) Statt dessen findet sich im eigenhändigen Entwurf d.is I''vli:ende : 

Mais en l'exatninant d'article en arlicle il sera nccessaire d'avuir epard aux 

Humboldt, Politische DenVschriften II. 21 , 



•^22 '• *^1* Gesandter in Wien. 

B) A TEscaut. 
Wiyant point des connaissances localcs asscz etendues sur 
cctte riviere, je passe sous silence ce qui devra etre dit sur I'appli- 
cation particulierc des principes a sa navigation. 

III. 

Mode dVncndre les mcmes dispositions a toutes les rivieres en 

gen^ral. 
II serait iiiutile de prouver rimpossibilite de conclure des 
Conventions semblables a celle sur la navigation du Rhin, sur 
toutes les rivieres de TEurope pendant le tems du congres. Mais 



circonstances suivanics qui rendent necessaire de les modifier dans im grand 
nombre de poitits. 

ij Les pa'i's bas n'avoient point pris part ä la Convention dans son origine : 
ils r avoient ete associes ensuite, mais d'ime maniere fort imparfaite; et dans la 
guerre cela meine a ete aboli, le peiiple confondant cette Institution avec celle des 
douanes. Neanttnoins le Systeme de la liberte de la navigation du Rhin resterait 
incomplet, si la Hollande ne se conformait point aux arrangemens des autres 
Etats riverains. La premiere soin de la Commission devra etre en consequence 
de tächer de l'y faire acceder. 

2) La France possedait du tems de la Convention la rive gauche du Rhin 
dans toute la longueur de son cours, eile n'a äpresent qu'un seid bureau de per- 
ception, et la plus grande partie des deux rives appartient ä l'Allemagne. Par 
lä plusieurs articles qui sc fondoient sur cctte circonstance deviennent inutiles 
maintenant. 

-j) Comme les differens Etats de l'Allemagne formeront ime ligne dont 
l'autorite centrale ne pourra se dispenser de s'occuper egalement de l'objet de la 
navigation du Rhin, la Commission devra regarder toute la pariie Allemande des 
deux rives comme appai-tenant ä iin seul et meme Etat. II decoule de lä que 
tont ce qui, sans porter prejudice ä la liberte et ä la surete de la navigation, 
regarde les interets des differens Etats Allemands riverains entr'eux, comme p. e. 
la repartition et la destination de la rente, n'est point de son ressort, et reste aussi 
etranger ä son travail qu'un pareil arrangement interieur et domestique dans la 
France ou dans la Hollande. 

4) La Convention exclue ä l'article 25 de ses dispositions toutes les rivieres 
qui se jettent dans le Rhin et on ne fait quelqu' exception ä cet egard que poiir le 
Main. Comme il est juste et conforme aux intentions des puissances de donner 
maintenant plus d'etendue ä la liberte de la navigation; la Commission devra 
examiner et decider, si et comment on pourrait comprendre les rivieres dans le 
mcme Systeme au moins en tant qu'on ne put point augmenter les droits de 
navigation qu'on y leve ä present et que ces droits ne fussent point au detriment 
de la navigation de la riviere principale, plus forts ä proportion que ceux leves 
sur le RJiin meme. 



dlcr in Wien. 



323 



on pourra neanmoins faire un grand pas vers la libcrte gendrale 
de la navigation des riviercs. On pourra inviicr les puissances 
c|ui signeront Tacte g^ndral et final du congrcs, ä s'cngager muiu- 
ellemcnt a convenir le plutöt possible, tant enir'clles qu'avcc 
d'autrcs, d'arrangcmcns sur la libcrt^ de la navigation de Celles 
de rivicres de Icurs etats qui Icur sont communes avec d'autres, 
ainsi qu'on a coutumc de prcndre, dans des iraitcs de paix, 
l'engagement de conclure des traites de commerce. Pour öter 
ensuite i\ cet engagement le vague qui pourrait le rendre illusoirc, 
on devra de plus inviter les puissances a declarer d'une maniere 
positive et obligatoire, que les principes qui seront etablis comme 
entierement generaux, et qui sont ceux mentionncs ad I, formeront 
les bases de tous ces arrangemens, a mesure qu'on paniendra ä 
les conclure. 

Voila ä quoi, selon moi, la commission devra se borner. 
Vouloir aller plus loin ä cet egard, et vouloir ajouter plus de 
modifications aux principes, serait s'exposer infailliblement a ne 
rien faire du tout. 

a Vienne, le ;^ fevrier 1815. 

Humboldt. 



LXII. Instruktion für den Herrn General-Lieutenant 
von Zastrow Excellenz. 

31. März i^^i^. 
(Eigenhändiger Entwurf im Geh. Staatsjrciiiy.) 

Wien, den 31. März, 1S15. 
In dem Augenblicke, als des Herrn General-Lieutenant von 
Zastrow Kxcellenz den Befehl erhielt, sich an den Kurfürstlichen 
Hessischen und andere deutsche Höfe zu begeben, um mit den- 
selben die nöthigen militärischen Verabredungen in dem gegen- 
wärtigen Kriege zu rechnen, schien es nicht, als würde hier eine 
allgemeine l'ebereinkunft über diese Angelegenheit zu Stande 
kommen. Seitdem aber hat die Mehrzahl der nicht Königlichen 
deutschen Staaten, wie die Anlage*) ausführlicher besagt, seine 



*) Die envjhnten Aktenstücke sitiJ hei .Ini.'t'/'iVi,'. Le congrcs Je Vienne 
i6()ji S. ryji, QQj gedruckt. 



-4 



1. Als Gesandter in \Vicn. 



Hülfe ZU diesem Kampfe angeboten, und sie sind hierauf förmlich 
eingeladen worden, dem ;^vvischen Preussen, Oesterreich, England 
und Russland geschlossenen Allianztractat beizutreten. Die des- 
halb erlassene Note*) sowie der tractat*) selbst werden der gegen- 
wärtigen Instruction beigefügt. Da nun also mit diesen Fürsten, 
unter welchen sich namentlich der Kurfürst von Hessen befindet, 
hier unterhandelt werden wird, so kommt es vorzüglich darauf an, 
nicht nur jeden Uebelstand zu vermeiden, welcher aus einer 
doppelten Unterhandlung entstehen könnte, sondern auch die 
hiesigen Unterhandlungen dort zu unterstützen und ihnen, da sie 
hier nur allgemein und in Rücksicht auf alle Allane und die ganze 
Kriegführung betrachtet werden können, eine so günstige Wendung, 
als möglich, für Preussen insbesondere zu geben. 

Der Gesichtspunkt Preussens muss immer dahin gerichtet seyn, 
die Fürsten Norddeutschlands nicht bloss so eng, sondern auch so 
ausschliesslich, als möglich, an sich zu knüpfen, dies aber nur 
durch Mittel, wodurch ihr freier Wille gewonnen wird, und zu 
Zwecken, die Deutschland und ihnen selbst nützlich sind, zu be- 
wirken. Beides Letztere ist um so nothwendiger, als noch bis 
auf diesen Augenblick kein Bund in Deutschland vorhanden ist, 
das Recht der Fürsten, sobald sie nur den gemeinschaftlichen 
Endzweck verfolgen, unabhängig zu handeln, nicht angefochten 
werden kann, oder wenigstens, wenn man mit Erfolg handeln will, 
nicht zur Sprache gebracht werden muss, und als selbst bey dem 
künftigen Bunde, doch nur ein Theil, wenn gleich der bedeutendste, 
der Norddeutschen Fürsten in militärischer Hinsicht an Preussen 
angeschlossen werden würde. Dies wird hinreichen, um den 
General-Major (?) von Zastrow immer die richtige Sprache gegen 
die Fürsten führen zu lassen, und es dahin zu bringen, dass sie 
den Einfluss des Preussischen Hofes nicht als eine sich ihnen aui"- 
drängende Herrschaft, sondern als einen Schutz ansehn, an den 
sie sich vertrauensvoll anschliessen können. Das Verhältniss, das 
im letzten Kriege z\\ischen Preussen und den Norddeutschen 
Fürsten bestanden hat, und für die Truppen eines Theils derselben 
noch besteht, wird leicht den Weg bahnen, die jetzt gewünschten 
\''erhältnisse nur als eine Fortsetzung der vorigen zu betrachten. 

Hessen-Cassel ist unter allen Norddeutschen Staaten derjenige, 
an welchem Preussen am meisten gelegen seyn muss, und des 



V S. vorige Seite. 



I. Als Gtsaiidlrr in \Vi<ii. «^2^ 

Herrn Clcncral-l.icutcn;iiu von Za.sirow IaccHcii/ werden daher 
auch (Hassel nicht elier verlassen diirlen. bis Ihr (leschiili d(jrt 
gän;'lich beendigt ist. 

l)a der Kiirlürst unstreitig schon von den hiesigen X'crhand- 
lungen unterrichtet seyn wird, so wird es angemessen seyn, die 
ersten l\ri)lnungen damit zu maclien, dass der König ihn deswegen 
an Se. Kurfürstliche Durchlaucht gesandt habe, weil Sr. Majestät 
daran gelegen sev, noch unmittelbarere Verhältnisse mit Hessen 
anzuknüpfen, dass Se. Majestät nichts verabreden, noch festsetzen 
wolle, was nicht in Uebcreinstimmung mit den allgemeinen \'cr- 
übredungcn stehe, dass aber sowohl auf den Fall, dass diese nur 
unvollständig gelingen sollten, als über einzelne, nur Preussen und 
Hessen angehende Punkte, besondere gemeinschaftliche \'cr- 
fügungen nützlich seyn könnten. 

Hiernach wären vorzüglich die Gesinnungen des Kurfürsten 
über die Art der Kriegführung, die Zahl und Anordnung seiner 
stehenden Truppen und der Landwehr, seine Ideen über ihr (Kom- 
mando u. s. f. zu erfahren, und in Allem diesem auf das gemein- 
schaftliche und auf das besondere Preussische Interesse hinzu- 
arbeiten. Sollte, wie wohl zu erwanen steht, der Kurfürst nicht 
geneigt sevn, über diese Gegenstände in (Kassel abzuschliessen, so 
würde es nur \'erdacht erregen und unnütz beunruhigen, wenn 
man darauf dringen wollte. Zeigte er aber günstiger Weise die 
entgegengesetzte Stimmung, böte er an, seine Truppen aut jeden 
Fall nur mit den unsrigen agiren zu lassen (und das müsste man 
durch jedes schickliche Mittel zu befördern suchen) so könnte auch 
don eine (Konvention abgeschlossen werden, bei welcher doch 
immer die Aenderungen vorbehalten bleiben müssten, welche die 
allgemeinen \'erabredungen hier nothwendig machen könnten. 
Dabei könnten die beiden dem Francfurtcr Tractat beigefügten 
Piccen,*) von welchen hier Abschrift erfolgt, zur (Grundlage dienen, 
der Abänderungen unbeschadet, welche die Umstände nothwendig 
machen. Zu diesen Abänderungen gehört vorzüglich die, womit 
gleich die ersten Kröfnungen anfangen müssten, dass man fühle, 
dass der Kurfürst nicht wieder ein so starkes (Kontingent, als das 
erstemal, stellen könne. 

Der wichtigste Punkt bleibt das Anschliessen der Kurfürstlichen 
Truppen an die Preussischen. und ihre Unterordnung unter einen 

*) Sie Jcliicn hi'i .\n<^cl\'rg. 



oofj 1. Als Gosamltor in Wien. 

IVcussischen General; und hierzu ist vor Allen der Grund in Be- 
trachtung 7.VI bringen, dass die von Frankreich her drohende Ge- 
fahr über alle Massen dringend ist, dass sie nächst Preussen, am 
meisten Hessen selbst bedroht, dass auch hierin das Interesse 
beider Höfe auf das engste verbunden ist, und dass der Kurfürst 
nur, wenn seine Truppen mit den Preussischen verbunden werden, 
die Sicherheit hat, dass sie nie da gebraucht w^erden, w^o sie nicht 
auch unmittelbar zur A'ertheidigung Hessens selbst dienen. Dieser 
Gesichtspunkt muss bei dem Kurfürsten, wenn er sein wichtigstes 
Interesse nicht vernachlässigen will, der vorherrschende se3^n. 

Bei dieser Gelegenheit ist ein Umstand zu berühren, w^elcher 
jedoch zur grossesten Behutsamkeit und \^erschwiegenheit 
empfohlen werden muss. Der additionelle und separirte Artikel 
des tractats, welcher, als ein geheimer, schlechterdings nicht zur 
Kenntniss des Kurfürsten kommen muss, selbst vv^enn man die 
Sache im Allgemeinen von hier aus erfahren hätte, stipulirt, dass 
England, um die von ihm zu stellende Truppenzahl zu vervoll- 
ständigen, fremde Truppen in Sold nehmen will, und den schon 
gemachten Aeusserungen zufolge, ist es nicht umvahrscheinlich, 
dass England hierbei vorzüglich auf Deutsche, und namentlich auf 
die Kurfürstlich Hessischen zählt. Dies wäre nun auf eine ge- 
schickte Weise, wTnn es irgend geschehen kann, zu hintertreiben, 
da es unserm Interesse entgegen ist; doch müsste es mit Behut- 
samkeit gemacht werden, um nicht bei England, dessen Geneigtheit 
uns aus andern Gründen so wichtig ist, Misfallen zu erregen. 

Das Erste wäre nun, zu erforschen, ob der Kurfürst hiervon 
bereits Kenntniss hat, ob er darauf ausgeht, eine solche Gelegen- 
heit, Subsidien zu erhalten, zu benutzen, und ob er vielleicht schon 
Schritte, und welcher deshalb gethan? Sollte er wirklich diesen 
Weg verfolgen, so würde ihm zuerst zu sagen seyn, dass England 
sich schon anheischig gemacht habe, nicht einzeln, sondern nur 
mit gemeinsamen Einverständniss über diese Hülfstruppen zu 
unterhandeln, und der Kurfürst auch von seiner Seite nicht werde 
von den hier zu treffenden allgemeinen Bestimmungen abgehen 
können. Dann aber ist ihm die oben gemachte Betrachtung von 
der Gefahr seines Landes ans Herz zu legen, und ihm zu über- 
legen zu geben, wie es ihn schmerzen würde, wenn seine Unter- 
thanen entfernt in Belgien oder Holland, wo die Engländer 
operiren werden, in einem Augenblick fechten müssten, in dem 
vielleicht ihre Heimath bedroht wäre. F>ndlich wäre der Wunsch 



I. Als C;<s.imlt. 



327 



des Kimigs an/uülhrcn, und das X'crsprcchcn zu machen, dass, 
wenn der Kurfürst seine Truppen bei den IVeussischen Hesse, 
auch der KiMiig die mr)glichste Sorgfalt anwenden werde, ihm 
Subsidicn zu verschallen. 

Ks muss jedoch noch einmal wiederholt werden, dass dieser 
ganze Punkt i-'nglands und der Subsidien schlechterdings nur dann 
zu berühren ist, wenn der Kurfürst schon davon imierrichtet seyn, 
und sich darauf Rechnung machen sollte. 

Dies wird hinreichend seyn, des Herrn (Icncral Lieutenant von 
/astrow l-Acellenz vorläufig bei Ihren ersten Schritten zu leiten. 
Bei der dargestellten Lage der Sache lässt sich voraussehen, dass 
Sie schwerlich dahin gelangen werden, ehe hier die Sachen mehr 
entschieden sind, bestimmte Aeusserungen des Kurfürsten zu er- 
halten; allein die Sendung wird schon einen sehr grossen Nutzen 
gewähren, wenn dadurch das gute und freundschaftliche Hinver- 
ständniss beider Höfe recht befestigt wird. Dies muss daher das 
Hauptaugenmerk seyn, da es im höchsten Grade compromittirend 
für das Preussische (^abinet se3'n würde, wenn es schiene, als 
wolle es, indess man hier allgemeine L'nterhandlungen anknüpft, 
die Fürsten einzeln gewissermassen nöthigen, seinen besondern 
Absichten zu folgen. 

Der hiesigen Hessischen Gesandtschaft wird von der Sendung 
des Herrn General-Lieutenant von Zastrow Kxcellenz gelegentlich 
Nachricht gegeben, und dieser in genauer Kenntniss aller Fort- 
schritte der hiesigen Unterhandlungen erhalten werden. 



LXIII. Über die mit den deutschen Fürsten über die 

Führung des gegenwärtigen Krieges zu treffende 

Übereinkunft. 

April \Xi'^. 

I Eigei\händit:cr i'.iiuviirj o. I). im (ich. SuiMsarchiv.) 

Fs ist beschlossen worden, die deutschen Fürsten der Allianz 
der vier grossen Mächte beitreten zu lassen, und zur Grundlage 
dieses Heitritts die in militärischer Hinsicht gemachten Bestim- 



•^2S I- Als Gesandter in Wien. 

muni;cn der r>ankl"urter \'crträgc*) zu nehmen. Dadurch ist 
mithin ;^ugleich ausgesprochen, dass die für diesen Krieg aufzu- 
stellende Kriegsverfassung von derjenigen unabhängig se3^n soll, 
welche der Hund für immer aufstellen könnte. Auch wird dies 
von selbst nicht anders möglich seyn. Denn obgleich wahrschein- 
lich noch ein Bund wenigstens durch die l^^eststellung seiner 
Grundsätze zu Stande kommt; so dürfte es alle Schwierigkeiten 
verdoppeln, wenn man, was jezt eingerichtet w^erden muss, auch 
zugleich zur Fortdauer für die Zukunft bestimmen wollte. 

Es wird daher ausser dem Bundesvertrag, ein Allianztractat 
der deutschen Fürsten auf der einen, und der vier grossen Mächte 
auf der andern Seite geschlossen, und letzterer wieder von einer 
(Convention begleitet seyn müssen, welche alle einzelnen Dinge fest- 
stellt, die zur Kriegführung gehören, ohne jedoch die einzelnen 
Kriegsoperationen anzugehen. 

In diesem tractat, oder in der ihm angehängten Convention 
werden folgende Punkte festgesetzt werden müssen. 



Die Bestimmung des Contingents jedes Fürsten. 
Wenn man sich hier an die Frankfurter Verträge hält, so 
würde das l^oppelte wie beim Rheinbunde gestellt. 



A^ertheilung der nicht so starken Truppen, dass 
sie ein eignes Armeecorps bilden können, in Armee- 
orps. 

Könnte man bei der \'crtheilung der Frankfurter Verträge 
bleiben. 

3- 

Bestimmung des Orts, wo? und des Oberbefehls, 
unter wem? die Armeecorps dienen sollen. 

Hierüber könnte in dem tractat bloss stehen, dass es den Be- 
schlüssen der Mililairconseils anheim gestellt bleibe. Diese drei 
I^unkte nebst einigen andern zur Organisation der Armeecorps 
gehörigen waren in den TYankfurter Verträgen in der dem in- 



*J Es sind die im Dezember iSij zwischen den Alliierten einerseits und den 
einzelnen deutschen Staaten anderseits geschlossenen Accessionsverträge. 



I. Als Gcsandlrr in Wim. «^of) 

liegenden Badischen iractat beigefügten l'icce, welche mit den 
Worten pour assurer Tindcpcndance anfangt, und in der gleich- 
falls beigefügten Armceeintheilung regulirt, und es müsste also 
durch Militärs bestimmt werden, was von diesen Pieccn noch 
iet/t verwendbar ist? 

4- 

( ) rgan i sat io n der jetzt schon zu Bundesfestungen 
bestimmten Plätze. 

Die Klugheit erfordert allerdings, in diesen l\mkt nicht tiefer 
einzugehen, als unumgänglich nothwendig ist. Allein die Punkte, 
über welche man bei der Kriegführung Streit zu befürchten hätte, 
erforderten doch nothwendig eine b'estset^ung. 

5- 

Durchmärsche. Subsistenz und Haltung der 
T r u p p e n - M a g a z i n e. L a z a r e t h e. 

Hierüber enthielten die Frankfurter \'erträge eine Beilage, 
die gleichfalls jetzt aufs Neue untersucht werden müsste. Sie ist 
dem Badenschcn \'ertrage angeschlossen und fängt mit den 
Worten an: in Ansehung der (.'oncurrenz. 

6. 

Festsetzung, wie jedes mit Oberbelehl \- ersehene 
Armeecorps in seinem Bezirke die zur\'erihcidigung 
nöthigen Anstalten (Ap pro vi si onement, Befesti- 
gungen u. s, f.) soll treffen können, und Bestimmung 
der Bezirke. 

Der Zweck des Krieges erfordert hier schlechterdings, dass 
nur Requisitionen an die Behörden nothwendig sey, und jede 
Weitläufigkeit ausgeschlossen bleibe. Bei Bestimmung der Bezirke 
könnte die des provisorischen 13esitzes nach der zu Paris ge- 
trotienen Icbereinkunft wenigstens zur Anleitung dienen. 



Aufstellung des allgemeinen, und weiter noch nicht 
speciticirten Cirundsatzes, dass jede von einem einzelnen Lande 
für den gemeinschaftlichen Zweck für fremde Truppen oder zu 
einer gemeinsamen Anstalt getragene Last durch das Ganze aus- 
geglichen werden soll. 



1. Als Gcsaniltor in Wien. 



Bestellung einer Heb in- de, welche die Dispositionen 
dieser (>)nvention thcils in den cin;^elnen näher zu bestimmenden 
l-'üHen anwendet, theils als vermittlende. schlichtende und ent- 
scheidende aufrecht erhält. 

Eine solche Behörde, welche an die Stelle der (]entral- 
verwaltung träte, die im vorigen Kriege bestand, ist unumgänglich 
nothwendig. \\'enn man ihr jetzt eine, den Fürsten gefällige und 
doch der Kriegführung unschädliche Gestalt giebt, so thut man, 
was Billigkeit und Politik zugleich erfordern. 

Diese Behörde müsste den cioppelten Zweck haben: 

i) Das ganze Ausgleichungsgeschäft nach 5 7 zu leiten und 
zu führen, also erstlich den Grundsatz, so wie es seyn muss, zu 
specificiren und das Verhältniss jedes Staats zu den Beiträgen 
festzusetzen. 

2) Streitigkeiten, die über die ^'ollziehung dieser Kriegs- 
convention sowohl zwischen den Fürsten entgegenstehen könnten, 
als zwischen ihnen und dem Oberkommando der Armeen zu 
untersuchen, und nach Befinden der Umstände zu vermitteln, oder 
entscheiden; ohne dass jedoch durch diese letzte Attribution (ive) 
jemals der Ausführung einer nothwendig geachteten Kriegsmass- 
regel eine Schwierigkeit gelegt, oder durch sie ein Aufschub be- 
wirkt werden könne. 

Käme man, v/ie ich nicht glaube, in der Schliessung des 
Bundesantrags so weit, dass man die Bundesversammlung und 
ihren Ausschuss selbst festsetzte, so würde der letztere diese 
Behörde seyn. Im entgegengesetzten Falle würde ich vorschlagen 
unter dem Namen des: Deutschen Bundesraths fünf Per- 
sonen in (>assel (als dem schicklichsten Orte) zusammenzusetzen, 
an deren Ernennung sämmtliche Fürsten dergestalt Theil nähmen, 
dass immer einige sich zur Ernennung eines Mitglieds vereinigten. 
Es könnten sich z. B. vereinigen 

1) Preussen mit Sachsen, 

2) Oesterreich mit Baiern, 

3) Hannover mit Mecklenburg, Braunschweig und Olden- 
burg, 

4) Württemberg mit Baden, Darmstadt, Nassau, Hohen- 
zollern und Eichtenstein, 

5) Hessen-C^assel mit allen übrigen. 



Diese X'crbiiulungcn kcmntcn aber ohne Nacluhcil auch auf 
vielerlei andere Weise i^eniaclu werden. 

Diese Dunkle enthalten, meines llrachtens, alle durch den 
'l'ractat festzusetzende (iegenstände, und nach dem, was über 
jeden einzelnen bestimmt würde, müsste der ausführliche Mniwurf 
des Tractats abgefasst werden. 



Lippen & Co. (G. Pätz'sche Buchdruckerei), Naumburg a. S. 





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